Cahuzac : « Hollande ne pourra réaliser la totalité du programme socialiste »

Le président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée estime que le candidat PS devra faire des choix.

 

Cahuzac : Jérôme Cahuzac, président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée nationale © Julien Muguet / IP3

 

Le programme du Parti socialiste français pour la présidentielle de 2012 ne pourra pas être appliqué en totalité, en raison notamment de la crise des dettes souveraines, a dit lundi Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée. C’est la première fois que la gauche socialiste, donnée largement victorieuse par les sondages face à Nicolas Sarkozy, déclare aussi nettement que son programme, adopté en 2010 par compromis entre les candidats à la primaire et basé sur une hypothèse de croissance de 2,5 % en 2013, n’est plus valable. Jérôme Cahuzac, proche du candidat PS François Hollande et candidat potentiel au poste de ministre de l’Économie en cas de victoire de la gauche, a estimé sur France 2 qu’il faudrait faire le tri dans les propositions PS.

 

« (François Hollande) puisera dans ce programme, mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme, car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas », a-t-il dit. Il a rappelé que, depuis 1981, le projet du candidat socialiste s’était inspiré du projet socialiste tout en état à chaque fois différent. Selon Jérôme Cahuzac, François Hollande devra arbitrer entre la proposition de 300 000 emplois « d’avenir », nouvelle mouture des « emplois-jeunes » subventionnés des années 1990, et celle du « contrat générationnel ».

 

« Il faudra choisir »

 

Cette mesure consiste à exonérer de cotisations sociales sur deux postes les employeurs qui embauchent un jeune de moins de 25 ans et le font « parrainer » par un salarié âgé maintenu dans l’emploi jusqu’à sa retraite à taux plein. « Il faudra choisir entre le contrat générationnel que propose François Hollande, qui me paraît une bonne chose, et les emplois d’avenir. Peut-être faudra-t-il faire un mix des deux mesures », a dit Jérôme Cahuzac. Concernant les embauches de 60 000 enseignants sur cinq ans proposées par François Hollande, « la question sur le financement est parfaitement légitime », a-t-il dit.

 

Il propose implicitement de la compenser, au moins en partie, par des suppressions de postes d’autres fonctionnaires. « Le financement se fera par des économies, par du redéploiement de fonctionnaires et peut-être par des créations nettes, trois composantes dans des proportions qui restent à déterminer en fonction de la croissance. » Il rappelle cependant que le coût de cette mesure, environ 500 millions d’euros par an selon le PS, est très inférieur à certaines exemptions fiscales décidées depuis 2007.



La Chine s’initie aux réacteurs nucléaires à haute température

La Chine s'initie aux réacteurs nucléaires à haute températureLe premier réacteur à haute température (High Temperature Reactor, HTR) de Chine, situé dans la province de Shandong, comptera parmi les centrales nucléaires les plus modernes au monde.

 

Ce réacteur haute température à lit de galets (HTR-PM) est considéré comme l’un des réacteurs les plus prometteurs de la prochaine génération en raison de ses caractéristiques intrinsèques de sécurité. Une centrale témoin est d’ailleurs actuellement en construction à Shidaowan, dans la province chinoise du Shandong.

La société allemande SCHOTT vient d’être sélectionnée pour équiper le réacteur avec sa technologie exclusive de bornes de traversées d’enceinte réacteur à scellement par compression verre-métal (Electrical Penetration Assemblies, EPA). La première EPA a été livrée à l’Institute of Nuclear and New Energy Technology (INET) à l’université de Tsinghua, pour une phase de test et de formation.

D’après SCHOTT, sa technologie de scellement par compression verre – métal résiste aisément à des températures extrêmes, de -200°C à +240°C. Et ce sont ces performances qui ont convaincu Xu Yuanhui, Directeur Général Adjoint de Chinergy, le maître d’œuvre responsable de la construction de l’HTR : « En se basant sur nos recherches et les comparaisons effectuées, les EPA de SCHOTT peuvent répondre aux exigences élevées en termes de précision et de qualité des réacteurs à haute température. C’est pourquoi nous les avons choisis face à d’autres fournisseurs pour le réacteur témoin. L’achèvement réussi de la centrale témoin HTR ouvrirait la voie à de futurs modules de réacteur nucléaire. »

« Les conditions dans le réacteur HTR sont très exigeantes. La pression y est d’environ 80 bars et la température du liquide de refroidissement peut atteindre 1000°C. La température ambiante elle-même est déjà proche de 150°C, même le long de la paroi intérieure de la cuve du réacteur », a expliqué le Professeur Zhou Huizhong, de l’Institute of Nuclear and New Energy Technology (INET) de l’université de Tsinghua.

 

La Chine s'initie aux réacteurs nucléaires à haute température

 

« Nos dispositifs d’étanchéité hermétique par compression verre-métal peuvent être aisément exposés à des températures extrêmes, entre -200° et +240°C. Des combinaisons de matériaux spéciaux peuvent même tolérer des pics d’exposition à des températures de 1 000 °C » a expliqué le Professeur Oliver Fritz, Directeur de la technologie et de la sûreté nucléaire de SCHOTT. « Comme les derniers essais l’indiquent, nos bornes de traversées d’enceinte réacteur (EPA) restent totalement hermétiques, même à des pointes de pression supérieures à 100 bars – c’est la technologie d’étanchéité la plus sûre et la plus fiable pour les EPAs disponibles aujourd’hui ».

En comparaison, au Japon, les analystes de TEPCO ont démontré que lors de l’accident de Fukushima, la température à l’intérieur de la structure de confinement est passée à plus de 250°C, la température de fonctionnement normal étant de 60°C. Les températures et niveaux de pressions extrêmes semblent avoir mis à mal les joint d’étanchéité en époxy, ce qui est considéré comme ayant causé la fuite explosive d’hydrogène.



Lancement de Soyouz : succès de la mise en orbite des satellites Galileo

La fusée Soyouz a correctement décollé du Centre spatial guyanais et placé sur une orbite de transfert les deux satellites de validation du système Galileo. Lesquels sont maintenant en route vers leur orbite définitive.

Après le report du tir, qui devait avoir lieu hier, la fusée Soyouz ST est partie à la seconde prévue, aujourd’hui, à 12 h 30 en heure française. Vers 16 h 20, le troisième étage Fregat a lâché sa plateforme portant les deux premiers satellites opérationnels de la constellation Galileo, futur concurrent européen du GPS américain.

Vous pouvez revoir la vidéo complète du lancement sur notre page spéciale Soyouz.

Dans les heures qui viennent, l’ensemble des deux satellites va rejoindre l’orbite circulaire à 23.222 km d’altitude. Puis ils se positionneront à leur place sur cette orbite et pourront alors démarrer les tests.

Les étapes du lancement du 21 octobre depuis le Centre spatial guyanais. La fusée Soyouz ST a injecté le troisième étage Fregat sur une orbite de transfert (étape 2). Allumé une deuxième fois (2nd Fregat burn), l'étage Fregat a largué la plateforme portant les deux satellites puis s'en est éloigné (troisième allumage) pour, après un quatrième et dernier allumage, s'installer sur une orbite cimetière (Graveland orbit).Lancement de Soyouz : succès de la mise en orbite des satellites Galileo dans France pt-loupe
Les étapes du lancement du 21 octobre depuis le Centre spatial guyanais. La fusée Soyouz ST a injecté le troisième étage Fregat sur une orbite de transfert (étape 2). Allumé une deuxième fois (2nd Fregat burn), l’étage Fregat a largué la plateforme portant les deux satellites puis s’en est éloigné (troisième allumage) pour, après un quatrième et dernier allumage, s’installer sur une orbite cimetière (Graveland orbit). © Arianespace

Les deux satellites GIOV (Galileo In-Orbit Validation) ont été précédés par deux autres GIOV A et B, en 2005 et en 2008, qui n’étaient là que pour occuper et tester les fréquences radio disponibles.

Il faudra 30 satellites pour que le système Galileo devienne opérationnel, une échéance prévue pour 2016.



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