La première citadine hydride « made in France » sera produite à Onnaing

samedi 25.09.2010, La Voix du Nord

 

 De fin 2008 à aujourd'hui, la production journalière de la Yaris  sera passée de près de 1200 à 640 véhicules. De fin 2008 à aujourd’hui, la production journalière de la Yaris sera passée de près de 1200 à 640 véhicules.

 

|  ON EN PARLE |

 

Investir 53 millions d’euros à Onnaing, alors que le groupe sort à peine la tête de l’eau… Valérie Létard pouvait saluer « le volontarisme » des dirigeants de Toyota hier, en conférence de presse. Car l’annonce est de taille, pour l’emploi, l’aménagement du territoire, et l’environnement : le site d’Onnaing va produire la première citadine hybride « made in France ». Ce sera en 2012, mais le mystère demeure quant au visage du futur modèle

 

 

 

OAS_AD(‘Position1′);La première citadine hydride « made in France » sera produite à Onnaing dans La unePAR CÉCILE THIÉBAUT

valenciennes@lavoixdunord.fr PHOTO D’ARCHIVES BRUNO FAVA

1 Vous avez dit « bonne nouvelle » ? L’information, hier matin, a été communiquée au préalable aux salariés, à l’occasion d’un comité d’entreprise extraordinaire. Et ce fut « une bouffée d’oxygène », confiait le délégué CFDT Arnaud Piesset. « Il fallait voir leurs yeux briller », savourait François Papin, le vice-président de Toyota motor manufacturing France (TMMF), qui a évoqué les souvenirs plus douloureux des précédentes réunions de CE, où il devait annoncer, à chaque fois, une baisse de cadence. « On est à 60 % de notre capacité de production », a-t-il reconnu. La crise est passée par là, obligeant la direction a supprimé l’équipe de nuit cet été. Sans toucher toutefois aux 3 000 postes en CDI. Et ils seront maintenus. C’est l’engagement de TMMF auprès des pouvoirs publics (État et agglo), qui subventionnent, à hauteur respectivement de 2,375 M E et 1 M E, l’investissement de 53 M E. C’est déjà une excellente nouvelle. Une « fierté » aussi pour l’usine et ses partenaires, Car Onnaing était en concurrence avec les sites de Grande-Bretagne, de Turquie et du Japon. Sa position stratégique au coeur de l’Europe, son marché cible, « la qualité de la main d’oeuvre », et l’aide des pouvoirs publics, a expliqué Makoto Sano, le président de TMMF, ont permis à Onnaing d’emporter la décision. Ouf.

2 Une Yaris hybride ? Depuis 2001, TMMF a produit plus de 1 820 000 Yaris à Onnaing, et ce pour toute l’Europe. Sur le marché, avec un certain succès, depuis 2006, la version 2 aura six ans en 2012. L’âge d’un nouveau relooking ? Avec option hybride ? La direction se refuse d’annoncer la couleur, ou plutôt le visage du futur modèle. Tout juste, a-t-on appris, qu’il s’agirait d’un « petit véhicule hybride », « une berline compact », « une citadine ». Bref, ça ressemble fort à une Yaris… Comme le confiait un syndicaliste, « on voit mal mettre la technologie hybride dans une Aygo ou une IQ, notre usine n’est pas calibrée pour faire plus petit, on peut faire plus gros à la rigueur… ». Le mystère n’a pas fini d’attiser les esprits curieux. Reste le principal : l’ambition du groupe nippon, pour qui « la technologie hybride est une stratégie à long terme » (dixit Michel Gardel, vice-président de Toyota motor Europe) : d’ici 2020, Toyota prévoit d’équiper l’ensemble de sa gamme (et donc la Yaris…), et de vendre, ces prochaines années, un million de véhicules hybrides par an dans le monde. « Le pari de la croissance verte », saluait Valérie Létard.

3 Un climat social apaisé ? Une telle nouvelle est prompte à rassurer les plus inquiets dans l’entreprise. Signe du climat de défiance qui s’était installé (depuis la grève historique d’avril 2009), la CFDT avait réclamé un audit pour vérifier les comptes. Les résultats sont tombés lundi : conformes aux chiffres annoncés par la direction. « Ça nous a rassurés », confiaient les élus de la CFDT. À la CGT, par contre, Éric Pecqueur n’avait pas forcément la même lecture. Son leitmotiv : les conditions de travail. En plein débat sur les retraites, il jette un pavé dans la mare : « les salariés se demandent s’ils pourront travailler ainsi à 45 ans ? ». Un discours qu’il compte bien resservir lors des prochaines élections professionnelles. Ce sera le 12 octobre. •



Roms: Zapatero soutient la France

Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé que les expulsions de Roms par le gouvernement français n’avaient pas été ordonnées pour des raisons ethniques, a rapporté aujourd’hui le Wall Street Journal.« Ils n’ont pas été expulsés à cause de leur origine ethnique », a déclaré M. Zapatero lors d’une interview avec les journalistes du quotidien financier.

« Les mesures ont été adoptées dans le cadre de la loi. Les principes d’intégration doivent fonctionner, mais l’ordre public doit également être respecté dans les camps qui n’ont pas les conditions sanitaires ou sécuritaires adéquates », a-t-il ajouté.

C’est la première fois que le chef de l’exécutif espagnol s’exprime aussi clairement sur le sujet.

Très reconnaissant du soutien actif de la France dans la lutte anti-ETA et du rôle prépondérant joué par Nicolas Sarkozy pour que l’Espagne puisse participer au G-20, il s’était gardé de critiquer le président français lors du Conseil européen la semaine dernière.

Le gouvernement français a annoncé fin juillet un durcissement de sa politique sécuritaire, avec le démantèlement de dizaines de camps illégaux de roms, et le renvoi de centaines d’entre eux vers leurs pays d’origine, essentiellement la Roumanie.

Cette politique a fait l’objet de vives critiques au Parlement, à la Commission européenne jusqu’au Vatican.

La France a été également mise sur la sellette au premier jour de la 15ème session du Conseil des droits de l’homme le 13 septembre à Genève. La Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Navi Pillay, avait alors jugé « préoccupante » la « nouvelle politique » du gouvernement français envers les Roms qui ne peut qu’exacerber leur « stigmatisation » et leur « extrême pauvreté ».



Journées du patrimoine : c’est ce week-end !

15.000 sites ouverts au public : c’est la promesse des prochaines Journées du patrimoine, les 18 et 19 septembre prochains. Pour cette 17e édition, le thème retenu est simple. Ce sont les Hommes…

 

Ce week-end, châteaux, musées, expositions et même entreprises se donneront à visiter. La 17e édition des Journées du patrimoine, manifestation initiée en France en 1983 et devenue européenne en 1991, a en effet lieu samedi et dimanche prochains. Le thème retenu, « Les grands Hommes : quand femmes et hommes construisent l’Histoire », est d’abord symbolique. De nombreuses manifestations seront effectivement conçues pour célébrer ou faire découvrir celles et ceux qui ont fait du bien à la société. Le thème n’est parfois qu’un prétexte pour faire découvrir un site particulier, une activité ou une histoire.

 

Quinze mille lieux seront ouverts, nous promet-on sur le site de ces Journées européennes du patrimoine. Impossible d’en faire la liste mais on peut se renseigner très facilement sur la page des renseignements pratiques ou consulter celle du programme.

 

« Martinique AND la Montagne Pelée »

 

L’outil de recherche se révèle efficace. On peut indiquer le nom d’une ville ou d’une région mais aussi d’un thème. Selon que l’on est aviateur, amateur d’art, féru d’histoire, jardinier, volcanologue du dimanche ou admirateur de l’artisanat, on pourra taper, par exemple, « aérodrome », « peinture », « moyen-âge », « jardin », « volcan » ou « verrerie ». Les mots clés peuvent être cumulés et on a même droit aux opérateurs booléens AND et OR (mais pas NOT).

 

Le choix semble vraiment riche et on a visiblement joué le jeu dans tous les départements de Métropole et d’Outre-Mer. Les Martiniquais pourront se renseigner sur les forces de la nature qui agitent leur sous-sol en visitant l’Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique. En Guadeloupe, RFO donne à voir « Les grands Hommes de l’audiovisuel ». A Saint-Denis de La Réunion, le muséum d’histoire naturelle présentera à la fois le dugong et l’atelier de taxidermie. Et ce ne sont que des exemples.

 

Quel que soit le département, pour une sortie en solo, en amoureux ou en famille, il devrait exister une solution culturelle ce week-end…



ENERGIE – EDF relève le défi de la formation

ENERGIE – EDF relève le défi de la formation

Henri Proglio vient de signer le 10 septembre dernier avec l’ensemble des organisations syndicales d’EDF un accord qualifié de « novateur » pour le développement des compétences (« Défi Formation »), en présence de Dominique Maillart, président de RTE, et de Michèle Bellon, présidente d’ERDF. Le patron d’EDF s’est félicité de « cet acte fondateur d’une grande ambition humaine, partagée, pour EDF et pour ses salariés ».

 

Cet accord vise tout à la fois à « relever les enjeux majeurs du développement et du renouvellement des compétences » auquel le groupe est massivement confronté dans les années à venir (25 à 30 % des salariés d’EDF partiront à la retraite dans les 5 ans, davantage dans certains métiers comme dans le nucléaire) et à « apporter des réponses aux attentes des salariés en matière de parcours professionnels », en créant au sein d’EDF un véritable « ascenseur social » selon les termes de l’électricien français.



L’affaire Tapie pour les nuls

L'affaire Tapie pour les nuls dans La une bernard-tapie_238
Reuters / Charles Platiau
Bernard Tapie.

 

 

L’homme d’affaires revient sur le devant de la scène. La presse l’accuse de toucher plus de 200 millions d’euros dans le cadre de l’affaire Adidas. Une somme très supérieure aux estimations de Bercy effectuées il y a deux ans, lorsque le tribunal arbitral avait rendu sa décision. L’Expansion.com fait le point sur la polémique.

En plus

  • Bernard Tapie: 20 ans de polémique en image

D’où vient l’affaire Tapie?

 

En août 1990, Bernard Tapie rachète Adidas, pour 1,6 milliard de francs. Mais fin 1992, alors qu’il entre au gouvernement, il décide de se débarrasser de l’entreprise et confie à la SBDO, une filiale du Crédit Lyonnais, un mandat de vente. Il fixe le prix à 2 milliards. La cession est réalisée en février 1993, à un groupe d’investisseurs derrière lequel se cache une autre filiale du Crédit Lyonnais. Fin 1994, Bernard Tapie affirme que le Crédit Lyonnais détient, sans lui avoir dit, 20% du capital d’Adidas, ce que la banque nie. Autrement dit, il accuse la banque qui l’a conseillé pour la vente d’Adidas d’avoir aussi participé au rachat. Et d’avoir failli à sa mission. Lorsque l’équipementier sportif est vendu à Robert Louis-Dreyfus, en décembre 1994, pour 4,4 milliards, Bernard Tapie réclame une part de la plus-value. C’est l’origine du contentieux.

 

Le groupe de Bernard Tapie est placé en liquidation judiciaire en décembre 1995, mais ses liquidateurs ne lâchent pas le morceau. Ils assignent la banque pour faute quelques mois plus tard. Après l’échec d’une médiation entre l’Etat et Tapie en 2004, la Cour d’appel condamne le consortium de réalisation, la structure chargée de gérer le passif du Lyonnais après sa faillite en 1993, à verser 145 millions d’euros de dommages et intérêts à l’homme d’affaires, un jugement annulé en octobre 2006 par la cour de cassation. Et c’est en décembre 2007 que le gouvernement décide de s’en remettre à un tribunal arbitral. Ce dernier rend sa décision à l’été 2008. Le CDR est condamné à 390 millions d’euros : 45 millions de préjudice moral pour les époux Tapie, 240 de préjudice matériel pour les holdings de l’homme d’affaires, 92 millions d’intérêt de retard, et 13 millions de frais de procédure.

 

Sur cette somme, combien va toucher exactement Bernard Tapie?

 

L’homme d’affaires a d’ores et déjà touché un chèque de 45 millions d’euros, au titre  du « préjudice moral ». Cette somme est non imposable. Par ailleurs, la société GBT dont il est actionnaire à plus de 90% a, de son côté, touché, après impôt, quelque 165 millions d’euros. Au sens propre, Bernard Tapie n’a donc pas « touché » 210 millions d’euros. Mais son patrimoine s’est bel et bien accru de 210 millions d’euros, comme le souligne le député Nouveau centre Charles de Courson. Une nuance particulièrement subtile, qui aura du mal à occulter le fait que Bernard Tapie a bel et bien touché beaucoup plus qu’indiqué par Christine Lagarde en septembre 2008. A l’époque, alors que la décision du tribunal arbitral venait d’être rendue, la ministre de l’Economie, entendue par la commission des finances, avait estimé que Bernard Tapie toucherait, in fine, 30 millions d’euros net.

 

Quelles vont être les suites de l’affaire?

 

La commission des finances vient d’adresser une lettre à Christine Lagarde pour lui demander comment elle justifie la différence de montant. La réponse de la ministre, notamment sur le traitement fiscal réservé à Bernard Tapie, sera publiée dès qu’elle sera connue, sans doute avant la semaine prochaine, en même temps que le rapport d’information qu’avait rédigé Charles de Courson en 2008 sur le sujet. Ce dernier avait déposé un recours pour « excès de pouvoir » contre Bercy à, l’époque et, débouté en première instance, il avait fait appel devant la cour d’appel administrative. Cette dernière devrait rendre son arrêt d’ici quelques mois. Dans l’entourage de la ministre, on nie tout traitement de faveur ou « excès de pouvoir », et on préfère souligner « le courage politique » qui a consisté à « régler une affaire vieille de plus de quinze ans, qui n’avait été réglée par aucun de ses prédécesseurs ». Et d’enfoncer le clou : « Il y a une affaire Tapie, mais il n’y a pas d’affaire Lagarde ». Affaire Lagarde, ou affaire Sarkozy, comme l’estime le député Jean-Pierre Brard, apparenté communiste selon qui il s’agit d’un cadeau du gouvernement. « En contrepartie, il fera ce que Nicolas Sarkozy lui demande de faire pour l’élection de 2012″. Le Parti radical de gauche pense à lui pour se présenter dans la course à l’Elysée. Ce qui pourrait torpiller le ou la candaidate socialiste… et arranger les affaires de Nicolas Sarkozy



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