Nicolas Sarkozy réduit le train de vie de l’État

Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée, le 24 juin 2010. Crédits  photo: AFP
Nicolas Sarkozy au palais de l’Elysée, le 24 juin 2010. Crédits photo: AFP

Le chef de l’Etat menace les ministres de sanctions en cas d’utilisation abusive de l’argent public. Il confirme également l’annulation de la Garden Party de l’Elysée, le 14 juillet prochain, ainsi que la suppression des chasses présidentielles.

 

Nicolas Sarkozy réduit le train de vie de l'État dans La une coeur-Confronté depuis plusieurs jours à une série de polémiques concernant des membres de son gouvernement, Nicolas Sarkozy a dû se résoudre à prendre des mesures de restrictions budgétaires significatives. Dans une lettre à François Fillon sur la révision générale des politiques publiques, le chef de l’Etat a annoncé lundi que le train de vie de l’Etat allait être «vigoureusement» réduit.

Nicolas Sarkozy adresse notamment dans son courrier un avertissement aux membres du gouvernement, promettant des sanctions en cas d’utilisation abusive de l’argent public. Il leur demande un «effort d’exemplarité», à l’heure où les Français sont frappés par la crise». Et appelle les responsables politiques, ministres et secrétaires d’Etat à «remettre en cause de manière systématique les dépenses courantes injustifiées ou excessives dans le contexte actuel». Les ministres devront payer leurs frais privés «sur leurs deniers personnels», écrit encore le chef de l’Etat.

 

«10.000 véhicules supprimés d’ici à 2013»

Evoquée la semaine passée, la suppression de l’édition 2010 de la Garden Party du 14 juillet à l’Elysée est confirmée par Nicolas Sarkozy. Autre festivité supprimée: les chasses présidentielles. Ces dernières «seront remplacées par de simples battues de régulation», indique le président de la République.

Ce dernier ajoute enfin que «10.000 véhicules et de 7.000 logements de fonctions» seront supprimés d’ici à 2013. «La recherche d’économies au sein des administrations est une nécessité pour redresser nos finances publiques. Elle est également un impératif moral, conclut le chef de l’Etat. Ceux qui incarnent l’intérêt général ne peuvent être exonérés de l’effort demandé à la Nation. Ils ont une responsabilité particulière qui découle de leur mission, celle de faire un usage irréprochable de l’argent public.»



Paris et Berlin veulent maintenir l’élan de la régulation au G20

PARIS (Reuters) – La France et l’Allemagne, estimant que beaucoup reste à faire pour assurer la stabilité financière, ont appelé lundi les pays du G20 à maintenir l’élan de la réforme du secteur financier.

Dans une lettre commune adressée au Premier ministre canadien Stephen Harper, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel leur demandent en outre de « rester unis pour relever les nouveaux défis », et ce « alors que la reprise économique pourrait être menacée par de nouvelles tensions financières ».
Comme ils l’avaient indiqué à l’issue de leur rencontre de début de semaine passée à Berlin, ils souhaitent que le G20 se saisisse d’un projet de taxe sur les banques, que l’Union européenne a repris à son compte mais qui est combattu par des pays comme le Canada, la Chine ou l’Australie.


Ils réclament de même des travaux sur un « accord international sur une taxe mondiale sur les transactions financières » qui, à ce stade, paraît avoir aussi peu de chances d’aboutir.


La lettre a été publiée par l’Elysée à cinq jours d’une réunion du G20 à Toronto dans la foulée du sommet annuel du G8. Elle aborde plusieurs des points convenus depuis le premier sommet du G20 de novembre 2008 à Washington et celui de Londres d’avril 2009, qui avait défini les grandes lignes d’une nouvelle régulation financière.


Ce dernier était notamment convenu du principe de sanctions contre les pays « non coopératifs » en matière d’échange de renseignements fiscaux ou soupçonnés de blanchiment d’argent.


La France et l’Allemagne veulent que le G20 aille plus loin cette fois en définissant des sanctions « proportionnées et coordonnées » contre ces pays et demande à l’OCDE, qui avait publié début 2009 une liste des pays visés, de l’actualiser à temps pour le sommet prévu en novembre 2011 en France.


Ils souhaitent en attendant que le Conseil de stabilité financière (CSF) diffuse avant fin 2010 une liste des places financières « qui refusent de coopérer et de se conformer aux normes internationales en matière prudentielle ».


MÉCANISME DE SUIVI POUR LES BONUS


Déplorant d’autre part que la mise en oeuvre des recommandations du sommet de Pittsburgh, en septembre 2009, sur l’encadrement des rémunérations des traders, ne soit pas homogène, les deux pays ont estimé que le CSF devait en élaborer des « lignes directrices » à destination des régulateurs et superviseurs.


Elles devraient s’accompagner de la mise en place d’un mécanisme de suivi pour les grandes banques internationales qui pourrait inclure des sanctions en cas de défaillance.


La France et l’Alle magne veulent aussi mettre le CSF à contribution pour proposer des mesures permettant de rendre la réglementation financière moins dépendante de la notation des crédits, une activité qui pêche selon eux par manque de concurrence.


Plus généralement, et dans le but de « garantir des conditions de concurrence équitables », ils estiment que « tous les membres du G20 devraient se soumettre à des revues par les pairs conduites par le CSF, en collaboration avec les organismes de normalisation internationaux et d’autres institutions internationales le cas échéant ».


Nicolas Sarkozy et Angela Merkel abordent enfin deux sujets d’une actualité plus brûlante, les nouvelles règles prudentielles pour les banques et la régulation des marchés de produits financiers dérivés de gré à gré.


Pour les premières, ils estiment qu’elles devront être « sélectionnées, calibrées et mises en place de manière à ne pas remettre en cause la reprise économique ». Ils plaident pour ces raisons pour qu’elles ne soient pas introduites avant fin 2012, « en ménageant des périodes de transition suffisantes et des clauses protectrices appropriées ».


S’agissant des produits dérivés, ils appellent à une accélération de « la mise en oeuvre de mesures vigoureuses » pour améliorer leur transparence via notamment une déclaration obligatoire de toutes les transactions dans des bases de données centrales, la négociation sur des marchés réglementés et le recours à des chambres de compensation.


Ils souhaitent en outre une réponse « coordonnée » aux défis spécifiques posés par les marchés des CDS (credit default swaps), des produits dérivés utilisés comme couverture contre les risques de défaut d’un emprunteur, dont la responsabilité a été mise en cause par les responsables politiques dans la crise de la dette grecque.


Yann Le Guernigou, édité p ar Gérard Bon



Trois ministres renoncent à leur retraite de parlementaire

La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot et le secrétaire d’Etat à la Justice Jean-Marie Bockel ont renoncé à leur retraite de parlementaire mercredi soir. Tous trois précisent  agir conformément à la demande de François Fillon.

Trois ministres renoncent à leur retraite de parlementaire dans La une moz-screenshot-12Roselyne Bachelot Michèle Alliot-Marie

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Après la polémique sur le cumul de rémunérations de Christine Boutin, François Fillon avait annoncé mardi aux députés UMP qu’il interdirait aux ministres issus du Parlement de cumuler leur indemnité ministérielle avec leur retraite de parlementaire. Etaient concernés, outre les trois membres du gouvernement qui ont annoncé leur renonciation à cette retraite, Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement), et Patrick Devedjian (Relance).

Le Canard Enchainé avait révélé la semaine dernière que Christine Boutin, bénéficiaire d’une retraite pour ses années d’élue parlementaire et comme conseillère générale, percevait en outre 9500 euros d’indemnité pour une mission sur les « conséquences sociales de la mondialisation« . Ces révélations avaient déclenché un tollé dans la classe politique et permis d’ouvrir le débat sur le cumul des rémunérations et retraites versées aux élus et aux ministres, conduisant François Fillon à prendre des mesures.



La leçon de Poutine

 
           
 

Franck Nouchi

 

L‘arroseur arrosé, un classique de l’entretien télévisé. C’était la semaine dernière, au cours du « 20 heures » de France 2. A Sotchi, David Pujadas interviewait Vladimir Poutine, le premier ministre russe. Plus précisément, il lui demandait s’il comprenait les inquiétudes des Français à propos des assassinats de journalistes et du manque d’indépendance des médias audiovisuels russes.

Bien calé dans son fauteuil, Vladimir Poutine en souriait d’avance : « Oui, je les comprends. C’est une vieille tradition des pays européens que d’imposer aux autres leurs règles et leurs standards. Souvenez-vous de la période de la colonisation de l’Afrique. Les Européens y débarquaient avec leurs lois, avec leurs règles et ils étaient fiers d’éduquer et de civiliser les indigènes. Concernant ces violations, elles existent partout. Si l’on prend par exemple la violation des droits de l’homme dans les prisons, chez vous, en France… » « C’est comparable ? », demanda Pujadas. « Evidemment. Il y a quelques années, les organisations de défense des droits de l’homme ont écrit des volumes gros comme ça concernant le respect de ces droits dans vos établissements pénitentiaires. Ces violations existent. Il faut lutter contre… »

David Pujadas préféra ne pas prolonger la discussion. Il aurait bien évidemment pu insister, demander des précisions sur les enquêtes en cours concernant certains des assassinats les plus emblématiques de la « décennie Poutine » : Anna Politkovskaïa, Natalia Estemirova, etc. Mais, il sentait Vladimir Poutine prêt à en découdre avec son sourire un rien provocateur. Encore un peu et il aurait pris un malin plaisir à évoquer la loi qui accorde au président de la République française le pouvoir de nommer lui-même les patrons de l’audiovisuel public….

A quelques jours près, Vladimir Poutine aurait également pu citer l’ordonnance du tribunal administratif de Rouen qui, vendredi 11 juin, a condamné en référé l’Etat français à indemniser 38 personnes qui se plaignaient d’être incarcérées ou de l’avoir été « dans des conditions n’assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine » (dans ses attendus, le tribunal souligne qu’à la maison d’arrêt de Rouen, dite « Bonne Nouvelle », les conditions d’incarcération constituent « un manquement aux règles d’hygiène et de salubrité »).

A la suite de quoi, le premier ministre russe aurait pu conclure par un tonitruant : « Les prisons françaises constituent une honte pour votre République, ce n’est pas moi qui le dit, c’est votre président. »

Il n’en fut heureusement rien. Vladimir Poutine préféra s’en tenir aux considérations générales citées plus haut. Pour sa prochaine interview, il lui restera d’autres sujets d’actualité en réserve : la surpopulation carcérale, la forte augmentation du nombre de suicides dans les prisons françaises… Il est des leçons dont on aimerait pouvoir se passer.

Franck Nouchi

 



Renault plus que jamais confiant dans le véhicule électrique

Renaut Fluence, la première voiture électrique commercialisée
Renaut Fluence, la première voiture électrique commercialisée

 

Cette fois, ça y est ! Les premières préséries électriques de Renault sont sorties des chaînes. Et plus précisément du site de Bursa, l’usine turque où est fabriquée la berline Fluence, premier modèle des quatre voitures de la future gamme zéro émission du constructeur français. La Fluence sera en pré-commande durant le Mondial de l’Auto de même que la Kangoo qui sera livrée quelques mois plus tard, la Zoé et la Twizy en 2012.

 

Comme nous l’avons constaté lors d’un premier essai, l’agrément de conduite et le silence sont au rendez-vous. Extrêmement douce et pourtant nerveuse, cette grosse berline de 1450 kg (dont 250 kg de batteries) invite à une conduite apaisée. Un vrai bonheur qui sera le principal argument commercial de ces voitures propres.

Pour le reste, beaucoup reste encore à faire, mais Renault et son partenaire Nissan se donnent les moyens de leurs ambitions. Alors que depuis la crise, leurs budgets R&D ont été revus à la baisse, ils consacrent 4 milliards d’euros au développement de leurs huit voitures électriques, et y ont détaché 2000 ingénieurs (1000 pour Nissan, 1000 pour Renault).

Côté technique, si, selon Renault, la technologie des batteries Lithium Ion est sécurisée, l’autonomie reste à améliorer. Sur ces premiers modèles de Fluence, elle ne dépasserait pas une centaine de kilomètres en utilisation urbaine. Nec, la filiale de Nissan qui fournira les packs depuis son usine japonaise de Zama assure que, d’ici la commercialisation en 2011, le problème sera résolu et que les voitures disposeront, comme annoncé, de 160 Km d’autonomie. Côté feuille de route commerciale,

 


Les économies d’échelle : la clé du succès

Le second challenge, et non des moindres, sera de résoudre l’équation économique.
Malgré la crise, et le succès grandissant de ses voitures low-cost, Renault continue d’être optimiste sur les perspectives commerciales, et industrielles, de ces voitures qui offrent, pour environ 15 000 euros, une utilisation limitée. Pariant sur la fibre environnementaliste des consommateurs, et sur le prix de l’électricité qui en réduit le coût d’usage, il table sur 40 000 ventes en France à l’horizon 2012, et sur une part de marché électrique de 10 % en 2020.

Directeur du développement commercial de Renault Véhicules Electriques, Christophe Chevreton est néanmoins réaliste : « Sans les 5000 euros de bonus de l’état , nous ne pourrions pas, comme nous voulons le faire, commercialiser nos véhicules électriques au prix du diesel. Comme c’est le cas pour la prime à la casse, nous savons que ses aides gouvernementales vont peu à peu se réduire. Pour conserver un prix de vente acceptable par le client, notre objectif est de baisser nos coûts de production proportionnellement à la réduction de ces dernières. » Pour se faire, la hausse des volumes, et les économies d’échelle, vont, à terme, aider à réduire le prix de revient unitaire. Mais pour l’instant, Renault maîtrise encore mal le prix d’achat des pièces spécifiquement liées à la traction électrique.Chasse gardée des constructeurs sur le véhicule thermique, les moteurs de ces véhicules sont, par exemple, aujourd’hui achetés à des équipementiers, comme Continental, qui conservent pour l’instant parfaitement le contrôle de ses prix de vente. Selon Benoit Bochard, porte-parole de la marque, « l’objectif serait, à moyen terme, de reprendre la main sur ces pièces stratégiques, et donc de développer, puis de fabriquer, en interne, nos propres moteurs électriques. »

Des recharges, sinon rien

Analysant les raisons de l’échec des voitures électriques dans les années 90, Renault sait également, qu’au-delà de ces progrès techniques, le décollage de la voiture propre dépendra du déploiement de l’infrastructure de recharge. Même si en Europe, 87 % des conducteurs font moins de 60 Km par jour (soit largement moins que l’autonomie offerte par une batterie), la clientèle veut pouvoir compter, « au cas où… », sur un réseau substantiel de points de recharge. Jean-Louis Borloo, le ministre de l’environnement, se veut rassurant. Selon lui, l’état et les collectivités locales seraient prêts à investir, d’ici à 2015, 250 millions d’euros dans l’installation de 75 000 prises (dont 15 000 à recharge rapide ). Il parle également de 400 000 prises et de 1,5 milliards d’euros pour 2020.

Il oublie juste de préciser que, d’ici là, il y aura eu d’inévitables remaniements ministériels, deux élections présidentielles et, éventuellement, quelques rigueurs budgétaires …



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