Ouverture des bureaux de vote en Italie

Les bureaux de vote pour l’élection des députés et sénateurs en Italie, un scrutin observé avec attention par les partenaires européens, ont ouvert aujourd’hui à 8 heures. Plus de 47 millions d’Italiens sont appelés aux urnes pour ce scrutin qui se déroule sur deux jours jusqu’à demain lundi.

« L’Italie vote dans l’incertitude », titre la Stampa, tandis que Il Fatto (gauche) remarque que ce sont les indécis (10% selon les derniers sondages) qui feront la différence, sous le titre « Les indécis décident ».

Quatre grandes coalitions s’affrontent: l’une, centriste, menée par le chef du gouvernement sortant Mario Monti, l’autre par son prédécesseur (centre-droit) Silvio Berlusconi, la troisième par le leader de la gauche Pier Luigi Bersani et enfin le trublion de la vie politique italienne l’ex-comique Beppe Grillo.

Le Parti démocrate donné gagnant

Selon les derniers sondages, le Parti démocrate de Bersani part gagnant avec près de 34% des intentions de vote, suivi du PDL de Berlusconi (30%). L’ex-comique et son mouvement Cinq étoiles (M5S) raflerait 17% des voix et le Professore entre 10 et 12%.

Mais la principale question porte sur la stabilité du futur gouvernement. Si Bersani semble assuré d’emporter la majorité à la Chambre des députés (où une seule voix de plus lui assure la majorité absolue des sièges), la situation est plus complexe au Sénat où tout dépend du poids des coalitions dans chacune des régions.

Le pire scénario serait que l’Italie se retrouve au soir du 25 février avec une majorité différente à la Chambre et au Sénat, alors que les deux assemblées ont le même poids en Italie. Cette hypothèse d’ingouvernabilité inquiète les marchés et partenaires de Rome, alors que la troisième économie de la zone euro très endettée ne voit pas le bout du tunnel. Aux 10% des électeurs encore indécis, s’y ajoutent 20% qui n’iront pas voter.



Pendant que nous nous demandons le nombre d’heures que l’on doit travailler

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Le XV de France ou l’illusion du jeu

Le XV de France affronte le Pays de Galles, samedi à 18 heures à Saint-Denis, avec l’espoir de faire oublier la défaite contre l’Italie (23-18). Une déroute qui s’explique par un manque évident de fraîcheur physique selon le staff des Bleus. Mais qui révèle un problème de système de jeu et d’animation offensive selon d’autres observateurs.

Frédéric Michalak, perdu au milieu des Italiens, le 3 février à Rome.

La semaine dernière, juste avant le cataclysme italien, dans son bureau de Marcoussis, Philippe Saint-André nous avait longuement parlé du jeu de l’équipe de France, dissimulé derrière deux ordinateurs que l’on imaginait receler de formules tactico-tactiques tridimensionnelles aussi incompréhensibles qu’imparables. « PSA » avait des promesses pétillantes plein les mirettes, allant jusqu’à évoquer des bottes gardées secrètes pour la Coupe du monde 2015. Une sorte d’arme fatale qui devrait laisser les Blacks et consorts en miettes sur la pelouse fumante de leurs exploits… Très bien ! Et en attendant ?…  A Rome, on a assisté à un triste ballet bleu nuit, ennuyeux à mourir. Et on imagine vraiment mal l’équipe de France faire exprès de mal jouer pour surprendre encore plus dans deux ans et demi, et devenir championne du monde les mains derrière la tête.

A lire : Saint-André : Un rugby novateur, oui c’est possible !

Après une grosse défaite, comme celle de dimanche dernier – c’est une habitude vieille comme le rugby – joueurs, entraîneurs et journalistes se rassemblent dans un endroit secret du stade, se mettent tous en rond autour du convalescent, hochent la tête d’un air entendu, se grattent le menton, évoquent des perspectives plus ou moins épouvantables en fonction de la température extérieure et du degré d’optimisme intérieur, et surtout, histoire de se rassurer un peu, se creusent les méninges jusqu’à se faire des trous dans le cerveau en espérant trouver LA raison incontournable qui permettra d’expliquer un tel fiasco. Cela pour ensuite repartir de plus belle en resserrant trois boulons.

A Rome, c’est très simple, les experts ont rendu leur verdict sans appel : l’état de délabrement physique et mental de nos pauvres Bleus. En clair, nos internationaux sont usés jusqu’à la corde par des joutes domestiques dévoreuses d’énergie (le Top 14 et la Coupe d’Europe). Il est vrai que les Italiens avaient disposé d’une semaine de préparation supplémentaire. Mais en une semaine, peut-on s’acheter une forme physique internationale ? Sans doute que non. Voilà. Les Bleus sont victimes d’un système fédéral et d’un calendrier surchargé qui les empêchent de courir comme des lapins après le ballon et des adversaires qui, eux, grâce à cinq jours de léger footing supplémentaires, marchent sur l’eau.

« PAS DE SYSTÈME DE JEU »

Certains observateurs, même s’ils ont vu le match au chaud sur leur canapé, osent nous dire que c’est un peu plus compliqué que ça. « Il est quand même dommage que tous les commentaires mettent en exergue la fatigue, physique ou mentale, qui sont des raisons extérieures au jeu, intervient Pierre Villepreux, entraîneur national entre 1997 et 1999. Pour moi, ce sont des arguments médiatiques. Je pense quand même qu’on peut faire une analyse du jeu envisagé qui se traduit, ou pas, sur le terrain. » Citons ensuite Bernard Laporte, sélectionneur entre 2000 et 2007 et qui ne dit pas que des bêtises, interrogé par le Midi Olympique : « On sentait du feu sous les jambes de Fofana, de Fall, d’Huget. Nullement de la fatigue. Il faut arrêter avec ça. Posons-nous plutôt la question de savoir pourquoi on a choisi de jouer petit bras, de tout miser sur le petit périmètre et les mauls face à des Italiens qui ne demandaient que ça ? »

Pierre Berbizier, sélectionneur entre 1991 et 1995 et qui ne dit jamais de bêtises, va encore plus loin : « Il n’y a pas de système de jeu en ce moment. Les victoires de novembre reposaient sur une conquête et une défense performantes. Mais l’animation offensive était déjà absente. Hormis un éclair de Michalak contre l’Australie, on a vu peu de mouvements contrôlés de bout en bout. Sur ce même match, il y a surtout un essai en puissance de Picamoles, un essai de pénalité sur une domination en mêlée. Mais il y a eu peu de séquences abouties. Même les Samoas nous ont dominés dans l’animation du jeu. Peut-être que l’analyse de novembre, plutôt positive, n’était pas la bonne. L’équipe de France a reproduit la même chose contre l’Italie avec une intensité différente qui l’a fragilisé sur ses bases. C’est toujours la même histoire, si devant, nous ne prenons pas l’ascendant… Pour l’instant, on s’appuie surtout sur le jeu de l’adversaire. »

« PAS DES MAGICIENS »

D’ailleurs, après le match, Jacques Brunel, le sélectionneur français de l’équipe italienne, a déclaré qu’il ne s’était « soucié que de son jeu en analysant peu celui des adversaires. » La bonne méthode pour Pierre Villepreux : « Je ne peux que louer le jeu très ambitieux des Italiens. Ils ont joué tous les ballons, trouvé des solutions au large, sans se soucier de savoir à quelle sauce ils allaient être mangés par les Français. A l’inverse, on ne voit pas trop comment l’équipe de France veut jouer. » Est-ce à dire que l’édification d’un système de jeu français est remise aux calendes grecques ?

« Le sélectionneur et ses adjoints, Patrice Lagisquet et Yannick Bru, ne sont pas des magiciens, insiste Berbizier. Il est possible de créer un nouveau système de jeu mais, pour le moment, c’est une illusion. On se nourrit plus d’incertitudes que de solutions. Quelle charnière ? Quelle paire de centres (Florian Fritz est remplacé par Mathieu Bastareaud pour le match contre les Gallois) ? Fofana, centre en club, a été déplacé à l’aile de l’équipe de France. C’est l’inverse pour Huget qui passe de l’aile à l’arrière. Et ces deux joueurs n’ont jamais évolué avec Fall, placé à l’autre aile. Le triangle d’attaque n’a donc pas de repères. » Est-il envisageable que PSA se donne le temps nécessaire pour construire une équipe idéale ? « Mais c’est un pari risqué, renchérit Berbizier. Et, en plus, il y a une ambiguïté. Philippe Saint-André donne l’impression d’être davantage focalisé sur le résultat que sur le jeu. Alors que le résultat ne peut être qu’une conséquence du jeu. »

Mercredi, à Marcoussis, Maxime Machenaud, le demi de mêlée français, avait bobo à la tête : « Oui, on était un peu perdu sur le terrain. Il y a eu quelques incompréhensions avec Frédéric Michalak. On a eu du mal à inverser la pression. On aurait dû mieux organiser. Revenir à un jeu plus simple ? Mais on l’a fait en novembre. Là, il y a eu tellement de ballons perdus. Et le rugby, ça commence devant. » Il a tout dit. Si le XV de France n’est pas dominateur en conquête, il est vain d’espérer mettre en place de jolies schémas de jeu. 13 des 15 titulaires en Italie sont reconduits contre le Pays de Galles. Pour tenter de remettre les pendules à l’heure. « Face aux Gallois, qui vont envoyer du jeu de partout, tout dépendra du degré de crispation des Français, conclut Villepreux. S’ils sont libérés, ils doivent essayer de mettre leur jeu en place. Sinon, on revient à la traditionnelle équation : occupation, jeu au pied, défense et contre attaques. » Et au même résultat ?

Laurent Telo



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