Revalorisation des retraites

Les pensions de retraite servies par les régimes de base vont toutes être majorées de 2,1% au 1er avril. En pratique, la hausse sera appliquée sur les mensualités versées en mai, le 9 précisément pour les retraités du régime général.

 

Ce taux de 2,1% est lié au niveau d’inflation anticipé pour 2011. La Commission économique de la nation, réunie le 29 mars, a arrêté une prévision d’inflation hors tabac de 1,8% cette année. Mais, en 2010, cette même commission avait anticipé 1,2%, alors que l’inflation finale a été de 1,5%. D’où le coup de pouce de 0,3 et la revalorisation portée au total à 2,1%.

 

Une inflation sous-évaluée l’an dernier

A priori, la nouvelle paraît donc plutôt bonne pour les retraités. Sauf qu’elle est finalement le résultat d’une sous-évaluation de l’inflation l’an dernier. La revalorisation de 0,9% attribuée en 2010 aurait dû être plus forte. Attention, cette hausse des pensions concerne uniquement celles servies par les régimes de bases, par exemple le régime général pour les ex-salariés du privé. Les retraites complémentaires obligatoires ne sont pas concernées. Pour les retraités du privé, il faudra, du reste, attendre le 1er juillet pour connaître la majoration de ces dernières.



Les résultats officiels des élections cantonales de mars 2011

Les résultats des élections cantonales organisées les dimanches 20 et 27 mars 2011, dans 2.026 cantons sont désormais définitifs. Selon le ministère de l’intérieur le taux de participation s’établit à 44,32% pour le 1er tour et à 44,78% pour le second. Particulièrement élevée, l’abstention a atteint des records pour des élections de proximité (jamais atteint depuis 1967), ce qui témoigne de l’éloignement et du désintéressement progressif des électeurs envers les élus et les urnes.
Conscients du malaise, les pouvoirs politiques estiment que la mise en oeuvre de la réforme des collectivités territoriales, qui simplifiera le processus électoral par l’instauration du conseiller territorial, élu aux mêmes dates sur tout le territoire et appelé à siéger à la fois au département et à la région, permettra aux électeurs d’identifier plus facilement le travail et les pouvoirs des élus.

A l’issue du second tour, les deux départements du Jura et des Pyrénées-Atlantiques, jusque-là dirigés par la droite, disposent désormais d’une majorité de gauche, tandis que le département du Val d’Oise, jusqu’alors présidé par un élu de gauche, bascule à droite. Dans un petit nombre de départements où une majorité claire ne semble pas s’être dégagée à l’issue du 2ème tour, il faudra attendre l’élection du président du conseil général pour déterminer l’orientation politique définitive des assemblées.

Par rapport au second tour des élections cantonales de 2004, le bloc de gauche (hors extrême-gauche) perd 1,4 point, le bloc de la droite parlementaire perd 2,54 points, le centre 3,75. L’extrême-droite progresse de 7,16 points. Le bloc de gauche remporte 50,23% des suffrages exprimés au second tour de l’élection.
Le bloc de droite quant à lui obtient 35,56% des suffrages exprimés au second tour. L’extrême-droite obtient 11,64% des suffrages exprimés.

Toutefois, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant souligne en Conseil des ministres que « ces chiffres doivent être relativisés du fait que 460 cantons ont été pourvus au premier tour et ne votaient pas ce dimanche et que toutes les formations n’étaient pas présentes dans tous les cantons« .

A titre de comparaison en 2004, 10 départements avaient basculé à gauche et en 2008, 8 départements avaient basculé à gauche. En 2011, la gauche progresse de 24 cantons par rapport à 2004.



Lueur d’espoir pour une télémédecine française

Une étude sur le déploiement des applications de télésanté en Europe, commandée par la Fieec et AsipSanté, dégage quelques bonnes pratiques pour permettre à la France de rattraper son retard. Charge maintenant au comité de filière santé de lancer enfin la machine.

 

Finalement la France ne serait pas si en retard en matière de télémédecine. Elle aurait même une carte à jouer pour prendre une position de leader économique dans le domaine de la télésanté. C’est du moins la conclusion optimiste, que tirent la Fieec (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) et l’AsipSanté (Agence des systèmes d’information de santé), de l’étude européenne qu’ils ont commandé au cabinet Decision. A travers l’analyse -avec visite sur place-  de dix principaux projets de télémédecine en Allemagne, Belgique, Danemark, Norvège, Pays-Bas et Royaume-Uni,  sur une quarantaine répertoriés en Europe, l’étude dégage une série de facteurs de succès qui devraient permettre à la France de faire bon du premier coup… lorsqu’elle aura enfin décider de se lancer.

Leader promis… en théorie

Car en France, la télémédecine patine.  « Le problème est complexe. Il faut faire collaborer des gens qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble », explique Joël Karecki, vice-président de la Fieec et Area manager Philips France Maghreb.  Mais rien ne se passera sans … « une réflexion stratégique sur la stratégie industrielle à mener entre acteurs publics et privés » conclut le rapport.  Selon Joël Karecki, cette dernière devrait être initiée par le comité de filière santé, au sein duquel siège bien un représentant de la filière électronique. « Mais l’heure n’est plus aux expérimentations, comme celles étudiées dans l’étude, mais au lancement de projets conçus dès le départ pour être déployés très vite à grande échelle, en cas de succès », précise Joël Karecki.

Grâce à l’étude, la France aurait même le mode d’emploi : pilotage national souple pour coordonner l’ensemble des acteurs ; évaluations globales (ROI et sanitaires) ; investissement dans une logique de moyen terme ; réponse au besoin des professionnels de santé et des patients ;   sensibilisation des acteurs concernés aux nouvelles techniques ;  interopérabilité des infrastructures. Et même pas besoin de très haut débit…même si ce sera toujours mieux.  En revanche, un effort de standardisation des données patients, du réseau, des modes d’échanges seraient les bienvenus.

Du temps au temps

Vaste chantier, donc. Pour autant la Fieec en est persuadé : la France a les moyens de prendre une place de leader en matière de télémédecine. « Nous avons le tissus industriel pour nous placer sur ce marché du futur. Mais ce dernier peut mettre des années  à se développer, comme le montre les expérimentations lancées en Europe, il y a 10 ans pour la première ».  Mais ce sont dix ans d’expérience que la France n’a pas. Et qu’une étude, aussi fine et inédite soit-elle, ne permet pas de remplacer.

Aurélie Barbaux



Bruxelles voit les transports du futur en grand

EURO CARGO RAIL fret train transport
© DR

 

La Commission européenne veut des villes sans voitures à moteur thermique d’ici à 2050. Elle a recommandé lundi aux Etats membres de trouver 1500 milliards d’euros à cette échéance, pour financer les infrastructures de transports et les véhicules du futur.

 

Les propositions de Bruxelles visent quatre objectifs. Le premier est de supprimer les véhicules à essence dans les villes. Le deuxième consiste à porter à 40% la part des carburants durables à faible teneur en carbone dans l’aviation. Le troisième est de réduire d’au moins 40% les émissions du transport maritime. Et le quatrième concerne le transfert du transport routier de marchandises de plus de 300 km sur d’autres modes de transport comme le rail et les voies navigables. Un report qui devrait se faire à hauteur de 30% en 2030 jusqu’à 50% en 2050.

Les taxes et les frais devraient être plus élevés pour les véhicules polluants en application du principe du pollueur payeur. Bruxelles propose également d’exploiter le potentiel des rivières européennes. Le passage aux voitures électriques et aux véhicules propres est en outre un objectif clé.

Grâce à ces mesures, il sera possible d’obtenir une réduction de 60% des émissions liées aux transports d’ici le milieu du siècle, argue le document.

Gagnants et perdants

« Nous sommes très contents que le commissaire Kallas plaide pour un réseau de fret ferroviaire paneuropéen », se réjouit Jean-Michel Dancoisne, le lobbyiste déclaré de la SNCF à Bruxelles interrogé par l’Usine Nouvelle. Il estime que ce livre blanc permet au rail de prendre toute sa place. « On a obtenu gain de cause sur la nécessite de séparation entre opérateur des trains et gestionnaire des réseaux ferrés, généralisée à l’ensemble de l’Europe. Il nous faut des corridors à gouvernance européenne. Attribution des sillons, fixation du niveau des péages, règles de priorité… Il faut que cela soit géré par une main unique ! » Bruxelles a d’ores et déjà chargé l’ERA, située à Valenciennes, de mettre en œuvre une certification des trains unique.

 

Le lobbyiste rappelle que sur le Thalys Paris-Amsterdam, couvrant une distance de 500 km, les trains doivent s’adapter à trois gestionnaires de réseau différents, avec des règles distinctes pour les retards, ou le traçage des trains de banlieue. « Le rail a besoin d’Europe », insiste-t-il. Un seul regret : que le livre blanc ne mentionne pas la nécessité d’un régulateur européen, chargé d’harmoniser, de coordonner, et créer une jurisprudence des régulateurs nationaux. « Comme pour les télécoms ou l’énergie« .

Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR), se montre lui moins optimiste. « D’un côté, on essaie de mettre en place des transports durables, de l’autre, on libéralise le transport routier en Europe à tel point que c’est la course au low cost ». La voix du transport de marchandises par la route rappelle que 80% de la circulation des biens se fait sur le bitume, et que cela ne va pas changer du jour au lendemain. Il croit plutôt au financement des innovations vertes sur les véhicules, plutôt qu’aux objectifs ambitieux sur une révolution de la mobilité.

L’épineuse question du financement

Reste à déterminer si les objectifs du document sont réalistes. « Il s’agit d’un document de vision. Il n’a pas valeur législative« , a reconnu le commissaire en charge des Transports Siim Kallas en présentant son « livre blanc ». « Mais il sera suivi d’actions« , a-t-il promis.

Pour l’instant, la Commission européenne se contente de proposer, sans imposer, et elle se dit très consciente des limites financières des gouvernements européens.



Earth Hour : éteignez la lumière samedi soir !

Opération symbolique couplée à une vraie économie d’énergie, l’événement mondial Earth Hour, qui consiste à éteindre la lumière une heure durant, se tiendra samedi soir à 20 h 30. C’est si facile qu’il ne tient qu’à vous d’y participer !

 

Ce samedi 26 mars à 20 h 30, les édifices les plus célèbres du monde entier seront privés d’éclairage. La Tour Eiffel, l’Empire State Building ou encore l’opéra de Sydney et les pyramides de Gizeh se fondront dans la nuit pendant 60 minutes.

 

Cet événement, baptisé Earth Hour, est né en 2007 à Sydney à l’initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF). Le but : sensibiliser la population à la surconsommation d’électricité et lutter contre le changement climatique.

 

À l’époque, en plus des bâtiments publics, 2,2 millions d’anonymes avaient joué le jeu, plongeant la ville dans le noir. L’année suivante, l’opération s’était étendue au monde entier, pour concerner en 2010 près de 4.000 villes de 126 pays.

 

Plusieurs centaines de millions de participants

 

En 2011, il s’agit donc de la quatrième édition d’Earth Hour. Ce geste pour la planète sera accompagné d’événements locaux, notamment sur la place du Trocadéro où 1.600 pandas en papier mâché, représentant les 1.600 derniers pandas vivants, seront disposés sous la forme d’un gigantesque 60 (le symbole d’Earth Hour).

 

Dans le monde, on attend la participation de centaines de millions de personnes. Si le geste est plutôt symbolique, les participants sont également appelés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre tout au long de l’année en maîtrisant leur consommation d’énergie. En attendant de trouver de vraies solutions durables, nous aussi « éteignons nos lumières pour y voir plus clair ! »



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