Réforme des retraites : le gouvernement a un mois pour trancher

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

 

INFOGRAPHIE – Hausse de la CSG ou des cotisations pour rééquilibrer le système : l’exécutif doit trancher. Il ne fera pas les deux, assure-t-on à l’Élysée.

L’heure des choix difficiles est venue. Après un mois de concertation avec les syndicats et le patronat sur le thème des retraites, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine est reçue mercredi chez le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et jeudi par le président, François Hollande. Au menu: la présentation de ses options de réforme. Les deux têtes de l’exécutif plancheront ensuite sur le dossier pendant le mois d’août. Et trancheront. Le premier ministre dévoilera aux partenaires sociaux les grandes orientations de la réforme les 26 et 27 août.

La réforme aura deux volets. Le premier est financier: il faut combler un déficit de l’ordre de 20 milliards d’euros à l’horizon 2020. Certains grands principes ont été arrêtés par François Hollande depuis quelques mois déjà. En premier lieu, la durée de cotisation sera allongée. De combien, et à quel rythme? Dans son rapport remis au premier ministre à la mi-juin, la conseillère d’État Yannick Moreau suggère 43 ans, voir 44 ans de cotisations, contre 41,5 ans actuellement.

Autre principe martelé par l’exécutif: tous les Français participeront à l’effort de redressement du régime par répartition. Même si, à ce stade, «la nature de ces contributions n’a pas encore été décidée», indique-t-on dans l’entourage de la ministre des Affaires sociales. Deux grandes options sont sur la table: relever la CSG ou augmenter les cotisations retraites. Le dilemme auquel le gouvernement est confronté est simple: s’il augmente la CSG, il pénalise la consommation des Français, déjà flageolante. S’il relève la seconde, c’est la compétitivité des entreprises qu’il plombera, alors que les marges sont déjà au plus bas.

Une hausse de la CSG est notamment défendue par la CFTC. Le patronat et la CFDT n’y sont pour leur part pas opposés. «Cela permettrait de faire rentrer plus d’argent sans accabler les Français: l’assiette de cet impôt étant plus large, la hausse nécessaire est moins douloureusement ressentie par chacun», défend Pascale Coton, chargée des retraites au sein du syndicat chrétien. Ce faisant, le gouvernement hypothéquerait toutefois la future réforme de la dépendance, qui devait être en partie financée par la CSG. Bref, «il n’y a pas de solution évidente», reconnaît-on dans l’entourage de François Hollande.

Réforme des retraites : le gouvernement a un mois pour trancher dans Economie PHOcf1383ce-f9ab-11e2-8f86-44bee9770812-805x414

 

Et pourquoi ne pas combiner une petite hausse de la CSG et un relèvement modeste des cotisations? Impossible, répond-t-on au sommet de l’État: «Si l’une des deux options est choisie, l’autre sera exclue.» Pour la bonne raison que cela entraînerait deux fois plus de mécontents: les entreprises et les ménages. D’autre part, cela reviendrait à ponctionner doublement les actifs, dont les salaires sont assujettis aux deux prélèvements. Cela irait donc à l’encontre du partage de l’effort voulu par François Hollande.

Contreparties

Une chose est aussi acquise, avec cette réforme, les retraités seront mis à contribution. Côté syndicats, on veut croire que le gouvernement ne s’attaquera pas aux pensions. Plus ciblé, un alignement du taux réduit de CSG des retraités les plus aisés (6,6 %) sur celui des actifs (7,5 %, pour l’instant) serait, de source syndicale, quasiment acté.

Quant aux fonctionnaires, ils ne devraient pas être plus pénalisés que les autres. Tel est, en tout cas, le message transmis aux intéressés par la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. «Le gouvernement veut une rentrée calme», décrypte un responsable syndical. Il s’agit de ne pas aider la CGT et FO, qui ont déjà appelé à manifester le 10 septembre contre la réforme, à mobiliser les foules.

La réforme ne se fera pas non plus sans contreparties. C’est le deuxième volet du projet gouvernemental. Un bouquet de mesures «de justice» et de lutte contre la pénibilité, qui doit ancrer la réforme «à gauche», comme l’explique Marisol Touraine, très attachée à cet aspect du dossier. La ministre devrait reprendre à son compte l’idée d’un «compte individuel pénibilité».

Les longues études pourraient aussi être prises en compte d’une manière ou d’une autre dans le calcul de la retraite. Surtout, le supplément de pension de 10 % accordé aux parents de trois enfants ou plus pourrait être forfaitisé. Actuellement proportionnel au montant de la retraite, il est plus généreux avec les hommes. L’inverse du but recherché.



La défaite vient des gens qui n’aiment pas la victoire

Image de prévisualisation YouTube


Just listen and see !

Image de prévisualisation YouTube


Marion Bartoli, reine de Wimbledon !

Marion Bartoli a remporté sa première victoire dans un tournoi du grand chelem.
Marion Bartoli a remporté sa première victoire dans un tournoi du grand chelem. © Glyn Kirk / AFP

C’est fait ! Après sa finale perdue en 2007, Marion Bartoli a remporté Wimbledon face à Sabine Lisicki en deux petits sets (6-1, 6-4). Une belle victoire pour la Française, souvent moquée et aujourd’hui sur le toit d’un des plus emblématiques tournois du monde. La joueuse tricolore a livré un match sérieux et solide, mais a bénéficié de l’extrême émotivité et des erreurs de son adversaire, totalement dépassée dans cette finale. Avec ce succès, ils sont désormais quatre Français à avoir soulevé un trophée dans un tournoi du grand chelem (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, US Open) : Yannick Noah (1983), Mary Pierce (1995, 2000), Amélie Mauresmo (2006) et Marion Bartoli.

La numéro un française n’a jamais été inquiétée dans une partie qu’elle a dominée de la tête et des épaules. Breakée d’entrée de partie, Marion Bartoli a ensuite enchaîné six jeux consécutifs pour aborder la seconde manche dans les meilleures conditions. Menant 5-1 dans le deuxième set grâce à ses lourdes frappes, la Française s’est mise à se crisper et à déjouer. Au point même de se faire peur, puisqu’elle a vu une Sabine Lisiki dos au mur se mettre à retrouver tous ses moyens. L’Allemande – qui s’est même mise à pleurer en cours de partie quand elle a vu que la finale lui filait entre les doigts – a pu compter sur le soutien du public pour reprendre du poil de la bête. Elle est même revenue à 5-4 avant que la protégée d’Amélie Mauresmo ne ponctue cette finale d’un ace.

À 28 ans, la future 7e joueuse mondiale (lundi prochain) s’impose dans un tournoi du grand chelem sans avoir eu à affronter la moindre joueuse du top 15. Marion Bartoli va pouvoir désormais voir son nom rejoindre le panthéon des joueuses mythiques qui se sont imposées à Wimbledon : Chris Evert, Martina Navratilova, Steffi Graf, Martina Hingis ou encore Billie Jean King. La fille de Walter – souvent pointé du doigt pour son rôle omniprésent mais aujourd’hui plus en retrait – fait cependant mieux que son idole de toujours à qui elle a pris son coup droit et son revers à deux mains : Monica Seles. L’ancienne joueuse yougoslave et américaine a remporté tous les tournois du grand chelem à l’exception de Wimbledon : une seule finale (1992) pour une défaite (6-2, 6-1) face à sa rivale du moment, Steffi Graf. Avec deux finales pour un succès, la Française fait donc mieux que celle qui l’a inspirée toute sa carrière. Reste à s’attaquer aux autres lignes du palmarès…



Pensée du jour

« Dès qu’on aura bien conçu que tous doivent s’occuper du bonheur de tous, le plus difficile sera fait. » Joseph Bonaparte


12

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux