GDF Suez – 1300 euros de prime et une augmentation

TF1/LCI Suez GDF Fusion énergie

 
  • En grève depuis mercredi, les salariés des terminaux méthaniers de GDF Suez ont mis fin à leur mouvement vendredi après l’obtention d’avantages financiers.

  • Ces grèves sont intervenues sur fond de polémique sur des stock-options accordées aux deux principaux dirigeants de GDF Suez.

- le 28/03/2009 – 08h43

En grève depuis mercredi, les salariés des terminaux méthaniers de GDF Suez ont gagné. Ils ont mis fin à leur mouvement vendredi après l’obtention d’augmentations salariales de 4,5% et d’une prime exceptionnelle de 1300 euros, que plusieurs syndicats veulent voir étendue à l’ensemble du groupe.

Ces grèves, qui visaient à faire pression sur la direction en pleine négociation sur les salaires, sont intervenues sur fond de polémique sur des stock-options accordées aux deux principaux dirigeants de GDF Suez. Le PDG du groupe, Gérard Mestrallet, et son vice-président, Jean-François Cirelli, ont finalement renoncé jeudi à ces stock-options.

« Dispositif équivalent »

Vendredi, la CFDT Energie a écrit à la direction de GDF Suez pour saluer la prime de 1.300 euros accordée aux salariés des deux filiales, tout en demandant que « dans un souci d’équité et de cohérence sociale« , « un dispositif équivalent » soit attribué « à l’ensemble du personnel du Groupe France qui n’en auraient pas encore bénéficié« . Le syndicat FO avait fait une demande similaire la veille.

Les salariés des deux terminaux méthaniers GDF Suez à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône, 168 personnes) et de celui de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique, 130 personnes), ont  obtenu une prime de 1300 euros et des augmentations de salaires. Ces mesures sont les mêmes que celles consenties jeudi par GDF-Suez dans sa filiale de stockage souterrain du gaz, Storengy, qui était touchée par un mouvement de grève depuis lundi.



Un nouveau carburant plus propre le 1er avril

Près de 20 % des automobilistes pourront utiliser ce nouveau biocarburant qui coûtera environ 1,13 euro le litre. Il sera distribué dans 75 % des stations d’ici à la fin de l’année.

Un nouveau carburant plus propre le 1er avril coeur-

Les automobilistes distraits devront être vigilants à partir du 1er avril ! Un nouveau carburant sera disponible dans les stations-service. Son nom plutôt rébarbatif, le «SP95-E10». Il sera composé de sans-plomb additionné d’éthanol, un mélange proche de celui du SP 95, le super utilisé par de nombreux consommateurs.

 

Le futur carburant sera deux fois plus «bio». Il contiendra seulement 90 % d’essence et 10 % d’éthanol, cet alcool issu de la distillation de betteraves ou de céréales, qui constitue une énergie totalement renouvelable. Il sera aussi moins cher, une condition indispensable pour s’imposer sur le marché. Mais seulement «60 % des véhicules» pourront l’utiliser, affirme un responsable de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), l’organisation professionnelle qui regroupe les pétroliers, «en grande partie ceux mis en circulation depuis l’an 2000».

 

Doubler ainsi la proportion de carburant renouvelable dans l’essence permet à la France de se rapprocher des normes fixées par Bruxelles. Et de prendre quelques années d’avance sur l’Union européenne, qui veut porter à 10 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans le transport. Dans l’Hexagone, les carburants sont déjà composés en moyenne de 5,75 % de biocarburants. Ils devront contenir 7 % d’éthanol (ou d’huile dans le cas du gazole) d’ici à 2010 et 10 % d’ici à 2015.

 

L’objectif est double : accroître notre indépendance énergétique et se comporter en bon citoyen écologique en luttant contre l’effet de serre. Le secteur du transport, principal utilisateur du pétrole, est le premier émetteur de gaz carbonique. Avions, voitures, camions rejettent un tiers du CO2 émis en Europe. Pis, leur part de pollution devrait augmenter beaucoup plus que pour les autres activités si rien n’est fait d’ici à une dizaine d’années.

 

Face à ce risque, l’Europe et la France ont pris le parti des biocarburants. Issus du blé, du maïs ou de la betterave à sucre, ceux-ci sont décriés par les défenseurs de l’environnement qui les accusent de cannibaliser les terres propres aux cultures alimentaires. Mais leur avantage est de réduire de manière significative l’empreinte carbone. Sur l’ensemble de la chaîne de production, si l’on prend en compte l’absorption de CO2 par les plantes utilisées (betteraves, blé), les émissions de gaz carbonique des biocarburants sont inférieures de 60 % à celles de l’essence, affirment certains experts. Toutefois, le coût de revient de l’éthanol est bien supérieur à celui de l’essence depuis que le pétrole a retrouvé un prix raisonnable.

 

Pour promouvoir les carburants «verts», le gouvernement est donc obligé de brandir la carotte, pour les automobilistes, et le bâton, pour les distributeurs. L’éthanol contenu dans le carburant est partiellement exonéré de la taxe intérieure de consommation, l’ex-Tipp. En 2009, cette défiscalisation s’élève à 21 centimes par litre. «Ce qui rend le bioéthanol compétitif par rapport à l’essence», souligne Alain Jeanroy, directeur général de la Confédération générale des betteraviers (CGB). À condition toutefois que le prix du pétrole ne descende pas sous les 70 euros.

 

 

Proposé à un prix compétitif

 

En même temps, une pénalité redoutable ­guette les distributeurs qui n’atteignent pas les seuils fixés pour les biocarburants. Si en 2010, la part de biocarburant contenue dans le total des carburants vendus est loin des 7 % exigés, une amende de plusieurs centimes d’euros par litre leur sera infligée au titre de la taxe sur les activités polluantes (TGAP). Ce montant est loin d’être négligeable : très peu de distributeurs affichent une marge nette supérieure à 1 centime d’euro par litre de carburant vendu.

 

Groupes pétroliers et grandes surfaces se mobilisent donc pour le nouveau sans plomb. Au moins 75 % des stations-service le proposeront d’ici à la fin de l’année, ont annoncé les responsables de l’Ufip. D’ici là, il faut organiser l’alimentation des dépôts, un processus assez complexe, car l’éthanol n’est pas autorisé à transiter dans les pipelines. Chez Leclerc, 90 % des dépôts seront équipés en avril. À charge ensuite pour chacune des 500 stations-service du groupe d’hypermarchés de se mettre en ordre de bataille, en modifiant notamment l’affichage de ses pompes.

 

Reste à effectuer également le choix, délicat, du prix de vente du nouveau carburant. Les consommateurs ont beau afficher de plus en plus leur préférence pour les produits qui sont de plus en plus écologiques, le prix demeure un argument décisif. Les distributeurs sont donc écartelés entre leur désir de préserver leur marge et la nécessité d’assurer le succès du SP95-E10, pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement. Le prix du nouveau sans-plomb devra «être compétitif pour s’imposer sur le marché, c’est-à-dire être peu moins cher que le sans-plomb standard», affirment Jean-Louis Schilansky, délégué général de l’Ufip et Alain Jeanroy. «Nous prévoyons une baisse de tarif d’un à trois centimes par litre par rapport au SP95», annonce Thierry Forien, directeur adjoint de Siplec, filiale du groupe Leclerc. «C’est la réduction de prix qui s’imposera sur le marché aux cours actuels du pétrole», confirme un responsable de l’Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP).

 

Selon le site EthanolE85, le sans-plomb 95 valait en moyenne 1,16 euro vendredi. Ce qui signifie que le nouveau carburant pourrait être vendu entre 1,13 et 1,15 euro. Cette baisse de prix sera-t-elle suffisante pour changer les habitudes des automobilistes ? Réponse dans quelques mois.

 

Armelle Bohineust  , Le Figaro



Rémunération des patrons : Sarkozy fustige Parisot

Le chef de l’Etat compare la présidente du Medef a «un âne qui n’a pas soif» et l’ accuse de ne rien faire pour mettre un terme aux scandales en série sur les primes des dirigeants d’entreprise.

Rémunération des patrons : Sarkozy fustige Parisot coeur-

«On ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif». Cette expression populaire, Nicolas Sarkozy l’a utilisée mercredi pour résumer l’attitude du Medef et de sa présidente face à la nécessité de mieux encadrer les rémunérations et les primes des patrons. Le chef de l’Etat, qui recevait des députés UMP, s’est livré devant eux à une charge en règle contre l’organisation patronale.

 

Nicolas Sarkozy n’a pas du tout apprécié que Laurence Parisot explique devant une commission parlementaire que le Medef n’a «ni le pouvoir ne le désir d’imposer des règles» en matière de rémunération, alors même que le gouvernement lui a laissé jusqu’au 31 mars pour proposer des solutions.

 

Selon le chef de l’Etat, «les dégâts» que font dans l’opinion les révélations en cascades de bonus obtenus par des dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat ou en plein plans sociaux sont «considérables». Et Nicolas Sarkozy d’estimer, répondant à une question du député Marc Lafineur, que «les chefs d’entreprise ne peuvent pas avoir de bonus quand leur entreprise est aidée par l’Etat».

 

 

Le président avoue avoir «la banane»

 

La position du président en la matière n’est pas nouvelle. Mardi, avant son discours de Saint-Quentin (revoir le discours en vidéo), plusieurs députés UMP qui sortaient d’une rencontre avec lui prédisaient qu’il annoncerait une loi sur la question. Nicolas Sarkozy s’en est finalement tenu à l’ultimatum, estimant qu’une loi serait passée si rien n’était fait à l’automne.

 

Mercredi, devant les députés, il a pourtant fait comprendre qu’il ne croyait pas que le Medef saisirait le problème de lui-même. «Si le Medef ne fait pas de proposition, on ira par la loi», a-t-il également répété. Rendez-vous au 31 mars, date d’expiration de «l’ultimatum».

 

L’opposition a décidé de ne pas attendre. Jean-Marc Ayrault, chef de file du PS à l’Assemblée, a fustigé le «cynisme, l’hypocrisie, l’indécence des bonus, des stock-options et autres parachutes dorés devenus pour les Français insupportables». Le PS proposera une loi d’ici à la fin avril sur le sujet.

 

En attendant, Nicolas Sarkozy ne se laisse pas décourager. Il a en effet glissé aux députés qu’il avait «la banane» même s’il se faisait «taper dessus». «C’est dur pour moi aussi mais en même temps, je rêvais d’être président de la République et je le suis, donc ça va…», a-t-il expliqué, ajoutant que «ça payera en 2012».

 

Dernière sortie du chef de l’Etat, une pique à l’égard de «ces pauvres socialistes qui ne peuvent pas remplir le Zénith», allusion à la faible participation au meeting organisé dimanche par le PS dans cette grande salle parisienne.

 

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec AFP 



Un progrès social passé inaperçu ?

L’indemnisation chômage accessible après 4 mois de travail « pour tous »

Bonne nouvelle, y compris pour les étudiants !

 

Le gouvernement va agréer mercredi la convention relative à l’indemnisation du chômage pour 2009 et 2010, conclue avant Noël, en la modifiant pour ramener à quatre mois la durée minimale de travail pour prétendre à une allocation, même en cas de réinscription, a annoncé mardi FO.

 

« C’est un point très important: ce sera quatre mois pour tout le monde », s’est félicité Stéphane Lardy, secrétaire confédéral chargé de l’emploi, en soulignant que « beaucoup sont concernés par une réadmission au chômage ».

 

Le gouvernement doit exposer mercredi les raisons pour lesquelles il agrée la convention signée par la seule CFDT et le patronat, et rejetée par FO et la CGT, lors d’une réunion du conseil national de l’emploi.

 

Dans un rapport transmis la veille aux partenaires sociaux et dont l’AFP a obtenu copie, le ministère de l’Emploi qualifie d’ »incompatible avec le code du travail » la clause qui entraînait l’obligation pour un demandeur d’emploi indemnisé quatre mois, de retravailler au minimum six mois dans l’année suivante sa première inscription.

 



La rémunération des grands patrons dans le collimateur

Par Marc Vignaud (source AFP)

La rémunération des grands patrons dans le collimateur

Nicolas Sarkozy a toujours tenu un discours ferme contre les « patrons voyous » mais a toujours été réticent à légiférer pour encadrer les rémunérations de l’ensemble des dirigeants d’entreprise © Gérard Cerles/AFP

 

« Je n’hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être encadrés. Il y a eu trop d’abus, trop de scandales. » À défaut, « nous réglerons le problème par la loi avant la fin de l’année ». Ce discours, Nicolas Sarkozy l’a tenu le 25 septembre dernier à Toulon. Auparavant, pendant sa campagne présidentielle, le candidat de l’UMP n’avait pas hésité à dénoncer « les patrons voyous » qui bénéficient de parachutes en or. Depuis, rien ne semble avoir changé, malgré les mesures déjà adoptées comme le plafonnement des indemnités de départ déductible du revenu imposable des entreprises.

Mercredi dernier, la Société Générale a annoncé qu’elle allait distribuer 320.000 stock-options (1) à bas prix à ses dirigeants alors qu’elle a bénéficié de 1,7 milliard de l’État pour renforcer ses fonds propres. Et lundi soir, on a appris que l’ancien pdg de Valeo, Thierry Morin, allait toucher un parachute doré de 3,2 millions d’euros alors que l’entreprise supprime 1.600 emplois. Deux scandales qui relancent avec force les débats sur la rémunération des patrons.

Il y a quelques mois à peine, le Medef et l’Afep (Association françaises des entreprises privées) ont pourtant élaboré, sous la pression de l’Élysée,  un code de déontologie encadrant la rémunération des dirigeants qu’une large majorité des grandes entreprises se sont engagées à respecter. Le ministre du Budget, Éric Woerth, a bien été obligé lundi de « constater que ça ne marche pas ». Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait fait le même constat vendredi, cette fois à propos des stock-options de la Société Générale : « En ce moment, cela me paraît un peu contradictoire avec le mode de gouvernance qui a été proposé par le Medef et l’Afep (…) validé par 94 % des entreprises », a-t-il assuré. Celui-ci prévoit en effet qu’en matière de stock-options, « les entreprises prohib[ent] les effets d’aubaine tenant à un marché baissier ». Or, le cours du titre de la Société Générale a baissé de plus de 14 % depuis le début de l’année…

« Le système actuel ne peut plus durer » (Xavier Bertrand)

Dimanche, c’est Christine Lagarde qui s’en est pris sur Europe 1 à la nature même de cette rémunération variable « qui présente des tas de faiblesses ». D’après la ministre de l’Économie, quand les actions baissent, les salariés qui en ont reçu sont un peu floués, et quand les actions montent extraordinairement, c’est une augmentation de la rémunération qui n’est pas toujours justifiée ». Or, de l’aveu de la locataire de Bercy, les cours de Bourse ont « souvent peu de relations avec les performances réelles de l’entreprise ». La ministre va donc lancer une réflexion avec le patronat et les syndicats sur les stock-options. « S’il faut passer par la loi, on passera par la loi. » Il y a de « multiples méthodes », en particulier « la voie fiscale », a-t-elle prévenu.

Désormais, les politiques s’accordent presque tous pour affirmer, à l’image du secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand, que « l’on ne peut plus avoir quelques-uns qui se comportent comme des seigneurs de la finance et qui ne comprennent pas que le système actuel ne peut plus durer ». Car l’opinion publique a du mal à accepter que certains dirigeants perçoivent des rémunérations qui dépassent l’entendement alors que les licenciements et les plans de chômage partiels pleuvent. Aux États-Unis, poussé par la colère du contribuable, le Congrès pourrait d’ailleurs adopter une taxation de 70 % à 90 % des bonus dans les entreprises renflouées par l’État. En France, Matignon a demandé au Medef de définir, d’ici à la fin du mois,
un dispositif concret pour inciter ceux qui licencient à renoncer à leurs bonus. Lundi, Laurence Parisot, la patronne des patrons, a promis une réponse « dans la semaine ».

 

Source : Le Point

 



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