Une promesse de plus s’envole : Cumul des mandats : pourquoi les députés y tiennent

Une loi devrait contraindre les parlementaires de tous les partis à ne pas cumuler. CHAMUSSY/CHESNOT/SIPA

Une loi devrait contraindre les parlementaires de tous les partis à ne pas cumuler. CHAMUSSY/CHESNOT/SIPA

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La propositionfait l’unanimité au sein de la population. Mais beaucoup moins chez les parlementaires. Approuvée par 92% des Français selon un sondage IFOP, la règle de non-cumul des mandats – c’est-à-dire l’interdiction pour un parlementaire d’exercer en complément un mandat exécutif local – rebute plusieurs députés PS. Alors que le parti socialiste a fixé la date butoir au 1er octobre et qu’un texte de loi est prévu avant 2014, la grogne monte. Arguments.

Alibi technique : pas le temps de préparer la succession

Certains députés clament qu’il est trop tôt. Ils manqueraient de temps pour préparer la succession. Ou risqueraient de laisser en plan des chantiers et dossiers qui traînent. « Ces choses-là, ça se prépare, ce n’est pas quelque chose qu’on fait en juillet-août. Septembre est un délai techniquement difficile », explique Thierry Mandon, député et maire de Ris-Orangis (Essonne) à « Libération ».

Un argument taclé par Chaynesse Khirouni, députée PS non-cumularde : « Quand est-ce qu’on le fera, sinon? Ce ne sera jamais le bon moment pour le faire », glisse-t-elle. Elle admet toutefois que le chantier du non-cumul  »peut être compliqué pour certains mandats en cours ».

Alibi éthique : pas envie de « trahir » les électeurs

Il est clair que de nombreux députés ne veulent pas quitter leurs postes trop vite. Après tout, ils ont été élus. En lâchant leurs mairies, les édiles pourraient donc avoir mauvaise conscience auprès de leurs électeurs. « Ce serait trahir ceux qui m’ont élu », affirme la députée Monique Rabin à propos de son mandat de maire de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique).

Si elle quittera bien la vice-présidence du Conseil régional des Pays de la Loire en juillet et qu’elle maintient qu’il « faut tenir la promesse de François Hollande », pas question de quitter la mairie avant qu’une loi l’y oblige. Pourquoi ne pas passer le relais dès septembre à un adjoint élu sur la même liste qu’elle ? « Pour les municipales, la tête de liste est déterminante », réplique-t-elle. Et la « tête de liste », c’est elle.

Alibi culturel : pas envie de délaisser le terrain

Monique Rabin restera donc députée et maire après septembre 2012. C’est là une exception culturelle française. Dans un système politique historiquement centralisé, le rattachement au local reste une constante pour l’élu, qui y représente la Nation.  »Pendant la campagne des législatives, j’ai discuté avec d’autres maires et des citoyens qui insistaient sur l’importance d’avoir un député-maire pour défendre un ancrage local », explique-t-elle.

Sur ce point, un compromis est envisagé. Les maires des petites communes pourraient conserver leur mandat. Problème : comment définir ces « petites » communes ? 5.000 habitants? 10.000 ? « On pourrait y aller progressivement. Commencer par 20.000 puis descendre à 10.000 dans cinq ou dix ans », continue Monique Rabin.

Alibi politique : pas envie de laisser la place à la droite

Dernier argument avancé par les adversaires du non-cumul immédiat : la possible poussée de la droite aux prochaines élections. Alors que la gauche est actuellement majoritaire au sein des collectivités locales, le risque d’un renversement aux scrutins de 2014 (municipales, européennes, conseils territoriaux) effraye plusieurs élus. Les candidats inexpérimentés et inconnus pourraient trépasser face à l’UMP.

« Plus globalement, il faut avoir une réflexion au-delà des partis », affirme Chaynesse Khirouni, histoire de renvoyer la balle dans le camp de la droite. « L’UMP est assez silencieuse sur le sujet », raille aussi Monique Rabin. Pour elle, la question reste sensible dans tous les partis. Et mériterait qu’on l’aborde avec davantage de doigté :  »Ce n’est pas parce qu’il y avait un cumul éhonté dans le passé que cela doit aller dans le sens inverse d’un seul coup… »



Le rappel du 17 juin

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Les chefs d’entreprise doutent de François Hollande

Selon une enquête Viavoice réalisée pour l’ACFCI, Grant Thornton et « Les Echos », les entrepreneurs sont inquiets sur la conjoncture et sceptiques envers le nouvel exécutif.

AFP

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Pour les chefs d’entreprise, c’est la double peine. La crise de la zone euro les rend de plus en plus anxieux sur la conjoncture, et ils ne voient pas dans l’élection de François Hollande de quoi les rassurer. Après la croissance nulle du premier trimestre, l’Observatoire ACFCI-Grant Thornton réalisé par Viavoice pour « Les Echos » acte une nette dégradation du ressenti des dirigeants entre février et juin.

Seuls 24 % des sondés se disent « confiants » pour l’économie française « dans les mois qui viennent », un chiffre en baisse de 14 points (!) en trois mois, qui retombe à son niveau de novembre. Seuls 18 % des dirigeants sont confiants pour la croissance (- 5 points) et 12 % pour l’emploi (-5 points).

Les perspectives se dégradent

Les perspectives personnelles se dégradent également, même si elles restent majoritairement positives : 59 % des dirigeants « seulement » se disent confiants pour leur propre entreprise (-11 points par rapport à février). Les dirigeants sont moins nombreux qu’en février à se dire confiants pour leur chiffre d’affaires ou leur trésorerie, la conjoncture les rendant plus prudents en matière d’embauche et d’investissement.

Cette inquiétude sur l’activité se double d’un fort scepticisme à l’égard du nouvel exécutif : seuls 30 % des chefs d’entreprise font confiance à François Hollande pour soutenir la croissance quand 26 % croient en sa capacité à renégocier le traité européen. Et, malgré les promesses de campagne, les trois-uarts (76 %) ne croient pas que la fiscalité des PME sera réduite, quand 85 % ne lui font pas confiance pour arriver à l’objectif d’un déficit zéro en 2017.

Pour François Miquet-Marty, directeur associé chez Viavoice, cette défiance cache deux réalités : « D’une part, une défiance vis-à-vis d’une majorité de gauche dont ils redoutent l’image dépensière et sa plus grande proximité avec les syndicats ; d’autre part, une défiance plus générale sur la capacité d’action des pouvoirs publics, après quatre ans de crise qui ont déjà fait échouer beaucoup d’initiatives et fortement limité les marges de manoeuvre. »



Le Serment de Tobrouk – Bande-Annonce



Prendre les français pour des veaux façon presse

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