Sarkozy détaille ses ambitions pour la présidence française du G20

Devant les ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a rappelé sa volonté de réformer le système monétaire international : « La France propose à ses partenaires le choix de l’ambition », a-t-il lancé.

Nicolas Sarkozy a réitéré mercredi 25 août sa volonté de lancer, pendant la présidence française des G8 et G20, les trois réformes du système monétaire international, du marché des matières premières et de la gouvernance mondiale, dans un discours devant les ambassadeurs de France.
« La France propose à ses partenaires le choix de l’ambition« , a lancé Nicolas Sarkozy, « seul le G20 dispose du poids spécifique, de la légitimité et de la capacité de décision nécessaires pour donner les impulsions indispensables à ces chantiers de demain ».

Sur les monnaies, le chef de l’Etat a répété que « l’instabilité des changes fait peser une menace essentielle sur la croissance mondiale » et a jugé « souhaitable, nécessaire même » de « mettre en place des instruments pour éviter l’excessive volatilité des monnaies ».

 

« Volatilité des prix des matières premières »

Pour lancer la réforme, il a suggéré la tenue en Chine d’un séminaire de spécialistes chargés de réfléchir aux moyens de « renforcer nos mécanismes de gestion de crise », de définir « un actif de réserve international qui ne soit pas émis par un seul pays » et encore de « mieux coordonner les politiques économiques et monétaires ».

Nicolas Sarkozy a ensuite proposé d’ouvrir un deuxième chantier, « celui de la volatilité des prix des matières premières ».

Il a proposé d’étudier « le fonctionnement même des marchés de dérivés des matières premières », la « transparence » de ceux des matières premières agricoles et des « mesures de transparence et un dialogue approfondi entre producteurs et consommateurs pour limiter les fluctuations des cours » de l’énergie.

Enfin, en matière de gouvernance mondiale, le président a suggéré de « créer un secrétariat du G20″ et d’étendre les compétences de ce forum aux questions de développement et de financement du climat.

La France doit prendre la présidence du G20 à la mi-novembre, après le sommet de Séoul (Corée du Sud).

(Nouvelobs.com)



L’Allemagne ouvre le bal des taxes bancaires

Le gouvernement allemand a été le premier pays européen a adopté mercredi un projet de loi de restructuration du secteur bancaire qui prévoit l’instauration d’une taxe sur les profits des banques. La France et la Grande-Bretagne devraient lui emboîter le pas. Concrètement, cette taxe vise à ne plus faire peser sur les contribuables, les risques exagérés, pris par les établissements financiers. Cette taxe sera donc affectée à un fonds auquel pourront recourir les banques si elles se trouvent menacées de faillite. Berlin estime que cette mesure, qui entrera en vigueur dès 2011, devrait rapporter environ un milliard d’euros par an à l’Etat.

Du côté de la France, le gouvernement doit examiner dès cet automne, un projet similaire qui devrait figurer dans le projet de loi de finances de 2011. Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée en ce qui concerne le taux d’imposition ou l’assiette de cette taxe. Dans un entretien accordé fin juin au ‘Wall Street Journal’, la ministre de l’Economie Chritstine Lagarde avait estimé qu’une telle mesure rapporterait quelques centaines de millions d’euros au budget de l’Etat.

En revanche, l’idée d’une taxe bancaire mondiale avait été abandonnée en juin dernier, lors du dernier sommet du G20 qui s’était tenu à Toronto. L’Australie, le Canada et le Japon s’y étaient fermement opposés, estimant qu’ils n’avaient pas à payer les erreurs commises par les banques américaines et européennes.



Eoliennes en mer: un appel d’offres de 10 milliards d’euros en septembre

 

PARIS — Déterminé à rattraper le retard de la France dans le domaine de l’éolien marin, le gouvernement va lancer en septembre un appel d’offres massif visant à construire quelque 600 éoliennes au large des côtes françaises, un investissement de 10 milliards d’euros.

Annoncé dès le mois de mai, cet appel d’offres portera sur l’installation de 3.000 mégawatts (MW) d’énergie éolienne.

« Au coût actuel de 3,5 millions d’euros par mégawatt installé, cela représente un programme d’investissements de 10 milliards d’euros », a indiqué le ministère de l’Ecologie et de l’Energie mardi à l’AFP.

A l’horizon 2020, le gouvernement entend porter la puissance totale de l’énergie éolienne en mer à 6.000 mégawatts, soit un investissement « de 15 à 20 milliards d’euros », si on prend en compte les réductions de coûts à venir.

Au total, c’est l’équivalent de la puissance de production de 6 réacteurs nucléaires qui sera installée au large des côtes françaises.

Le programme est ambitieux et à la mesure du retard français en terme d’éolien offshore.

Fin juin, on comptait 948 éoliennes marines en Europe, et aucune en France, qui dispose pourtant d’une immense façade maritime.

Ce retard s’explique par la profondeur d’eaux plus importante dans l’Océan Atlantique qu’en Mer du Nord, qui oblige à construire les éoliennes plus près des côtes, explique-t-on au ministère de l’Energie.

La construction d’éoliennes entre ainsi plus facilement en conflit avec les activités touristiques ou la pêche en mer, selon la même source.

« On a en France un problème avec l’éolien en général: une partie de l’+establishment+ y est très hostile », estime pour sa part Jean-Philippe Roudil, délégué général du syndicat des énergies renouvelables (SER).

De fait, un précédent appel d’offres, lancé en 2004, n’a toujours pas eu de résultat concret.

Le seul projet retenu, celui de l’Allemand Enertrag au large de Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime), est paralysé en raison de recours de riverains devant le tribunal administratif. De petite taille avec ses 105 mégawatts (MW) de puissance, il ne devrait voir le jour au mieux qu’en 2011 ou 2012.

Pour le prochain appel d’offres, « on sent un changement d’échelle et l’envie de faire les choses plus sérieusement », estime M. Roudil.

Concrètement, l’Etat va définir une dizaine de zones propices à l’implantation d’éoliennes dans la Manche et la Mer du nord, au nord de la Bretagne, au large des Pays-de-la-Loire et de la région Languedoc-Roussillon.

Les industriels candidats à l’appel d’offres devront déposer un projet comprenant un prix de revente à EDF de l’électricité produite.

Celui-ci est actuellement fixé par arrêté ministériel à 130 euros/MWh, mais ce niveau est trop bas pour assurer la rentabilité des projets aux dires des industriels.

Les entreprises sélectionnées auront ensuite entre 18 mois et 2 ans pour confirmer de manière définitive la mise en oeuvre de leur projet. S’il est abandonné, l’appel d’offres sera rouvert sur la zone concernée et les études réalisées profiteront aux nouveaux candidats.

Les premières éoliennes ne seront pas installées avant 2015, afin de favoriser le développement d’un « véritable tissu industriel », indique le ministère de l’Energie.

Les éoliennes installées en France sont actuellement importées de l’étranger, faute d’acteur industriel hexagonal fort.

« Pendant longtemps, l’Etat et les responsables politiques n’ont pas cru au développement de l’éolien; ils pensaient que c’était une industrie-gadget », note M. Roudil. « Aujourd’hui, il s’agit de rattraper notre retard. C’est possible, d’autres pays l’ont fait ».



L’Iran lance sa première centrale nucléaire

Image de prévisualisation YouTube
 



Brice Hortefeux réplique à ses détracteurs

Brice Hortefeux lors de son déplacement à Toulon, le 17 août.
Brice Hortefeux lors de son déplacement à Toulon, le 17 août. Crédits photo : AFP

Dans un entretien au Monde, le ministre de l’Intérieur défend sans complexe la politique sécuritaire menée sous la houlette du président de la République. Et reste sourd aux critiques venant de sa propre majorité, de la Commission européenne ou de la presse étrangère.

Brice Hortefeux réplique à ses détracteurs dans La une coeur-

Droit dans ses bottes. Dans une interview accordée au journal Le Monde (édition du 22-23 août), le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux ne regrette rien et reste persuadé, en dépit des nombreuses critiques qui s’élèvent, que la politique sécuritaire menée en France est «juste». «La réalité, c’est que l’action engagée sous l’autorité du président de la République rassemble les Français», martèle-t-il en réponse à ses nombreux détracteurs, parfois issus de sa propre majorité, qui l’accusent de stigmatiser certaines minorités.

 

Il s’en prend directement au «petit milieu politico-médiatique parisien» qu’il oppose à «la réalité de la société française », fustigeant au passage la «gauche milliardaire » qui ne comprend pas que « la délinquance évolue» et qu’il faut s’y adapter. «Je me suis déplacé partout en France cet été et j’en reviens convaincu que nous sommes totalement en phase avec nos compatriotes», soutient-il.

 

 

«Le Front national a tort de jubiler»

 

Concernant la politique menée actuellement contre les Roms, qualifiée de «xénophobe» par la presse étrangère et désavouée par Bruxelles, il persiste et signe : «Nous n’avons pas vocation à accueillir en France tous les Roms de Roumanie et de Bulgarie». Tout en se défendant de stigmatiser «telle ou telle communauté», il poursuit : «Quand j’entends certains condamner le démantèlement de camps insalubres, illégaux et indignes, j’aimerais qu’au-delà des mots, les mêmes les accueillent et les installent dans leur commune.»

 

Aux gens qui reprochent au gouvernement de faire le jeu du Front national en faisant de la sécurité l’enjeu prioritaire, Brice Hortefeux répond que le parti de Marine Le Pen aurait «tort de jubiler», car il baisse dans «les derniers sondages d’opinion». «Le combat pour la sécurité bouscule les clivages traditionnels», maintient-il, puisque c’est «l’un des tout premiers droits du citoyen».

 

Interrogé sur la baisse des effectifs de police et de gendarmerie 9000 postes en moins en trois ans -, le ministre admet que «les contraintes budgétaires nous imposent de maîtriser les effectifs». Il se refuse toutefois à voir une contradiction entre le discours sécuritaire entretenu par le président et cette baisse des moyens mis en œuvre. «On peut avoir moins de policiers dans les bureaux et plus de policiers sur le terrain», défend-il.«Nous ne cédons pas un centimètre de terrain aux crapules qui voudraient faire la loi» dans les quartiers sensibles, assure-t-il.



1234

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux