Numérique : les chantiers d’Éric Besson

Paule Gonzalès
19/03/2008 | Mise à jour : 21:55 | LE FIGARO

Avant la nomination d’Éric Besson, quatre ministères Culture, Industrie, Éducation et Recherche traitaient les questions du numérique. Crédits photo : Le Figaro
Plusieurs dossiers stratégiques attendent le nouveau secrétaire d’État à l’Économie numérique.
Souvent évoqué et souhaité, le secrétariat à l’Économie numérique existe désormais. Le remaniement gouvernemental post-municipales n’aura pas laissé ce sujet central sur le bord de la route. Ce nouveau secrétariat d’État en charge du Développement de l’économie numérique sera dévolu à Éric Besson. Ce dernier est déjà secrétaire d’État en charge de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques . Il voit donc ses compétences élargies et, dans ses nouvelles fonctions, il sera directement rattaché au premier ministre.

À ce jour les contours et les prérogatives de cette nouvelle entité ministérielle sont suffisamment imprécis pour qu’il revienne à Éric Besson de définir la conception de son action : de la simple modélisation économique à un rôle plus pragmatique et politique. Ce dernier a la tâche délicate de rassembler les morceaux épars d’un secteur reconnu par le président de la République, comme un facteur capable d’apporter 0,5 point de croissance, mais dont la réglementation dépend d’une multitude de ministères et d’organismes différents.

Extinction de l’analogique
Le rapport Attali avait dénoncé le fait qu’une «douzaine de structures à vocation transverse compétentes» des services des technologies et des systèmes de formation à la délégation aux usages d’Internet en passant par la direction du développement des médias (DDM) gère le dossier, ainsi que «pas moins d’une centaine d’organismes ayant une compétence spécifique». Et il est vrai que quatre ministères la Culture, l’Industrie, l’Éducation et la Recherche avaient jusqu’à présent vocation à traiter les questions du numérique. Les équipes dédiées au numérique au sein de ces ministères pourraient travailler ensemble. Logiquement, ce serait au nouveau secrétaire d’État de régler la question de l’extinction de l’analogique dans le cadre de la généralisation de la télévision numérique terrestre, de transposer une partie de la future directive services et médias audiovisuels, de piloter la révision au niveau européen du «paquet télécoms», mais aussi de veiller à la répartition du fameux dividende numérique et à l’attribution future des fréquences libérées par la fin de la télévision analogique. Il reste la question épineuse de la grande loi sur le droit d’auteur et Internet (dite loi Olivennes) préparée jusque-là par le ministère de la Culture et de la Communication et dont l’examen au Parlement est prévu, en urgence, avant l’été.

Nul doute que «la coordination» de l’action gouvernementale en matière de numérique et l’invention d’«une politique cohérente de développement numérique», comme le demandait déjà le candidat Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle, ne pourront exonérer Éric Besson de s’intéresser aux contenus. Mais pour mener à bien toutes ces missions, cette nouvelle entité devra pouvoir s’appuyer sur des services techniques éprouvés dont la direction du développement des médias qui dépend de Matignon et travaille pour le ministère de la Culture et de la Communication.

Position de force
La création de ce secrétariat d’État au Développement de l’économie numérique dans le giron de Matignon replace le premier ministre en position de force sur les dossiers compliqués du secteur de la communication. Déjà, c’est à François Fillon qu’est échu le délicat dossier de l’audiovisuel extérieur, jusque-là dans le giron du ministère des Affaires étrangères. En rattachant ce nouveau secrétariat d’État au premier ministre, ce sont quelques prérogatives qui sont enlevées au ministère de la Communication. Du côté de la haute administration on fait remarquer que cela «met fin à une certaine fiction administrative dans la mesure où Matignon est depuis longtemps en position d’arbitre sur ces dossiers».



L’ADSL dans mon village de 1000 habitants

Dernières nouvelles :
Je viens de déménager à PLANFOY, village de 1000 habitants dans la Loire. Mon magnifique village est à 1000 mètres d’altitude et néanmoins j’ai l’ADSL.
Aussi, j’invite tous les membres du collectif à redoubler d’effort, car il est possible d’y arriver !
A bientôt !



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