Efforts de Sarkozy et du gouvernement FILLON : La dette française n’a jamais coûté aussi peu cher !

Malgré la crise, la dette française est de moins en moins chère à financer. Trop tôt pour se réjouir ?

La dette française est encore considérée comme un investissement en Europe.La dette française est encore considérée comme un investissement en Europe. © Spencer Platt / Getty Images/AFP

Les Cassandre en sont pour leurs frais. Ils annonçaient des tensions sur la dette française au lendemain de la victoire de François Hollande. La France devait ne plus pouvoir emprunter à des taux raisonnables pour financer sa dette. La défiance devait d’abord s’installer dès le lendemain de son élection, le 7 mai. Puis, alors qu’aucun mouvement significatif n’a été observé, ils ont retardé leur sombre prédiction au 16 mai, lors d’une émission de près de 8 milliards d’obligations à 10 ans.

Las ! La France n’a jamais emprunté à des taux aussi bas. Sur le marché secondaire, où les titres français déjà émis par l’Agence France trésor s’échangent entre investisseurs, le taux de l’obligation à 10 ans est tombé jeudi matin à 2,369 %. Mieux, sur les cinq premiers mois de l’année, le coût moyen des émissions de dette à moyen-long terme (de 2 à 50 ans) est ressorti à 2,23 %, contre 2,80 % sur l’ensemble de l’année 2011 et 2,53 % l’année précédente. Si les taux devaient rester à ce niveau toute l’année, le coût de financement de la France tomberait au plus bas depuis la création de la zone euro ! Et le programme d’émission est bien avancé : au 21 mai, la France a émis 98,33 milliards d’euros, soit 55,24 % du montant d’émission prévu cette année (178 milliards d’euros au total, net des rachats de dette).

L’Allemagne ne rapporte plus

Comment expliquer une telle situation alors que la crise fait – plus que jamais – rage dans la zone euro ? La détente sur les taux français est en fait particulièrement sensible depuis le 23 mai. Ce jour-là, l’Allemagne, dont la dette est jugée la plus sûre de la zone euro, a émis pour plus de 4,5 milliards d’euros à deux ans, sans intérêt ! Échaudés par la situation en Grèce, au Portugal, en Irlande mais aussi en Italie et surtout en Espagne, certains investisseurs ont accepté de ne pas être rémunérés pour investir dans la dette allemande ! En réalité, ils ont même payé pour prêter à l’Allemagne, puisque la valeur de leur placement est rognée par l’inflation…

En comparaison, les rendements offerts par la dette française ont paru beaucoup plus attractifs pour un niveau de sécurité jugé encore élevé, en tout cas par rapport à la dette des pays du sud de l’Europe. « La dette de la France est la plus liquide de la zone euro, après celle de l’Allemagne », observe un opérateur de marché. Elle bénéficie encore de son triple A accordé par deux agences de notation sur trois. Comme la dette française, les dettes belge et autrichienne ont d’ailleurs bénéficié du même effet de comparaison avec les rendements désormais offerts par l’Allemagne. En dehors de la zone euro, le mouvement de « fly to quality » (fuite vers la qualité des investisseurs) se traduit par une baisse des taux sur la dette des États-Unis et du Royaume-Uni.

Diversification

Qui fait confiance à la dette hexagonale ? Un observateur note des achats récurrents des banques centrales et, dernièrement, d’investisseurs privés asiatiques, notamment du Japon. Mais les investisseurs français ne sont pas en reste. Attentistes avant les résultats de l’élection présidentielle, ils sont revenus à des positions plus classiques. « Nous cherchons à être de plus en plus adossés aux pays dans lesquels sont souscrits les contrats », expliquait en février le directeur général de CNP Assurances, Gilles Benoist, au quotidien économique Les Échos. « Nos clients italiens, s’il y a des problèmes sur la dette italienne, ne nous en voudront pas si nous avons acheté de la dette italienne ; même chose pour la France. Cela explique nos achats relativement intenses de dette française. »

Ce qui fait dire à un connaisseur que la dette française a l’avantage de ne pas dépendre d’une seule catégorie d’investisseurs, même si elle a l’inconvénient, en cette période, d’être très internationalisée. À la fin 2011, moins d’un tiers de la dette française appartenait à des résidents, les deux tiers restants étant détenus à l’étranger.

Toute la question est de savoir si les marchés garderont la même confiance dans la dette française, une fois les législatives passées, lorsque le gouvernement devra détailler les mesures qu’il compte prendre pour tenir ses objectifs de réduction de déficit public à 3 % d’ici à la fin 2013. Le scénario pourrait aussi être fortement impacté par les élections grecques et une éventuelle sortie du pays de la zone euro ou par l’évolution du système bancaire espagnol.



Hollande : « je n’aime pas les riches »



François Hollande et l’international : entre reniement personnel et trahison de la parole de la France

1/ François Hollande, pour ses premiers sommets internationaux, a crié très fort « victoire » pour masquer que, sur le fond, il avait réussi « l’exploit » de renier à la fois la parole de la France et ses propres engagements de campagne ! D’ailleurs, François Hollande a refusé que des journalistes étrangers participent aux conférences de presse qu’il a données aux Etats-Unis, comme s’il avait eu peur de répondre à leurs questions qui auraient pu être dérangeantes…

2/ Ce G8 n’a abouti à rien de concret ! François Hollande n’a rien proposé hormis de prononcer le mot « croissance », comme si c’était une nouveauté, comme si quelqu’un était hostile à la croissance. En se refusant de s’engager de la discipline budgétaire, qui est aujourd’hui la première condition de la croissance, François Hollande a isolé la France au sein du G8.

3/ A l’OTAN, François Hollande a renié ses promesses de campagne et trahit la parole de la France. François Hollande avait promis durant sa campagne que la France anticiperait son retrait d’Afghanistan avant la fin de l’année 2012, au mépris de la parole donnée à nos alliés de l’OTAN. La France contredit ses engagements vis-à-vis de ses alliés. Ce départ précipité est très complexe sur le plan matériel et risque de mettre nos hommes et les populations locales en danger.

4/ François Hollande n’a pas tenu sa promesse aux Français. Il indiquait que tous nos hommes seraient revenus en France d’ici la fin de l’année 2012. Mais à l’issue du Sommet des 20 et 21 mai, François Hollande nous indique « en 2013 demeureront uniquement des formateurs pour les forces de police et pour les cadres de l’armée afghane ». C’est contraire à son engagement de campagne qui ne faisait aucune distinction entre force combattante et autre présence militaire.

L’Afghanistan et le G8 constituent un cas exemplaire de la politique de gribouille de M. Hollande.



Allô Brice Hortefeux ? C’est Manuel Valls

Allô Brice Hortefeux ? C'est Manuel VallsManuel Valls, nouveau maître de la place Beauvau, communique avec l’ancien locataire Brice Hortefeux.

AFP PHOTO FRED DUFOUR

Manuel Valls, nouveau ministre de l’intérieur, a téléphoné à Brice Hortefeux, l’un des ex-premiers flics de France sous Nicolas Sarkozy, et l’a invité à déjeuner.

Le nouveau ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a téléphoné à l’un de ses prédécesseurs, Brice Hortefeux (UMP), qui lui avait laissé un message.

« Profite bien de ta première journée ! » lui a conseillé le député européen auvergnat, qui l’a aussi félicité du choix de son directeur de cabinet, Jean Daubigny. Manuel Valls a invité l’ami de Nicolas Sarkozy à déjeuner.



Charte de déontologie : Hollande a tout piqué à Fillon



12345...18

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux