PSA : alliance stratégique avec GM

Confirmant les informations de La Tribune, les deux constructeurs annoncent ce mercredi leur mariage. GM entrera à hauteur de 7% dans le groupe tricolore et deviendra son deuxième actionnaire après la famille Peugeot. Des produits communs sortiront en 2016.

PSA Peugeot Citroën et General Motors ont annoncé ce mercredi la création d’une « alliance stratégique mondiale ». Le groupe tricolore va « procéder à une augmentation de capital d’environ un milliard d’euros », souligne un communique conjoint. La famille Peugeot, qui détient 30,9% du capital de PSA, souscrira à hauteur de 150 millions d’euros à cette augmentation de capital. A cette occasion, l’américain « entrera dans le capital à hauteur de 7 %, devenant ainsi le deuxième actionnaire de PSA Peugeot Citroën derrière le groupe familial Peugeot ». Ce nouveau rapprochement stratégique « contribuera à la rentabilité des deux partenaires et améliorera fortement leur compétitivité en Europe », proclame triomphalement le communiqué. Selon les termes de l’accord, PSA et GM « partageront certaines plates-formes, modules et composants, sur une base mondiale, pour réduire les coûts de développement et réaliser des économies d’échelle industrielles.

Petites voitures

PSA et General Motors « se concentreront sur les véhicules particuliers de petite et moyenne taille, les monospaces et les « crossovers » (4×4) ». Par la suite, les deux partenaires « prévoient de développer conjointement une nouvelle plateforme pour les véhicules à faibles émissions de CO2″. L’accord doit permettre par ailleurs aux deux groupes d’ »opérer sous la forme d’une seule et même structure d’achat à l’échelle mondiale pour leur approvisionnement en matières premières, composants et services auprès des fournisseurs », avec un « volume d’achat combiné de 125 milliards de dollars (95 milliards d’euros) ».

1,5 milliard de synergies

Le montant total des synergies « attendues de l’alliance s’élève à environ deux milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) par an d’ici à cinq ans. » Ces synergies auront certes un « bénéfice limité les deux premières années », préviennent les deux partenaires. Elles devraient se « répartir à égalité entre les deux sociétés ». L’alliance « sera dirigée par un comité de pilotage global qui regroupera, à parité, les dirigeants des deux sociétés ».

Pas de réciprocité

« PSA restera pleinement français, la famille Peugeot en demeurant durablement le premier actionnaire », a aussitôt réagi Eric Besson, ministre de l’Industrie, ajoutant : « cet accord est une bonne nouvelle pour notre industrie automobile et pour ses salariés ». Bonne nouvelle? Voire. Car cette alliance apparaît a priori bien… inégale. Si GM rentrera dans le capital de PSA, il n’est pas prévu à ce stade de réciprocité! Rien à voir avec la prise de contrôle du japonais Nissan par Renault en 1999! Par ailleurs, les premiers fruits de cette alliance n’interviendront pas immédiatement. « Les premiers véhicules issus d’une plate-forme commune seront commercialisés à partir de 2016″, indiquent les deux constructeurs dans leur communiqué. Or, PSA a besoin de solutions rapides pour sortir de la crise dans laquelle il est englué.

Casse sociale

Cette alliance sera essentiellement centrée sur l’Europe, où PSA et Opel, filiale allemande de GM, sont en concurrence frontale! Aucune complémentarité sur ce plan. comme l’auraient été des accords avec BMW par exemple.P ar ailleurs, les activités de GM en Europe sont déficitaires depuis une décennie, malgré des plans de restructuration à répétion. Opel est le constructeur malade de l’Europe. Ce n’est donc pas a priori le partenaire idéal pour le français. Dans la perspective des prochaines élections en France, le communiqué conjoint évite toute allusion aux inévitables problèmes de surcapacités qui vont se poser avec cet accord. Opel est fortement surcapacitaire, même s’il a récemment fermé son site belge. PSA aussi. Une casse sociale est à prévoir, très délicate à gérer politiquement.Confirmant les informations de La Tribune, les deux constructeurs annoncent ce mercredi leur mariage. GM entrera à hauteur de 7% dans le groupe tricolore et deviendra son deuxième actionnaire après la famille Peugeot. Des produits communs sortiront en 2016.

PSA Peugeot Citroën et General Motors ont annoncé ce mercredi la création d’une « alliance stratégique mondiale ». Le groupe tricolore va « procéder à une augmentation de capital d’environ un milliard d’euros », souligne un communique conjoint. La famille Peugeot, qui détient 30,9% du capital de PSA, souscrira à hauteur de 150 millions d’euros à cette augmentation de capital. A cette occasion, l’américain « entrera dans le capital à hauteur de 7 %, devenant ainsi le deuxième actionnaire de PSA Peugeot Citroën derrière le groupe familial Peugeot ». Ce nouveau rapprochement stratégique « contribuera à la rentabilité des deux partenaires et améliorera fortement leur compétitivité en Europe », proclame triomphalement le communiqué. Selon les termes de l’accord, PSA et GM « partageront certaines plates-formes, modules et composants, sur une base mondiale, pour réduire les coûts de développement et réaliser des économies d’échelle industrielles.

Petites voitures

PSA et General Motors « se concentreront sur les véhicules particuliers de petite et moyenne taille, les monospaces et les « crossovers » (4×4) ». Par la suite, les deux partenaires « prévoient de développer conjointement une nouvelle plateforme pour les véhicules à faibles émissions de CO2″. L’accord doit permettre par ailleurs aux deux groupes d’ »opérer sous la forme d’une seule et même structure d’achat à l’échelle mondiale pour leur approvisionnement en matières premières, composants et services auprès des fournisseurs », avec un « volume d’achat combiné de 125 milliards de dollars (95 milliards d’euros) ».

1,5 milliard de synergies

Le montant total des synergies « attendues de l’alliance s’élève à environ deux milliards de dollars (1,5 milliard d’euros) par an d’ici à cinq ans. » Ces synergies auront certes un « bénéfice limité les deux premières années », préviennent les deux partenaires. Elles devraient se « répartir à égalité entre les deux sociétés ». L’alliance « sera dirigée par un comité de pilotage global qui regroupera, à parité, les dirigeants des deux sociétés ».

Pas de réciprocité

« PSA restera pleinement français, la famille Peugeot en demeurant durablement le premier actionnaire », a aussitôt réagi Eric Besson, ministre de l’Industrie, ajoutant : « cet accord est une bonne nouvelle pour notre industrie automobile et pour ses salariés ». Bonne nouvelle? Voire. Car cette alliance apparaît a priori bien… inégale. Si GM rentrera dans le capital de PSA, il n’est pas prévu à ce stade de réciprocité! Rien à voir avec la prise de contrôle du japonais Nissan par Renault en 1999! Par ailleurs, les premiers fruits de cette alliance n’interviendront pas immédiatement. « Les premiers véhicules issus d’une plate-forme commune seront commercialisés à partir de 2016″, indiquent les deux constructeurs dans leur communiqué. Or, PSA a besoin de solutions rapides pour sortir de la crise dans laquelle il est englué.

Casse sociale

Cette alliance sera essentiellement centrée sur l’Europe, où PSA et Opel, filiale allemande de GM, sont en concurrence frontale! Aucune complémentarité sur ce plan. comme l’auraient été des accords avec BMW par exemple.P ar ailleurs, les activités de GM en Europe sont déficitaires depuis une décennie, malgré des plans de restructuration à répétion. Opel est le constructeur malade de l’Europe. Ce n’est donc pas a priori le partenaire idéal pour le français. Dans la perspective des prochaines élections en France, le communiqué conjoint évite toute allusion aux inévitables problèmes de surcapacités qui vont se poser avec cet accord. Opel est fortement surcapacitaire, même s’il a récemment fermé son site belge. PSA aussi. Une casse sociale est à prévoir, très délicate à gérer politiquement.



IBM progresse vers l’ordinateur quantique du futur

Les chercheurs d’IBM ont établi un nouveau record : le plus long temps de décohérence dans un circuit d’ordinateur quantique. L’exploit n’est pas mince : si un jour ce temps s’allonge suffisamment pour un nombre de « qubits » assez grand, une nouvelle ère technologique s’ouvrira.

Les bits d’information des ordinateurs classiques sont simplement des nombres binaires que l’on peut manipuler selon des principes en partie établis par les travaux d’Alan Turing. Mais avec des qubits d’informations, des états de machine qui sont des superpositions de « 0 » et de « 1 », des calculs en parallèle d’une très grande puissance et d’une très grande rapidité deviennent possibles, brisant les limites physiques des ordinateurs basées sur les lois de la physique classique. Avec une telle information quantique, 250 qubits suffiraient pour faire des calculs nécessitant d’enregistrer un bit d’information classique par atome présent dans l’univers observable.

L’un des tout premiers chercheurs qui a exploré les possibilités offertes par des ordinateurs quantiques fut le prix Nobel de physique Richard Feynman.

La cavité micro-onde en cuivre ouverte avec, en noir sur une surface translucide, le circuit supraconducteur portant un qubit. Un inch (pouce) vaut 2,54 cm.IBM progresse vers l'ordinateur quantique du futur dans Economie pt-loupe
La cavité micro-onde en cuivre ouverte avec, en noir sur une surface translucide, le circuit supraconducteur portant un qubit. Un inch (pouce) vaut 2,54 cm. © IBM Research

On a déjà réalisé des ordinateurs quantiques mais leur puissance reste très faible car n’importe quelle calculatrice programmable des années 1970 les battrait aisément. Pour réellement concurrencer des machines comme le Curie, le supercalculateur de Bull à 2 pétaflops, il faut un assez grand nombre de qubits.

Des qubits avec jonctions Josephson supraconductrices

Malheureusement, cela veut dire qu’il faut exorciser le démon de la décohérence dont on sait qu’il intervient pour résoudre le paradoxe du chat de Schrödinger.

IBM vient d’annoncer que ses ingénieurs avaient réussi à défier le démon et à le battre partiellement en utilisant, entre autres, un dispositif exploitant le phénomène de la supraconductivité.

La porte logique quantique utilisée dans le circuit supraconducteur 2D des chercheurs d'IBMpt-loupe dans La une
La porte logique quantique utilisée dans le circuit supraconducteur 2D des chercheurs d’IBM. © IBM Research

Une jonction Josephson a ainsi été suspendue dans une cavité micro-onde et ce circuit supraconducteur qualifié de 3D a permis d’atteindre un temps de résistance à la décohérence de 100 microsecondes, ce qui améliore les résultats précédemment obtenus d’un facteur de 2 à 4 selon les chercheurs d’IBM.

Un autre dispositif supraconducteur, qualifié lui de 2D, a été réalisé avec une puce et le temps de résistance à la décohérence a été cette fois de 10 microsecondes.

Ces éléments n’ont pas été choisis au hasard car ils devraient pouvoir être multipliés à grande échelle dans le futur. Si notre conscience repose sur des processus de traitement de l’information quantiques, peut-être, d’ici quelques dizaines d’années, l’équivalent de la puce synaptique d’IBM (devenue quantique) permettra-t-elle de réaliser le rêve d’Alan Turing, à savoir de la conscience artificielle.

Toutefois, pour beaucoup, exorciser définitivement le démon de la décohérence quantique tiendrait du miracle. On verra bien… peut-être vers 2045.



NS à MONTPELLIER le 28 février 2012

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EXCLU RTL – Nicolas Sarkozy, Président de la République



L’innovation au coeur de la crise… et de la reprise

Au coeur des grandes crises économiques, se love toujours un couple infernal, celui formé par l’innovation, entendue comme une invention qui trouve son marché, et son double, la consommation. C’est cet extraordinaire mouvement qui traverse les siècles et reste central dans l’explication de nos déboires actuels, que raconte le nouvel et foisonnant ouvrage des économistes Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur (1).

Quel rapport entre la crise actuelle et l’innovation ? Côté pile, l’innovation est un peu responsable de nos malheurs. Ce sont les technologies de l’information, grande révolution industrielle de la fin du siècle dernier, qui ont permis la circulation continue des capitaux, l’imagination financière débridée et la connexion en temps réel de toutes les économies de la planète.

Côté face, le choc de l’environnement et des matières premières nous renvoie aujourd’hui en pleine figure l’impréparation de nos sociétés à des mouvements pourtant visibles depuis de nombreuses années. On n’a pas assez innové dans ce domaine. C’est pourquoi, pour les auteurs, le tremblement de terre actuel n’est pas uniquement une crise de la demande et de la finance, comme l’affirment certains, mais aussi une crise de la consommation et de l’innovation. D’un coup, il n’y a plus adéquation entre le consommateur, ses désirs, ses moyens financiers et les produits qu’on lui propose. La norme de consommation est en train de changer.

L’économiste David Flacher distingue 4 normes dans l’histoire récente. La première, la plus rudimentaire, était celle d’avant le XVII siècle, la seconde est apparue au XVIII avec le développement fantastique des indiennes, ces cotonnades venues d’Asie, mais aussi de la porcelaine. On passe de l’inusable au cassable et l’on découvre la mode. La troisième norme est celle du XIX, caractérisée par l’apparition d’un début de classe moyenne avide de produits moins haut de gamme, plus industriels, donc moins chers. La quatrième est la société de consommation de l’après-guerre, enfantée dans la douleur par la crise de 1929. Celle-ci est née d’une inadéquation entre une innovation technologique et industrielle débridée, notamment dans l’automobile, face à l’absence d’une vraie classe moyenne solvable. Les profits des entreprises, insuffisamment redistribués, ont alimenté une spéculation boursière effrénée. Dix ans de récession et une guerre ont été nécessaires pour donner naissance à une grande classe moyenne qui a alimenté la croissance des Trente Glorieuses.

La mondialisation a cassé ce progrès continu, maintenu artificiellement par l’endettement au début des années 2000. Une nouvelle norme émerge donc avec de nouveaux besoins, plus qualitatifs, plus en phase avec les nouvelles préoccupations mondiales, du moins dans les pays développés : l’énergie, l’écologie, la démographie et le vieillissement. Or l’histoire nous enseigne que ces normes de consommation ne naissent pas des innovations mais souvent les précèdent, puis les accompagnent et les attisent, comme le vent sur la braise. La folie des indiennes du XVIII siècle a créé le terreau pour le développement de l’industrie du tissage, point de départ de la première révolution industrielle. C’est donc maintenant que se jouent les vingt prochaines années et qu’il faut mettre en place des structures et des moyens pour favoriser et accélérer l’émergence de cette nouvelle innovation répondant à ces nouveaux besoins. Cela passe à la fois par une stimulation financière forte. On en trouve la trace dans de nombreux plans de relance, en Amérique, au Japon ou en Corée.

Mais cela demande aussi la mise en place de ce qu’Alain Villemeur appelle le « système d’innovation ». C’est-à-dire l’environnement favorable au développement d’entreprises innovantes : infrastructures, laboratoires de recherche publics et privés, universités, financiers prêts à prendre des risques. Dans ce domaine, le modèle le plus abouti est l’américain, qui a su créer un écosystème très fertile mêlant aides indirectes de l’Etat et initiative privée. Mais, là-bas aussi, le débat fait rage sur le rôle de l’innovation. Récemment, l’économiste éditorialiste de « Business Week » (2) Michael Mandel développait la thèse d’une crise née d’une insuffisante focalisation sur l’innovation. On croyait la croissance américaine fondée sur son dynamisme technologique alors qu’elle ne reposait que sur l’emprunt et les placements obligataires. Résultat, les ravages de la mondialisation n’ont pas été suffisamment compensés par l’innovation locale.

Et la France dans tout ça ? L’innovation décentralisée, l’écosystème harmonieux, les PME dynamiques, ce n’est pas son fort. Seul point positif, la création des pôles de compétitivité, unanimement reconnus comme l’embryon d’un système d’innovation qu’il faudra conforter autrement que par de nouveaux TGV, autoroutes et autres rustines keynésiennes du siècle dernier.

(1) « L’Innovation au coeur de la croissance »,Jean-Hervé Lorenzi et Alain Villemeur éd. Economica.
(2) « Innovation Interrupted », Michael Mandel, « Business Week », 15 juin 2009.



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