Etats-Unis: Un bug affecte 50 missiles nucléaires

Pendant 45 minutes samedi dernier, l’armée américaine a perdu le contrôle de 50 missiles nucléaires, a-t-on appris mercredi soir. Cet épisode agite la polémique dans la presse d’outre-Atlantique, après plusieurs incidents similaires.

missile minuteman 3Etats-Unis: Un bug affecte 50 missiles nucléaires  dans La une blank Tir d’un missile balistique intercontinental Minuteman. (Reuters)

Les Etats-Unis font-ils n’importe quoi avec leur arsenal nucléaire? Il y a une semaine, l’ancien chef d’Etat major de Bill Clinton, alors locataire de la Maison blanche, révélait que les codes permettant de déclencher une frappe nucléaire avaient été perdus pendant des mois en 2000. Mercredi, la révélation d’un nouvel incident a jeté le doute sur la fiabilité de la dissuasion militaire américaine. Cette fois, l’armée a perdu la liaison avec 50 de ses 450 missiles à longue portée Minuteman III à cause d’un bug informatique.

Piratage impossible

La base F.E. Warren, dans l’Etat américain du Wyoming, a perdu le contact samedi avec les missiles lorsque cinq ordinateurs sont tombés en panne. Selon le site du magazine The Atlantic qui a révélé l’affaire mercredi, certains systèmes de sécurité incorporés aux missiles – alarmes anti-intrusion et anti-séparation de la tête nucléaire – étaient également coupés. Après le redémarrage des systèmes fautifs, les communications ont été rétablies 45 minutes plus tard. D’après le site du journal, il est pratiquement impossible de pirater ces systèmes. La cause précise de la défaillance informatique pourrait être un problème sur un câble souterrain.

“Nous n’avons jamais connu quelque chose d’aussi gros”, a indiqué un officier cité par The Atlantic. “De temps à autre, il arrive qu’un ou deux missiles soient déconnectés et plusieurs têtes nucléaires sont régulièrement hors service pour maintenance. On peut gérer une perte de liaison avec 5, 6 ou 7 à la fois, mais nous n’avons jamais perdu totalement le contrôle sur 50 missiles.” Il apparaît néanmoins que les inquiétudes se focalisent non pas sur un éventuel risque de lancement accidentel, mais plutôt sur l’incapacité à déclencher un tir.

Une technologie des années 1950

L’armée américaine affirme n’avoir jamais perdu le contrôle de ces armes et promet, selon Fox News, qu’à “aucun moment, la capacité opérationnelle n’a été compromise”. Une version officielle que les médias mettent à mal. La chaîne de télévision NBC cite ainsi un ancien officier responsable du contrôle des missiles, Bruce Blair, pour qui “pendant une courte période, les missiles n’auraient pas pu être tirés”. Ces missiles, répartis dans des silos sur tout le territoire des Etats-Unis, sont en service depuis le début des années 1970. Selon Bruce Blair, les ordinateurs contrôlant les Minuteman III sont d’une technologie ancienne, “des années 1950”. Ces armes sont les fleurons de la Guerre froide, dotées d’une portée longue d’environ 10.000 kilomètres.

Un incident similaire avait frappé il y a douze ans les bases Minot, dans le Dakota du Nord, et Malmstrom, dans le Montana. En 2008, le secrétaire à la Défense Robert Gates avait renvoyé le chef civil de l’U.S. Air Force après une série de problèmes liés aux armes nucléaires. Un bombardier stratégique B-52 avait notamment survolé le territoire américain avec ses missiles nucléaires armés. Autant de défaillances qui ont de quoi inquiéter: selon des chiffres révélés en mai 2010 par l’administration Obama, les Etats-Unis possèdent actuellement 5.113 têtes nucléaires.



« L’espionnage reste une menace importante »

Bernard Bajolet, le premier coordonnateur national du renseignement, détaille les risques qui pèsent sur la France et décrypte son rôle à l’Elysée.

 

Les alertes antiterroristes se multiplient en Europe. Sur quoi se fondent-elles?

Elles reposent sur des éléments convergents qui proviennent d’abord de notre environnement proche, par exemple Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), dont les responsables désignent la France comme la « mère de tous les maux ». Les services sont aussi attentifs au retour éventuel de quelques dizaines de ressortissants occidentaux, après un séjour dans la zone afghano-pakistanaise. Globalement, le climat s’est alourdi ces derniers mois. Nos partenaires européens effectuent les mêmes observations. A ce stade, nos renseignements ne font état d’aucun projet précis et immédiat d’attentat en France, mais une grande vigilance s’impose et notre action se situe autant que possible en amont.

J-P Guilloteau/L’Express

Bernard Bajolet, premier coordonnateur national du renseignement.

Les services sont aussi mobilisés par la lutte contre la prolifération nucléaire…

Il s’agit d’une activité moins spectaculaire que la lutte antiterroriste. Elle est cependant vitale. La DGSE, la DRM, la DCRI, mais aussi les autres services (douanes, par exemple), ont acquis une expérience incontestable dans ce domaine. Nous avons pu ainsi empêcher certains transits de matériels sur notre territoire. Les industriels français fabriquant des produits à double usage, civil et militaire, sont également attentifs aux tentatives d’approche, parfois indirectes, de sociétés douteuses. L’Iran est l’une de nos principales préoccupations, compte tenu des implications de ses programmes sur la stabilité du Moyen-Orient, mais ce pays n’est pas le seul en cause.

Faites-vous allusion au Pakistan?

Cette situation concerne beaucoup de pays… Cependant, la lutte vise aussi la prolifération des armes biologiques et chimiques, ces dernières étant plus faciles à manier, ou le trafic d’armes. Dans la décennie à venir, la criminalité organisée détrônera sans doute le terrorisme en termes de menace. On observe déjà les conséquences inquiétantes des trafics de stupéfiants, sur notre sol, en matière de santé publique ou de délinquance, mais aussi de stabilité des Etats traversés par ces flux, en Afrique de l’Ouest ou en Asie centrale.

Les grandes affaires d’espionnage ne font plus la une de l’actualité…

L’espionnage constitue toujours une menace importante, même s’il a changé de nature. Après la chute du mur de Berlin, en 1989, nous avons eu la tentation de baisser la garde. Elle a été relevée, car nous avons constaté une hausse de l’activité de certains services sur notre territoire ou à l’encontre de nos intérêts.

Que recherchent en priorité les espions étrangers?

Les données économiques et scientifiques font aujourd’hui l’objet de toute leur attention, mais ils ne négligent pas, bien sûr, les traditionnelles informations politiques, stratégiques et militaires. Aux méthodes classiques, telles que le recrutement de sources, s’ajoute l’arme informatique. A l’avenir, la guerre sera aussi informatique, compte tenu de la dépendance de nos Etats et de nos sociétés en la matière. Nous constatons, presque chaque jour, des incidents, parfois de grande ampleur, lors d’intrusions dans des systèmes de données ou à l’occasion de visites de délégations étrangères, sans parler des négligences de cadres qui se font voler leur ordinateur professionnel ou une clef USB.

Vous êtes le premier « coordonnateur du renseignement ». Comment harmonisez-vous le travail de services secrets traditionnellement rivaux?

Je me vois avant tout comme un « facilitateur ». Les services forment aujourd’hui une équipe, avec un chef qui n’a pas vocation à être un écran infranchissable entre eux et le président de la République. Etant donné leur histoire et leur statut hétérogène, les services n’auraient pas accepté une tutelle opérationnelle de ma part. Une fois par mois, les six directeurs se réunissent à mon côté. Des réunions plus restreintes se tiennent en fonction des sujets.

Je crois pouvoir dire qu’il existe une atmosphère de vraie coopération. Les liens personnels, par exemple entre les directeurs de la DGSE, de la DCRI et moi-même, y contribuent. Je dois également veiller au financement des grands programmes d’investissement technologiques. Et proposer des arbitrages, comme ce fut le cas récemment avec Musis, le programme européen d’imagerie par satellite, qui doit succéder à Helios II B à la fin de 2016, ou pour les priorités de recherche de nos services.

Des voix se sont élevées pour dénoncer la mainmise de l’Elysée sur le renseignement. Fallait-il placer le coordonnateur auprès de la présidence?

C’était inévitable dans notre système institutionnel, car si le coordonnateur n’y était pas, les services y trouveraient toujours une autre instance d’appel. Jusqu’à une date récente, les responsables politiques avaient tendance à se méfier des services, considérés comme sulfureux. Un important travail d’assainissement a été réalisé par Nicolas Sarkozy, avec la suppression du renseignement politique et des activités du type « carnets noirs ». Le président est le chef des armées et le garant de la sécurité nationale. Il est donc également le chef des services de renseignement et assume ce rôle.

Aujourd’hui, les informations remontent de manière plus systématique au chef de l’Etat. Nous les collectons, puis sélectionnons celles qui nous paraissent devoir être portées à sa connaissance ainsi qu’à celle du Premier ministre. Cette appropriation par le politique s’est aussi traduite par la création de la délégation parlementaire au renseignement.

Les services ont récemment été utilisés pour identifier la source d’un journaliste du Monde. Les mauvaises habitudes ont décidément la vie dure…

Ce à quoi vous faites allusion ne me paraît pas remettre en cause le travail de la Commission nationale des interceptions de sécurité, ni la loi de 1991 qui l’a créée, ni l’action de nos services. Il reste que le paysage des télécommunications a énormément évolué au cours des vingt dernières années. Il faut en tenir compte, en recherchant le juste équilibre entre nos impératifs de sécurité – et donc les besoins des services – et le légitime souci de protection des libertés individuelles.



France Télécom annonce une forte baisse des tarifs téléphoniques fixes

France Télécom annonce une baisse de plus de moitié du coût des appels sur ses lignes fixes. Dès ce jeudi 21 octobre, la tarification par zones disparaît : « Un seul tarif sera en vigueur pour tous les appels, depuis et vers une ligne fixe, en France métropolitaine », indique Louis-Michel Aymard, porte-parole du groupe.

7 millions de clients concernés

Ces réductions ne concernent que les abonnés au tarif général de France Télécom. Soit 7 millions de clients, pour 150 à 200 millions d’appels par an.

En revanche, ces réductions ne s’appliquent pas à ceux qui ont déjà souscrit à des tarifs spéciaux ou des forfaits sur leurs lignes fixes, ni aux 7,4 millions d’abonnés aux offres « triple play » combinant téléphone-internet-télévision.

Baisse de plus de 25 % sur le coût de mise en relation

Pour les bénéficiaires, la baisse sera « de plus de 25 % sur le coût de mise en relation, de plus de 55 % sur le prix-minute en heures pleines et de plus de 65 % sur les prix-minute en heures creuses », précise France Télécom.

Concrètement, les tarifs heures pleines (du lundi au vendredi de 8h à 19h) passeront de 6,7 à 2,8 centimes la minute et ceux des heures creuses (en semaine de 19h à 8h, ainsi que les week-ends et jours fériés) de 4,5 à 1,4 centimes par minute.

Baisse historique

La baisse est qualifiée d’historique par France Télécom. Elle s’explique par l’engagement pris par l’entreprise de répercuter sur la facture du client les baisses des prix de gros des communications fixes vers les mobiles.

France Télécom a également annoncé que les appels d’une ligne fixe vers les numéros de téléphonie par internet (numéros commençant par 09 7…) seront désormais alignés sur le prix des communications locales. Cela représente une baisse de 36 % en heures creuses.

20 % de baisse pour les Dom

Quant aux clients France Télécom des Départements d’outre-mer (Dom), ils bénéficieront d’environ 20 % de baisse tarifaire sur les appels depuis les fixes des Dom vers les mobiles de métropole.

Par ailleurs, les communications fixes à fixes entre plusieurs zones de Guyane ou entre les îles de la Guadeloupe, la Martinique, et Saint Martin-Saint Barthélémy, qui auparavant étaient facturées comme des communications nationales, deviennent des communications locales.



UNION EUROPÉENNE – La durée du congé de maternité varie selon les pays

Les députés européens ont proposé mercredi de porter à 20 semaines la durée du congé de maternité dans l’UE et instauré le principe d’un congé de paternité. Aujourd’hui, la durée du congé de maternité varie de façon importante d’un État européen à un autre. Voici quelques exemples :

- ALLEMAGNE : 14 semaines pour la mère qui reçoit 100 % de son salaire

- BELGIQUE : 15 semaines (jusqu’à 19 semaines en cas de naissances multiples). Pendant le premier mois, une indemnité de 82 % du salaire est versée, ensuite celle-ci descend à 75 %. Le père dispose d’un congé de 10 jours.

- DANEMARK : 18 semaines. Les hommes disposent de deux semaines de congé après la naissance. Selon la plupart des conventions collectives, les indemnités versées aux parents représentent 100 % du salaire.

- ESPAGNE : 16 semaines, dont une partie peut être transférée au père. L’indemnisation correspond à 100 % du salaire.

- FRANCE : 16 semaines, indemnisées à 100 % du salaire de base. Le père dispose de 14 jours de congé (dont 11 de congé de paternité), et 21 en cas de naissances multiples.

- ITALIE : 5 mois rémunérés au moins à 80 % du salaire, mais souvent payés à 100 % par l’employeur. Il existe un congé de paternité applicable sous certaines conditions.

- PAYS-BAS : 16 semaines avec versement du salaire à 100 %. Un congé de deux jours existe pour les pères.

- POLOGNE : De 22 à 40 semaines, selon le nombre d’enfants nés, et rémunérées 100 % du salaire. Un congé paternité d’une semaine a été instauré cette année.

- PORTUGAL : 6 mois ou 5 mois dont 30 jours peuvent être partagés avec le père de congé « parental » rémunéré à 83 % du salaire de base

- REPUBLIQUE TCHÈQUE : 28 à 37 semaines (selon le nombre de naissances) pendant lesquelles est versée une indemnité mensuelle représentant 69 % du salaire.

- ROUMANIE : 126 jours rémunérés à 85 % du salaire. Le père peut obtenir cinq jours de congé après la naissance de l’enfant.

- ROYAUME-UNI : Le congé maternité est de 52 semaines, les six premières étant indemnisées à environ 90 % du salaire, les 33 suivantes plafonnées à 125 livres (environ 151 euros). Le congé de paternité est versé pendant deux semaines à hauteur de 90 % du salaire, plafonné à 125 livres.

- SLOVAQUIE : 28 semaines. Les indemnités représentent 55 % du salaire et sont limitées à environ 500 euros par mois. Les pères peuvent bénéficier des mêmes conditions.

- SUÈDE : 14 semaines. La Suède possède un système de congé parental flexible, qui peut être transféré au père, et qui peut aller jusqu’à 480 jours, payés à hauteur de 80 % du salaire.



Retraites. Près de 3,5 millions de manifestants selon la CFDT

La mobilisation de mardi contre la réforme des retraites a été « équivalente » au 12 octobre, avec près de 3,5 millions de manifestants en France, a estimé la CFDT à l’issue de la journée de la sixième journée de mobilisation depuis la rentrée de septembre.

 

« Il y a moins de grévistes mais toujours autant de manifestants », a déclaré à la presse le numéro un de la CFDT François Chérèque avant le départ du cortège parisien, en lançant « un appel au calme » et « à ne pas céder aux provocations » émanant « de groupes de provocateurs ou de la police ». Interrogé sur la suite du mouvement, M. Chérèque a répondu qu’ »il y aura peut-être d’autres journées d’action, mais quand, je ne sais pas ».

 

Assurant qu’ »il y aura une réponse intersyndicale », il a souligné que « le vote vraisemblable au Sénat, l’arrivée des vacances de la Toussaint ne nous incitent pas à arrêter mais à trouver une autre réponse ». « On trouvera une suite collectivement », a poursuivi le secrétaire général de la CFDT. De son côté, le président de l’Unsa (autonomes), Alain Olive, a affirmé avant le départ de la manifestation n’avoir « a priori pas de solutions toutes faites » pour la suite, observant que « la situation évolue d’heure en heure, il y a la question des raffineries, le problème des jeunes ».

 

Observant qu’ »un projet de loi et une loi ce n’est pas la même chose » et que « les façons de les contester ne peuvent pas être les mêmes », M. Olive a estimé qu’ »il faut continuer à ancrer dans l’opinion l’idée que cette loi même votée (…) est entachée d’une telle illégitimité que quelque part il faudra la revoir ».

 

Pour son homologue de la CFTC, Jacques Voisin, une autre mobilisation « est envisageable » après le vote de la loi mais « il faut trouver les conditions d’une mobilisation maximum, donc ce serait sûrement après les vacances ». « Ce n’est pas parce que la loi sera votée qu’elle sera juste. C’est légitime de continuer à agir pour la faire bouger », a-t-il considéré, ajoutant qu’ »il faut trouver un moyen de rouvrir la discussion avec le gouvernement » qui, « par sa quasi surdité, provoque cette situation ».

 

Quelque 1.100.000 personnes ont manifesté en France mardi contre la réforme des retraites, dans 260 rassemblements et défilés, a annoncé le ministère de l’Intérieur, qui juge cette participation « inférieure » à celle du 12 octobre avec 1.230.000 manifestants.



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