Une protéine lutte doublement contre la maladie d’Alzheimer

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont montré que la protéine SIRT1, connue pour être impliquée dans la protection contre le vieillissement, est aussi capable de limiter l’apparition des plaques amyloïdes, responsables de la maladie d’Alzheimer. Une cible à étudier pour le développement de traitements.

 

La maladie d’Alzheimer est la première cause de démence chez les personnes âgées, et touche actuellement 26 millions de personnes dans le monde. D’un point de vue biologique, elle est caractérisée par l’apparition et l’accumulation de plaques séniles, ou plaques amyloïdes dans le cerveau, qui perturbent son bon fonctionnement. Ces plaques sont composées de peptides beta-amyloïdes aussi appelés Aβ, qui proviennent de la dégradation des protéines APP (Amyloïd Protein Precursor) par la β-sécrétase. Un des moyens de lutter contre la maladie serait donc de réduire le clivage.

 

Les chercheurs possèdent un modèle de la maladie chez la souris, où les symptômes et les causes moléculaires de la maladie sont équivalents à ceux retrouvés chez l’homme. Grâce à ce modèle murin, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont voulu comprendre le lien entre une protéine impliquée dans le vieillissement, la protéine SIRT1, et la maladie d’Alzheimer, elle-même due à l’âge.

 

En effet, la protéine SIRT1 appartient à la famille des « sirtuines » qui régulent beaucoup de voies cellulaires, notamment celles impliquées dans le stress et dans la privation calorique. De plus, il y a 15 ans, les chercheurs avaient montré l’implication de la protéine sirtuine de levure, nommée SIR2, dans la longévité cellulaire, et le rôle de la protéine avait été confirmé chez le ver, la souris et le rat.

 

Les  plaques amyloïdes, taches sombres révélées par un anticorps spécifique  du peptide Aβ, sont plus nombreuses chez les souris modèles  de la maladie exprimant la protéine SIRT1 à un taux normal (à gauche),  que chez les souris surexprimant SIRT1 (à droite). Une protéine lutte doublement contre la maladie d’Alzheimer dans La une pt-loupe
Les plaques amyloïdes, taches sombres révélées par un anticorps spécifique du peptide Aβ, sont plus nombreuses chez les souris modèles de la maladie exprimant la protéine SIRT1 à un taux normal (à gauche), que chez les souris surexprimant SIRT1 (à droite). © MIT / Cell

 

SIRT1 : 2 effets protecteurs

 

Dans un article du journal Cell, les chercheurs ont montré que la surexpression de la protéine SIRT1, chez les souris modèles de la maladie d’Alzheimer, inhibe l’apparition des plaques amyloïdes et ralentit la progression des symptômes de la maladie. A l’inverse, la mutation du gène sirt1 provoque la suraccumulation des plaques amyloïdes et l’aggravation des symptômes.

 

Les chercheurs ont analysé, au niveau moléculaire, le mécanisme impliquant SIRT1 dans la lutte contre la formation des plaques amyloïdes. La protéine SIRT1 possède des fonctions de déacétylase : elle a la capacité d’éliminer des modifications chimiques, de type acétyle, d’une autre protéine, nommée RARβ. En temps normal, RARβ inhibe l’expression de l’α-sécrétase. Lorsque RARβ est déacétylée par SIRT1, l’α-sécrétase peut être exprimée et cliver les protéines APP en des peptides différents de ceux formés par la β-sécrétase. Ainsi, plus l’α-sécrétase est active, moins la β-sécrétase a accès aux protéines APP pour former les peptides beta-amyloïdes pathogènes.

 

De plus, la surexpression de l’α-sécrétase grâce à SIRT1 permet aussi d’activer la voie de réparation des neurones endommagés : la voie Notch. La protéine SIRT1 a donc deux actions protectrices contre la maladie d’Alzheimer : la production compétitrice de peptides inoffensifs, et l’activation d’une voie cellulaire de protection des neurones.

 

Les scientifiques parlent déjà du développement potentiel de traitements thérapeutiques ou préventifs suite à cette découverte : des activateurs de la protéine SIRT1, impliqués dans la protection contre le vieillissement et la maladie d’Alzheimer, risquent de bientôt voir le jour.



Iter: la fusion nucléaire contrôlée ou la quête d’une énergie quasi illimitée

PARIS – La fusion nucléaire contrôlée, au coeur du projet de réacteur expérimental international Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor), s’inscrit dans la quête d’une énergie plus « propre » et quasi illimitée, en domestiquant l’énergie qui fait briller le soleil.

Le réacteur Iter, qui implique le Japon, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Russie, l’Union européenne et l’Inde, doit être construit à Cadarache (Bouches-du-Rhône), avec début des travaux cet été, comme l’a confirmé mercredi le conseil de l’organisation.

La fusion thermonucléaire contrôlée, qui doit faire l’objet de recherches au sein d’Iter, est considérée comme une solution de rechange à la fission nucléaire, source de déchets radioactifs pendant des milliers d’années.

Mise en jeu dans les centrales électronucléaires actuelles, la fission se traduit par la fragmentation du noyau d’un gros atome pour obtenir de l’énergie.

A l’inverse, la fusion nucléaire contrôlée consiste à faire fusionner les noyaux de différents types (isotopes) d’atomes d’hydrogène pour former de l’hélium.

Pour être rentable, tout processus de fusion nucléaire doit produire davantage d’énergie qu’il en consomme pour réunir les noyaux de deux petits atomes en un seul.

Afin de vaincre la répulsion entre les atomes, les réactions de fusion nécessitent des températures de l’ordre de 100 millions de degrés.

La matière est alors à l’état de plasma : les atomes sont dépouillés de tout ou partie de leurs électrons. Ce quatrième état de la matière – après solide, liquide et gaz – consiste en une « soupe » de particules, des ions positifs et des électrons négatifs, parcourue par des courants électriques.

Au coeur du réacteur Iter, ce plasma, confiné grâce à des aimants, doit être chauffé dans des chambres à vide de forme cylindrique inventées par les Russes, des tokamaks (acronyme formé à partir des mots russes courant, chambre et magnétique).

Une première tentative de fusion d’atomes d’hydrogène est prévue fin 2019, tandis que le processus final de fusion utilisant du tritrium et du deutérium, deux isotopes de l’hydrogène, ne serait lancé qu’en 2026-2027 selon le conseil de mercredi.

Ressource très abondante, le deutérium peut être facilement extrait de l’eau, qui en contient jusqu’à 40 milligrammes par litre.

Au-delà de la voie du « confinement magnétique » choisie pour Iter, d’autres projets, dont le futur Laser Megajoule (LMJ) français et le « National Ignition Facility » (NIF) américain, misent sur l’action conjuguée de multiples puissants faisceaux lasers pour aboutir à la fusion nucléaire contrôlée.

(©AFP / 28 juillet 2010 18h15)



Le congé emploi formation, vrai tremplin professionnel

72% des salariés qui ont bénéficié d’un congé individuel formation ont pu changer d’entreprise, de métier, de rémunération ou encore de statut dans les deux ans qui ont suivi, selon une étude publiée ce mardi.

Le congé individuel de formation ou CIF peut être un vrai tremplin professionnel. Une étude publiée ce mardi met en valeur le fait que 72% des salariés qui ont bénéficié d’un CIF ont pu changer d’entreprise, de métier, de rémunération ou encore de statut dans les deux ans qui ont suivi. Une étude similaire de 2006 avait abouti à un chiffre bien moindre : 51%.

 

« Pour un quart d’entre eux, leur salaire actuel est au moins 10% plus élevé que celui perçu avant le départ en formation », indique l’étude. Cette dernière a été réalisée par le Credoc pour le Fongecif auprès de 4.400 salariés d’Ile-de-France ayant achevé une formation en 2007.

Le bénéficiaire type : âgé de moins de 40 ans, employé ou ouvrier

Les bénéficiaires types étaient à 70% âgés de moins de 40 ans, employés ou ouvriers et d’un niveau de formation initiale inférieure ou égale au Bac. 97% des bénéficiaires ont été au bout de leur formation, 84% l’ont réussi et 85% ont été satisfaits voire très satisfaits de leur organisme de formation.

« Ceux qui ont abandonné leur formation en cours de route mettent en avant en premier des problèmes personnels (un tiers des cas d’abandon). Puis ils incriminent le niveau élevé de la formation (18%) ou la responsabilité de l’organisme de formation (16%) », indique l’étude.

Progression régulière

Le  nombre de CIF financés par le Fongecif Ile-de-France progresse régulièrement depuis quelques années : ils étaient 7.600 en 2006, 7.800 en 2007, 9.200 en 2008 et 2009. Les demandes de CIF connaissent une progression similaire (11.400 en 2006, 14.300 en 2009).L’enveloppe consacré à ce dispositif est passé de186 à 255 millions d’euros entre 2006 et 2009.

latribune.fr



Remise en ordre dans le nucléaire français pour éviter un nouveau fiasco à l’export

 

PARIS — L’Elysée tente de tirer les leçons de l’échec retentissant d’Abou Dhabi pour la filière nucléaire française, qui avait raté en décembre un gigantesque appel d’offres pour quatre réacteurs, en la poussant à revoir ses pratiques à l’exportation pour éviter un nouveau fiasco.

« Les entreprises du secteur ont à faire de considérables efforts d’amélioration de leur offre face aux autres géants du secteur »: le constat dressé dans le rapport Roussely, qui a servi de base de travail à l’Elysée, est sans appel.

Sur un marché en plein développement -le rapport de l’ex-PDG d’EDF évalue à 250 les centrales qui devraient être mises en chantier d’ici 20 ans-, l’enjeu est de taille.

L’Elysée a donc repris plusieurs des propositions du rapport pour éviter que ne se reproduisent les couacs ayant émaillé la candidature française à Abou Dhabi.

Première conséquence: « S’agissant de l’exportation des centrales nucléaires, EDF et Areva mettront en place, chaque fois que les besoins des clients le nécessiteront, une organisation s’appuyant sur la compétence d’exploitant et d’architecte-ensemblier d’EDF ».

En réaffirmant ainsi nettement le rôle de chef de file d’EDF à l’international, l’Elysée entend mettre fin à plusieurs mois de querelles entre EDF et Areva, et plus généralement, espère mettre en place une meilleure gouvernance de « l’équipe de France » du nucléaire.

Pour le gigantesque contrat de 20 milliards de dollars à Abou Dhabi, l’équipe tricolore était initialement composée de GDF Suez, Areva et Total. Mais face à la forte concurrence du coréen Kepco, qui a finalement emporté la mise, les groupes français avaient dû revoir leur copie et appeler EDF à la rescousse.

L’électricien, qui ne faisait pas d’Abou Dhabi un de ses pays cibles, avait finalement mené le projet avec GDF Suez, sur demande expresse de l’Elysée.

« On a vu des discordances dans les derniers mois entre les acteurs de la filière, ce qui risquait d’impacter notre image, alors que la France a une excellente image dans le nucléaire à l’international », résume Colette Lewiner, directrice énergie chez Cap Gemini.

Pour améliorer la coordination des acteurs de la filière, le rapport Roussely prône également la création d’une « structure industrielle destinée à l’exportation » qui puisse « au nom de tous, identifier et recenser les demandes ».

Si l’Elysée n’a pas retenu cette dernière piste, il a en revanche décidé de pousser à l’élargissement de la gamme de réacteurs proposés.

Mis en cause après l’échec d’Abou Dhabi, le réacteur EPR d’Areva « est parmi les meilleurs modèles de troisième génération », estime le rapport Roussely, qui appelle toutefois à son « optimisation ».

Mais « comment soutenir une politique d’exportation avec un seul produit, a fortiori aussi typé? », interroge-t-il.

« Il faut pouvoir offrir une réponse diversifiée aux clients potentiels », acquiesce Ladislas Poniatowski, président UMP du groupe énergie au Sénat.

Plus puissant que ses concurrents, plus cher à cause notamment de critères de sûreté très élevés, l’EPR ne correspond pas nécessairement aux besoins de tous les pays. « Un réacteur de 1.600 MW, dans certains pays, c’est une contrainte sur le réseau électrique », rappelle Mme Lewiner.

Rejetant l’idée de développer un réacteur « low cost » en sacrifiant les exigences de sûreté, François Roussely, comme l’Elysée, préfère mettre l’accent sur des réacteurs plus petits, notamment l’Atmea 1 développé par Areva et le japonais Mitsubishi Heavy Industries, mais aussi les nouveaux réacteurs de plus petite puissance développés par des groupes étrangers.



Kouchner attendu en Mauritanie

a confirmé lundi l’assassinat de l’otage français Michel Germaneau, revendiqué la veille par Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Tandis que les condamnations de ce se multiplient, le chef de la diplomatie française va rencontrer dans la soirée les autorités de Mauritanie, du Mali et du Niger.

 

 

 

18h45. Les Nations Unies condamnent l’assassinat.  Le chef de l’ONU Ban Ki-moon «condamne vivement le meurtre de Michel Germaneau, un Français travaillant sur des projets humanitaires dans la région du Sahel, un acte répréhensible pour lequel Al-Qaïda au Maghreb s’est dit responsable».

 

Cette exécution constitue un «rappel de la nécessité urgente de vaincre le terrorisme à travers le monde et en particulier dans la région du Sahel», a précisé un communiqué.

 

17h55. Kouchner attendu en Mauritanie.  Le chef de la diplomatie française devrait arriver vers 19 heures à Nouakchott où il rencontrera le mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Il y sera question de la coopération entre les deux pays en matière de sécurité et «des moyens de faire face aux défis qui menacent la sécurité des personnes et de la Mauritanie», selon une source gouvernementale à Nouakchott. Il se rendra ensuite au Mali et au Niger.

 

17h22. Morin rentre à Paris. Le ministre de la Défense a décidé d’écourter son voyage officiel en Asie, annulant l’étape prévue en Indonésie. Après un peu plus de 24 heures au Vietnam, où il était le premier ministre français de la Défense en visite officielle depuis la débâcle de Dien Bien Phu en 1954, Hervé Morin devrait regagner Paris dans la nuit de lundi à mardi.

 

15h45. Madrid contre un raid militaire.  Alors que deux de ses ressortissants sont aux mains d’Aqmi, l’Espagne est confortée dans son approche non-militaire pour parvenir à la libération des deux coopérants, selon une source gouvernementale. Elle  fait notamment référence au succès enregistré avec la libération en mars de l’otage retenue par Aqmi, Alicia Gamez. L’opération militaire franco-mauritanienne au Mali contre Aqmi, menée jeudi dernier a suscité «l’inquiétude» de Madrid, selon la presse ibère.

 

14h20. Le sort des otages espagnols suscite moins d’inquiétude. Selon des experts mauritaniens interrogés par l’AFP, les deux otages espagnols enlevés en Mauritanie par Aqmi et emmenés au Mali ne sont pas prisonniers de la même mouvance que l’était Michel Germaneau. C’est l’unité de la branche maghrébine d’Al-Qaïda, dirigée par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar. Ses motivations sont davantage financières que politiques.

 

14h10. La condamnation de l’Union africaine. Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, condamné de façon «très énergique» l’assassinat de Michel Germaneau.

 

14h00. Morin : «Nous n’avons jamais eu de revendications précises». Le ministre de la Défense Hervé Morin indique sur France-Inter que la France n’avait pas pu avoir «la moindre discussion» avec les ravisseurs de Michel Germaneau. «Nous n’avons jamais eu de revendications précises. Ils ont même refusé toute discussion pour permettre l’acheminement de médicaments dont Michel Germaneau avait besoin pour ses problèmes cardiaques», explique le ministre actuellement en voyage officiel au Vietnam.

 

Il est revenu sur la tentative de libération de l’otage la semaine dernière avec l’armée mauritanienne : «les Mauritaniens étaient informés d’une attaque d’environ 150 combattants d’Al-Qaïda qui se regroupaient au Mali (…). Dans le cadre de cette action préventive, nous avions décidé d’apporter notre concours, sur une partie de leur opération, qui était d’intervenir sur un camp. On pouvait avoir l’espoir que Michel Germaneau soit dans ce camp, compte-tenu de son caractère stratégique».

 

13h50. La revendication de sa mort authentifiée. Interrogée sur la nature des informations qui ont permis à Nicolas Sarkozy d’affirmer que Michel Germaneau était bien décédé, une source au ministère de la Défense explique que c’était «notamment» parce que la France avait «identifié que la revendication de sa mort avait bien était faite par l’émir d’Aqmi». Ce dernier, Abou Moussab Abdel Wadou, qui se fait également appeler «émir Droukdal», s’est exprimé dans un message sonore diffusé dimanche par la chaîne Al-Jazira.

 

13h45. L’Espagne condamne fermement l’assassinat. Le gouvernement espagnol condamne «de la façon la plus ferme» l’assassinat de Michel Germaneau et transmet «sa pleine solidarité» à la France. Madrid ajoute qu’il «poursuit ses efforts pour parvenir à la libération des otages espagnols», les deux travailleurs humanitaires de l’association Accio Solidaria, Albert Vilalta et Roque Pascual, retenus depuis huit mois par l’Aqmi dans le nord du Mali.

 

13h45. Le chef du Quai d’Orsay rencontrera des Français du Sahel . Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valéro, explique que Bernard Kouchner va rencontrer dès ce soir les autorités de Mauritanie, du Mali et du Niger, «ainsi que nos compatriotes résidents ou présents sur place. Au cours de ce déplacement, le ministre abordera en toute priorité la sécurité de nos communautés et les mesures appropriées prises, en liaison avec les autorités locales, pour la renforcer».

 

13h40. «La médiatisation protège la vie des otages». Le Comité de Soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, otages en Afghanistan, estime que la mort de Michel Germaneau, dont la situation «était restée longtemps inconnue du public», montre «que la médiatisation protège les otages en rendant leur vie plus précieuse aux yeux des ravisseurs». aux deux journalistes français enlevés en Afghanistan il y a plus de six mois, a réaffirmé lundi la nécessité de médiatiser tout enlèvement, considérant que cela  protège la vie des otages.

 

13h25. Le Parti de Gauche : «Un lâche assassinat». Le PG de Jean-Luc Mélenchon «s’oppose dans les termes les plus absolus à la violence aveugle et abjecte qui est l’apanage du terrorisme». Il condamne «le lâche assassinat de notre compatriote Michel Germaneau».«Passé le deuil, la lumière devra être faite sur les circonstances de ce drame». Le PG «récuse l’opération française conduite dans un pays souverain, le Mali, sans mandat international».

13h20.  Le NPA : «Cette intervention s’est déroulée dans le plus pur style impérialiste». Dans un communiqué, le Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot dénonce une «ignoble exécution», qui selon lui «marque le fiasco complet de l’opération des forces spéciales françaises, avec l’appui de l’armée mauritanienne, dans le nord du Mali». «Le président de la République et le ministre des armées, par leurs agissements irresponsables, portent une lourde responsabilité dans cette issue tragique. D’autant que cette intervention s’est déroulée dans le plus pur style impérialiste».

 

13h20. Hommage religieux. Une messe catholique sera célébrée à la mémoire de Michel Germaneau, ce soir à 18H15, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, a annoncé le service de communication de la cathédrale.

 

13h15. Le Premier ministre recevra Axel Poniatowski. François Fillon recevra mardi Axel Poniatowski, le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée, au sujet de l’exécution de Michel Germaneau. «L’assassinat de Michel Germaneau, tout comme celui de l’otage britannique en juin 2009 par la même unité d’Al-Qaida, constitue un acte des plus odieux», s’insurge Alex Poniatowski.

 

13h05. François Fillon sera demain matin l’invité d’Europe 1, à partir de 8h15, annonce la radio. Il répondra aux questions de Thierry Guerrier au sujet de la mort de Michel Germaneau.

 

13h00. Rien n’indiquait que l’otage était encore vivant après le 14 mai. Pour Jean Guisnel, spécialiste Défense au Point, «les autorités françaises n’avaient aucune assurance que l’ingénieur français ait été en vie après le 14 mai. L’un des indices résidait dans le refus des ravisseurs de donner des médicaments à Germaneau, gravement cardiaque. Une source de la défense observe d’ailleurs que les ravisseurs ont soigneusement choisi leur tempo, annonçant dimanche la mort de l’otage avant l’expiration de leur ultimatum, qui intervenait lundi soir. Ce découplage leur permet de faire croire que la mort est liée à l’attaque de jeudi, ce qui ne pourrait être démontré qu’après une autopsie», analyse-t-il.

 

12h45. La France compte encore trois otages à l’étranger. Trois Français sont actuellement séquestrés comme otages à l’étranger : Denis Allex, un agent des services du renseignement français détenu en Somalie par le mouvement islamiste shebab, et les deux journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, retenus en Afghanistan depuis le 30 décembre 2009.

 

12h30. Le parti de Villepin : Germaneau témoignait «d’une France fraternelle et généreuse». «Par son engagement de toute une vie au service des plus démunis, Michel Germaneau témoignait de l’engagement d’une France fraternelle et généreuse», rend hommage République solidaire, le parti de Dominique de Villepin. Dans un communiqué, la porte-parole Marie-Anne Montchamp «rappelle que face au terrorisme il faut conjuguer une exigence d’extrême fermeté et une exigence d’humanité pour obtenir par toutes les voies utiles la libération des otages où qu’ils soient retenus».

 

12h20. Delanoë : «Le terrorisme met à l’épreuve une certaine idée de la civilisation». «Emu et en colère», le maire de Paris (PS) Bertrand Delanoë estime dans un communiqué que «le terrorisme met à l’épreuve une certaine idée de la civilisation et de l’humanité. Et je souhaite que, face à ce défi, la France sache affirmer et défendre sans faiblesse ses valeurs, qui sont celles de la liberté».

 

12h15. Marcoussis en deuil. La ville de Marcoussis (Essonne), où résidait Michel Germaneau, est sous le choc. Un ruban noir va être posé sur l’affiche appelant à sa libération qui figurait sur la façade de la mairie. Certains habitants rencontrés par une journaliste du Parisien.fr sont en colère contre le gouvernement, accusé de n’avoir rien fait pour sa libération. Sa plus proche voisine, Huguette, explique qu’elle croyait encore ce matin qu’il était en vie.

 

12h00. Le dernier enregistrement sonore de Michel Germaneau datait de mai. Il avait été diffusé par Al Qaida au Maghreb :

 

http://www.dailymotion.com/video/xe5ker

 

11h45. Faire peser la responsabilité du décès sur la France. Interrogé sur i>Télé, Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po spécialiste du Moyen-Orient, explique que «le risque de mise en scène macabre est très fort» de la part d’Aqmi. Selon lui, les terroristes pourraient avoir voulu cacher la mort il y a déjà plusieurs semaines de Michel Germaneau, pour faire peser la responsabilité de sa mort sur la France.

 

11h30. Aubry :  les conditions de l’exécution «devront être éclaircies». «C’est avec une profonde tristesse que j’apprends la mort de Michel Germaneau, exécuté par le réseau Al-Qaida au Niger. Les conditions effroyables de sa détention et de son exécution devront être éclaircies mais aujourd’hui, nos pensées, tout comme celles de tous nos compatriotes, vont vers ses proches et sa famille.Je leur adresse mes plus sincères condoléances pour cette terrible perte», a expliqué la Première secrétaire du PS dans un communiqué.

 

11h20. Bernard Kouchner envoyé sur place. Nicolas Sarkozy annonce que le chef de la diplomatie française va se rendre dès lundi soir au Mali, Niger et en Mauritanie, après l’annonce de la mort de Michel Germaneau. «J’ai demandé au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de se rendre dès ce soir à Bamako, à Niamey, à Nouakchott, afin d’examiner avec les autorités locales et nos ambassadeurs les mesures de sécurité à prendre pour nos ressortissants», a dit le chef de l’Etat.

 

11h15. Le maire de Marcoussis sera reçu par François Fillon. Un rassemblement silencieux sera organisé jeudi, à 19 heures, devant la mairie de Marcoussis, annonce le maire socialiste de Marcoussis, où résidait Michel Germaneau. Olivier Thomas a annoncé qu’il sera reçu jeudi par le Premier ministre François Fillon. «J’ai eu François Fillon au téléphone. Il me recevra jeudi pour me donner toutes les explications et la transparence» sur le raid mené conjointement jeudi par la France et la Mauritanie contre Al-Qaïda au Maghreb islamique. Dimanche soir, il avait fait part de sa «tristesse» et de sa «colère».

 

10h45. Nicolas Sarkozy justifie le raid. Le président affirme que la France avait «le devoir» de tenter de sauver Michel Germaneau, justifiant ainsi sa participation au raid mené jeudi contre une base d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont Paris pensait qu’elle abritait l’otage. Selon lui, l’«ultimatum» visant l’otage n’avait «jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises».

 

10h43. «Le crime commis contre Germaneau ne restera pas impuni», prévient Nicolas Sarkozy.

 

http://www.dailymotion.com/video/xe5oxv

 

10h35. La mort de Michel Germaneau confirmée par le président de la République. Dans une allocution depuis l’Elysée, Nicolas Sarkozy confirme la mort de l’otage français Michel Germaneau. «Ils ont assassiné de sang froid, une personne de 78 ans, malade, à qui ils avaient refusé de faire parvenir les médicaments dont elle avait besoin.» «Je condamne cet acte barbare, cet acte odieux qui a fait une victime innocente qui aidait les populations locales», a déclaré le chef de l’Etat, à l’issue d’une réunion d’un «conseil de sécurité et de défense» à l’Elysée. Nicolas Sarkozy demande «instamment» aux Français «de renoncer à voyager» dans le Sahel, compte-tenu des risques encourus.



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