L’or proviendrait essentiellement des collisions d’étoiles à neutrons

Des simulations numériques accréditent ce que l’on soupçonnait depuis un certain temps : les noyaux d’or se formeraient essentiellement à l’occasion de collisions entre étoiles à neutrons.

 

De récentes recherches ont confirmé que l’or présent sur Terre est bien d’origine extraterrestre. Au sens strict du terme, l’expression peut sembler une tautologie puisque tous les éléments formés dans l’espace puis incorporés à notre planète lors de sa formation par accrétion, sont extraterrestres. Mais, dans le cas présent, cela signifie juste que l’or des banques et des monuments est arrivé sur Terre des centaines de millions d’années après la formation de notre planète.

 

L’origine de l’or est probablement encore plus extraordinaire si l’on en croit quelques spéculations anciennes de certains astrophysiciens nucléaires. Depuis les travaux de chercheurs comme Geoffrey Burbidge, on sait que les noyaux plus lourds que le lithium se sont formés dans les étoiles par des réactions de nucléosynthèse thermonucléaires. En fait, pas tous les noyaux lourds. Ceux qui le sont plus que le fer doivent avoir une origine différente. Ils proviennent de noyaux fortement enrichis en neutrons qui se sont désintègrés ensuite par radioactivité bêta.

 

Quels processus peuvent produire un intense flux de neutrons, capables de s’additionner par exemple à des noyaux de fer ou de nickel ?

 

On a longtemps pensé qu’il s’agissait de l’explosion de supernovae donnant des étoiles à neutrons (r-process). C’est peut-être toujours la bonne explication mais pour les abondances mesurées de noyaux d’or, les choses sont ensuite devenues plus problématiques…

 

Selon des simulations faites par Stephane Goriely, Andreas Bauswein et Hans-Thomas Janka c’est plutôt vers une autre hypothèse, proposée il y a un certain temps déjà, qu’il faut s’orienter : les collisions de deux étoiles à neutrons d’un système binaire.

 

On sait que les étoiles sont le plus souvent en couple et lorsqu’elles finissent chacune leur vie sous forme d’une supernova de type SN II ou SN Ib, il peut se former deux étoiles à neutrons (les SN Ia sont des supernovae où l’explosion détruit complètement une naine blanche) en orbite l’une autour de l’autre. Chacune de ces étoiles présente une masse de l’ordre de celle du Soleil rassemblée dans un volume dont le diamètre n’est que de quelques dizaines de kilomètres.

 

Des fragments d’étoiles à neutrons

 

Cela ne peut pas durer éternellement. Les deux astres perdent de l’énergie sous forme d’ondes gravitationnelles et leur distance orbitale se réduit au cours des millions d’années. Ils finiront par entrer en collision et c’est ainsi que l’on explique un sursaut gamma court, bien que la question ne soit pas encore tranchée.

 

Lors de la collision, de la matière riche en neutrons et en noyaux lourds est éjectée. Selon les calculs des trois astrophysiciens, c’est ainsi l’équivalent de plusieurs masses de Jupiter à des températures de plus de 10 milliards de kelvins qui s’éloignent de la zone de collision pour rejoindre l’espace interstellaire. Lorsque cette matière se refroidit, il se produit une cascade de réactions nucléaires avec des désintégrations bêta, faisant intervenir environ 5.000 isotopes. Des noyaux d’or apparaissent parmi eux.

 

Dans une galaxie comme la Voie lactée, il se produit en moyenne une telle collision entre étoiles à neutrons tous les 100.000 ans. Selon les chercheurs, l’ensemble des calculs qu’ils ont menés permettent de retrouver remarquablement bien les abondances de noyaux lourds, en particulier celle de l’or.

 

Si cette hypothèse est exacte, lorsque nous passons un anneau d’or au doigt d’un(e) autre dans la salle des mariages, nous offrons, d’une certaine façon, un morceau d’étoile à neutrons….



Martine Aubry fusille le plan anti-déficit

La candidate socialiste estime que l’emploi et la compétitivité des entreprises ont été oubliés par le gouvernement, déplorant que la réduction des déficits soit son «unique» priorité. Pour sa part, elle mise sur l’annulation de niches fiscales pour financer son projet.

Martine Aubry fusille le plan anti-déficit dans 2012 coeur-

Alors que les députés débutent ce mardi l’examen du projet de loi de finances rectificative, comprenant les mesures du plan anti-déficit présentées par François Fillon fin août, Martine Aubry fait feu de tout bois sur une politique qu’elle juge aussi «injuste» qu’«inefficace». Ce même jour, dans les colonnes de La Tribune, la candidate socialiste à la présidentielle juge (à l’instar de Jean-Louis Borloo) que le gouvernement se focalise trop sur le déficit financier sans se préoccuper de l’emploi et la compétitivité. Conséquence d’après elle: «M. Sarkozy est en train de construire la prochaine récession de notre pays».

 

Surtout, le gouvernement -qui souhaite dégager 12 milliards d’euros d’économies en 2011 et 2012 pour conserver sa note «AAA»-, délaisserait «les classes moyennes et populaires». «Taxes sur les mutuelles, sur les tabacs et alcools, sur les sodas, augmentation de la CSG», égrène l’ex-première secrétaire du PS, constituent à ses yeux «autant de mesures qui pèseront sur tous les Français, et lourdement sur les plus modestes». Concernant le prélèvement temporaire sur les hauts revenus (qui viserait désormais les personnes déclarant plus de 250.000 euros de revenus annuels, contre les 500.000 euros précédemment évoqués), Martine Aubry n’y voit qu’une «manipulation». « «Les mêmes ou presque vont bénéficier dans le même temps d’un cadeau de 1,8 milliard avec la baisse de l’ISF.»

 

Doute sur son financement

 

Au titre de la «justice sociale» et du «pouvoir d’achat», elle préconise donc «une réforme d’ensemble de la fiscalité». Avec au menu: un «grand impôt citoyen sur le revenu, progressif et redistributif, grâce à la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu», couplé à «la suppression de nombre de niches fiscales». Et pour doper l’emploi et l’activité des entreprises, Martine Aubry envisage de raboter l’impôt sur les sociétés «à 20% pour les entreprises qui réinvestissent» et «de l’augmenter à 40% pour celles qui privilégient les dividendes». Pour la candidate, l’arme fiscale se doit aussi d’être «un levier pour la social-écologie», via la mise en place d’un «taux de TVA différencié en fonction de l’émission de CO²».

 

Côté financement, Martine Aubry compte annuler «50 des 70 milliards de niches fiscales accordées par la droite». Comme «la défiscalisation des heures supplémentaires qui coûtent 4 milliards d’euros, empêchant des embauches, sans rien apporter du tout», ou encore «le bouclier fiscal», a-t-elle égrené lundi au journal de 20 heures de France 2 . Au total, la moitié de ces 50 milliards seraient affectés à la réduction de la dette publique, et l’autre à «ses priorités». Mais cette enveloppe sera-t-elle suffisante ? La candidate botte en touche, puisqu’interrogée sur son choix de 2013 pour un retour à 3% de déficit, elle se contente d’affirmer «qu’il n’a jamais été question pour [elle] de ne pas respecter les engagements européens». Puis, à nouveau, de fustiger le «piège à la gauche» qu’elle perçoit dans le débat sur «la pseudo-règle d’or».

Le Figaro.fr



Des rayons X pour graver des circuits supraconducteurs

D’après les travaux d’un groupe de chercheurs de l’université de Rome, « La Sapienza », on peut modifier à volonté l’état supraconducteur d’un cuprate à l’aide de rayons X. On devrait pouvoir ainsi graver des circuits supraconducteurs et les modifier à volonté.

 

L’année 2011 (Année internationale de la chimie) fête l’anniversaire de la découverte de la supraconductivité, il y a cent ans. Si l’on comprend bien les matériaux supraconducteurs classiques, on a toujours du mal à y voir clair chez les supraconducteurs à hautes températures critiques que sont par exemple les cuprates. De nouveaux espoirs ont été suscités par l’application des méthodes mathématiques de la théorie des cordes mais il reste encore beaucoup de travail.

 

En poursuivant ses travaux sur la supraconductivité des cuprates, Antonio Bianconi a découvert avec ses collègues que des faisceaux de rayons X adéquats pouvaient faire passer localement à l’état supraconducteur un cuprate contenant du lanthane, en contrôlant la position des atomes d’oxygène dopant. La découverte a été publiée dans Nature car selon les chercheurs elle ouvre des perspectives très intéressantes.

 

En effet, on devrait pouvoir graver des circuits dans un état supraconducteur sur ce cuprate, comme si on utilisait un stylo. Surtout, il suffit d’un courant d’air chaud sur la surface du matériau pour le ramener à un état non supraconducteur et pouvoir à nouveau graver un autre circuit. Les physiciens envisagent de pouvoir construire plus facilement avec cette technique des superconducting quantum interference devices (Squid), ouvrant une nouvelle voie pour la fabrication d’ordinateurs quantiques.

 

Ils mentionnent une possible application fascinante de cette découverte : un ordinateur pourrait modifier à volonté certains de ses circuits pour se rendre plus efficace !



Une inauguration présidentielle pour le TGV Rhin-Rhône

LGV Rhin-Rhône
© D.R.

EXCLUSIF  Trois mois avant sa mise en service, la nouvelle ligne à grande vitesse sera inaugurée jeudi 8 septembre, en présence de Nicolas Sarkozy. Une inauguration importante, à un moment où tous les futurs tronçons ne sont pas certains d’être réalisés.

La future ligne de TGV Rhin-Rhône entre Dijon et Belfort sera opérationnelle à partir du 11 décembre prochain, permettant de relier Strasbourg à la capitale bourguignonne en 2 heures 10. Mais l’inauguration aura lieu dès jeudi prochain sans doute pour satisfaire le calendrier de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat parcourra les 140 km de cette nouvelle ligne à grande vitesse.

Cette visite du président de la République intervient alors que de nombreuses voies expriment leur inquiétude quant à la réalisation de travaux sur les branches sud et ouest du TGV. Nicolas Sarkozy profitera peut-être de son déplacement pour annoncer les financements de ces deux branches : 3,5 milliards d’euros pour la partie sud et 2,3 milliards d’euros pour la partie ouest. A moins que Nicolas Sarkozy annonce de futures commandes de trains de la part de la SNCF pour rassurer son ami Patrick Kron, le patron d’Alstom

On peut aussi voir dans cette visite une étape de la tournée de Nicolas Sarkozy en région pour préparer 2012.



Alstom et la SNCF : AGV II Duplex

AGV - Alstom

Les deux entreprises Alstom et la SNCF collaboreraient étroitement sur une nouvelle version de l’AGV. Le nouveau train serait conçu pour répondre à un appel d’offres qui pourrait intervenir dès 2014-2015.

Aurait-on enterré un peu trop vite le TGV ? Selon plusieurs experts du ferroviaire français, la SNCF pourrait lancer un appel d’offres géant dès 2014-2015 pour remplacer la centaine de TGV Sud-Est lancés dans les années 1980. L’opérateur historique et Alstom prépareraient activement cette échéance en collaborant étroitement sur une nouvelle version de l’AGV du constructeur français, dont « Les Echos » avaient révélé les principales caractéristiques fin juin.

Voilà pourtant plus de dix-huit mois que l’avenir du TGV est peint en noir. Miné par l’augmentation des péages versés au gestionnaire du réseau ferré RFF, le fleuron du rail français voyait son modèle économique disparaître, selon le président de la SNCF, Guillaume Pepy. Le dirigeant déclarait ainsi au printemps qu’aucune commande n’était prévue après la livraison des derniers TGV Duplex, en 2015. Il était même envisagé de limiter les dessertes des TGV, qui seraient relayés par les TER, ce qui permettrait de se passer d’une centaine de rames.

« Absurde ! lâche un expert du secteur. Qui peut croire que l’on va parquer 100 à 150 TGV ? La SNCF communique à l’excès sur les difficultés du TGV pour attirer l’attention sur le montant des péages versés à RFF. Mais en coulisses, elle travaille sur ses prochains TGV. »

Du côté d’Alstom Transport, on concède tout juste le statut « d’idée » à l’AGV II. Le groupe serait simplement « à l’écoute des besoins de la SNCF ». De fait, le constructeur semble miser sur la capacité d’emport pour séduire une SNCF friande de TGV Duplex.

L’AGV II offrirait ainsi une version à deux niveaux, contrairement à l’AGV actuel. Après avoir entièrement développé seul l’AGV, Alstom reviendrait donc à un mode opératoire « historique » en co-élaborant son futur train avec la SNCF.

Si le TGV bouge encore, l’AGV première génération pourrait bien être vite enterré. A moins bien sûr d’une résurrection en Arabie Saoudite où l’on attend toujours le résultat de l’appel d’offres pour la future ligne du TGV des pèlerins, entre Médine et La Mecque. Alstom est en concurrence avec un consortium espagnol comprenant notamment Talgo.



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