Étudier à Saint-Étienne: une ville en pleine métamorphose

Depuis plusieurs années, Saint-Étienne s’est lancée dans d’importants efforts pour faire changer l’image de la ville, notamment auprès des étudiants. Focus sur cinq établissements stéphanois particulièrement attractifs.

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«Sainté», comme l’appellent familièrement ses habitants, n’est plus seulement la terre des Verts et du «Chaudron». La ville casse peu à peu son image d’ancienne cité industrielle et minière pour se glisser dans la peau d’une commune tournée vers l’avenir. En témoigne l’importance accordée au design, avec notamment la Biennale internationale du design, qui fête en 2017 sa dixième édition.

25.000 étudiants pour 170.000 habitants: située à 50 kilomètres de la capitale des Gaules, Saint-Étienne attire désormais de grands établissements lyonnais comme l’EM Lyon ou Sciences Po Lyon, qui viennent s’ajouter aux écoles stéphanoises de toujours. Et les étudiants, encouragés par la faiblesse des loyers et la vie culturelle, suivent le mouvement. Vous avez dit «métamorphose»?

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Focus sur cinq établissements stéphanois

1. L’université Jean-Monnet: l’établissement qui accueille la quasi-totalité des étudiants stéphanois

Forte de ses 20.000 étudiants, dont 2500 étrangers représentant 120 nationalités, l’université Jean-Monnet compte 5 facultés (médecine, droit, arts, lettres et langues, sciences humaines et sociales, sciences et techniques) et 5 instituts (IAE de Saint-Étienne, IUT de Saint-Étienne et de Roanne, l’école d’ingénieur Telecom Saint-Étienne et l’Institut du travail).Le petit plus : La faculté de médecine vient d’inaugurer une salle de sieste à destination des étudiants en médecine!

2. L’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne: la puissance du réseau Mines-Télécom

Rattachée à l’Institut Mines-Télécom, l’école des mines de Saint-Étienne a été créée en 1816. L’établissement accueille 1720 étudiants, dont 34% internationaux, et emploie 450 personnes. Il offre 6 cursus de formation d’ingénieurs généralistes ou spécialisés, 11 spécialités de master recherche, 10 disciplines de doctorat et 2 mastères spécialisés. Le petit plus: L’école des mines stéphanoise possède deux campus, l’un à Saint-Étienne et l’autre à Gardanne (Bouches-du-Rhône).

3. L’École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne: en prolongement de l’histoire industrielle de la ville

Fondée en 1803, l’École supérieure d’art et de design a pris son nom actuel en 2006. Les étudiants suivent un tronc commun en 1ère année avant de se spécialiser en art ou en design pour les 4 années suivantes. Le petit plus: Depuis janvier 2010, l’Esadse et la Cité du design sont réunies dans l’ancienne manufacture d’Armes de Saint-Étienne. Les deux structures entretiennent une relation étroite, notamment à l’occasion de la Biennale internationale du design, à l’origine créée par l’école mais organisée par la Cité depuis 2006.

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4. Le BBA de l’EM Lyon: l’international comme horizon

Le «bachelor in business administration» du groupe EM Lyon est installé à Saint-Étienne depuis sa création, en 2014. Depuis, trois autres campus ont ouvert: Paris, Casablanca et Shanghai. Durant quatre ans, les élèves multiplient expériences internationales, stages en entreprise et cas pratiques à l’école avant de choisir entre un départ à l’étranger, la poursuite d’études ou l’insertion dans la vie professionnelle. Le petit plus:à leur sortie, les jeunes intègrent le réseau des diplômés emlyon forever alumni network, qui compte 27.000 membres.

5. L’École supérieure d’art dramatique de la Comédie de Saint-Étienne: installée au coeur d’un centre dramatique national

Implantée dans la Comédie de Saint-Étienne, l’école a été créée en 1982 et est habilitée à délivrer le diplôme national supérieur professionnel de comédien depuis 2008. Les promotions sont composées d’une dizaine d’élèves, qui, après avoir réussi le concours d’entrée, suivent une formation de trois ans. Le petit plus: depuis 2014, l’École de la Comédie a mis en place un dispositif d’égalité des chances, composé de stages égalité théâtre et d’une classe préparatoire intégrée à destination des jeunes Auvergnats et Rhônalpins.


Les cinq lieux préférés de Louis, 21 ans, étudiant en master 1 d’éthologie à l’université Jean Monnet

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1. Le jardin des Plantes domine la colline de Villebœuf. Un parc très sympa pour prendre l’air et se balader.

2. Le site du Guizay, dans le parc naturel régional du Pilat, offre une très belle vue panoramique sur Saint-Étienne, et notamment la Grand’rue.

3. Le musée de la mine est une bonne manière de découvrir une partie importante de l’histoire de la ville. Gratuit avec le Sainté Pass destiné aux étudiants.

4. La Cité du design est un des lieux les plus symboliques de Saint-Étienne. Je ne connaissais rien au design avant d’arriver ici, la Cité m’a permis d’apprendre!

5. Enfin, pour se retrouver entre amis après une bonne journée de travail, direction le pub irlandais le Soggy Bottom, en plein centre-ville! Bonne ambiance garantie.

Source : Le Figaro Etudiant



Le manifeste de Zuckerberg pour la construction d’une communauté informée, une menace pour le journalisme ?

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a publié un manifeste intitulé « construire une communauté mondiale » dans lequel il a insisté sur l’importance d’une « industrie forte de l’actualité ». Estimant que l’actualité est « critique pour la construction d’une communauté informée », Zuckerberg a assuré que Facebook va faire plus pour « s’assurer que cette fonction sociale vitale est pérenne ».

Il est revenu sur les deux problèmes majeurs qui ont suscité le plus de discussions concernant les actualités, notamment « la diversité des points de vue (bulles de filtrage) et l’exactitude de l’information (fausses actualités) » : « cela me préoccupe et nous les avons beaucoup étudiés, mais je crains aussi qu’il y ait des effets encore plus puissants que nous devons atténuer autour du sensationnalisme et de la polarisation conduisant à une perte de compréhension commune ».

« L’exactitude de l’information est très importante. Nous avons progressé en luttant contre les canulars de la façon dont nous luttons contre le spam, mais nous avons encore du travail à faire. Nous procédons avec prudence parce qu’il n’y a pas toujours une ligne claire entre les canulars, la satire et l’opinion. Dans une société libre, il est important que les gens aient le pouvoir de partager leur opinion, même si d’autres pensent qu’ils ont tort. Notre approche va moins se concentrer sur l’interdiction de la désinformation, mais plus sur la mise en évidence de perspectives et d’informations supplémentaires, par exemple avec le fact-checking pour contester ou non l’exactitude d’un élément ».

Pour Zuckerberg, les médias sociaux offrent déjà des points de vue plus diversifiés que les médias traditionnels : « même si la plupart de nos amis sont comme nous, nous connaissons tous des personnes ayant des intérêts, des croyances et des antécédents différents qui nous exposent à des perspectives différentes ».

Le PDG assure que l’objectif de Facebook concernant les actualités est d’aider les utilisateurs à voir le tableau dans son ensemble. «  Nous devons faire attention à ce que nous faisons. Selon une recherche, certaines des idées les plus évidentes, comme montrer aux gens un article d’une perspective opposée, approfondissent la polarisation en encadrant d’autres perspectives comme étant étrangères. Une approche plus efficace est de montrer une gamme de perspectives, de laisser les gens voir sur quel spectre se situent leurs points de vue, et de parvenir à une conclusion sur ce qu’ils pensent être juste. Au fil du temps, notre communauté déterminera quelles sources fournissent un éventail complet de perspectives de sorte que le contenu sera naturellement plus en surface ».

Son manifeste n’a pas été unanimement bien accueilli par toute cette « industrie de l’actualité ». Pour le quotidien The Atlantic par exemple, les journalistes doivent être en alerte parce que ce manifeste est une menace pour eux. « La menace actuelle de Facebook pour le journalisme est bien établie. Il s’agit, à la base, du flux de dollars publicitaires sur lesquels les organismes d’actualités ont jadis compté. De cette façon, le rôle de Facebook est une continuation de ce qui a commencé en 1995, lorsque Craigslist a été fondée. Son fondateur, Craig Newmark, n’a pas activement visé à décimer les journaux, mais Craigslist a encore éviscéré un flux de revenus crucial pour l’impression quand les gens ont cessé d’acheter des annonces classées dans les journaux ».

« Le manifeste de Zuckerberg décrit un plan pour la prochaine phase de ce dégroupage [des services d’actualité en ligne] et il représente une expansion de la menace existante de Facebook pour l’industrie des actualités. Facebook a déjà l’argent [...] maintenant Zuckerberg indique clairement qu’il veut que Facebook prenne en charge bon nombre des fonctions réelles que les entreprises traditionnelles d’actualités avaient autrefois ».

« Zuckerberg utilise un langage abstrait dans son manifeste – il veut que Facebook développe “l’infrastructure sociale pour la communauté”, comme il l’écrit. Mais ce qu’il décrit, c’est la construction d’une entreprise médiatique avec des objectifs journalistiques classiques : le Facebook de l’avenir “pour nous garder en sécurité, pour nous informer, pour l’engagement civique et pour l’inclusion de tous” », a déploré The Atlantic.

De son côté, Mark Zuckerberg a tenu à rappeler que, malgré le fait que des actualités sont diffusées sur la plateforme, « la grande majorité des conversations sur Facebook sont d’ordre social, pas idéologique. Il s’agit d’amis partageant des plaisanteries et des familles qui restent en contact tout en étant dans des villes différentes. Il s’agit de personnes qui trouvent des groupes, qu’ils soient de nouveaux parents qui élèvent des enfants ou des patients nouvellement diagnostiqués souffrant d’une maladie. Parfois, c’est juste pour le plaisir d’échanger sur la religion ou le sport. Il arrive que ce soit une question de survie, comme les réfugiés qui communiquent pour trouver un abri ».

Source : Le Manifeste



« Je suis un patriote »

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Regardez la Station spatiale internationale passer devant la Lune

Thomas Pesquet nous envoie régulièrement des images de la Terre vue depuis la Station spatiale internationale (ISS). Cette fois, c’est un astronome amateur français qui filme, en haute résolution, le passage de l’ISS devant la Lune. Des images rares.

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Le 4 février en fin d’après-midi, Thierry Legault a décidé de s’installer au sud de Rouen (Seine-Maritime) – la ville natale de Thomas Pesquet –, muni d’un télescope et d’un appareil photo.  »Je devais impérativement faire des poses très courtes pour figer le mouvement rapide de la station et j’ai donc travaillé en mode vidéo 4K à 25 images par seconde au 1/3 200e avec une sensibilité très élevée (5 000 ISO) », explique-t-il au Monde.

Le pari était osé : capturer le passage d’un engin de 110 mètres de long pour 75 mètres de large, volant à 400 km de la Terre et à environ 28 000 km/h. Le résultat est surprenant : la résolution de l’image permet même d’observer les cratères et les chaînes montagneuses lunaires. Dans la vidéo postée sur YouTube, l’ISS passe comme un éclair devant le premier quartier lunaire.



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