BlackBerry supprime environ 40% de son effectif

(Boursier.com) — Malgré un plan de redressement déjà en place, BlackBerry continue de perdre pied sur le très concurrentiel marché du smartphone. Le fabricant canadien, pionnier de l’internet mobile, s’est laissé dépasser par l’émergence de nouveaux poids lourds à l’image d’Apple et Samsung, mais aussi par l’arrivée de fabricants utilisant le support Android. En outre, son Z10 n’est pas parvenu à rencontrer son public, plongeant un peu plus le groupe dans une passe délicate. BlackBerry a donc progressivement perdu son emprise sur le marché et désormais, pointe au 8e rang mondial des fabricants de smartphones avec seulement 2,7% de part de marché contre 51% voici 4 ans.

Déclin d’un leader
Dans ce contexte, BlackBerry explore toutes les opportunités stratégiques pouvant se présenter, y compris la cession totale ou partielle de l’entreprise. Seulement les titans du marché étant déjà positionnés, cette solution apparaît de plus en plus comme une gageure. Microsoft, très en retard sur le segment, ne saurait être intéressé, car le groupe vient de s’offrir la téléphonie portable de Nokia pour 5,44 Mds$. L’autre piste stratégique est de s’atteler au redressement de l’entreprise… BlackBerry a donc décidé de réduire la voilure dans tous les domaines. D’une part, le fabricant canadien a opté pour une diminution du nombre de modèles de smartphones commercialisés (4 au lieu de 6), avec également à l’idée de se concentrer sur le segment haut de gamme, pourtant déjà bien achalandé. Sa stratégie de redressement passe d’autre part, par un allègement d’effectifs…

Décrochage financier
Au total, 4.500 personnes sont concernées par son vaste projet de restructuration de postes. A ses beaux jours, BlackBerry employait 20.000 salariés mais, n’en comptait plus que 12.700 au 31 mars 2013. Avec ce plan d’allègement d’effectifs, le fabricant de smartphones s’apprête à se séparer de 37,5% de son personnel. Le plan de relance de BlackBerry prévoit en effet une coupe des dépenses opérationnelles. Le groupe canadien a l’intention de réduire leur montant d’environ 50% avant la fin du 1er trimestre de son exercice fiscal 2015. Sur ce plan, le fabricant n’a guère plus le choix… Les chiffres préliminaires publiés au titre du 2e trimestre 2013 sont très mauvais. BlackBerry va passer des provisions pour restructuration et affichera sur la période une perte opérationnelle proche de 1 Md$ pour un chiffre d’affaires de 1,6 Md$ (3,04 Mds$ attendus par le marché). A l’annonce de ce warning, le marché a massivement sanctionné le dossier, qui a terminé la semaine sur un décrochage de 17,1%. en Bourse.



La Nasa veut fabriquer des moteurs-fusées par impression 3D

La Nasa envisage de fabriquer des moteurs de vaisseaux spatiaux par impression 3D. Des injecteurs réalisés de cette manière ont été testés avec succès. L’idée : faire chuter les coûts et les temps de fabrication. Cela faciliterait l’exploration du Système solaire en permettant de construire des vaisseaux dans l’espace ou sur la Lune.

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La colonisation du Système solaire et l’utilisation des ressources des planètes et des astéroïdes pour assurer le développement et la survie de l’humanité pendant le XXIe siècle vont sans doute reposer sur une série d’innovations technologiques que bien peu envisageaient il y a quelques décennies.

On sait que Peter Diamandis, le PDG de Google Larry Page et le cinéaste James Cameron se sont lancés dans la conquête des richesses minières des astéroïdes avec la société qu’ils ont fondée : Planetary Resources Inc. Ils prévoient que les astéroïdes capturés serviront de matériaux de base et de source de carburant pour la fabrication de vaisseaux destinés à pousser un cran plus loin l’exploitation des astéroïdes. Cela suppose donc de savoir fabriquer de tels engins dans l’espace, et en particulier les moteurs qui les propulseront.

L’imprimante 3D, une clé pour la colonisation du Système solaire

Les grands projets des années 1970 de construction de centrales solaires, ou de colonies dans l’espace, supposaient que les matériaux utilisés viendraient aussi bien des astéroïdes que du sol lunaire. Dans de futures bases lunaires, il faudrait être capable de fabriquer des moteurs de fusée pour envoyer dans l’espace les métaux et les roches prévus pour la réalisation des rêves du physicien Gerard K. O’Neill. Dans tous les cas, ces moteurs de fusée pourraient fonctionner avec de l’oxygène et de l’hydrogène liquide. Il suffirait de les produire à partir de l’eau, que l’on sait présente dans certaines régions lunaires ou astéroïdes.

Sur la gauche on voit une image de l'injecteur fabriqué par impression 3D juste après sa sortie de la machine. Sur la droite, le même injecteur après avoir été travaillé et poli.
Sur la gauche, l’injecteur fabriqué par impression 3D juste après sa sortie de la machine. Sur la droite, le même injecteur après avoir été travaillé et poli. © Nasa, MSFC

La Nasa est bien consciente de tout cela : en témoigne l’annonce qu’elle vient de faire concernant le test d’un injecteur de moteur-fusée qu’elle a fabriqué avec une imprimante 3D. Cette technique permet en effet de faire baisser le coût et le temps de fabrication des éléments d’un moteur, une précieuse qualité si l’on veut pouvoir fabriquer des moteurs ailleurs que sur Terre, comme sur la Lune ou Mars.

On sait que l’impression 3D est dans l’air du temps, par exemple pour la fabrication de prothèses médicales ou de tissus vivants. La Nasa envisage de l’utiliser pour fabriquer des pizzas lors de diverses missions habitées. Récemment, l’Esa a même fourni une preuve de principe qu’il était possible de fabriquer des sortes de briques en régolithe sur la Lune par impression 3D. Ces blocs serviraient surtout à protéger des structures habitables gonflables des rayons cosmiques.

De la poudre métallique agglomérée grâce à la fusion sélective par laser

La Nasa n’est donc pas en reste, comme le prouve une vidéo mise en ligne montrant un des tests effectués au Marshall Space Flight Center. Même s’ils sont plus petits que les injecteurs que l’on voudrait pouvoir faire, ceux qui ont été fabriqués à l’aide d’une imprimante 3D se sont parfaitement bien comportés. Ils ont supporté les températures et les pressions qui étaient attendues dans ces expériences.

La technique de fabrication employée repose sur ce qu’on appelle la fusion sélective par laser (en anglais Selective Laser Melting ou SLM). Elle est aussi décrite sous le terme de frittage sélectif de poudres par laser, et elle consiste à densifier localement un matériau présenté sous forme de poudre en le faisant fondre sous l’action d’un laser de très forte puissance. Dans le cas présent, on fabrique de cette manière des objets ayant une forme définie, en empilant des couches de métal fondu et en contrôlant le processus par ordinateur.

Preuve du potentiel de l’impression 3D de moteurs de fusée, aussi bien sur Terre que dans l’espace : la fabrication des injecteurs testés a pris quelques semaines au lieu de six mois, et leur coût a chuté de 70 %. À quand des vaisseaux entiers construits avec des imprimantes 3D ?



Nucléaire: Hollande doit fermer 35 réacteurs d’ici 2025 pour tenir son engagement

PARIS – L’engagement de François Hollande de réduire de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025 passe par la fermeture de 35 des 58 réacteurs français, estime Greenpeace, qui a publié vendredi son scénario pour la transition énergétique.

L’ONG, qui a boycotté la partie institutionnelle du débat national sur la transition énergétique lancé pour le gouvernement, présente une trajectoire énergétique d’ici 2050, en ligne avec les engagements internationaux de la France contre le changement climatique et prévoyant une sortie du nucléaire à partir de 2031, de 2034 au plus tard.

Une telle trajectoire est techniquement possible mais surtout a un coût qui n’excède pas le coût d’un scénario tendanciel, c’est-à-dire reposant sur la simple mise en oeuvre des mesures du Grenelle de l’environnement, affirme Cyrille Cormier, chargé de campagne énergie chez Greenpeace-France.

François Hollande avait confirmé en septembre son engagement de campagne de réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d’électricité d’ici 2025. Dans le scénario Greenpeace, cet objectif est atteint en 2023. Mais que ce soit en 2023 ou en 2025, la voie des 50% de nucléaire passe par la fermeture de 35 réacteurs, assure l’ONG.

Un engagement qui passe aussi par la fermeture de dix réacteurs dès le premier quinquennat de M. Hollande, donc d’ici 2017, ajoute Cyrille Cormier.

Pour le moment, le président de la République a annoncé la fermeture, avant fin 2016, de la centrale de Fessenheim (soit deux réacteurs) tout en achevant le chantier du réacteur de troisième génération (EPR) de Flamanville, dont la mise en service est également prévue pour 2016.

Dans son scénario, Greenpeace estime possible de se passer progressivement du nucléaire grâce à des investissements réaffectés dans les énergies renouvelables (notamment éolienne et solaire) mais aussi par la rénovation thermique des logements pour en réduire fortement la consommation électrique et une réduction des pics de consommation.

Avec ce scénario, son 38e au niveau international mais son premier en France, Greenpeace entend contribuer de l’extérieur au débat sur l’énergie, a souligné devant la presse son directeur général Jean-François Julliard.

« Et on continue la désindustrialisation ! Sommes nous si aveugles et destructeurs en France ? Je ne le crois pas. C’est pour cette raison que je continuerai mon combat. Avec 1000 demandeurs d’emploi par jour de plus, je vous laisse calculer combien ça fait de malheureux de plus en 9 mois. Sans compter ce que cela va couter aux contribuables : nous tous ! » : clame Boris Jacrot lors d’une réunion locale.

(©AFP / 08 février 2013 13h52)



Des pales de 100 m pour l’éolien offshore

La compagnie Blade Dynamics développe une pale d’éolienne de 100 m de long pour le marché de l’éolien offshore. Plus grande que les modèles actuels, elle serait également plus légère et plus rentable. Retour sur un projet éolien plus performant que les précédents.

L’éolien offshore ressemble à l’éolien terrestre, mais en format XXL. Les pales les plus grandes atteignent 75 m, la structure complète peut, quant à elle, atteindre 180 m de haut et pèse quelques centaines de tonnes. En pleine mer, le vent est plus constant, plus fort et la turbulence (présence d’éléments qui dispersent l’énergie) est moins importante que sur terre. Ainsi, les éoliennes offshores tournent à pleine puissance 45 % du temps. Si, en France, Alstom commence à peine la construction d’usines de fabrication, à Saint-Nazaire, l’éolien offshore est déjà en plein essor en mer du Nord. Au Danemark, il fournit un quart de la production d’électricité totale du pays.

La compagnie Blade Dynamics, fabricant d’éoliennes et créateur de parcs éoliens, a annoncé qu’elle allait développer les plus grandes pales du monde : 100 m de long, pour des structures complètes de 250 m de haut ! Néanmoins, il ne s’agit pas d’une course au gigantisme, pour la gloire. Construire un parc offshore est un investissement. Ce n’est pas la construction des éoliennes qui est la plus difficile, mais plutôt le montage en mer de ces géantes et leur maintenance. Elles nécessitent des bateaux spécialisés, dont l’activité dépend de la météorologie.

Le champ d'éoliennes est planté dans des eaux peu profondes. Le courant électrique produit est ensuite acheminé vers un poste de transformation, en mer lui aussi, avant de rejoindre la côte.Des pales de 100 m pour l'éolien offshore dans Economie pt-loupe
Le champ d’éoliennes est planté dans des eaux peu profondes. Le courant électrique produit est ensuite acheminé vers un poste de transformation, en mer lui aussi, avant de rejoindre la côte. © Idé

Ainsi, trouver la technologie pour rendre abordable la fabrication de gigantesques pales est l’un des plus grands défis actuels dans l’éolien offshore. Objectif : que cette énergie devienne compétitive face à l’énergie combustible. Utiliser de plus larges pales permettrait de réduire le nombre d’éoliennes et donc la force de travail utilisé dans l’installation et la maintenance du parc.

Blade dynamics construit des pales en fibre de carbone

Les fabricants comme Vestas réalisent leurs pales avec de la fibre de verre, qu’ils renforcent avec du carbone. L’une des astuces de Blade Dynamics est d’investir dans un autre matériau : ils ont développé une technique qui leur permet de construire des pales en fibre de carbone, par section de 12 à 20 m qu’ils raccordent ensuite. Grâce à ce procédé, l’entreprise n’a pas besoin de fabriquer l’étui qui soutient normalement la pale. S’ils font des économies sur la construction de l’étui et à plus long terme sur la maintenance du parc éolien, la fibre de carbone demeure une matière première très chère.

« L’utilisation de la fibre de carbone peut améliorer l’économie globale dans l’éolien de plusieurs façons. En construisant la pale en plus petites sections, il est possible de rendre plus précises les structures aérodynamiques, et d’améliorer les performances. En outre, parce que ces pales pèsent beaucoup moins que celles en fibre de verre, il est possible de mettre des pales plus longues sur les modèles existants d’éoliennes », argumente David Cripps, principal responsable technique de Blade Dynamics.

Les pales plus longues recueillent davantage de vent, ce qui permet aux turbines de produire plus de puissance pour des vitesses de vent moindres. C’est l’augmentation du rendement assuré ! Si ces pales sont plus rentables, elles sont aussi plus légères. Il serait possible de réduire à 15 tonnes un rotor habituellement estimé à 24 tonnes. Le projet, soutenu par American Superconductor, a pour but de mettre sur le marché des éoliennes de 10 MW. Sachant qu’en moyenne une éolienne offshore fournit 3,6 MW, il y a de quoi surprendre.



Quand la physique des particules améliore le e-commerce

Les moteurs de recommandation, qui suggèrent des achats sur le web, pourraient être plus efficaces s’ils s’inspiraient de certaines théories de la physique qui décrivent le comportement des particules. C’est le résultat étonnant d’une étude publiée par des chercheurs de l’université de Fribourg (Suisse).

« Les internautes qui ont acheté ce livre (ou ce DVD, ou ce voyage…) ont aussi acheté ceux-là. » Difficile d’échapper à ce type de messages quand on se promène sur des sites web commerciaux. Les moteurs de recommandation sont devenus des outils indispensables du commerce électronique. Des chercheurs du département de physique de l’université de Fribourg proposent de les améliorer avec des algorithmes qui s’inspirent des lois régissant le comportement de deux classes de particules élémentaires, les fermions et les bosons.

Les chercheurs se sont intéressés aux produits qui, s’ils sont recommandés à trop de monde en même temps, perdent de leur  intérêt : un restaurant, un hôtel, un DVD en location… Mais ils ont aussi montré que dans tous les cas, leur nouvel algorithme améliore la diversité et la précision des recommandations.

Que viennent faire les fermions et les bosons dans cette histoire de vente en ligne ? Les chercheurs ont repris les différentes manières dont les particules minimisent leur énergie : pour les fermions, pas question d’occuper le même état quantique, tandis que les bosons acceptent la promiscuité sans limite. En mettant en équations ce type de situations extrêmes – un produit qui doit n’être recommandé qu’à une seule personne ou bien peut l’être à tout le monde- mais aussi des situations intermédiaires, il est possible de guider un moteur de recommandation de manière judicieuse. Le moteur inspiré de la physique a été testé sur des données réelles de location de DVD en ligne. Résultat : il évite les sur-réservations sur certains produits, mais a aussi pour avantage d’améliorer la diversité des propositions faites aux internautes, et de limiter les erreurs de recommandation.

Ce n’est pas la première fois que la physique fait des incursions hors de son domaine propre. Régulièrement, des chercheurs tentent d’appliquer des résultats de la physique dans des domaines totalement différents, poussés par des analogies et par l’attrait de théories rigoureuses et formulées sous forme mathématique. En particulier dans les sciences économiques et sociales. La mécanique des fluides est utilisée pour simuler le mouvement des foules. La physique statistique, qui décrit des phénomènes à l’échelle macroscopique à partir des lois régissant les atomes (l’écoulement d’un liquide ou d’un gaz…), a donné des résultats intéressants quand il s’agit de comprendre comment des comportements individuels se traduisent, parfois de manière surprenante, en des mouvements collectifs…

Thierry Lucas



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