Arianespace veut accélérer la succession d’Ariane 5

Le lanceur européen de nouvelle génération, qui succédera à l’actuelle Ariane 5 et remplacera la Soyouz utilisée en Guyane, est prévu en 2025. Mais l’incertitude sur le financement de ce programme est si grande que le P-DG d’Arianespace craint un retard qui pourrait être pénalisant pour sa société sur le marché des lancements commerciaux.

 

S’adressant à l’Association des Journalistes professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace, le P-DG d’Arianespace Jean-Yves Le Gall a exhorté les gouvernements européens à commencer le travail sur le successeur d’Ariane 5. En rappelant que les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et le Japon ont tous en préparation des lanceurs de prochaine génération, Jean-Yves Le Gall met en garde l’Europe contre un retard possible qui, s’il devait être trop long, pourrait remettre en cause la position dominante d’Arianespace sur le marché des lancements des satellites ouverts à la concurrence.

 

Arianespace et l’Agence spatiale européenne estiment que c’est à l’horizon 2025 que se fera sentir le besoin de ce nouveau lanceur (NGL, lanceur de nouvelle génération). Sa mise au point nécessitant une bonne dizaine d’années de travail, on s’attend à ce que ce programme soit officiellement lancé fin 2012, lors de la prochaine session du Conseil au niveau ministériel de l’Esa. Or, rien n’est moins sûr. Le Gall craint que le feu vert donné au développement de l’Ariane 5 ME puisse entraîner un retard dans le démarrage des travaux du NGL en siphonnant un financement limité pour cause de crise financière et de rigueur dans de nombreux pays européens).

 

Quel lanceur faudra-t-il dans dix ans ?

 

Autre souci, cette Ariane 5 ME ne fait pas l’unanimité. Équipée d’un étage réallumable (Vinci), elle porte la performance d’Ariane 5 de 10 à 12 tonnes. Mais de nombreux experts estiment qu’il n’est pas certain que le marché ait besoin d’un lanceur de cette capacité…

 

Malgré l’incertitude qui pèse sur le NGL, les premières études exploratoires ont déjà été enclenchées. De la trentaine de concepts de lanceurs à l’étude, l’Esa en a retenu quatre en 2010 et travaille avec Astrium à réduire cette sélection. Parmi les lanceurs retenus, trois sont des concepts de lanceurs bi-étage et un à trois étages. En France, le gouvernement vient de débloquer une enveloppe budgétaire de 500 millions d’euros pour financer plusieurs projets liés à la préparation de ce NGL et à l’amélioration des satellites. Une annonce qui confirme l’engament pris en décembre 2010 d’octroyer un financement pour le successeur d’Ariane 5 avec le grand emprunt.



Galileo : lancement des deux premiers satellites le 20 octobre 2011

ZDNET

 

Galileo : lancement des deux premiers satellites le 20 octobre 2011 dans Collectif pour un dégroupage total galileo-satellite-97x72Technologie – Arianespace, la Commission Européenne et l’Agence Spatiale Européenne ont annoncé hier la date de lancement des deux premiers satellites du projet Galileo : le 20 octobre 2011. Ce système de positionnement européen devrait à terme être une sérieuse alternative au GPS américain.

Difficile à croire, mais Galileo progresse ! L’Agence Spatiale Européenne (ESA), la commission européenne et Arianespace viennent d’annoncer le lancement des deux premiers satellites opérationnels le 20 octobre 2011. Destiné à concurrencer le GPS (Global Positioning System) américain, le projet Galileo consiste en un déploiement d’une trentaine de satellites européens dans l’espace.

Au départ prévu pour les années 2000, Galileo a dû faire face à de nombreux obstacles tant financiers que techniques. Respectivement lancés en 2005 puis 2008, deux satellites tests sont actuellement en orbite autour de la Terre. C’est donc avec beaucoup de retard que l’Europe concrétise sa conquête spatiale.

Rendez vous le 20 octobre

« La date a été choisie par tous les acteurs (du projet Galileo) lors d’une réunion au mois de mai », déclare le directeur général de l’Agence spatiale européenne, Jean-Jacques Dordain. D’après le planning, le système devrait ainsi être fonctionnel dès 2014, avec 18 des 30 satellites de lancés.

Comme annoncé en automne dernier, Arianne 5 ne sera pas en charge de cette première mission afin de réduire une facture qui s’élève à environ 20 milliard d’euros. En conséquence, le choix s’est tourné vers le premier lancement de l’appareil Russe Soyouz depuis Kourou, en Guyane française. L’ESA officialise par la même occasion son partenariat avec la Russie.

Plus performant que le GPS

Bien qu’il représente une alternative au GPS et au système GLONASS développé par les russes, Galileo se veut interopérable, proposant ainsi de tirer profit des trois constellations de satellites en même temps.

Techniquement, le projet européen promet une meilleure précision que le GPS. Au final, la marge d’erreur devrait être inférieure à 4 mètres sur le plan horizontal et de moins de 8 mètres sur le plan vertical, contre 5 mètres et 35 mètres pour la technologie GPS, ce qui est loin d’être négligeable.

En théorie, le projet devrait être entièrement finalisé en 2019. La bonne nouvelle, c’est qu’il coûterait un peu moins cher que prévu. Cela paraît bien peu vraisemblable en raison des retards accumulés. En 2008, Jacques Barrot, Commissaire européen aux Transports expliquait ainsi que Galilelo serait rentable dès 2013…



Michelin espère commercialiser un pneu increvable pour 2014

Michelin
© DR L’U.N.

 

Le fabricant français de pneumatiques Michelin travaille sur un nouveau pneu « auto-réparant ». Ce produit innovant a été présenté à l’occasion du challenge Bibendum pour la mobilité durable, organisé du 18 au 22 mai à Berlin.

Une sorte de « peau » collée à l’intérieur du pneu permet de boucher instantanément un trou, tant qu’il ne fait pas plus de 6 millimètres de diamètre. « Il n’y a pas de perte d’air, et quasiment pas de limites en nombre de trous », affirme Philippe Denimal le directeur de la recherche chez Michelin.

Plusieurs produits innovants permettant différentes solutions pour fabriquer cette peau ont d’ailleurs été brevetés. Ce nouveau matériau est stable, il ne consomme pas d’énergie et n’a pas tendance à couler dans le bas du pneu sous l’effet de la chaleur par exemple. Et surtout, il ne crée pas de vibration comme c’était le cas des pneus de la marque Kleber dotés d’un système semblable, mais qui ont été abandonnés.

Bien que plusieurs milliers de ces nouveaux pneus aient déjà été fabriqués, ils ne sont pas encore commercialisés. « Pour le moment, on teste le marché », précise le directeur de la recherche. Si les tests sont favorables, il faudra compter environ 18 mois pour commencer à industrialiser la production. Ce qui mènera le fabricant jusqu’en 2014.

« Nous prenons beaucoup de précaution », précise Philippe Denimal. Pas question, en effet, de reproduire l’erreur du PAX, ce pneu  « indéjantable », présenté en 1997. Le modèle a dû être abandonné en 2006 parce qu’il compromettait la conformité à certains standards du processus de fabrication.

Sans préciser le prix, Philippe Denimal confirme que le coût de ce pneu auto-réparant, sera nécessairement plus élevé. Un surcoût justifié par l’ajout d’un produit et la nécessité  d’avoir un process d’industrialisation complémentaire pour le mettre en œuvre.

Par ailleurs, le dispositif de réparation alourdit d’un kilo environ le poids des quatre roues. Pour autant, doter sa voiture de ce type de pneus permettrait de se débarrasser de la roue de secours et le matériel idoine. Et ainsi d’alléger son véhicule d’une trentaine de kilos… Et donc de consommer moins



Les technologies de l’information doivent aider les ruraux du monde

Pour cette Journée internationale des télécommunications, l’UIT, l’organisme qui gère ce secteur au niveau mondial, a choisi pour thème la ruralité, spécialement celle du tiers monde. Les technologies de l’information peuvent en effet apporter de nombreux bienfaits. Encore faut-il le vouloir…

 

 

« Mieux vivre dans les communautés rurales grâce aux TIC » : c’est le thème de cette journée internationale consacrée aux télécommunications, décidé par l’UIT (Union internationale des télécommunications), qui dépend de l’ONU. Les TIC (technologies de l’information et de la communication) semblent en effet particulièrement adaptées pour tisser des liens entre des populations isolées, mais avec un seul gros défaut : elles coûtent cher.

Comme l’a rappelé Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, « 70 % des 1,4 milliard d’habitants des pays en développement les plus pauvres vivent en milieu rural ». Dans toutes les sociétés du monde, les échanges par télécommunications revêtent une importance grandissante, dans la vie sociale ou professionnelle, dans le commerce ou au sein des entreprises. Alors que les grandes cités sont d’efficaces zones d’échanges, les zones rurales auraient au contraire encore plus besoin de tels liens. « Les TIC et les applications en ligne associées sont des outils déterminants pour l’amélioration de la gouvernance et des services en zone rurale » martèle l’UIT. Santé, éducation, activité économique… dans tous ces domaines, lutter contre l’isolement marque un progrès.

En témoigne le succès précoce de la téléphonie mobile dans les pays en développement, quand les infrastructures de la téléphonie filaire restent déficientes. C’est là un point clé du développement, explique l’UIT, qui veut réduire la « fracture numérique », une expression qui a fait florès en France il y a quelque temps. « Élargir l’accès permettra de réaliser plus vite les Objectifs du Millénaire » conclut l’organisme.

 

Ka-Sat, un satellite géostationnaire qui peut recevoir et transmettre à haut débit sur l'Europe.Les technologies de l’information doivent aider les ruraux du monde dans BuzzDM pt-loupe
Ka-Sat, un satellite géostationnaire qui peut recevoir et transmettre à haut débit sur l’Europe. © Astrium

La Toile a des trous

Pourtant, hors des agglomérations, souvent, les débits chutent, les réseaux se raréfient et en bien des endroits. Les techniques et les initiatives, cependant, ne manquent pas. Le haut débit par satellite existe depuis longtemps. Récemment, la société Ka-Sat a même lancé un satellite spécialement conçu pour mettre en place de tels services. Mais ils ne concernent que l’Europe, où, d’ailleurs, les zones rurales sont elles aussi concernées puisqu’en bien des endroits, le haut débit reste un rêve.

 

Des ordinateurs bon marché et même très bon marché existent. On a vu récemment le prototype Raspberry Pi, d’une machine réduite à sa plus simple expression, à connecter à un clavier, une souris et un écran, et qui ne coûterait que 25 dollars (une quinzaine d’euros). En 2008, Pixel Qi avait proposé un ordinateur à 75 dollars (plus de 50 euros au cours actuel) et, la même année, des étudiants du MIT assuraient même pouvoir fabriquer un ordinateur pour 12 dollars (moins de 9 euros) ! On connaît surtout l’opération caritative OPLC (One Laptop per Child, un ordinateur par enfant), qui veut produire en masse des ordinateurs à bas prix.

Baptisé XO, ce petit ordinateur avait à l’origine été annoncé au tarif symbolique de 100 dollars (soit environ 70 euros), mais le prix a dû être révisé à la hausse au vu des coûts réels de production. Après avoir doublé (il fallait de plus en acheter deux pour en garder un et donner l’autre), ce tarif redescend et la dernière version, le XO 1.75, ne coûte plus que 165 dollars (un peu moins de 120 euros).



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