François Fillon à l’offensive

François Fillon :

« Il manque une voix claire et ferme, une voix qui porte et qui soit respectée. Il manque une vision et une stratégie.

En un mot, il manque un vrai président de la République. »

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Mes amis,

Merci de tout cœur pour votre présence, merci Jean-Pierre pour ton accueil, pour ton amitié, pour ta force qui me donne plus de force encore.

Mes amis, je vous demande de m’aider à résister au choc.

Durant 36 ans de vie politique, 36 ans sans aucun problème d’ordre judiciaire, je suis la cible d’une attaque impitoyable, partiale, 7 jours sur 7, 24/24h, et tout ceci pour des faits anciens, connus, légaux.

Est-ce juste ? Est-ce équitable ? C’est à vous de répondre et non au tribunal médiatique.

Je fais appel à votre bon sens, à votre liberté de jugement.

Je n’ai pas fauté au regard de la loi, mais je sais vos interrogations, votre émotion. Vous attendez le meilleur de moi, de vos élus.

Je dois prouver ma droiture, je dois m’expliquer, car oui, j’ai travaillé avec mes proches, parce que j’avais confiance en eux, confiance dans leurs capacités, parce qu’ils partageaient avec moi une vie d’engagement total qui ne comptait pas les week-ends et les soirées.

Ceci dit, je n’évacue pas mes responsabilités car beaucoup de Français se posent des questions.

Candidat à l’élection présidentielle, on scrute ma vie au laser, cherchant la moindre erreur, la moindre faille, le moindre scoop. On voudrait dans les médias que je sois un « saint », je ne suis, mes amis, qu’un homme, un homme qui n’a pas enfreint la loi, un patriote qui aime son pays et qui lui a donné le maximum de ce qu’il avait dans les tripes.

Je n’ai rien à cacher. Lundi, j’ai tenu une conférence de presse destinée à répondre point par point, à l’aide des faits et des faits seuls, aux accusations.

J’ai porté à la connaissance du public l’intégralité de mon patrimoine.

La transparence ne me fait pas peur, et j’attends maintenant que mes concurrents à la présidentielle se montrent aussi clair que moi.

Nul doute que la presse exigera d’eux des informations, et si elle ne le fait pas, alors nous verrons qu’il y a bien deux poids deux mesures.

En vérité, au-delà de cette histoire de contrats parlementaires, il y a une entreprise de démolition qui nous ramène à la politique.

Si la violence est si rude, si je suis à ce point l’homme qu’il faut mettre à genoux, c’est parce que je suis porteur d’un projet qui bouscule le système.

Je suis plus qu’un adversaire politique, je suis un adversaire idéologique !
Le système n’aime la droite que lorsqu’elle marche à l’ombre, lorsqu’elle se tait sur la liberté économique, lorsqu’elle se tait sur l’autorité, lorsqu’elle se tait sur les valeurs traditionnelles de notre pays, lorsqu’elle ne met pas des mots crus sur la réalité comme celle du totalitarisme islamique, lorsqu’elle ne remet pas en cause les arrangements conformistes de notre politique étrangère…

Si mon projet était flou et banal, croyez-moi, les attaques ne seraient pas aussi rudes.

On veut nous chasser de la présidentielle au profit d’un duel dont rêve le système : d’un côté la caricature de l’extrême droite, de l’autre le macronisme light et branché.

Il est hors de question de laisser l’avenir de notre pays tomber dans les mains de ces gens-là.

Hors de question que la droite et le centre se laissent intimider par des scénarios qui excluent les Français qui veulent un changement puissant et crédible.

Ça n’est pas une question partisane, c’est une question d’intérêt national !

Avec ce tourbillon d’attaques, on veut détourner l’attention du vrai scandale : le scandale du déclin de notre pays et le scandale du quinquennat de François Hollande, l’un des plus désastreux de la Vème république. Nous avons oublié jusqu’au goût de la prospérité collective et du plein emploi.

Nous serions condamnés au chômage.

Nous serions condamnés à une croissance faiblarde et de plus en plus réduite, qui met en péril nos entreprises et nos emplois.

Nous serions condamnés au délitement de notre société, affaiblie par un Etat sans autorité et par les revendications communautaristes.

Devant cette situation, les Français ne doivent plus baisser les yeux en murmurant : « tant pis ».

Face à nous dans cette campagne, on trouve ce front du « tant pis » : c’est la fratrie des marchands de sable.

Il y a la gauche de Jean-Luc Mélenchon : c’est rouge total.

Ses admirations nous éclairent suffisamment : elles vont à Fidel Castro et Hugo Chavez, deux figures bien connues pour leur grand respect des libertés et la flagrante réussite économique de leur pays.

De l’autre côté, il y a sa jumelle, Mme Le Pen et son programme économique de faillite : la retraite à 60 ans, la hausse des salaires sans compter, l’emploi public qui grimpe en flèche, le retour insensé du franc…

Et puis il y a M. Hamon : c’est la tradition utopiste dans toute sa splendeur, avec les 32 heures, la taxe sur les robots et le revenu universel auquel même ses camarades ne croient pas.

Et puis, à côté de cette fratrie du refus, il y a la gauche souriante dans ses nouveaux vêtements, la bouche pleine de phrases creuses et sirupeuses.

C’est Macron, ce cas d’école de l’illusionnisme politique, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel.

A deux mois de l’élection, il faut tout de même un sacré mépris pour les électeurs pour estimer qu’ils n’ont pas besoin de connaitre le projet.

Avec votre soutien, avec votre force, je veux mettre un terme à ce scandale français. Je veux redresser notre pays.

Le mot « redresser le pays » est-il trop fort ? Oui, il l’est pour tous ceux qui nagent tranquillement dans le statu quo. Mais il ne l’est pas pour les Français !

6 millions de Français inscrits à Pôle Emploi.

9 millions de Français sous le seuil de pauvreté.

2 millions de jeunes qui ne sont ni à l’école, ni dans une formation, ni dans un emploi.

Des quartiers dévastés par la délinquance, des campagnes qui se vident.

2200 milliards de dette que nos enfants devront un jour rembourser.

Croyez-moi, ce ne sont pas les présidents américains, russes ou chinois qui vont nous sauver.

Tout dépend de nous.

Nous avons 2000 ans d’histoire, 2000 ans de bravoure ; des générations et des générations de Français se sont battues pour que nous soyons une nation forte et libre.

Nous sommes leurs héritiers ; notre devoir est d’être fidèles au patrimoine qui nous a été légué et que nous transmettrons à nos enfants.

Il faut réagir fort et maintenant.

Pour notre redressement économique, je propose la liberté.

C’est une réponse simple à un constat simple : les talents, l’énergie, les idées, les Français les ont. Mais la bureaucratie les empêche de les développer.

Je veux libérer les entreprises en réduisant de 40 milliards le fardeau de leurs charges sociales, pour qu’elles puissent se développer, embaucher et investir sur notre territoire.

Je veux supprimer les normes françaises qui se surajoutent aux normes européennes pour que notre agriculture redevienne la première en Europe.

Je veux libérer la durée du travail en supprimant définitivement les 35 heures et leur uniformité écrasante.

Je veux que nous ayons en France des investisseurs français, qui puissent investir de l’argent français dans nos entreprises ; et pour cela, je supprimerai l’ISF pour nous éviter d’aller nous prosterner  devant les fonds de pensions étrangers.

Je veux mettre fin au cauchemar qu’est devenu le RSI qui sera réformé pour constituer une caisse de protection des indépendants et non pas aligné sur le régime général comme le propose monsieur Macron ce qui aurait pour conséquence d’augmenter de plus de 20% les charges des commerçants, des artisans et des indépendants.

Je veux rapprocher le régime fiscal des commerçants, artisans et indépendants et celui des auto-entrepreneurs.

Je veux généraliser l’apprentissage pour que les jeunes puissent avoir un pied à l’étrier et apprendre au sein du monde du travail.

Ce souffle de liberté, je veux qu’il bénéfice à tous les Français et à leur pouvoir d’achat.

12 milliards d’euros seront rendus aux Français.

Pour les familles, qui sont le creuset de la France, je veux relever le plafond du quotient familial et rétablir l’universalité des allocations familiales.

Pour les travailleurs, je veux une baisse de leurs cotisations salariales de 6 milliards d’euros directement visible sur la feuille de paie.

Pour les plus vulnérables, je veux revaloriser les petites retraites, de 5% pour 4 millions de retraités, et augmenter de 10 % les petites pensions de réversion.

C’est la justice sociale que je veux porter pendant que nous repasserons progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Vous savez qu’on m’a fait le procès de vouloir mettre à mal notre assurance maladie et notre système de soins.

C’était la précédente polémique qu’on m’avait infligée.

Eh bien je dénonce avec force ceux qui disent que tout va bien et qui se fichent des déserts médicaux, qui se fichent des pathologies non remboursées, qui se fichent des urgences débordées, qui se fichent de savoir que les personnels médicaux sont à bout et que la médecine libérale en a marre d’être maltraitée, et qui se fichent des déficits.

Ceux qui menacent la sécurité sociale sont ceux qui veulent rester les bras ballants et qui tournent les talons si on propose des solutions.

Je veux une santé pour tous, et de qualité, une santé capable de répondre au vieillissement de la population et au prix croissant des nouveaux médicaments.

Et pour cela, j’agirai, en concertation avec les professionnels de la santé.

Le redressement de notre pays doit se faire sans oublier les plus fragiles.

Contre l’exclusion et la grande pauvreté, je prévois un plan d’action sur cinq ans qui s’appuiera sur les grandes associations qui font honneur à la fraternité française, comme celle de l’Abbé Pierre.

Je pense aussi à ceux qui vivent avec l’autisme et le handicap.

8 millions de Français sont frappés par le handicap.

Je veux défendre pour eux une société plus inclusive, qui accueille toujours mieux à l’école les enfants en situation de handicap, qui leur donne des perspectives de formation et d’insertion professionnelle notamment par l’alternance.

Mais pour pouvoir engager tous nos projets, l’Etat doit, en parallèle, faire des efforts d’organisation et de gestion. Il faut être plus rigoureux sur nos finances publiques afin de pouvoir investir pour les Français.

Je veux restaurer une administration efficace et respectée.

J’assume de vouloir réduire de 8 % environ le nombre d’emplois publics sur le quinquennat.

La France était-elle sous-administrée en 2002 ? Evidemment non ! C’est le niveau d’emplois publics que je propose d’atteindre en 2022.

Pour cela, il faudra passer aux 39 heures dans la fonction publique pour que l’Etat et nos services publics restent forts.

Nous devrons retrouver l’équilibre des finances publiques d’ici 5 ans ; l’effort sera réparti sur l’ensemble de la sphère publique.

Et nous devons rendre aux agents publics leur fierté blessée par le discrédit de l’Etat bureaucratique.

Ils servent la collectivité avec dignité, avec professionnalisme, et souvent avec abnégation.

Ils ont droit à un projet réaliste et ambitieux pour les services publics qu’ils animent.

Mais rien de tout cela ne sera vraiment efficace si nous ne redressons pas les piliers de la République.

Je veux le retour du bon sens à l’école.

Il est temps de mettre fin aux folies expérimentales des pédagogistes qui cassent l’école pour mettre en musique leur idéologie.

A l’école, on doit apprendre à lire, à écrire et à compter, et pour cela j’avancerai l’âge de la scolarité à 5 ans au lieu de 6 pour que nos enfants maîtrisent ces savoirs fondamentaux.

Je propose que les enfants portent un uniforme à l’école, parce qu’ils feront ainsi l’apprentissage de l’égalité et de l’appartenance à un groupe, qui préfigure l’appartenance à la nation.

Nous devons rétablir l’autorité de l’Etat.

J’accorderai d’importants moyens supplémentaires à cette priorité, avec 12 milliards d’euros de plus dans la sécurité, la défense et la justice,

Je veux créer 16 000 places de prison, afin de reprendre le programme de construction interrompu par Mme Taubira, car je veux que les condamnations soient exécutées.

Il ne doit pas y avoir une once de complaisance avec les terroristes, qu’ils soient français ou étrangers.

Nous devons interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes, nous devons condamner les personnes coupables d’intelligence avec l’ennemi et nous devons expulser les étrangers appartenant à la mouvance intégriste.

Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé, à l’exemple des autres religions.

Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du « salafisme » ou des Frères musulmans.

Rétablir l’autorité de l’Etat implique aussi de choisir ceux qui rejoignent notre territoire et leur faire respecter nos lois.

Nous devons bâtir une véritable politique d’immigration et la réduire au strict minimum pour l’adapter à nos capacités d’intégration.

Cette politique sera fixée par des quotas au Parlement, chaque année en fonction de nos capacités d’accueil, comme c’est le cas au Canada.

Nous devrons défendre et protéger de véritables frontières européennes avec des contrôles systématiques aux portes de l’espace Schengen comme c’est le cas aux portes des Etats-Unis.

Les étrangers que nous accueillons sur notre territoire devront respecter leurs devoirs avant de réclamer des droits.

L’intégration sera exigée de ceux qui arrivent, et l’assimilation de ceux qui restent.

Les étrangers en situation régulière devront attendre 2 ans avant de pouvoir bénéficier des prestations sociales.

Et nous continuerons d’affirmer notre tradition du droit d’asile qui remonte à la chrétienté, mais nous accélérerons les procédures et nous expulserons systématiquement les déboutés.

Mes amis,

Il faut redresser le rang de la France dans l’Europe et dans le monde.

Pour cela, il faut que la France s’assume, car elle ne peut pas envisager l’avenir si elle ne sait pas d’où elle vient et ce qu’elle est.

Il n’y a pas de honte à se dire Français. Nous sommes un peuple courageux, qui sait se lever pour dire non, et qui se sent toujours appelé dans les circonstances exceptionnelles.

Nous aimons plus que tout la liberté de pensée et la liberté d’expression.

Nous sommes un peuple frondeur mais nous savons nous rassembler pour célébrer nos morts, pour saluer notre drapeau, pour dire notre fierté d’être français.

Nous avons des valeurs françaises..

Nous avons une culture française, contrairement à ce qu’a osé dire M. Macron ce week-end, et il est sans doute le seul au monde à l’ignorer. Pour lui, exit, Descartes, Molière, Chateaubriand, Proust ; exit les professeurs de la IIIème République et ceux d’aujourd’hui qui apprennent à nos enfants à parler le langage de la France plutôt que celui de la rue …

Si n’y a pas de culture française, alors pourquoi la France ?

Nous avons une langue, une histoire, des coutumes, un drapeau. Si tout ceci n’a pas d’importance, alors pourquoi M. Macron est-il candidat à la présidence française ?

Nous sommes la nation française.

Et il n’y a rien de honteux à dire que la France n’est pas un pays mosaïque ; nous n’accepterons jamais de devenir une société qui multiplie les foyers de communautarisme et nous préférerons toujours notre unité à la division.

La France accueille la diversité, mais la diversité se rassemble dans la France, car la seule communauté qui vaille est la communauté nationale.

Une France qui ne doute pas, qui est fière et qui s’assume, est une France souveraine dont la voix peut porter parmi les nations du monde.

Notre politique étrangère doit être commandée par notre seul intérêt national.

Etats-Unis, Russie, Chine, Brésil, Afrique: le monde n’attend pas que la France se réveille pour vivre et se développer ; si nous ne nous redressons pas, il continuera sans nous.

Il nous manque une voix claire et ferme, une voix qui porte et qui soit respectée ; il nous manque une vision et une stratégie ; il nous manque un représentant qui porte haut la France et ses couleurs ; il nous manque en somme un vrai président de la République.

Croyez-moi face à M. Trump, à M. Poutine, face au président chinois, ce n’est pas Hamon, Macron ou Le Pen qui vont tenir le rang de la France. Moi, j’y suis prêt.

Et puis, il y a l’Europe.

Ça n’est pas en cassant l’Europe qu’on va sauver la France.

Je veux la France en tête, la France qui entraine ses partenaires.

Je ne parle pas d’une Europe bureaucratique qui règlemente, qui décrète et qui classe sans suite les défis du XXIème siècle.

Je parle de l’Europe des nations, unies pour défendre la civilisation européenne.

Je parle d’une Europe politique concentrée sur ses priorités stratégiques.

Je veux une Europe de la sécurité et des frontières, qui nous protège.

Je veux une Europe de l’énergie et du numérique, qui garantit notre indépendance face aux appétits des grandes puissances mondiales.

Je veux une Europe qui ose défendre nos industries et nos emplois contre les assauts de la concurrence mondiale.

Et pour tout ceci, je veux que la France devienne la 1ère puissance européenne d’ici 10 ans.

Voilà, mes amis, mon ambition pour la France.

Ces dernières semaines, nous avons eu droit à un grand feuilleton d’attaques en règle, avec ses épisodes quotidiens et ses petites manœuvres.

Ils ne s’arrêteront sans doute pas là.

Ce n’est pas ma personne qu’on attaque ; c’est mon projet.

Parce que je ne cède devant aucun groupe de pression, parce que je dénonce la démagogie et le renoncement, on tente de m’abattre.

Mais cette obsession de me mettre à terre commence à se voir.

Je reçois énormément de témoignages de soutien.

En réponse à cet acharnement, je sens monter une rage de vaincre, une rage d’exprimer ses convictions avec fierté.

Cette campagne ne m’appartient pas : je porte l’espérance de millions de Français qui se sont manifestés à la primaire, et de millions d’autres qui nous soutiennent.

Ne vous laissez pas voler cette élection.

Ne vous laissez pas souffler la flamme du redressement national.

On veut nous faire rentrer dans le rang. Mais on ne marche pas ainsi sur nos têtes.

Ne ménagez pas vos efforts, car je ne ménagerai pas les miens.

Ne vous résignez jamais, ne cédez jamais

Faites parler vos convictions avec force et générosité.

Faites entendre votre voix qui compte.

Soyez vaillants !

Soyons libres !

Vive la République et vive la France.

Discours de Poitiers du 9 février 2017.

 



Etes-vous français ?



Le GPS européen Galileo entre en service, après dix-sept ans de gestation

Le système de navigation Galileo est entré en service. A la clé : l’indépendance technologique de l’Europe et des retombées économiques.

Top départ. Depuis jeudi 15 décembre, le Global Posi­tioning System (GPS) américain n’est plus seul à guider votre voiture ou à vous aiguiller dans la rue. Galileo propose lui aussi ses services. Désormais, le système de navigation européen est couplé à l’américain, la géolocalisation se fait grâce à des signaux provenant des deux constellations de satellites.

Certes, pour le moment, à peine quelques milliers d’happy few peuvent bénéficier de la technologie européenne. Il faut pour cela posséder un smartphone équipé de la puce interopérable avec le GPS : pour l’heure, seuls les détenteurs d’un smartphone Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ pourront utiliser les services de Galileo. La montée en puissance du système européen est donc liée à la fabrication de ces puces et à leur intégration dans les équipements (téléphones, objets connectés, voitures…). Laissant ainsi le temps au déploiement total de la constellation d’ici quatre ans.

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Avec quinze satellites opérationnels – sur la trentaine prévue d’ici à 2020 –, Galileo s’installe dans un monde dominé par les Etats-Unis, mais où sont déjà présents la Russie avec ­Glonass et la Chine avec Beidou. A ces quatre acteurs d’envergure mondiale, s’ajoute l’indien IRNSS, qui devrait en 2017 proposer une couverture régionale.

« Nous courons beaucoup plus vite »

« Nous partons en retard mais nous courons beaucoup plus vite », estime Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales (CNES) en évoquant ce programme européen de plus de 10 milliards d’euros qui vise à ne plus dépendre des Etats-Unis. Lancé en 1999, Galileo a pris six ans de retard sur son calendrier initial et a connu de multiples déboires. Pourtant, les Européens en sont convaincus : les avancées technologiques feront la différence. Déjà, la précision est meilleure, dix fois supérieure à celle des Américains : moins d’un mètre contre dix mètres.

Autre atout, la constellation européenne aura un satellite visible de n’importe où sur Terre 90 % du temps et son signal pourra être authentifié afin d’éviter les leurres, ce dont ne disposent pas les concurrents. Une sécurité indispensable pour les professionnels et les applications gouvernementales dans des secteurs comme la sécurité et la défense. Pour leurs besoins, la géolocalisation sera aussi beaucoup plus fine (proche du centimètre) que pour les services civils.

Les débouchés commerciaux sont nombreux : des services seront consacrés au grand public par l’intermédiaire des smartphones, mais aussi aux sociétés de transport (maritimes, ferroviaires, routiers, aériens), aux géomètres, aux exploitants agricoles, aux fournisseurs d’énergie ou encore aux banques. Et les applications iront croissant.

Selon les prévisions de la Commission européenne, les services liés à des systèmes de positionnement par satellites, qui représentent 10 % du produit intérieur brut européen, pourraient monter à 30 % en 2030 avec, en particulier, le développement de la voiture autonome et des objets connectés. De plus, beaucoup d’applications à venir sont encore inconnues, l’imagination dans ce domaine étant sans limite. Pour M. Le Gall, « nous avons mis en place le décor de la pièce, les acteurs sont les industriels, à eux de jouer dans un théâtre bien meilleur que les autres ».

Source : LE MONDE ECONOMIE | 15.12.2016 



Et le Français Thomas Pesquet entra dans la Station spatiale internationale

À 28.000 km/h et 400 km au-dessus du globe terrestre, la capsule Soyouz s’est accrochée à l’ISS samedi soir peu avant 23 heures.

Après deux longues journées dans le volume étriqué de la capsule Soyouz avec le Russe Oleg Novitsky et l’Américaine Peggy Whitson, Thomas Pesquet est enfin entré dans la Station spatiale internationale (ISS), sa nouvelle résidence pour les 6 prochains mois.

Amarrés samedi à 22h58 à l’ISS, les trois nouveaux pensionnaires ont encore dû patienter deux heures et quarante-deux minutes exactement, jusqu’à 01h40 dimanche, avant de pouvoir entrer. Le temps de s’assurer de la parfaite étanchéité entre Soyouz et l’ISS. Après ces presque trois heures d’attente, dans les 2,5 m de long du minuscule Soyouz, les trois nouveaux passagers de l’ISS ont été accueillis par leurs prédécesseurs arrivés le 19 octobre, l’Américain Shane Kimbrough et les Russes Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko. Le premier à entrer dans l’ISS a été Novitski, suivi de Pesquet et enfin de Whitson.

Cette phase d’attente n’aura été qu’une formalité après avoir réussi l’opération de loin la plus délicate: l’accostage en douceur de deux véhicules voyageant à 28.000 km/h autour de la Terre.

Et le Français Thomas Pesquet entra dans la Station spatiale internationale dans BuzzDM CxqpKmuVEAA94kq

La manœuvre de rendez-vous entre le Soyouz MS-03 et l’ISS avait débuté samedi soir, vers 20h40. La capsule russe était alors encore très loin de sa cible, sur une orbite intermédiaire autour de 320 km d’altitude, alors que l’ISS tourne à 410 km d’altitude. Toute cette phase de rapprochement demande une attention toute particulière aux astronautes, car les manœuvres à réaliser sont loin d’être intuitives. En effet, en orbite autour d’une planète, il ne suffit pas de pointer son vaisseau vers la cible et d’allumer les moteurs pour la rejoindre. Si on tente de rattraper un objet sur la même orbite en accélérant, les lois de Kepler décrivant les orbites vont entraîner aussi une hausse de l’altitude, ce qui éloigne en fait de la destination recherchée.

Une technique de rendez-vous initialement inventée par Buzz Aldrin

C’est pour cette raison que les Américains n’ont pas réussi leur première tentative de rendez-vous en orbite, lors de la mission Gemini 4 en 1965. Les réflexes d’aviateur de l’astronaute James McDivitt ne lui avaient alors été d’aucune utilité. En fait, les ingénieurs de la Nasa qui avaient conçu la mission n’avaient pas encore intégré les règles d’un rendez-vous orbital réalisé à vue. Des règles pourtant parfaitement décrites en 1963 par Buzz Aldrin (qui sera plus tard le second homme sur la Lune) dans sa thèse de doctorat.

L'Américaine Peggy Whitson qui accompagne le Français Thomas Pesquet avec le Russe Oleg Novitsky.
 

Mais depuis l‘invention des bonnes procédures par Aldrin, l’opération est heureusement parfaitement maîtrisée, et le vaisseau russe, partant d’une orbite plus basse, doit donc allumer ses moteurs à deux reprises pour accélérer, et se hausser à la même altitude que la station. Vers la fin, l’approche se déroule à très faible vitesse, à seulement quelques centimètres par seconde lors des derniers mètres pour éviter tout risque de collision.

À bord du Soyouz, c’est le pilote Oleg Novitsky qui était aux commandes, comme ses compatriotes à bord de la station, qui ont eux aussi pris le contrôle de l’ISS. L’amarrage devait impérativement avoir lieu sur le côté russe de la station, sur un module équipé de systèmes de jonction dédiés au Soyouz, car les modules américains ont des écoutilles avec un système non compatible.

Pendant six mois, le Français Thomas Pesquet va réaliser à bord de l’ISS pas moins de 62 expériences pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (Cnes, France). Et 55 autres en coopération avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise. Le Français étudiera ainsi l’impact de l’apesanteur sur la musculature, une analyse dont les résultats pourraient aider à soigner les myopathies. Il essaiera aussi des technologies susceptibles de révolutionner la purification de l’eau ou des matières autonettoyantes utilisables à terme dans les hôpitaux.

 

Source : Le Figaro 20/11/2016



Abbaye de Randol : « L’unique nécessaire »

Interview de Dom Bertrand de Hédouville, Père abbé de Randol, du Père Georges Rétoré, moine de Randol et de Paul Monnoyeur, architecte associé de l’abbaye.

L’abbaye Notre-Dame de Randol est une abbaye bénédictine de lacongrégation de Solesmes située à Randol dans la commune de Cournols, dans le Puy-de-Dôme.

Fondé en 19711 par des moines venus de l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault, le prieuré de Randol est érigé en abbaye le 21 mars 1981, et le premier abbé de Randol, Dom Eric de Lesquen, reçoit la bénédiction de l’évêque de Clermont Pierre Chappot de La Chanonie, le 24 juin de cette même année.

Appartenant à la congrégation de Solesmes, l’abbaye a gardé les traditions liturgiques grégorienne et dès 1984 a profité de l’indult envers la forme tridentine du rite romain. Elle dépend à ce titre de la commission Ecclesia Dei depuis 1988.

L’abbaye compte aujourd’hui une quarantaine de moines et le père abbé actuel est Dom Bertrand de Hédouville.

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http://www.randol.org/



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