Mélenchon à Hollande : « Les vœux c’est ton maximum d’action possible »

Par Paul Larrouturou

| 31/12/12 – 18:07

C’est un billet de blog comme il en a le secret. Un texte, un peu moins long que d’habitude, mis en ligne ce lundi 31 décembre. Dans « Mes anti-vœux », Jean-Luc Mélenchon évoque la vie, la mort, les plans sociaux. Et surtout François Hollande à qui il n’épargne rien.

« Alors comme ça, le président va nous parler pour nous édifier. Je vais écouter ça. Peut-être.  » commence l’eurodéputé.

L’ancien candidat à la présidentielle reproche à nouveau au chef de l’État de ne pas avoir amnistié les syndicalistes et cible ses conseillers qui deviennent, sous sa plume, « grouillots du prince » :

Il n’a rien fait parce que ses conseillers lui ont dit que ça obligerait parfois les patrons à réintégrer les personnes en cause. Quelle horreur ! Un gars qui revient au boulot la tête haute !

« Sire, nos amis ne le comprendraient pas » disent les grouillots du prince.

Puis le tribun d’extrême gauche revient à l’actualité du jour, les traditionnels vœux télévisés. Il apostrophe le président, ironique, en le tutoyant et en lui conseillant de s’adresser aux salariés des entreprises en difficulté :

Dis leur bonne année, François, à nos camarades, c’est ton maximum pour eux !

Bonne année, les Sodimédical, ces femmes sans salaires, gagnantes de trente procédures à qui tu avais dit « on ne vous oublie pas ! » quand elles t’ont abordé sur le marché de Châlons. Leur boite est liquidée.

Seuls tes vœux, dans leur fraternelle sincérité, peuvent les réconforter.

Dis aussi « meilleurs vœux pour l’année nouvelle » aux ouvriers de Florange, à ceux de Sanofi, à ceux de Thalés. Les vœux c’est ton maximum d’action possible.

 

Enfin, Jean-Luc Mélenchon reproche aussi au chef de l’État sa visite de Rungis au (tout) petit matin et d’être ainsi allé, selon lui, « faire l’important à quatre heures du matin dans un marché où [son] cortège ralentissait le travail. »



Tube de l’année 2012

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Beidou, le GPS chinois, est en place

Après les États-Unis et la Russie, mais avant l’Europe, la Chine s’est dotée de son propre système de positionnement par satellite. Baptisé Beidou, il ne couvre pour l’instant qu’une large zone autour de la Chine.

Avec 16 satellites actifs en orbite (et 4 expérimentaux), le GPS chinois vient d’entrer en service commercial, couvrant tout le pays ainsi qu’une large partie de l’Asie et de l’océan Pacifique. Beidou (« louche du nord », le nom de la constellation que nous appelons la Grande Ourse) est progressivement mis en place depuis plusieurs années. Les tirs du lanceur Longue Marche 3 se succèdent, pour Beidou ou pour d’autres activités spatiales. En décembre 2011, le système de positionnement recevait son dixième satellite.

Dans des propos rapportés par l’agence de presse Xinhua, Ran Chengqi, responsable et porte-parole du système de navigation, explique que Beidou servira également aux « messages courts pour la Chine et les régions environnantes ». La précision du positionnement serait de 10 m, et de 0,2 m/s pour la vitesse. Dans le quotidien China Daily, le même Ran Chengqi affirme que le signal est utilisable jusqu’en Australie.

Lorsqu’il sera complet, Beidou couvrira toute la planète et s’appuiera sur 35 satellites (5 géostationnaires, 3 géostationnaires inclinés et 27 en orbite moyenne). Pendant ce temps, l’Europe met lentement en place Galileo, dont les deux premiers lancements pour les satellites Giove-A et Giove-B ont eu lieu en 2005 et 2008. En octobre 2012, une fusée Soyouz a installé les troisième et quatrième satellites IOV (de validation). En 2014, avec 18 autres satellites (il y en aura 30 au total), Galileo commencera à être utilisable.

Une fusée Longue Marche 3 au décollage. Ce type de lanceur a permis la mise en orbite des satellites de Beidou, le GPS chinois qui vient d'entrer en service commercial. © XinhuaBeidou, le GPS chinois, est en place dans 2012 pt-loupe

Une fusée Longue Marche 3 au décollage. Ce type de lanceur a permis la mise en orbite des satellites de Beidou, le GPS chinois qui vient d’entrer en service commercial. © Xinhua


Nouvelle démonstration de force de l’Iran : HOLLANDE ne dit rien !

militaires vendredi dans le détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 40% du fret pétrolier mondial. Un détroit qu’il a souvent menacé de bloquer en cas d’attaque par l’Occident de ses installations nucléaires.

Ces opérations militaires interviennent quelques semaines avant les élections législatives en Israël. L’Iran est soupçonné par l’Etat hébreu et les Nations Unies de fabriquer la bombe atomique, ce qu’il a toujours démenti.

Le régime iranien a fait a fait savoir jeudi qu’il pourrait finalement autoriser les inspecteurs de l’AIEA à se rendre sur le site militaire de Parchin, à condition que se dissipent les menaces pesant sur la République islamique.



Nous sommes tous des DEPARDIEU.

Gérard Depardieu porte bien son nom. « Depardieu » désignait, au Moyen-Âge, le lieu où l’on payait la dîme, impôt inique aboli en 1789. Aujourd’hui, le même patronyme en est venu à symboliser la lutte d’un individu libre contre la folie coercitive de l’Etat. Gérard Depardieu n’a eu droit qu’à peu de considération pour avoir payé 145 millions d’euros d’impôt, de quoi financer la part de l’Etat dans l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ainsi que tous les salaires de Jean-Marc Ayrault au cours de sa longue carrière de fonctionnaire.

Gérard Depardieu n’a été guère félicité pour avoir créé 80 emplois et pour ses qualités de chef d’entreprise reconnues par ses salariés, alors qu’Arnaud Montebourg en détruit tous les jours en faisant fuir les investisseurs hors du pays. Enfin, le départ de Gérard Depardieu n’a pas été salué avec le panache qu’on doit lui reconnaître puisqu’il a le mérite précieux d’incarner une résistance à l’oppresseur : la toute puissante administration socialiste qui asphyxie l’énergie de notre pays jusqu’à l’agonie et voudrait culpabiliser ses sujets de ne pas se laisser faire avec reconnaissance.

Il était temps de réparer cet oubli et d’adresser nos sincères félicitations à Gérard Depardieu d’avoir été un Français d’exception. Tel Cyrano : « un homme affable, bon, courtois, spirituel, libéral, courageux ».

Hélas, à l’heure où toutes les nations du monde se battent pour attirer les talents, notre Gouvernement chasse les siens sous les insultes.

A l’heure où tous les pays d’Europe réduisent leurs dépenses publiques, notre Gouvernement en appelle, ad nauseam, à toujours plus de « solidarité » pour financer les gabegies publiques.

A l’heure où tous les contribuables commencent à se rebiffer, notre Gouvernement ignore les leçons de base de la courbe de Laffer. Il y a deux siècles, le très français Jean-Baptiste Say disait déjà qu’un « impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte ». Aujourd’hui, la maxime est toujours d’actualité : trop d’impôt tue l’impôt.

Le versant que ses détracteurs n’osent pas attaquer, c’est la charge de Gérard Depardieu contre l’hygiénisme de la pensée dominante en France. A travers l’évocation pudique de son fils disparu à l’âge de 37 ans, il expose la violence avec laquelle le modèle français broie ceux qui ne marchent pas dans les clous de la bien-pensance. « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés » écrit Gérard Depardieu pour justifier son départ.

Il faut admettre que la critique fiscale est plus aisée que de rentrer dans cette dimension contestataire d’un ordre moral inique et hypocrite. Gérard Depardieu s’en est émancipé très tôt, assumant avec drôlerie ses dérapages et ses excès.

Ce que révèle en réalité l’hystérie du pouvoir contre Depardieu, c’est que ce gouvernement et ses affidés ont une fâcheuse tendance à se croire propriétaire de la France et des Français. Propriétaire de la nationalité, qu’il pourrait révoquer (proposition du député Yann Galut, une première depuis Pétain). Propriétaire des biens, qu’il pourrait confisquer (récente innovation juridique de son collègue Jérôme Lambert, inspirée sans doute de Fouquier-Tinville). Propriétaire des talents, qui n’auraient jamais pu émerger sans lui (car, comme l’écrit Philippe Torreton, c’est bien sûr grâce aux subventions de l’Etat que Depardieu a pu enchanter des générations de spectateurs). Propriétaire de la Nation, qu’il associe absurdement à la fiscalité en dénonçant, comme l’a fait en creux François Hollande, les « antipatriotes » ou, notre ministre de la culture, un « déserteur »..

Hé bien, ne vous en déplaise, nous ne vous appartenons pas. Et nous gardons par devers nous les droits que nous accordent la déclaration de droits de l’homme et du citoyen, que vous semblez avoir tendance à oublier : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

« Je suis un être libre », écrit Depardieu dans sa lettre : c’est ce qu’ils vous reprochent. Résistons à nos Robespierre aux petits pieds.

Nous sommes tous des Depardieu !



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