Nucléaire-GDF Suez prêt à coopérer en Arabie Saoudite

GDF Suez veut participer à la candidature française au projet nucléaire en Arabie Saoudite à condition d’y occuper « une place raisonnable », déclare Gérard Mestrallet, le PDG du groupe dans une interview accordée au journal Les Echos.

L’énergéticien français, Areva et le CEA sont engagées dans les premières discussions à ce sujet.

« GDF est prêt à coopérer, à condition qu’on nous fasse une place raisonnable », déclare Gérard Mestrallet.

En janvier dernier, des dirigeants d’EDF et d’Areva avaient accompagné le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en Arabie saoudite pour évoquer le rôle que pourrait y jouer la filière nucléaire française.

L’Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de brut mais doit faire face à une forte augmentation de ses besoins en électricité et souhaite réduire la part des énergies fossiles dans sa consommation au cours des prochaines décennies.

Après l’échec de l’appel d’offres d’Abu Dhabi, puis la découverte de micro-fissures dans les cuves de deux des sept réacteurs nucléaires qu’il exploite en Belgique, GDF Suez a fait profil bas dans le nucléaire ces derniers temps.

Mais le redémarrage des deux réacteurs le mois dernier et la participation de GDF Suez au consortium japonais sélectionné en mai pour construire deux réacteurs en Turquie ont levé les interrogations sur la stratégie du groupe dans le nucléaire. .

« Je veux garder l’option nucléaire ouverte. Avec la Belgique et avec la Turquie, GDF Suez va rester dans le nucléaire au moins jusqu’en 2085. Et nous aurons d’autres projets d’ici là », assure Gérard Mestrallet.



Le catholicisme amortisseur social en Espagne

L’Espagne passe la barre des 6 millions de chômeurs

Le pays plongé dans la récession et soumis à un effort de rigueur sans précédant établit un nouveau record de demandeurs d’emploi. Cela représente plus de 26% de la population active.

Le catholicisme amortisseur social en Espagne dans BuzzDM coeur-

5.040.222 chômeurs. Pour la première fois, le nombre d’Espagnols inscrits aux Services publics de l’emploi (SPE, l’équivalent de Pôle emploi) a franchi la barre des 5 millions. L’indicateur, en plus, est le plus conservateur des chiffres officiels. L’Institut national des statistiques (INE), qui travaille à partir de sondages sur de très larges échantillons, parle pour sa part de 6 millions de sans-emploi, soit 26,02 % de la population active.

Cependant, l’Espagne reste calme. Les manifestations se multiplient mais demeurent pacifiques. Et le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy ne semble pas menacé. Il se console même en soulignant que la dernière augmentation - 59.000 chômeurs de plus qu’en janvier - est la plus faible hausse d’un mois de février depuis 2008. Comme si de rien n’était.

Deux facteurs sont cités par les observateurs pour expliquer le stoïcisme des Espagnols. Le marché noir et la solidarité familiale. Ici, une retraitée partage sa pension avec ses enfants ; là, des parents aménagent une chambre pour leur fils qui ne peut plus payer son logement ; ailleurs, un couple reste ensemble parce qu’il ne peut se permettre le luxe d’une séparation. Les prestations publiques étant limitées, la famille ­devient la première assurance-chômage.

Mais cet amortisseur atteint ses limites. Dans 1,8 million de foyers, tous les membres de la famille sont au chômage. Et, du coup, le marché noir devient une option ­comme une autre. Selon une étude de la Fondation des Caisses d’épargne (Funcas), l’économie souterraine représenterait 23,7 % du PIB espagnol. Certains sont tentés de relativiser les chiffres. «Ce n’est pas vrai, il n’y a pas 6 millions de chômeurs», considère ainsi le président de la CEOE, l’organisation patronale espagnole.

Émigration massive

La détresse de ceux qui sont privés de revenus est toutefois bien réelle. En 2011, plus d’un million de personnes sont venues frapper à la porte de Cáritas, l’équivalent du Secours catholique, soit trois fois plus qu’en 2007. L’ONG a dû multiplier par deux les aides qu’elle accorde aux familles pour se nourrir, se loger et s’habiller.

«Il ne faut pas croire que s’il n’y a pas de révolte sociale, c’est parce qu’il n’y a pas de souffrance», avertit Pablo López Calle, professeur de sociologie du travail à l’université Complutense de Madrid. «Le profil type du chômeur est un jeune qui n’est jamais entré sur le marché du travail. Ou un adulte expulsé de secteurs faiblement syndiqués, comme la construction, l’hôtellerie ou les services. Les syndicats n’ont pas su canaliser cette réalité sociale.»

Rafael Pampillón, économiste à l’IE Business School, ajoute un troisième facteur de stabilité: l’émigration. Près de 400 000 Espagnols ont quitté leur pays entre 2008 et 2012, selon l’INE. «Les gens se découragent et beaucoup partent à l’étranger.» Pampillón considère que cette tendance devrait être encouragée: «La bulle immobilière a explosé, et le nouveau modèle productif sera basé sur la technologie. Il n’y aura pas d’emploi en Espagne pour 5 millions de chômeurs.»



Alerte à l’arme chimique en Syrie

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, entouré du vice-ministre russe des affaires étrangères, Mikhail Bogdanov (à droite) et du secrétaire d'Etat adjoint américain, William Burns, au siège européen des Nations unies, à Genève, le 11 janvier.
L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, entouré du vice-ministre russe des affaires étrangères, Mikhail Bogdanov (à droite) et du secrétaire d’Etat adjoint américain, William Burns, au siège européen des Nations unies, à Genève, le 11 janvier. | REUTERS/HANDOUT

Une guerre chasse l’autre, ou l’occulte, hélas. Alors que l’attention est concentrée sur le conflit au Mali, alors que l’armée française combat au Sahel des groupes armés affiliés à Al-Qaida, dont les abominations contre la population civile des régions du nord du Mali ont été abondamment documentées par les défenseurs des droits de l’homme, alors, donc, que la crise dans les vastes espaces du Sahara mobilise la diplomatie internationale, un autre théâtre de crimes de grande ampleur ne doit pas être oublié : la Syrie.

Rappelons-le : l’ONU y a dénombré plus de 60 000 morts, la plupart ayant péri au cours du semestre écoulé. En Syrie, on peut dire que c’est un régime, un pouvoir d’Etat, celui de Bachar Al-Assad, qui endosse le rôle du « terroriste » auteur de crimes de masse incessants contre sa propre population. Récemment encore, un massacre perpétré à l’université d’Alep a fait plus de 80 morts, le régime de Damas et la rebellion syrienne se renvoyant chacun la responsabilité de ce drame.

Face à l’ampleur du drame syrien, la diplomatie internationale n’a cessé de patiner. L’attitude de l’administration Obama, qui avait laissé entendre à certains alliés européens que sa politique pourrait se durcir, une fois passée l’élection présidentielle américaine, continue pourtant à se limiter à une stratégie d’endiguement. La priorité, au-delà de l’indignation générale exprimée par les Occidentaux, consiste à empêcher que la crise ne se répande vers d’autres pays du Moyen-Orient.

Petite lueur d’espoir : à l’ONU, des pays membres du Conseil de sécurité, dont la France, s’activent en faveur d’une saisine de la Cour pénale internationale, pour envoyer le signal qu’il n’y aura pas d’impunité pour les auteurs des crimes les plus graves. Il faudra, cependant, pour que cette démarche aboutisse à une résolution, parvenir à surmonter l’obstacle du veto russe. Déjà opposé à trois reprises, ce veto, soutenu par la Chine, a offert une « couverture » diplomatique majeure au régime de Damas.

Un élément nouveau met en lumière le souci manifeste des pays occidentaux d’éviter à tout prix d’être entraînés dans quelque intervention ouverte que ce soit en Syrie. Il s’agit de données faisant état d’un possible emploi d’armes chimiques à Homs, le 23 décembre 2012.

Selon des informations recueillies par Le Monde auprès de services de renseignement occidentaux, une arme chimique non létale, à effet incapacitant, a été employée par le régime syrien contre des opposants ce jour-là, dans le quartier d’Al-Bayyada, où se déroulaient des combats entre les forces gouvernementales et l’insurrection anti-Assad. Ces informations corroborent, pour partie, des témoignages d’habitants et de médecins de Homs. Le Quai d’Orsay et le département d’Etat américain mettent en doute cette version, affirmant ne pas disposer d’éléments suffisants pour la confirmer.

Or l’emploi d’armes chimiques a été identifié, en 2012, par des dirigeants occidentaux, dont François Hollande, comme une « ligne rouge » qui justifierait, si elle était franchie, une intervention en Syrie. Y a-t-il, aujourd’hui, esquive ? La gravité des faits allégués exige que toute la transparence soit faite. Que les responsables occidentaux expliquent ce qu’il savent des faits qui se sont produits le 23 décembre à Homs.



David Cameron : bye, bye l’Europe ?

Les Américains s’alarment, et pour les milieux d’affaires, quitter l’UE serait un suicide. Mais l’opinion britannique est largement eurosceptique…

David Cameron, Premier ministre britannique.David Cameron, Premier ministre britannique. © Geert Vanden Wijngaert / AP, Sipa

La démarche est inhabituelle. Philip Gordon, secrétaire d’État adjoint américain pour les Affaires européennes en visite à Londres, avait, mercredi 9 janvier, convié à l’ambassade des États-Unis les journalistes britanniques avec un objectif : leur délivrer publiquement un message solennel. Le gouvernement américain, a-t-il dit en substance, observe avec inquiétude la politique européenne de David Cameron. Sous la pression des eurosceptiques, très actifs au sein même du Parti conservateur, le Premier ministre britannique s’apprête à annoncer son intention de rapatrier certains pouvoirs délégués à l’UE. Et à organiser un référendum sur la question. Cette consultation est encore hypothétique, car elle est censée se tenir en 2015, après les prochaines élections. La renégociation suggérée par Cameron serait, à ses yeux, indispensable si, comme le propose Berlin, un nouveau traité était élaboré pour renforcer l’intégration de la zone euro. La manoeuvre de Cameron est clairement électoraliste : il s’agit d’amadouer les eurosceptiques avant le scrutin.

Mais les États-Unis redoutent que le Royaume-Uni ne mette le doigt dans un engrenage irréversible. Et ne finisse par quitter purement et simplement l’Union européenne. Une idée catastrophique pour les Américains, qui ont tenu à clarifier les choses : c’est en demeurant dans l’UE que Londres préservera son rapport étroit avec Washington. Pas en lui tournant le dos. « Nous avons une relation de plus en plus étroite avec l’UE, qui a une voix de plus en plus forte dans le monde, et nous voulons une voix britannique forte dans cette institution », a souligné Philip Gordon. À bon entendeur…

Il n’y a pas qu’outre-Atlantique où l’on s’inquiète. Plusieurs grands patrons britanniques, dont Richard Branson, fondateur de Virgin, ont tiré la sonnette d’alarme dans une lettre adressée au Financial Times. Déjà, fin décembre, le patronat avait manifesté son émoi après l’éclat de Jacques Delors suggérant que le Royaume-Uni sorte de l’Europe. La moitié des exportations britanniques se font vers l’Europe, dont plus de 40 % dans la zone euro. Nos amis anglais ne doivent pas oublier que Calais est à 32 kilomètres de Douvres. Et les côtes américaines sont infiniment plus lointaines…



La décoration de sportifs français exilés fait des vagues

Trois joueurs de tennis français résidant en Suisse depuis plusieurs années vont recevoir l’Ordre national du mérite. Une situation paradoxale en pleine affaire Depardieu.

La décoration de sportifs français exilés fait des vagues dans BuzzDM coeur-La traditionnelle promotion de la Légion d’honneur du Nouvel an a salué mardi 681 personnes, parmi lesquelles les 87 sportifs médaillés lors des Jeux olympiques et paralympiques de Londres. Sur proposition du ministère des Sports, les tennismen Jo-Wilfried Tsonga, Richard Gasquet et Julien Benneteau figurent donc dans cette promotion. Si ces trois sportifs se sont distingués pour leurs prouesses sur les terrains, ils ont également le point commun d’être installés en Suisse depuis plusieurs années.

Trois semaines après que le premier ministre Jean-Marc Ayrault a dénoncé «le comportement peu patriotique des exilés fiscaux» et l’attitude «minable» de Gérard Depardieu après son souhait d’obtenir la nationalité belge et l’acquisition d’une propriété en Belgique, les sportifs en passe d’être décorés font sourire de nombreux internautes.

• Tweet de l’animateur Julien Courbet:

«Il parait que tsonga va etre décoré??? il paie ses impots en suisse tu te rends compte que si il avait choisit la suisse gégé était décoré».

• Tweet de la chroniqueuse Sophie de Menthon:

«On M Tsonga et Gasquet et ils sont exilés fiscaux ,mais la République doit décider si on décore les exilés fiscaux ou si on les insulte».

• Tweet de l’internaute Xavier Spanghero

«Tsonga, déserteur fiscal et décoré de la Légion d’Honneur ou le double discours du pouvoir socialiste #Depardieu».

«Pas de comparaison entre Depardieu et Tsonga»

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, fait une différence entre les trois sportifs et le géant du cinéma. À la suite du Conseil des ministres jeudi, un journaliste lui demande si la nomination de Tsonga pour recevoir la décoration n’est pas délicate en pleine affaire Depardieu. Cherchant au début ses mots, elle lui répond qu’il existe «une différence à faire entre les gens qui choisissent d’habiter quelque part, parfois pour mobilité professionnelle – on en connaît tous autour de nous – parfois pour des raisons personnelles (…), et puis les citoyens français qui déclarent haut et fort s’exiler fiscalement pour éviter d’apporter leur contribution au juste effort à fournir en période de crise».

 

Plus tard jeudi et cette fois sur I-télé, Najat Vallaud-Belkacem n’en démord pas: «Monsieur Tsonga n’a jamais écrit une tribune dans la presse pour dire qu’il s’exilait fiscalement. Toute la différence avec le cas de Monsieur Depardieu, c’est que nous ne savons pas la raison pour laquelle Messieurs Tsonga et Gasquet sont installés en Suisse». Puis de préciser: «Je ne suis pas là pour faire une chasse aux sorcières».

Des déclarations que certains internautes n’ont pas tardé à moquer, soulignant la «mauvaise foi» du gouvernement:

• Tweet de Xavier Alberti:

«Selon #NVB, «#Tsonga habite en Suisse pour des raisons de mobilité professionnelle» Si la mauvaise fois était imposable, elle paierait l’ISF».

• Tweet de Florence Desruol:

«Belkacem se fiche de nous: «il y a 1différence entre Tsonga qui habite en Suisse pr mobilité professionnelle & Depardieu».

• Tweet de Master357:

«Tsonga décoré: le gouvernement tente de minimiser la polémique. Il y a les bons et les mauvais exilés fiscaux…».

• Tweet de @BorisJACROT :

«Domicilié en Suisse, Tsonga accède à l’Ordre national du mérite »

Pour l’heure, les intéressés n’ont pas réagi à la polémique.



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