Ces chômeurs qui n’entrent pas dans les statistiques officielles

Entre les inscrits à Pôle emploi, ceux qui travaillent à temps partiel, et tous ceux qui ne sont pas comptabilisés, les chiffres du chômage s’avèrent bien plus élevés que ceux officiellement communiqués. Explications.

Malheureusement, les chômeurs sont bien plus nombreux que les 4,6 millions affichés officiellement. Pour décortiquer les chiffres du chômage, il faut se plonger dans le détail des statistiques mensuelles diffusées par la Dares, l’administration rattachée au Ministère du travail.

Tous les gouvernements, de gauche comme de droite, communiquent uniquement sur les chômeurs inscrits à Pôle emploi (catégorie A, B et C). En décembre 2012, ils étaient 3,132 millions dans la catégorie A, c’est-à-dire inscrits à Pôle emploi et en recherche d’une activité à temps plein. A ceux-ci s’ajoutent les 612.400 relevant de la catégorie B (qui ont exercé une activité à temps partiel de moins de 78 heures le mois précédent), et les 882.300 de la catégorie C (ayant exercé une activité à temps partiel de plus de 78 heures au cours du dernier mois écoulé). Fin 2012, ils étaient ainsi 4.627.600 demandeurs d’emploi officiellement dénombrés.

A ces chiffres, il faut ajouter tous les demandeurs d’emploi qui entrent dans le décompte officiel, mais sont régulièrement passés sous silence. A commencer par ceux de la catégorie D recensant les personnes en stage, en formation ou en maladie, mais dispensés de recherche d’emploi. « Parmi ces 265.400 chômeurs, figurent par exemple les licenciés économiques en contrat de sécurisation professionnelle, alerte Rose-Marie Péchallat, administratrice du site recours-radiation.fr . Ces personnes sont pourtant bien à la recherche d’un emploi. » Autres oubliés : les chômeurs de la catégorie E bénéficiant de contrats aidés. Au total, toutes catégories confondues (A,B, C, D, E), il y a donc plus de 5,248 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi en France (5,560 millions, DOM-TOM compris).

Et ce n’est pas tout. N’entrent pas dans les statistiques du chômage tous les demandeurs d’emploi « invisibles ». Difficile d’estimer leur nombre exact. Parmi eux : les radiés de Pôle emploi, soit pour défaut d’actualisation (209.700 en décembre 2012), soit pour radiations administratives (46.700, +24,5% sur un mois). « Ils représentent plus de la moitié des sorties du chômage le mois dernier, et reviendront dans les statistiques tôt ou tard », s’insurge Richard Dethyre, sociologue et fondateur du Forum social des saisonniers.

Source Capital.fr



Fabrice Luchini se lâche sur Hollande et le socialisme

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Clash Mélenchon VS Cahuzac

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Mélenchon à Hollande : « Les vœux c’est ton maximum d’action possible »

Par Paul Larrouturou

| 31/12/12 – 18:07

C’est un billet de blog comme il en a le secret. Un texte, un peu moins long que d’habitude, mis en ligne ce lundi 31 décembre. Dans « Mes anti-vœux », Jean-Luc Mélenchon évoque la vie, la mort, les plans sociaux. Et surtout François Hollande à qui il n’épargne rien.

« Alors comme ça, le président va nous parler pour nous édifier. Je vais écouter ça. Peut-être.  » commence l’eurodéputé.

L’ancien candidat à la présidentielle reproche à nouveau au chef de l’État de ne pas avoir amnistié les syndicalistes et cible ses conseillers qui deviennent, sous sa plume, « grouillots du prince » :

Il n’a rien fait parce que ses conseillers lui ont dit que ça obligerait parfois les patrons à réintégrer les personnes en cause. Quelle horreur ! Un gars qui revient au boulot la tête haute !

« Sire, nos amis ne le comprendraient pas » disent les grouillots du prince.

Puis le tribun d’extrême gauche revient à l’actualité du jour, les traditionnels vœux télévisés. Il apostrophe le président, ironique, en le tutoyant et en lui conseillant de s’adresser aux salariés des entreprises en difficulté :

Dis leur bonne année, François, à nos camarades, c’est ton maximum pour eux !

Bonne année, les Sodimédical, ces femmes sans salaires, gagnantes de trente procédures à qui tu avais dit « on ne vous oublie pas ! » quand elles t’ont abordé sur le marché de Châlons. Leur boite est liquidée.

Seuls tes vœux, dans leur fraternelle sincérité, peuvent les réconforter.

Dis aussi « meilleurs vœux pour l’année nouvelle » aux ouvriers de Florange, à ceux de Sanofi, à ceux de Thalés. Les vœux c’est ton maximum d’action possible.

 

Enfin, Jean-Luc Mélenchon reproche aussi au chef de l’État sa visite de Rungis au (tout) petit matin et d’être ainsi allé, selon lui, « faire l’important à quatre heures du matin dans un marché où [son] cortège ralentissait le travail. »



Nous sommes tous des DEPARDIEU.

Gérard Depardieu porte bien son nom. « Depardieu » désignait, au Moyen-Âge, le lieu où l’on payait la dîme, impôt inique aboli en 1789. Aujourd’hui, le même patronyme en est venu à symboliser la lutte d’un individu libre contre la folie coercitive de l’Etat. Gérard Depardieu n’a eu droit qu’à peu de considération pour avoir payé 145 millions d’euros d’impôt, de quoi financer la part de l’Etat dans l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ainsi que tous les salaires de Jean-Marc Ayrault au cours de sa longue carrière de fonctionnaire.

Gérard Depardieu n’a été guère félicité pour avoir créé 80 emplois et pour ses qualités de chef d’entreprise reconnues par ses salariés, alors qu’Arnaud Montebourg en détruit tous les jours en faisant fuir les investisseurs hors du pays. Enfin, le départ de Gérard Depardieu n’a pas été salué avec le panache qu’on doit lui reconnaître puisqu’il a le mérite précieux d’incarner une résistance à l’oppresseur : la toute puissante administration socialiste qui asphyxie l’énergie de notre pays jusqu’à l’agonie et voudrait culpabiliser ses sujets de ne pas se laisser faire avec reconnaissance.

Il était temps de réparer cet oubli et d’adresser nos sincères félicitations à Gérard Depardieu d’avoir été un Français d’exception. Tel Cyrano : « un homme affable, bon, courtois, spirituel, libéral, courageux ».

Hélas, à l’heure où toutes les nations du monde se battent pour attirer les talents, notre Gouvernement chasse les siens sous les insultes.

A l’heure où tous les pays d’Europe réduisent leurs dépenses publiques, notre Gouvernement en appelle, ad nauseam, à toujours plus de « solidarité » pour financer les gabegies publiques.

A l’heure où tous les contribuables commencent à se rebiffer, notre Gouvernement ignore les leçons de base de la courbe de Laffer. Il y a deux siècles, le très français Jean-Baptiste Say disait déjà qu’un « impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte ». Aujourd’hui, la maxime est toujours d’actualité : trop d’impôt tue l’impôt.

Le versant que ses détracteurs n’osent pas attaquer, c’est la charge de Gérard Depardieu contre l’hygiénisme de la pensée dominante en France. A travers l’évocation pudique de son fils disparu à l’âge de 37 ans, il expose la violence avec laquelle le modèle français broie ceux qui ne marchent pas dans les clous de la bien-pensance. « Je pars parce que vous considérez que le succès, la création, le talent, en fait, la différence, doivent être sanctionnés » écrit Gérard Depardieu pour justifier son départ.

Il faut admettre que la critique fiscale est plus aisée que de rentrer dans cette dimension contestataire d’un ordre moral inique et hypocrite. Gérard Depardieu s’en est émancipé très tôt, assumant avec drôlerie ses dérapages et ses excès.

Ce que révèle en réalité l’hystérie du pouvoir contre Depardieu, c’est que ce gouvernement et ses affidés ont une fâcheuse tendance à se croire propriétaire de la France et des Français. Propriétaire de la nationalité, qu’il pourrait révoquer (proposition du député Yann Galut, une première depuis Pétain). Propriétaire des biens, qu’il pourrait confisquer (récente innovation juridique de son collègue Jérôme Lambert, inspirée sans doute de Fouquier-Tinville). Propriétaire des talents, qui n’auraient jamais pu émerger sans lui (car, comme l’écrit Philippe Torreton, c’est bien sûr grâce aux subventions de l’Etat que Depardieu a pu enchanter des générations de spectateurs). Propriétaire de la Nation, qu’il associe absurdement à la fiscalité en dénonçant, comme l’a fait en creux François Hollande, les « antipatriotes » ou, notre ministre de la culture, un « déserteur »..

Hé bien, ne vous en déplaise, nous ne vous appartenons pas. Et nous gardons par devers nous les droits que nous accordent la déclaration de droits de l’homme et du citoyen, que vous semblez avoir tendance à oublier : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

« Je suis un être libre », écrit Depardieu dans sa lettre : c’est ce qu’ils vous reprochent. Résistons à nos Robespierre aux petits pieds.

Nous sommes tous des Depardieu !



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