France: plus forte baisse du chômage depuis 1996

Après la flambée d’août, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a connu sa plus forte baisse mensuelle (-66.300) depuis 1996.

Après la flambée d’août, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a connu sa plus forte baisse mensuelle (-66.300) depuis 1996, année où les statistiques ont commencé à être collectées sous ce format, s’établissant en métropole à 3,49 millions de personnes, a annoncé mardi le ministère du Travail. En pourcentage, le repli est de -1,9%. Il faut remonter à novembre 2000 pour retrouver une plus forte baisse. Les chiffres de Pôle emploi, qui passent sous la barre de 3,50 millions pour la première fois depuis janvier 2015, diminuent de 90.000 personnes depuis le début de l’année (-2,5%) et de 59.500 sur un an (-1,7%).

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« Malgré des variations mensuelles parfois fortes, ce sont donc 10.000 personnes qui sortent chaque mois, en moyenne, de la catégorie A » de Pôle emploi (sans activité), s’est réjouie la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dans un communiqué.  »Il s’agit du troisième trimestre consécutif de baisse, ce qui ne s’était plus observé depuis début 2008″, avant la crise, a-t-elle ajouté. Sur le mois de septembre, la baisse est légèrement inférieure en comptant l’Outre-mer (-1,8%), pour un total de 3,75 millions de chômeurs. Les statistiques baissent aussi, mais nettement moins, en incluant les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité (-0,7%), à 5,48 millions en métropole, 5,78 millions en France entière.

La baisse du chômage a principalement touché les jeunes, avec une baisse de 5,3% du nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans en catégorie A. Leur nombre diminue de 7,0% sur un an. En revanche, la situation des seniors, âgés de 50 ans ou plus, s’améliore à peine (-0,2%) et reste dégradée sur un an (+2,4%). Quant au chômage de longue durée, il reprend sa décrue (-0,3% sur le mois, -0,5% sur un an). Fin septembre, 2,42 millions de demandeurs d’emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an.

Mais les bons résultats de septembre, comme les mauvais d’août, ne sont pas uniquement dus à la conjoncture.

Depuis le début de l’année, le nombre de jours ouvrés pendant lesquels les chômeurs doivent actualiser leur situation est devenu variable. Résultat: le nombre de personnes désinscrites pour « défaut d’actualisation » fluctue d’un mois sur l’autre, jouant tantôt à la hausse tantôt à la baisse sur les chiffres mensuels de Pôle emploi. En septembre, 238.900 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 66.500 de plus qu’en août et autant de personnes en moins sur les listes.

En revanche, le plan 500.000 ne semble pas avoir eu d’effet sur les chiffres ce mois-ci, car la catégorie D de Pôle emploi, où sont répertoriés les demandeurs d’emploi en formation, est restée quasi-stable (-0,2%).

(Source : Challenges.fr Avec AFP 25/10/2016)



Rabat : l’extension de la deuxième ligne du tramway commence

Cette extension sera réalisée sur un trajet de 20 kilomètres. Le nombre de passagers quotidiennement transportés sera porté à 150 000 au lieu de 120 000 actuellement. Les deux premières lignes ont déjà atteint l’équilibre financier.

 TRAM RABAT

Le tramway de Rabat-Salé connaît  un énorme succès depuis sa mise en service, il y a cinq ans. Ce moyen de transport en commun préféré des habitants de la région de Rabat-Salé «transporte quotidiennement entre 110000 et 120000 passagers», confirme le management de la Société du tramway de Rabat-Salé (Transdev). Contrairement au tramway de Casablanca, celui de la capitale a réussi à atteindre le petit équilibre financier. En d’autres termes, «les recettes générées par les deux lignes du tram couvrent les charges d’exploitation», déclare notre source. «La bonne gestion et le choix de l’itinéraire des lignes sont à l’origine de l’équilibre financier du tram de la capitale», confie-t-elle. En effet, le taux de fréquentation reste plus élevé que celui de Casablanca. «Le même siège est occupé plusieurs fois sur un même trajet, car chaque passager fait en moyenne 10 stations. Cela n’est pas le cas pour Casablanca, où les trajets sont plus longs et l’utilisation des sièges ne connaît pas une forte rotation», développe notre source. A ces éléments s’ajoutent les offres conçues principalement pour les étudiants, en l’occurrence en matière de carte d’abonnement dont le prix est fixé à 150 DH sur les deux lignes. Cette population représente aujourd’hui près de 50% des passagers.

La ligne sera opérationnelle en 2019

Suite à ce succès, dû à la demande croissante pour ce moyen de transport, reliant les deux rives du Bouregreg, la société s’apprête à lancer les travaux d’extension de la deuxième ligne. «Les travaux de construction de ce projet d’extension sur 20 km commenceront d’ici la fin de l’année et dureront 18 mois», confirme notre source. En effet, les études préliminaires sont déjà réalisées et l’itinéraire est déjà tracé. Un appel d’offres relatif aux travaux sera lancé dans les jours à venir. Cette extension de la deuxième ligne permettra de relier des quartiers populaires à forte densité et mal desservis par les moyens de transports en commun. Il s’agit en l’occurrence de Kariat Sidi Moussa à Salé, de la gare routière Kamra et de l’hôpital Moulay Youssef à Rabat. Cette extension attirera près de 30000 usagers par jour d’ici 2019 et permettra donc de porter le nombre de passagers du tram de Rabat-Salé à 150000 par jour. Il créera également un équilibre entre les deux lignes puisque aujourd’hui la 1ère ligne transporte près de 70000 passagers par jour contre 40 000 pour la deuxième ligne.

En savoir plus sur http://lavieeco.com/news/economie/rabat-lextension-de-la-deuxieme-ligne-du-tramway-commence-dici-la-fin-de-lannee.html#2sCBy5wS70MaGLjx.99



Curriculum Vitae Boris JACROT



BlackBerry supprime environ 40% de son effectif

(Boursier.com) — Malgré un plan de redressement déjà en place, BlackBerry continue de perdre pied sur le très concurrentiel marché du smartphone. Le fabricant canadien, pionnier de l’internet mobile, s’est laissé dépasser par l’émergence de nouveaux poids lourds à l’image d’Apple et Samsung, mais aussi par l’arrivée de fabricants utilisant le support Android. En outre, son Z10 n’est pas parvenu à rencontrer son public, plongeant un peu plus le groupe dans une passe délicate. BlackBerry a donc progressivement perdu son emprise sur le marché et désormais, pointe au 8e rang mondial des fabricants de smartphones avec seulement 2,7% de part de marché contre 51% voici 4 ans.

Déclin d’un leader
Dans ce contexte, BlackBerry explore toutes les opportunités stratégiques pouvant se présenter, y compris la cession totale ou partielle de l’entreprise. Seulement les titans du marché étant déjà positionnés, cette solution apparaît de plus en plus comme une gageure. Microsoft, très en retard sur le segment, ne saurait être intéressé, car le groupe vient de s’offrir la téléphonie portable de Nokia pour 5,44 Mds$. L’autre piste stratégique est de s’atteler au redressement de l’entreprise… BlackBerry a donc décidé de réduire la voilure dans tous les domaines. D’une part, le fabricant canadien a opté pour une diminution du nombre de modèles de smartphones commercialisés (4 au lieu de 6), avec également à l’idée de se concentrer sur le segment haut de gamme, pourtant déjà bien achalandé. Sa stratégie de redressement passe d’autre part, par un allègement d’effectifs…

Décrochage financier
Au total, 4.500 personnes sont concernées par son vaste projet de restructuration de postes. A ses beaux jours, BlackBerry employait 20.000 salariés mais, n’en comptait plus que 12.700 au 31 mars 2013. Avec ce plan d’allègement d’effectifs, le fabricant de smartphones s’apprête à se séparer de 37,5% de son personnel. Le plan de relance de BlackBerry prévoit en effet une coupe des dépenses opérationnelles. Le groupe canadien a l’intention de réduire leur montant d’environ 50% avant la fin du 1er trimestre de son exercice fiscal 2015. Sur ce plan, le fabricant n’a guère plus le choix… Les chiffres préliminaires publiés au titre du 2e trimestre 2013 sont très mauvais. BlackBerry va passer des provisions pour restructuration et affichera sur la période une perte opérationnelle proche de 1 Md$ pour un chiffre d’affaires de 1,6 Md$ (3,04 Mds$ attendus par le marché). A l’annonce de ce warning, le marché a massivement sanctionné le dossier, qui a terminé la semaine sur un décrochage de 17,1%. en Bourse.



Réforme des retraites : le gouvernement a un mois pour trancher

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.

 

INFOGRAPHIE – Hausse de la CSG ou des cotisations pour rééquilibrer le système : l’exécutif doit trancher. Il ne fera pas les deux, assure-t-on à l’Élysée.

L’heure des choix difficiles est venue. Après un mois de concertation avec les syndicats et le patronat sur le thème des retraites, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine est reçue mercredi chez le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et jeudi par le président, François Hollande. Au menu: la présentation de ses options de réforme. Les deux têtes de l’exécutif plancheront ensuite sur le dossier pendant le mois d’août. Et trancheront. Le premier ministre dévoilera aux partenaires sociaux les grandes orientations de la réforme les 26 et 27 août.

La réforme aura deux volets. Le premier est financier: il faut combler un déficit de l’ordre de 20 milliards d’euros à l’horizon 2020. Certains grands principes ont été arrêtés par François Hollande depuis quelques mois déjà. En premier lieu, la durée de cotisation sera allongée. De combien, et à quel rythme? Dans son rapport remis au premier ministre à la mi-juin, la conseillère d’État Yannick Moreau suggère 43 ans, voir 44 ans de cotisations, contre 41,5 ans actuellement.

Autre principe martelé par l’exécutif: tous les Français participeront à l’effort de redressement du régime par répartition. Même si, à ce stade, «la nature de ces contributions n’a pas encore été décidée», indique-t-on dans l’entourage de la ministre des Affaires sociales. Deux grandes options sont sur la table: relever la CSG ou augmenter les cotisations retraites. Le dilemme auquel le gouvernement est confronté est simple: s’il augmente la CSG, il pénalise la consommation des Français, déjà flageolante. S’il relève la seconde, c’est la compétitivité des entreprises qu’il plombera, alors que les marges sont déjà au plus bas.

Une hausse de la CSG est notamment défendue par la CFTC. Le patronat et la CFDT n’y sont pour leur part pas opposés. «Cela permettrait de faire rentrer plus d’argent sans accabler les Français: l’assiette de cet impôt étant plus large, la hausse nécessaire est moins douloureusement ressentie par chacun», défend Pascale Coton, chargée des retraites au sein du syndicat chrétien. Ce faisant, le gouvernement hypothéquerait toutefois la future réforme de la dépendance, qui devait être en partie financée par la CSG. Bref, «il n’y a pas de solution évidente», reconnaît-on dans l’entourage de François Hollande.

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Et pourquoi ne pas combiner une petite hausse de la CSG et un relèvement modeste des cotisations? Impossible, répond-t-on au sommet de l’État: «Si l’une des deux options est choisie, l’autre sera exclue.» Pour la bonne raison que cela entraînerait deux fois plus de mécontents: les entreprises et les ménages. D’autre part, cela reviendrait à ponctionner doublement les actifs, dont les salaires sont assujettis aux deux prélèvements. Cela irait donc à l’encontre du partage de l’effort voulu par François Hollande.

Contreparties

Une chose est aussi acquise, avec cette réforme, les retraités seront mis à contribution. Côté syndicats, on veut croire que le gouvernement ne s’attaquera pas aux pensions. Plus ciblé, un alignement du taux réduit de CSG des retraités les plus aisés (6,6 %) sur celui des actifs (7,5 %, pour l’instant) serait, de source syndicale, quasiment acté.

Quant aux fonctionnaires, ils ne devraient pas être plus pénalisés que les autres. Tel est, en tout cas, le message transmis aux intéressés par la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. «Le gouvernement veut une rentrée calme», décrypte un responsable syndical. Il s’agit de ne pas aider la CGT et FO, qui ont déjà appelé à manifester le 10 septembre contre la réforme, à mobiliser les foules.

La réforme ne se fera pas non plus sans contreparties. C’est le deuxième volet du projet gouvernemental. Un bouquet de mesures «de justice» et de lutte contre la pénibilité, qui doit ancrer la réforme «à gauche», comme l’explique Marisol Touraine, très attachée à cet aspect du dossier. La ministre devrait reprendre à son compte l’idée d’un «compte individuel pénibilité».

Les longues études pourraient aussi être prises en compte d’une manière ou d’une autre dans le calcul de la retraite. Surtout, le supplément de pension de 10 % accordé aux parents de trois enfants ou plus pourrait être forfaitisé. Actuellement proportionnel au montant de la retraite, il est plus généreux avec les hommes. L’inverse du but recherché.



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