Najat Vallaud Belkacem: « La GPA peut être régulée »

GPA : Gestation pour autrui (ou mère porteuse)

La note : fichier pdf parentalité homo

 



Le mariage pour tous conduira t-il à la marchandisation du ventre des femmes ?

Aurélie Filippetti, Najat Vallaud-Belkacem et Alain Vidalies (montage via Maxppp et Reuters)

Fermement opposé à la gestation pour autrui, le gouvernement ne veut pas râter sa communication sur le sujet : pas question d’ouvrir le moindre début de porte à l’hypothèse de la GPA. La pratique des mères porteuses est interdite en France et le restera.

 

Les ministres multiplient donc les déclarations claires et nettes sur le sujet. Ainsi d’Alain Vidalies ["Il n'est pas question d'aller sur le terrain de la GPA"], de Dominique Bertinotti ["François Hollande est on ne peut plus clair sur le maintien de l'interdiction de la GPA"] ou de Marisol Touraine :

Là-dessus nous avons toujours été extrêmement clair et je le redis : nous ne sommes pas favorables [à la GPA], c’est la marchandisation pure et simple du corps de la femme, on ne loue pas le ventre d’une femme pour faire un bébé, c’est une limite qui doit être rappelée fermement.

 

Aucun membre du gouvernement ne contredit cette posture.

 

Et pourtant.

 

Le Parti socialiste n’a pas toujours été unanime sur le sujet. Lors des débats sur les lois bioéthiques de décembre 2010, les avis étaient partagés. Certains – désormais ministres – ont pris position pour une gestation pour autrui bien encadrée.

 

Une tribune dans Le Monde, datée du 13 décembre 2010, porte trace de ces opinions. Tribune qui ressort ces derniers jours sur les réseaux, notamment par le biais de @abbegrosjean, désormais porte-parole en ligne des anti-mariage homo :

Derrière Elisabeth Badinter, on trouve en effet la signature de Najat Vallaud-Belkacem, Alain Vidalies et Aurélie Filippetti. La tribune explique que la meilleure solution pour éviter « la marchandisation des enfants et l’instrumentalisation des corps » n’est pas d’interdire la GPA mais de l’encadrer :

Sans encadrement, les droits de tous ceux dont le corps peut être source de profit sont en danger. C’est la raison pour laquelle nous proposons de fixer le cadre qui permettra aux femmes de porter un enfant pour d’autres parents sans voir leurs droits menacés.

 

Najat Vallaud-Belkacem, alors secrétaire nationale du PS, rédige également une note le 16 décembre 2010 pour le think tank proche du PS, Terra Nova. Elle y explique :

 

La GPA peut être régulée pour ne relever que de l’éthique du don. De nombreux exemples étrangers en attestent, par exemple le Royaume Uni. C’est pour ces raisons que nous avons proposé, avec Bertrand Monthubert, la légalisation de la GPA  dans un récent rapport interne au PS sur la révision des lois bioéthiques.

Le PS vient de se prononcer contre la légalisation, et je respecte bien évidemment cette décision collective, prise à l’issue d’un débat de haute tenue de notre bureau national.

 

De fait, l’opposition du PS  à la gestation pour autrui n’a pas changé depuis 2010 et François Hollande l’a affirmé à plusieurs reprises durant sa campagne : il ne reviendra pas sur son interdiction.

 

La remontée de ces archives n’est cependant pas aisée à gérer pour les ministres concernés. Le seul fait d’aborder cette question pourrait brouiller le message du gouvernement. On ne saura donc pas si les ministres croient toujours en la GPA encadrée ou s’ils se sont laissés convaincre.

 

L’entourage de Najat Vallaud-Belkacem explique ainsi au Lab que la ministre ne souhaite pas commenter cette prise de position passée:

 

 

Le gouvernement a une position très claire sur le sujet, la GPA ne se fera pas. C’est ça qu’il faut retenir.

La ministre n’a pas oublié ses positions passées (…) Tout ce qui nous intéresse c’est d’être le plus clair possible pour les Français.

 

 

Contactés à plusieurs reprises, l’entourage d’Alain Vidalies et d’Aurélie Filippetti n’ont quant à eux pas encore répondu à nos sollicitations.



Fabrice Luchini se lâche sur Hollande et le socialisme

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Ayrault à Caen lundi pour venir en aide à l’Afpa (formation pour adultes)

PARIS, 10 jan 2013 (AFP) – Jean-Marc Ayrault se rendra lundi à Caen où il devrait faire des annonces pour recapitaliser durablement l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), en proie à de graves difficultés financières.

Le Premier ministre, accompagné du ministre délégué à la Formation professionnelle, Thierry Repentin, visitera lundi après-midi l’Afpa de Caen, avant de prononcer un discours, selon un communiqué de Matignon.

L’Afpa emploie 9.300 salariés et son déficit atteignait fin 2012 quelque 75 millions d’euros.

Le 18 décembre, M. Repentin avait promis que le gouvernement ne « laisserait pas tomber » l’Afpa, laissé par le précédent gouvernement « au bord du gouffre ».

« Si l’Etat décidait de ne rien donner », « la date de mort de l’Afpa » se situerait « probablement quelque part en janvier », avait de son côté prévenu mi-décembre son président, Yves Barou.



David Cameron : bye, bye l’Europe ?

Les Américains s’alarment, et pour les milieux d’affaires, quitter l’UE serait un suicide. Mais l’opinion britannique est largement eurosceptique…

David Cameron, Premier ministre britannique.David Cameron, Premier ministre britannique. © Geert Vanden Wijngaert / AP, Sipa

La démarche est inhabituelle. Philip Gordon, secrétaire d’État adjoint américain pour les Affaires européennes en visite à Londres, avait, mercredi 9 janvier, convié à l’ambassade des États-Unis les journalistes britanniques avec un objectif : leur délivrer publiquement un message solennel. Le gouvernement américain, a-t-il dit en substance, observe avec inquiétude la politique européenne de David Cameron. Sous la pression des eurosceptiques, très actifs au sein même du Parti conservateur, le Premier ministre britannique s’apprête à annoncer son intention de rapatrier certains pouvoirs délégués à l’UE. Et à organiser un référendum sur la question. Cette consultation est encore hypothétique, car elle est censée se tenir en 2015, après les prochaines élections. La renégociation suggérée par Cameron serait, à ses yeux, indispensable si, comme le propose Berlin, un nouveau traité était élaboré pour renforcer l’intégration de la zone euro. La manoeuvre de Cameron est clairement électoraliste : il s’agit d’amadouer les eurosceptiques avant le scrutin.

Mais les États-Unis redoutent que le Royaume-Uni ne mette le doigt dans un engrenage irréversible. Et ne finisse par quitter purement et simplement l’Union européenne. Une idée catastrophique pour les Américains, qui ont tenu à clarifier les choses : c’est en demeurant dans l’UE que Londres préservera son rapport étroit avec Washington. Pas en lui tournant le dos. « Nous avons une relation de plus en plus étroite avec l’UE, qui a une voix de plus en plus forte dans le monde, et nous voulons une voix britannique forte dans cette institution », a souligné Philip Gordon. À bon entendeur…

Il n’y a pas qu’outre-Atlantique où l’on s’inquiète. Plusieurs grands patrons britanniques, dont Richard Branson, fondateur de Virgin, ont tiré la sonnette d’alarme dans une lettre adressée au Financial Times. Déjà, fin décembre, le patronat avait manifesté son émoi après l’éclat de Jacques Delors suggérant que le Royaume-Uni sorte de l’Europe. La moitié des exportations britanniques se font vers l’Europe, dont plus de 40 % dans la zone euro. Nos amis anglais ne doivent pas oublier que Calais est à 32 kilomètres de Douvres. Et les côtes américaines sont infiniment plus lointaines…



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