Quand la physique des particules améliore le e-commerce

Les moteurs de recommandation, qui suggèrent des achats sur le web, pourraient être plus efficaces s’ils s’inspiraient de certaines théories de la physique qui décrivent le comportement des particules. C’est le résultat étonnant d’une étude publiée par des chercheurs de l’université de Fribourg (Suisse).

« Les internautes qui ont acheté ce livre (ou ce DVD, ou ce voyage…) ont aussi acheté ceux-là. » Difficile d’échapper à ce type de messages quand on se promène sur des sites web commerciaux. Les moteurs de recommandation sont devenus des outils indispensables du commerce électronique. Des chercheurs du département de physique de l’université de Fribourg proposent de les améliorer avec des algorithmes qui s’inspirent des lois régissant le comportement de deux classes de particules élémentaires, les fermions et les bosons.

Les chercheurs se sont intéressés aux produits qui, s’ils sont recommandés à trop de monde en même temps, perdent de leur  intérêt : un restaurant, un hôtel, un DVD en location… Mais ils ont aussi montré que dans tous les cas, leur nouvel algorithme améliore la diversité et la précision des recommandations.

Que viennent faire les fermions et les bosons dans cette histoire de vente en ligne ? Les chercheurs ont repris les différentes manières dont les particules minimisent leur énergie : pour les fermions, pas question d’occuper le même état quantique, tandis que les bosons acceptent la promiscuité sans limite. En mettant en équations ce type de situations extrêmes – un produit qui doit n’être recommandé qu’à une seule personne ou bien peut l’être à tout le monde- mais aussi des situations intermédiaires, il est possible de guider un moteur de recommandation de manière judicieuse. Le moteur inspiré de la physique a été testé sur des données réelles de location de DVD en ligne. Résultat : il évite les sur-réservations sur certains produits, mais a aussi pour avantage d’améliorer la diversité des propositions faites aux internautes, et de limiter les erreurs de recommandation.

Ce n’est pas la première fois que la physique fait des incursions hors de son domaine propre. Régulièrement, des chercheurs tentent d’appliquer des résultats de la physique dans des domaines totalement différents, poussés par des analogies et par l’attrait de théories rigoureuses et formulées sous forme mathématique. En particulier dans les sciences économiques et sociales. La mécanique des fluides est utilisée pour simuler le mouvement des foules. La physique statistique, qui décrit des phénomènes à l’échelle macroscopique à partir des lois régissant les atomes (l’écoulement d’un liquide ou d’un gaz…), a donné des résultats intéressants quand il s’agit de comprendre comment des comportements individuels se traduisent, parfois de manière surprenante, en des mouvements collectifs…

Thierry Lucas



La vérité sur le mariage pour tous est là : PMA et GPA: pour Pierre Bergé(financeur de la campagne Hollande), payer un ouvrier ou une mère porteuse, c’est la même chose

L’argument du président du Sidaction en faveur du droit des homosexuels à la procréation médicalement assistée a choqué. Polémique.

Pierre Bergé figurait au premier rang de la manifestation en faveur du mariage homosexuel le 16 décembre à Paris.Pierre Bergé figurait au premier rang de la manifestation en faveur du mariage homosexuel le 16 décembre à Paris. © Jean-Baptiste Quentin / Maxppp/Le Parisien

Les Français sont majoritairement favorables à l’instauration du mariage homosexuel, mais plus partagés sur l’adoption et la procréation médicalement assistée (PMA) par les couples de même sexe. Des doutes que Pierre Bergé ne partage pas. Le fondateur du journal Têtu, et actionnaire du Monde, qui figurait en bonne place dans la manifestation de dimanche, La vérité sur le mariage pour tous est là : PMA et GPA: pour Pierre Bergé(financeur de la campagne Hollande), payer un ouvrier ou une mère porteuse, c'est la même chose  dans BuzzDM berge a trouvé un argument qu’il estime imparable pour emporter les consciences : « Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA, la GPA (gestation pour autrui, NDLR) ou l’adoption. Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ? C’est faire un distinguo qui est choquant. » Sauf que s’il souhaitait rallier des esprits à sa cause, le milliardaire a manqué son coup.

Ses propos, tenus dans Le Figaro, font vivement réagir. Notamment sur Twitter qui apprécie moyennement l’analogie entre le ventre des femmes et les bras des prolétaires.



La France s’oriente vers une levée du secret-défense sur les essais nucléaires

Essai nucléaire français à Reggane (sud algérien), le 25 décembre 1961. C'est là que fut expérimentée la première bombe atomique française.

Essai nucléaire français à Reggane (sud algérien), le 25 décembre 1961. C’est là que fut expérimentée la première bombe atomique française.

AFP PHOTO
Par RFI

La France s’oriente vers une levée du secret-défense sur les essais nucléaires. La commission de la Défense nationale vient de rendre un avis favorable à la déclassification de documents sensibles sur le sujet. Ce que l’Association des vétérans des essais nucléaires français (Aven) réclame depuis de nombreuses années.

Pour les vétérans des expérimentations nucléaires françaises, la déclassification des documents relatifs aux essais nucléaires annoncée par la commission consultative du secret de la Défense nationale est une très bonne nouvelle. Cette décision pourrait avoir d’importantes conséquences sur l’enquête menée depuis 2004 par le pôle Santé publique du tribunal de Paris.

Il s’agit d’une enquête ouverte pour homicide involontaire, atteinte à l’intégrité physique et administration de substances nuisibles. En effet, de 1960 à 1996, d’abord au Sahara puis en Polynésie, pas moins de 150 000 personnes, civiles et militaires ont assisté à des essais nucléaires sans aucune protection particulière.

Nombre d’entre eux ont depuis développés des cancers et beaucoup sont morts. Mais, sans documents techniques, difficile pour l’association des vétérans d’accuser les essais nucléaires d’avoir provoqué ces maladies.

C’est pourquoi cette déclassification s’avère déterminante : il s’agit de documents recensant les mesures de radiologie des tirs nucléaires. Jusqu’à présent les autorités s’étaient toujours opposé à la levée du secret-défense sur ces 58 pages de documentation ultra sensible.

Reste que certains documents demeureront confidentiels : la commission consultative a recommandé de conserver le secret sur notamment, les premiers essais de la bombe à hydrogène française (la bombe H).



Alerte à l’arme chimique en Syrie

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, entouré du vice-ministre russe des affaires étrangères, Mikhail Bogdanov (à droite) et du secrétaire d'Etat adjoint américain, William Burns, au siège européen des Nations unies, à Genève, le 11 janvier.
L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, entouré du vice-ministre russe des affaires étrangères, Mikhail Bogdanov (à droite) et du secrétaire d’Etat adjoint américain, William Burns, au siège européen des Nations unies, à Genève, le 11 janvier. | REUTERS/HANDOUT

Une guerre chasse l’autre, ou l’occulte, hélas. Alors que l’attention est concentrée sur le conflit au Mali, alors que l’armée française combat au Sahel des groupes armés affiliés à Al-Qaida, dont les abominations contre la population civile des régions du nord du Mali ont été abondamment documentées par les défenseurs des droits de l’homme, alors, donc, que la crise dans les vastes espaces du Sahara mobilise la diplomatie internationale, un autre théâtre de crimes de grande ampleur ne doit pas être oublié : la Syrie.

Rappelons-le : l’ONU y a dénombré plus de 60 000 morts, la plupart ayant péri au cours du semestre écoulé. En Syrie, on peut dire que c’est un régime, un pouvoir d’Etat, celui de Bachar Al-Assad, qui endosse le rôle du « terroriste » auteur de crimes de masse incessants contre sa propre population. Récemment encore, un massacre perpétré à l’université d’Alep a fait plus de 80 morts, le régime de Damas et la rebellion syrienne se renvoyant chacun la responsabilité de ce drame.

Face à l’ampleur du drame syrien, la diplomatie internationale n’a cessé de patiner. L’attitude de l’administration Obama, qui avait laissé entendre à certains alliés européens que sa politique pourrait se durcir, une fois passée l’élection présidentielle américaine, continue pourtant à se limiter à une stratégie d’endiguement. La priorité, au-delà de l’indignation générale exprimée par les Occidentaux, consiste à empêcher que la crise ne se répande vers d’autres pays du Moyen-Orient.

Petite lueur d’espoir : à l’ONU, des pays membres du Conseil de sécurité, dont la France, s’activent en faveur d’une saisine de la Cour pénale internationale, pour envoyer le signal qu’il n’y aura pas d’impunité pour les auteurs des crimes les plus graves. Il faudra, cependant, pour que cette démarche aboutisse à une résolution, parvenir à surmonter l’obstacle du veto russe. Déjà opposé à trois reprises, ce veto, soutenu par la Chine, a offert une « couverture » diplomatique majeure au régime de Damas.

Un élément nouveau met en lumière le souci manifeste des pays occidentaux d’éviter à tout prix d’être entraînés dans quelque intervention ouverte que ce soit en Syrie. Il s’agit de données faisant état d’un possible emploi d’armes chimiques à Homs, le 23 décembre 2012.

Selon des informations recueillies par Le Monde auprès de services de renseignement occidentaux, une arme chimique non létale, à effet incapacitant, a été employée par le régime syrien contre des opposants ce jour-là, dans le quartier d’Al-Bayyada, où se déroulaient des combats entre les forces gouvernementales et l’insurrection anti-Assad. Ces informations corroborent, pour partie, des témoignages d’habitants et de médecins de Homs. Le Quai d’Orsay et le département d’Etat américain mettent en doute cette version, affirmant ne pas disposer d’éléments suffisants pour la confirmer.

Or l’emploi d’armes chimiques a été identifié, en 2012, par des dirigeants occidentaux, dont François Hollande, comme une « ligne rouge » qui justifierait, si elle était franchie, une intervention en Syrie. Y a-t-il, aujourd’hui, esquive ? La gravité des faits allégués exige que toute la transparence soit faite. Que les responsables occidentaux expliquent ce qu’il savent des faits qui se sont produits le 23 décembre à Homs.



Comment faire partir notre famille : Hollande et le dénie de la France

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