La formation d’un énarque coûte 170 000 euros aux contribuables

Beaucoup de chiffres courent sur la charge financière que l’Ecole nationale d’administration (ENA) représente pour les contribuables français. Le dernier rapport budgétaire 2012 consacré à la fonction publique fournit des estimations actualisées (1).

En 2013, la dotation de l’État à l’ENA s’élèvera à 33,2 millions d’euros en autorisations d’engagement (2) et en crédits de paiement (-3,2 % par rapport à la loi de Finances 2012).

Malgré certains efforts de maîtrise des coûts, l’ENA continue d’être un redoutable broyeur budgétaire.  En 2013, la scolarité d’un élève (rémunération comprise) atteindra à 84 400 euros contre 83 500 euros en 2012. Au total, la formation d’un élève sur deux ans, revient à 168.800 euros.

Chaque promotion de l’ENA comprenant 80 élèves, dont 40 issus du concours externe, l’addition finale se monte à plus de 13 millions d’euros/an.

Tous comptes faits, le coût de fabrication d’un énarque est 10 fois plus important que celui d’un étudiant issu de la filière universitaire et 8 fois plus élevée que celui d’une classe préparatoire.

Maigre consolation, le budget global de l’ENA baissera un peu en 2013, suite à la suppression de 30 postes liés au transfert définitif de l’école en Alsace. Les charges de personnels sont encore évaluées à 33 millions d’euros soit 74,8 % du total des dépenses de l’école.

63 écoles de fonctionnaires

Le coût de l’ENA pour la Nation relance le débat autour du rapprochement ou de la fusion des 63 écoles de fonctionnaires français.

En juin 2011, une mission a été confiée à l’Inspection générale de l’administration (IGA) et au Contrôle général économique et financier (CGEF). Son but : identifier et analyser toutes les possibilités de rapprochement, voire de fusions de ces écoles du service public.

Rendu en novembre 2011, ce rapport préconise notamment un pilotage interministériel accru, sous l’égide de la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) afin de définir la stratégie de l’État en termes de formation initiale.

Autre mission de la DGAFP : trouver les moyens de réduire le coût pharaonique de cette formation grâce à la maîtrise des coûts pédagogiques et des « fonctions support ».

Côté mutualisation des moyens, un rapprochement avec l’Institut National des Etudes Territoriales (INET)  est à l’étude. Au-delà, la meilleure solution consisterait à réduire le nombre de fonctionnaires à fermer des écoles.

Puis à rapprocher la fonction publique d’État de la fonction publique territoriale car beaucoup des matières enseignées au personnel des 2 filières sont les mêmes !

Pour le moment rien ne bouge. Et ce sont les contribuables qui fournissent le carburant financier nécessaire pour faite tourner des écoles de fonctionnaires pléthoriques, plus soucieuses de conserver leurs privilèges que d’améliorer la gestion des deniers publics.

DL
Article extrait du site www.lecri.fr

(1) : http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2013/b0251-tIII-a29.asp#P392_26014

(2) : http://www.economie.gouv.fr/cedef/quelle-difference-entre-autorisation-dengagement-et-credit-paiement



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