Les chefs d’entreprise doutent de François Hollande

Selon une enquête Viavoice réalisée pour l’ACFCI, Grant Thornton et « Les Echos », les entrepreneurs sont inquiets sur la conjoncture et sceptiques envers le nouvel exécutif.

AFP

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Pour les chefs d’entreprise, c’est la double peine. La crise de la zone euro les rend de plus en plus anxieux sur la conjoncture, et ils ne voient pas dans l’élection de François Hollande de quoi les rassurer. Après la croissance nulle du premier trimestre, l’Observatoire ACFCI-Grant Thornton réalisé par Viavoice pour « Les Echos » acte une nette dégradation du ressenti des dirigeants entre février et juin.

Seuls 24 % des sondés se disent « confiants » pour l’économie française « dans les mois qui viennent », un chiffre en baisse de 14 points (!) en trois mois, qui retombe à son niveau de novembre. Seuls 18 % des dirigeants sont confiants pour la croissance (- 5 points) et 12 % pour l’emploi (-5 points).

Les perspectives se dégradent

Les perspectives personnelles se dégradent également, même si elles restent majoritairement positives : 59 % des dirigeants « seulement » se disent confiants pour leur propre entreprise (-11 points par rapport à février). Les dirigeants sont moins nombreux qu’en février à se dire confiants pour leur chiffre d’affaires ou leur trésorerie, la conjoncture les rendant plus prudents en matière d’embauche et d’investissement.

Cette inquiétude sur l’activité se double d’un fort scepticisme à l’égard du nouvel exécutif : seuls 30 % des chefs d’entreprise font confiance à François Hollande pour soutenir la croissance quand 26 % croient en sa capacité à renégocier le traité européen. Et, malgré les promesses de campagne, les trois-uarts (76 %) ne croient pas que la fiscalité des PME sera réduite, quand 85 % ne lui font pas confiance pour arriver à l’objectif d’un déficit zéro en 2017.

Pour François Miquet-Marty, directeur associé chez Viavoice, cette défiance cache deux réalités : « D’une part, une défiance vis-à-vis d’une majorité de gauche dont ils redoutent l’image dépensière et sa plus grande proximité avec les syndicats ; d’autre part, une défiance plus générale sur la capacité d’action des pouvoirs publics, après quatre ans de crise qui ont déjà fait échouer beaucoup d’initiatives et fortement limité les marges de manoeuvre. »



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