L’étau Sarkozy-Mélenchon se referme sur Hollande

Francois Hollande lors d'un débat organisé par l'association FCPE, samedi, à Paris.
Francois Hollande lors d’un débat organisé par l’association FCPE, samedi, à Paris. Crédits photo : KENZO TRIBOUILLARD/

Attaqué sur sa droite et sur sa gauche, François Hollande a vu ce week-end les critiques à son égard redoubler d’ardeur.

L'étau Sarkozy-Mélenchon se referme sur Hollande dans 2012 coeur-

Cerné par «l’outrance». Attaqué sur sa droite, mais c’est normal, par son principal adversaire Nicolas Sarkozy. Et sur sa gauche, et c’est plus gênant, par son allié du second tour Jean-Luc Mélenchon. Entre les deux donc, François Hollande a vu ce week-end les critiques à son égard redoubler d’ardeur. Le candidat socialiste connaît l’inconvénient majeur de la position de favori: les flèches pleuvent de tous côtés. À Nicolas Sarkozy, il répond toujours avec trois arguments: le chef de l’État esquive son bilan, le candidat sortant n’a pas de projet, lui, à l’inverse, a fait 60 propositions.

«Comme il ne peut pas présenter un projet, il présente un visage qui est celui de l’outrance», a ainsi commenté François Hollande samedi soir sur TF1 avant de reprocher à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir formulé de «propositions structurées» et de se contenter d’«improvisations qui peuvent à un moment créer un débat». Signe tout de même que les attaques de Nicolas Sarkozy ont porté: à peine le président-candidat avait-il achevé son meeting de Lyon que les quatre porte-parole du candidat socialiste s’enflammaient quasiment de concert contre la tonalité du discours. L’un dénonçait «une vulgarité très inédite», l’autre «un excès de violence verbale», le troisième pointait «chaque dérapage, chaque polémique, chaque calomnie du candidat sortant qui abaisse un peu plus le niveau du débat». «Aucune invective, aucun procès d’intention gratuit ne parviendront à détourner les Français des comptes qu’ils réclament sur ces dix ans de droite au pouvoir», concluait Najat Vallaud-Belkacem samedi dans la soirée.

Mais dès dimanche matin, il fallait se tourner vers la gauche, vers Jean-Luc Mélenchon et son rassemblement de la Bastille. De ce côté, l’équilibre est plus subtil à trouver. Laisser prospérer le leader du Front de gauche, c’est s’affaiblir pour le premier tour mais se créer des réserves de voix pour le second. L’attaquer pour le contenir, c’est garder des forces pour le premier tour mais compliquer le rassemblement au second. Difficile de trouver une stratégie. D’autant plus que les socialistes n’avaient pas vu leur ancien camarade monter aussi haut. «On parle davantage entre nous de Jean-Luc Mélenchon que d’Eva Joly. Avec Jean-Luc, la difficulté est de ne pas le laisser empiéter sur notre électorat», explique un membre de l’équipe de campagne de Hollande. Un peu fébriles, les socialistes ont commencé par brandir le «vote utile», un argument généralement utilisé en fin de campagne pour accentuer une dynamique. Cela n’a pas échappé à Nicolas Sarkozy. «Je trouve ça fantastique d’appeler au vote utile deux mois avant l’élection, qu’est-ce que ce serait une semaine avant? Il n’a donc pas d’idées à proposer? On en est déjà au vote utile!», a-t-il ironisé la semaine dernière.

Hollande dès le premier tour

Pour le numéro deux du PS Harlem Désir, «à force d’être utilisés, les mots se vident de leur sens». Lui plaide pour parler désormais de «vote efficace», ce qui revient peu ou prou à la même chose: appeler l’électorat de gauche à choisir François Hollande dès le premier tour. Ce dont le candidat se charge d’ailleurs lui-même, mais sans utiliser l’expression. «Je suis dans ce devoir-là qui m’amène à convaincre les Français de me donner toute la force nécessaire dès le premier tour», expliquait-il samedi soir en s’efforçant de renvoyer Jean-Luc Mélenchon à une candidature de témoignage. Message aux électeurs: le candidat du Front de gauche ne pouvant espérer gagner la présidentielle, autant voter Hollande dès le premier tour.

Autre problème pour les socialistes si Jean-Luc Mélenchon monte trop haut: il arrivera en position de force pour négocier son ralliement au second tour, fût-il inéluctable. Forcément, François Hollande devra alors teinter de rouge son projet rose. Pour l’heure, Jean-Luc Mélenchon agace ses anciens camarades. L’un d’eux, membre du conseil politique du PS, dénonce une stratégie personnelle. «Jean Luc a du talent, mais il a un peu pété les plombs. C’est quand même un peu perso ce qu’il fait. Il sait bien qu’une partie de sa stratégie n’est dédiée qu’à sa personne.» Et pas à celle de François Hollande. C’est bien là tout le problème des socialistes.



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