Discours de Nicolas Sarkozy à Elancourt

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En image : le spectacle céleste du 27 mars

Le croissant lunaire, l’amas d’étoiles des Pléiades, Vénus et Jupiter : le ciel était en fête hier soir. Retour en images pour ceux qui ont oublié de mettre le nez dehors.

Depuis plusieurs semaines, les astrophotographes se régalent au crépuscule avec un festival planétaire de toute beauté. Si vous n’avez pas suivi l’actualité astronomique de ce début d’année ou que vous n’êtes pas un familier de nos éphémérides, une petite explication s’impose.

Tout a commencé au mois de février quand Jupiter et Vénus ont entamé une danse céleste le soir au-dessus de l’horizon ouest. La plus grosse planète du Système solaire (Jupiter) n’a cessé de se diriger vers le couchant tandis que l’éclatante Vénus remontait au contraire le long de l’écliptique, cette bande de ciel où circulent le Soleil, la Lune et les planètes. Les deux astres se sont donc croisés le 13 mars dernier au cours d’une conjonction immortalisée depuis les quatre coins de la Planète (Jupiter et Vénus n’étaient alors séparés que de 3 degrés, six fois la taille de la Pleine Lune).

Il ne fait pas encore complètement nuit au-dessus de l'église de Layrac dans le Lot-et-Garonne mais le croissant lunaire, Vénus et Jupiter sont bien installés.
Il ne fait pas encore complètement nuit au-dessus de l’église de Layrac dans le Lot-et-Garonne mais le croissant lunaire, Vénus et Jupiter sont bien installés. © Emmanuel Lafont

Puis l’écart (vu depuis la Terre) entre les deux planètes a recommencé à se creuser et Vénus atteignait hier soir sa plus grande distance apparente au Soleil (on parle d’élongation). C’est le moment qu’avait choisi le croissant lunaire pour s’inviter, quelques jours après la Nouvelle Lune.

Notre satellite ne faisait que passer, puisqu’il va continuer à prendre de l’embonpoint tout en escaladant la voûte céleste, mais il avait eu la bonne idée de se parer d’une jolie lumière cendrée, une faible lueur produite par le clair de Terre et qui éclaire le reste du disque lunaire.

Pari réussi pour David Tollemer qui depuis Limay (78) réalisait hier soir sa première photographie astronomique. Un peu de brume auréole la Lune et Vénus.
Pari réussi pour David Tollemer qui depuis Limay (78) réalisait hier soir sa première photographie astronomique. Un peu de brume auréole la Lune et Vénus. © David Tollemer

Un spectacle qui va se poursuivre

Les plus observateurs qui avaient pris l’air hier soir ont sans doute remarqué que le croissant lunaire se trouvait à proximité d’un petit groupe d’étoiles. Il s’agit du célèbre amas des Pléiades, Messier 45, que le poète grec Homère évoquait déjà dans ses écrits 750 ans avant notre ère. Chacun de nous se trouvait face à un petit coin de ciel où les astres semblaient s’être donnés rendez-vous, un simple effet de perspective si l’on en juge par leurs véritables distances : la Lune se situait à moins de 400.000 kilomètres, Vénus à plus de 100 millions et Jupiter était huit fois plus loin. Quant aux Pléiades, ce sont 400 années-lumière qui nous en séparent.

Il faisait nuit sur l'île de Saint-Barthélemy aux Antilles françaises quand cette image a été réalisée. Jupiter est couché et Vénus passe dans les arbres sous l'amas des Pléiades.
Il faisait nuit sur l’île de Saint-Barthélemy aux Antilles françaises quand cette image a été réalisée. Jupiter est couché et Vénus passe dans les arbres sous l’amas des Pléiades. © Jordan Blanchard

Les astrophotographes de notre forum d’astronomie ont profité d’une nouvelle belle soirée pour immortaliser ce spectacle ; vous pourrez retrouver leurs images dans cette discussion. Ils ne vont sans doute pas ranger leurs boîtiers tout de suite puisque l’étincelante Vénus va passer devant l’amas des Pléiades pendant les premiers jours du mois d’avril. Ensuite cette planète semblera lentement redescendre sur l’horizon et nous la perdrons de vue dans quelques semaines. Mais cette disparition ne sera que provisoire puisque Vénus nous offrira un retour spectaculaire le 6 juin prochain au cours d’un transit devant le Soleil.



Eva Joly : « J’ai été très mauvaise ! »

Eva Joly, candidate d’EELV à la présidentielle, a dit mercredi « tenir le cap » de sa campagne lors d’une visite sur le bassin d’Arcachon, faisant au passage un début de mea culpa sur sa capacité à rendre audibles les thématiques écologiques. « Je tiens le cap de ma campagne, je tiendrai la barre », a-t-elle assuré aux nombreux journalistes présents, après une balade à bord d’une pinasse – embarcation typique du bassin – entre Gujan-Mestras et La Teste-de-Buch, avant de déguster quelques huîtres avec du vin blanc.

Parlant de la sécheresse en Gironde, de la « catastrophe écologique sur le bassin » avec « la pression démographique et immobilière », et des difficultés des pêcheurs et ostréiculteurs dans ce contexte, elle a estimé qu’il était « difficile de faire entendre les objectifs de long terme » que porte l’écologie politique. « Le chemin est long pour faire comprendre » les thématiques écologiques, a-t-elle dit. Et, « lorsque je vois dans les sondages que le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français et l’écologie la dernière, je me dis que j’ai été très mauvaise et que je n’ai pas réussi à faire comprendre » les enjeux écologiques alors que les solutions écologistes peuvent permettre d’améliorer le pouvoir d’achat, a-t-elle avoué.

Mais, « le vote courageux et juste, c’est le vote écologiste et donc le vote pour moi », a-t-elle souligné. À son côté, Noël Mamère, qui avait à la mi-mars descendu en flèche la candidature d’Eva Joly en raison des sondages (entre 1 et 3 %), a aussi appelé « à ne pas renoncer à expliciter la complexité du monde même dans une campagne présidentielle qui simplifie tout ». En début de matinée, les deux écologistes s’étaient retrouvés pour la première fois depuis les critiques du député-maire de Bègles, en Gironde, se faisant une bise devant les caméras et photographes, avant d’échanger sur les huîtres et le beau soleil girondin. « C’était un moment de découragement, j’aurais pu m’en dispenser », a concédé devant des journalistes Noël Mamère, jugeant qu’Eva Joly était « vachement courageuse » car la campagne est « vachement difficile ».



Discours de Nicolas Sarkozy à Rueil-Malmaison

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Qui sont les disciples français de Ben Laden ?

Convertis à l'islam radical, ces Français ont quitté leur famille et leurs proches et sont partis combattre aux côtés des talibans. Arrêtés dans les montagnes afghanes ou au Pakistan, ils seront tous transférés et détenus de longues années dans la prison de Guantanamo pour fait de terrorisme. De gauche à droite et de haut en bas: Imad Achab Kanouni, Redouane Khalid, Nizar Sassi, Khaled Ben Mustapha, Brahim Yadel. En dernier, Zacarias Moussaoui, qui devait prendre part aux attentats du 11-Septembre, mais sera arrêté quelques mois avant. Crédits photo: AFP/DR.
Convertis à l’islam radical, ces Français ont quitté leur famille et leurs proches et sont partis combattre aux côtés des talibans. Arrêtés dans les montagnes afghanes ou au Pakistan, ils seront tous transférés et détenus de longues années dans la prison de Guantanamo pour fait de terrorisme. De gauche à droite et de haut en bas: Imad Achab Kanouni, Redouane Khalid, Nizar Sassi, Khaled Ben Mustapha, Brahim Yadel. En dernier, Zacarias Moussaoui, qui devait prendre part aux attentats du 11-Septembre, mais sera arrêté quelques mois avant. Crédits photo: AFP/DR.

INTERVIEW – Quel danger représente l’islamisme radical en France ? Spécialiste du terrorisme, Mathieu Guidère* fait le profilage de ces soldats perdus.

Qui sont les disciples français de Ben Laden ? dans 2012 coeur-

Le Figaro Magazine – Qui sont ces soldats perdus qui se réclament du djihad, et d’où viennent-ils?

Mathieu Guidère – Ce sont essentiellement les orphelins de Ben Laden dont la mort, le 2 mai 2011, fut concomitante avec le printemps arabe. Les attaques américaines contre les infrastructures d’al-Qaida dans la région Afghanistan-Pakistan ayant totalement bouleversé la donne, un certain nombre d’entre eux ont été poussés à retourner vers leur pays d’origine, où ils sont arrivés avec des a priori, des idées en décalage par rapport à la nouvelle situation géopolitique, d’où une certaine déstabilisation entraînant chez eux des réactions très radicales. D’où viennent-ils? Sont-ils les produits de certaines banlieues françaises? Il n’existe pas d’études précises sur leur origine sociale. On sait seulement qu’il s’agit d’individus à forte conscience politique, citoyens français ou résidents en France depuis très longtemps, ce qui les rend d’autant plus difficile à détecter, car ils se déplacent aisément.

Quelle est leur motivation profonde?

Leur ressentiment envers l’environnement social, politique et, globalement, envers les pays dans lesquels ils évoluent. Ce qui s’est passé à Montauban et Toulouse est du ressort de la haine pure, ainsi que de l’extrémisme, comparable au cas du Norvégien Breivik, auteur d’un massacre à Oslo et dans ses environs, et de cet officier américain d’origine palestinienne qui a tiré sur ses concitoyens sur la base militaire de Fort Hood. Vous avez toute une symbolique dans les actions de ces derniers jours: la première date du 11 mars, qui rappelle les attentats de Madrid en 2004, puis du 19 mars, fin de la guerre d’Algérie. Plus les armes utilisées: un pistolet-mitrailleur Uzi de fabrication israélienne pour tuer des Juifs. Il y a là une dimension symbolique visant à marquer les esprits dans le temps, l’espace et les moyens. Ces trois aspects montrent l’ancrage idéologique très radical de l’individu.

La haine de ces soldats perdus pourrait-elle être imputable à un défaut d’intégration?

Pour de simples agressions, on pourrait en effet songer à des problèmes d’intégration, mais on est ici dans un autre registre. Il s’agit d’individus non intégrables dans le système, évoluant en marge de la société, qui se positionnent contre. La logique de l’intégration n’est donc pas ici opérationnelle.

Y a-t-il un âge particulier pour le passage à l’acte?

J’ai étudié à peu près tous les cas connus. Ils sont de tous les âges, à ceci près que pour s’entraîner dans les camps existant en Afghanistan ou au Pakistan, et pour mener des actions commandos, il faut être en bonne condition physique, ce qui situe la majorité de ce type de profil au-dessous de 30 ans. Au-delà, c’est plus difficile…

Existe-t-il en France des filières d’éducation passant, par exemple, par certains religieux fondamentalistes?

Face à l’efficacité du maillage sécuritaire en France, on ne peut plus vraiment parler aujourd’hui de filières, mais bien plutôt de démarches personnelles. L’individu va basculer à partir d’un événement qui peut être une attaque de drones en Afghanistan, un durcissement de la situation des Palestiniens dans les territoires occupés, un fait important survenu dans un pays arabe ou musulman… À partir de là, il suivra une logique de radicalisation. Via internet et les médias, ses centres d’intérêt se focaliseront sur des thématiques telles que l’hostilité des Français à l’égard des musulmans, leur caractère laïque, la question de la burqa, du voile, etc.

Comment les djihadistes parviennent-ils jusqu’à leurs lieux d’entraînement?

Bénéficiant de la nationalité de leur pays d’origine, France, États-Unis, Allemagne – il y a même quasiment une «brigade allemande» créée par les talibans en Afghanistan et au Pakistan -, ils profitent des accords internationaux inhérents à leur passeport, qui leur permettent de ne pas être soumis à des visas préalables. Libres de voyager, ils s’arrêteront à différentes escales, séjournant en Thaïlande, en Turquie, dans les pays du Golfe. Passer par des pays relais permet de brouiller la traque et empêche de détecter la destination finale ainsi que le retour de ladite destination.

On parle de plus en plus de «loups solitaires», est-ce à dire qu’il n’y a plus de véritable coordination terroriste en Europe?

Al-Qaida a organisé en 2004 et 2005 les attentats de Madrid et de Londres avec une branche qui s’occupait de la gestion, de la canalisation et de la coordination des djihadistes européens. Mais face à l’action des services, cette branche a disparu après les attentats de Londres. S’il existe une action coordonnée au Maghreb, il n’en est pas de même pour l’Europe et, particulièrement, la France – d’où ces actes isolés qui se réclament symboliquement d’al-Qaida, mais sans aucune logistique. En France, le maillage du territoire est tel qu’il est impossible à un réseau terroriste de s’implanter, même au plan régional. Dépourvu de moyens pour toucher aux intérêts vitaux du pays, l’islamisme djihadiste ne représente donc pas une menace mortelle. Les islamistes sont aujourd’hui dans un état de faiblesse notoire, a fortiori lorsqu’il s’agit d’individus isolés. Le seul danger pour la nation française serait que l’on s’attaque à son unité et que l’on crée une psychose.

Que pensez-vous des propos de Marine Le Pen affirmant que le risque fondamentaliste a été sous-estimé?

Mme Le Pen ferait mieux de regarder ce que font les services: la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), en particulier, sont d’une extrême vigilance. Je dirais même que l’importance des moyens mis à disposition est sans commune mesure avec les quelques dizaines d’individus concernés. La France a l’expérience, la connaissance, et les moyens de lutter.

* Professeur des universités, Mathieu Guidère est titulaire de la chaire d’islamologie de l’université de Toulouse-II-Le Mirail. Derniers ouvrages parus: Le Choc des révolutions arabes (Éditions Autrement, 2011, nouvelle édition revue et augmentée, 2012) et Le Printemps islamiste. Démocratie et charia (Éditions Ellipses, 2012).

Le Figaro



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