Hollande affirme sa « solidarité » avec la CGT

François Hollande sur le site de Florange, le 24 février 2012.François Hollande sur le site de Florange entouré des syndicats, le 24 février 2012. © Jean-Christophe Verhaegen / AFPFrançois Hollande a déclaré vendredi à Florange (Moselle) comprendre « l’angoisse » des salariés du site sidérurgique menacé d’ArcelorMittal et a promis à nouveau une loi obligeant des firmes à céder des unités de production. Le candidat PS à la présidentielle effectuait une visite surprise sur ce site lorrain où il a été accueilli dans une atmosphère survoltée, avec cornes de brume, feux de bengale, bousculade. Montant sur un camion syndical, interpellé par les différents leaders CFDT, CGT, FO, CGC, et par un intérimaire, il s’est dit heureux d’être parmi ces sidérurgistes. L’un d’eux a salué le « courage » du candidat PS d’être venu sur place.

Déjà venu en Lorraine, à Thionville et Gandrange, le 17 janvier, le député de Corrèze a pris devant ces salariés « des engagements » avec « toute la responsabilité nécessaire », car « je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu sur une promesse et ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue », allusion à Nicolas Sarkozy et Gandrange. Ce site est devenu pour la gauche un symbole des promesses non tenues de Nicolas Sarkozy : l’aciérie y a fermé en mars 2009, un an après que le chef de l’État était venu y promettre des investissements publics pour la maintenir en activité. « Je sais qu’ici se fabrique le meilleur acier d’Europe », a lancé François Hollande à Florange. « Je sais que vous espérez que les hauts-fourneaux puissent rouvrir. »

« Sauvez-nous ! »

Les deux hauts-fourneaux de Florange sont à l’arrêt depuis octobre. Les syndicalistes sont convaincus que leur arrêt de mort a été signé mais la direction d’Arcelor France parle d’arrêt temporaire. « Si Mittal ne veut plus de vous, ce qui serait un grand tort de sa part », a relevé le candidat PS, « s’il n’est animé que par des intérêts financiers et non idustriels, alors même qu’il avait dit qu’il venait comme industriel », « je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi » (PPL), a lancé le député. « Quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas non plus la céder nous en ferions obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire », a-t-il dit du haut du camion qu’il avait gravi avec une échelle. « Quel que soit mon avenir, comme président de la République soit comme député, je reprendrai ce texte », a-t-il promis. Il a indiqué par la suite que la PPL serait déposée dès lundi.

En arrivant sur ce site, François Hollande avait été accueilli aux cris de « vous êtes déjà président », « vous seul pouvez nous sauver », « sauvez-nous sinon nous sommes morts ! ». « Redonnez une sidérurgie forte à la Lorraine ! », avait exhorté un syndicaliste à la « tribune » du camion, tandis qu’un autre dénoncait le « prédateur » qui démantèle la sidérurige régionale.



Une bactérie stratosphérique excellente productrice d’électricité

Une pile microbienne fonctionne mieux avec Bacillus stratosphericus, une bactérie vivant dans la stratosphère et qui a atterri dans une rivière anglaise. Elle permet en effet de doubler quasiment la production d’électricité. Peut-être l’énergie du futur ?

La réponse aux problèmes énergétiques viendrait-elle du ciel ? Des scientifiques à la recherche de bactéries performantes pour leur pile microbienne ou MFC (pour Microbial Fuel Cell) productrice d’électricité ont découvert que Bacillus stratosphericus, un bacille qui vit dans la stratosphère à 30 km au-dessus de notre sol, est un bon candidat.

Ces organismes forment en effet un biofilm (agrégation sur une surface) qui est un très bon vecteur d’électrons. Rappelons le principe de la pile microbienne : des bactéries exoélectrogènes recouvrent l’anode en formant un biofilm. Elles se nourrissent des composés organiques du milieu (en fonction du régime alimentaire) et libèrent des électrons qui alimentent un circuit électrique.

Bacillus stratosphericus, une bactérie stratosphérique

La production électrique n’est pas faramineuse, mais le concept est écologique et simple à mettre en place. Grâce à un mélange de bactéries les plus efficaces dont B. stratosphericus, les scientifiques de l’université de Newcastle ont réussi à presque doubler la puissance, passant de 105 à 200 mW par mètre carré d’électrode. Les travaux ont été publiés dans Environmental Science and Technology.

Fonctionnement de la pile microbienne. À l'anode recouverte de carbone, les bactéries se regroupent en biofilm. En se nourrissant de matière organique, elles libèrent des électrons qui alimentent le circuit électrique.Une bactérie stratosphérique excellente productrice d'électricité dans Economie pt-loupe
Fonctionnement de la pile microbienne. À l’anode recouverte de carbone, les bactéries se regroupent en biofilm. En se nourrissant de matière organique, elles libèrent des électrons qui alimentent le circuit électrique. © Bruno Scala/Futura-Sciences

La découverte de cette bactérie stratosphérique est finalement le fruit du hasard. Les scientifiques ont en effet testé la capacité de 74 souches de bactéries, appartenant à 20 espèces différentes, récoltées dans l’estuaire d’une rivière anglaise, la Wear.

Traitement des eaux et production d’électricité

La pile microbienne n’est pas un concept nouveau. C’est en 1911 que Michael Potter, chercheur britannique, a publié les premiers travaux sur la production d’électricité par des bactéries. Les MDC font désormais l’objet de nombreuses recherches, surtout depuis l’avènement médiatique et social des problématiques environnementales.

Son usage pourrait se développer dans les usines de traitement des eaux car les eaux usées sont très riches en déchets organiques dont les bactéries se délectent tout en produisant de l’électricité. L’avantage serait donc double puisque l’eau est également nettoyée des déchets organiques. Quelques prototypes ont d’ailleurs déjà été installés.

Pour l’instant, le système ne produit pas suffisamment d’électricité pour alimenter de larges populations. On n’est pas encore prêt à remplacer les énergies fossiles par des cultures de bactéries… Mais grâce à un travail de sélection de souches performantes, les chercheurs sont ici parvenus à doubler la puissance du courant. À ce rythme, on peut considérer que la technique est prometteuse.



Curie, le supercalculateur de Bull à 2 pétaflops, bientôt en service

Avec ses 92.000 cœurs, le supercalculateur Curie atteint une puissance de calcul de 2 pétaflops. Installé au TGCC du CEA, il voisinera un autre champion, Tera-100, mais lui servira à des projets de recherche français et européens, notamment dans les domaines de la climatologie, des sciences de la vie et de l’astrophysique.

J-7 pour l’entrée en service du supercalculateur Curie, qui représente un outil de travail précieux pour les scientifiques français et européens. Il a été conçu par Bull et financé par le Genci (Grand équipement national de calcul intensif), une société civile détenue à 49 % par l’État, par le CEA (20 %), le CNRS (20 %), les universités (10 %) et l’Inria (1 %). Cet ordinateur est installé près de Paris, Bruyères-le-Châtel, dans le TGCC, c’est-à-dire le Très Grand Centre de calcul. L’endroit compte déjà une vedette : le Tera-100. Avec plus d’un pétaflop, il est pour l’instant le supercalculateur le plus puissant d’Europe mais reste uniquement dédié aux besoins militaires et plus précisément aux simulations de l’arme atomique.

Curie, avec ses 2 pétaflops, le battra en puissance et, comme l’indique son nom de baptême, qui rend hommage aux Curie et Joliot-Curie, cet ordinateur servira à la recherche scientifique.

L’investissement est de 100 millions d’euros sur cinq ans. « Curie réunit des moyens de calcul ultraperformants avec plus de 92.000 cœurs de calcul pour une puissance crête totale de plus de 2 pétaflops », a expliqué Bull à Futura-Sciences. L’architecture processeur se compose de 3 nœuds de calcul :

  • des nœuds larges disposant d’un nombre élevé de cœurs de calcul et d’une grande taille mémoire locale ;
  • des nœuds hybrides qui intègrent des accélérateurs (GPU) ;
  • des nœuds fins basés sur la dernière génération de processeurs Intel Xeon.

Le refroidissement du supercalculateur est assuré par un système de portes à eau qui offre d’après Bull une très forte densité et une moindre consommation d’énergie.

Supercalculateur Curie : une vitesse de 250 Go/s

Le supercalculateur Curie se distingue par la taille de sa mémoire vive : 360 téraoctets ! Le Genci insiste plutôt sur la combinaison de cette puissance avec une capacité de stockage de 15 pétaoctets, « l’équivalent de 7.600 ans de fichiers MP3, à une vitesse de 250 Go par seconde, 100.000 fois supérieure à celle d’une connexion ADSL très haut débit », indique le communiqué de presse.

« La combinaison calcul-stockage permet d’envisager des simulations de très grande taille, multiéchelles et multiparamètres, et qui seront beaucoup plus précises et plus réalistes que celles obtenues aujourd’hui sur d’autres supercalculateurs », nous a précisé une porte-parole du Genci.

Le supercalculateur Curie a été installé au CEA dans son Très Grand Centre de calcul (TGCC) à Bruyères‐le‐Châtel, dans l’Essonne.
Le supercalculateur Curie a été installé au CEA dans son Très Grand Centre de calcul (TGCC) à Bruyères‐le‐Châtel, dans l’Essonne. © CEA/CADAM

Installé au CEA, le supercalculateur Curie sera mis à la disposition des chercheurs français et européens pour les aider dans des domaines réclamant une très grande puissance de calcul comme « la climatologie pour modéliser très finement les climats (passé, présent et futur), les sciences de la vie pour aller à l’échelle des processus chimiques élémentaires dans les systèmes moléculaires, l’astrophysique pour prendre en compte l’univers dans son ensemble ».

Curie achève sa phase de test, dite de « grands challenges », au cours de laquelle ses capacités de calcul sont évaluées avec des simulations de très grande taille qui sollicitent la « quasi-totalité » de ses composants. D’après le Genci, ces tests ont déjà donné des résultats inédits, notamment pour les recherches sur la maladie d’Alzheimer menées par le laboratoire de chimie et physique quantiques du CNRS/université Paul Sabatier de Toulouse. « Avec la puissance de calcul de Curie, la précision nécessaire aux explorations à l’échelle des processus chimiques élémentaires à l’œuvre dans les systèmes moléculaires complexes de la vie est maintenant accessible », explique Michel Cafarel, directeur de recherche au CNRS à l’université Paul Sabatier.

Autre performance rendue possible grâce au supercalculateur français, l’Observatoire de Paris réalise une simulation pour comprendre l’évolution de l’univers depuis le Big Bang, qui sera « 10 fois plus réaliste que celles actuellement effectuées aux États-Unis et en Corée du Sud ». Curie entrera officiellement en service le 1er mars.



Discours de Nicolas Sarkozy à Lille



MES ou l’erreur historique de la gauche

A l’Assemblée nationale, les députés de la gauche française et des écologistes ont commis le 21 février une bourde historique : ils ont fait le choix de s’opposer ou de s’abstenir lors du vote sur la ratification du traité créant un outil de solidarité à l’égard des pays de la zone euro qui ne peuvent plus emprunter, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Depuis 2010, les Verts et les socialistes, au Parlement européen, se sont battus pour l’existence d’un tel mécanisme. Cette solidarité n’est pas qu’une question de générosité, mais d’intérêt bien compris. La faillite d’un Etat européen entraînerait la faillite de nos banques, qui détiennent nos économies, notre salaire, et, si les déposants sont remboursés, ce sera avec nos impôts. La création du MES est un premier pas vers une Europe fédérale avec son propre Trésor public et un budget conséquent.

La non-existence du MES est une aberration que nous avons dénoncée dès le traité de Maastricht (1992), qui empêchait la solidarité : l’Union européenne n’avait pas le droit de secourir ses membres en difficulté ! Depuis trois ans, on a donc bricolé pour venir au secours de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal en réduisant, peu à peu, l’hostilité des « populismes de riches » de l’Europe du Nord qui n’avaient que mépris pour ces pays « incapables de gérer leur budget ». Nous avons certes dénoncé les fautes des classes dirigeantes de ces pays. Mais nous n’avons jamais ignoré que les responsabilités étaient partagées par toute l’Europe.

Après trois ans de négociations avec les gouvernements les plus « égoïstes », nous avons un mécanisme, certes imparfait puisque fruit de compromis, mais qui se tient : un fonds solidaire, empruntant à la place des pays ayant perdu tout crédit auprès des marchés internationaux, avec la garantie de l’ensemble de l’Europe. Mais, au moment du vote, les démagogues refusent la création du MES, mobilisant l’émotion créée par les plans d’austérité démentiels imposés à la Grèce en l’absence du MES. « Oui, disent-ils, nous sommes solidaires des Grecs, nous voulons un MES, mais pas celui-là. » Donc, comme ce MES réel est le résultat du compromis : pas de MES du tout, et que chaque pays se débrouille…

Que reproche-t-on au MES ? Il y aurait une bonne raison, son couplage avec un autre traité, à venir : le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union (TSCG), qui instituerait la « règle d’or » dictée par la chancelière allemande, Angela Merkel. Ce couplage a été « convenu » par la déclaration des gouvernements du 9 décembre 2011 et n’a pas plus de valeur légale. Nous sommes contre le TSCG, nous l’avons combattu et, d’ici qu’il soit ratifié, de l’eau coulera sous les ponts. Mais ce couplage ne figure pas dans les articles du traité MES : la déclaration du 9 décembre 2011 est seulement évoquée dans ses « considérants » ! Une fois le MES ratifié, une fois le TSCG rejeté, le MES existera et il faudra renégocier le TSCG. On ne peut rejeter le MES que s’il est lui-même un mauvais mécanisme de solidarité.

Obligation de solidarité

Certains critiquent le MES comme une nouvelle technocratie, irresponsable devant les instances politiques. Eh bien non, pas cette fois ! Les gouverneurs du MES seront les ministres des finances des pays membres, les administrateurs seront nommés par eux et « révocables à tout moment » et sa direction est politique. D’autres s’en prennent à la pondération des décisions et des obligations : proportionnelle à la part d’un pays dans le PIB de la zone euro. Ils auraient sans doute préféré proportionnel à la population ? Il est légitime que les fonds structurels transférés chaque année à l’un de ses membres soient votés par le Parlement. Mais ici nous parlons d’autre chose : les garanties que l’Europe peut apporter à un prêteur au profit d’un des leurs. Et la solidarité exigée doit bien être proportionnée à la capacité de chacun à se porter au secours du voisin.

D’autres critiquent l’obligation de solidarité : pour bénéficier du MES, il faut s’engager à apporter sa part à la tontine et la rallonger « sous sept jours » s’il faut augmenter la mise au profit du voisin. Encore heureux ! C’est le principe même de la mutuelle.

Des critiques s’élèvent enfin contre l’article 12 : pour bénéficier du prêt mutualisé, il faut accepter une conditionnalité qui sera négociée au cas par cas. Et c’est là que se lève l’image tragique de la Grèce. Mais soyons lucides : le problème n’est pas que, lorsque vous empruntez à la place de votre voisin, vous lui demandiez de prendre des dispositions afin de pouvoir vous rembourser. Car, si vous ne le faites pas, c’est vous-même qui ne pourrez pas emprunter ! Le vrai problème est le type de « plan d’assainissement » proposé. Et ça, ce n’est pas dans le traité, c’est un objet de lutte… Comme la majorité du peuple grec, qui tient à la solidarité de la zone euro, mais qui est hostile au plan monstrueux que lui impose la « troïka », nous sommes pour une conditionnalité, mais pas celle imposée à la Grèce, et qui n’est pas dans le traité MES.

Bien sûr, le MES ne réglera pas les problèmes de fond d’une Europe trop peu solidaire, ni des pays où la fraude fiscale est le sport préféré des riches. Il intimidera du moins la spéculation, et évitera à la Grèce ou à l’Irlande l’horreur économique subie par l’Argentine de 2002 à 2005. Le sort du MES se trouve entre les mains des progressistes français, majoritaires au Sénat où le texte sera soumis au vote le 28 février. Laisseront-ils à la droite l’honneur de l’adopter, en se réfugiant à la buvette ? Ou suivront-ils l’exemple de leurs anciens de 1975 qui, en dépit de la droite majoritaire, votèrent la loi Veil et le droit à l’avortement ?



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