Accord entre la Serbie et le Kosovo sur les postes frontaliers

Des soldats français de l'OTAN gardent le poste frontière de Brnjak, jeudi 15 septembre.

Des soldats français de l’OTAN gardent le poste frontière de Brnjak, jeudi 15 septembre.AFP/SASA DJORDJEVIC

Après des semaines d’âpres négociations, la Serbie et le Kosovo ont conclu, samedi 3 décembre, à Bruxelles un accord sur une « gestion intégrée » de leurs points de passage, une avancée importante et de dernière minute avant la décision des Européens d’octroyer ou pas à Belgrade le statut de candidat à l’UE.

Cette percée dans les discussions intervient alors que les dernières semaines ont été marquées par de très vives tensions dans le nord du Kosovo entre les Serbes locaux, qui refusent tout contrôle des autorités de Pristina sur ces passages, et la Force de l’Otan au Kosovo. Belgrade ne reconnaît pas l’indépendance du Kosovo et considère par conséquent qu’il ne peut être question à ces passages d’une véritable frontière entre deux Etats.

« TÉMOINS DOUANIERS » KOSOVARS

Des policiers et douaniers serbes, ainsi que des douaniers et policiers kosovars, gèreront ces passages ensemble, sous la supervision de la Mission européenne au Kosovo (Eulex), a annoncé l’Union européenne, qui sert de médiatrice entre les deux parties. Les douaniers et policiers kosovars auront le statut de « témoins douaniers », a précisé le chef des négociateurs serbes, Borko Stefanovic, à l’agence Beta, désignant par là apparemment une sorte de statut d’observateurs. Il a assuré aussi qu’il n’y aurait pas de symbole étatique kosovar à ces passages.

Le compromis trouvé à Bruxelles prévoit que les deux parties « vont mettre en place progressivement des postes de contrôle communs, intégrés et uniques sur tous les points de passage », a indiqué l’UE. Ce dispositif sera « mis en oeuvre dès que possible », a-t-on précisé de même source.

Reste à savoir si cette percée va convaincre la chancelière allemande de donner finalement son feu vert au statut de candidat pour Belgrade, l’objectif diplomatique fondamental de la Serbie depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuelle coalition pro-gouvernementale, en 2008.

Un tel statut nécessite l’unanimité des Vingt-Sept Etats de l’UE, dont les ministres des affaires européennes se réuniront lundi pour préparer le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, le 9 décembre, qui prendront la décision finale. La France avait plaidé pour sa part en faveur de la Serbie.



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