Martine Aubry fusille le plan anti-déficit

La candidate socialiste estime que l’emploi et la compétitivité des entreprises ont été oubliés par le gouvernement, déplorant que la réduction des déficits soit son «unique» priorité. Pour sa part, elle mise sur l’annulation de niches fiscales pour financer son projet.

Martine Aubry fusille le plan anti-déficit dans 2012 coeur-

Alors que les députés débutent ce mardi l’examen du projet de loi de finances rectificative, comprenant les mesures du plan anti-déficit présentées par François Fillon fin août, Martine Aubry fait feu de tout bois sur une politique qu’elle juge aussi «injuste» qu’«inefficace». Ce même jour, dans les colonnes de La Tribune, la candidate socialiste à la présidentielle juge (à l’instar de Jean-Louis Borloo) que le gouvernement se focalise trop sur le déficit financier sans se préoccuper de l’emploi et la compétitivité. Conséquence d’après elle: «M. Sarkozy est en train de construire la prochaine récession de notre pays».

 

Surtout, le gouvernement -qui souhaite dégager 12 milliards d’euros d’économies en 2011 et 2012 pour conserver sa note «AAA»-, délaisserait «les classes moyennes et populaires». «Taxes sur les mutuelles, sur les tabacs et alcools, sur les sodas, augmentation de la CSG», égrène l’ex-première secrétaire du PS, constituent à ses yeux «autant de mesures qui pèseront sur tous les Français, et lourdement sur les plus modestes». Concernant le prélèvement temporaire sur les hauts revenus (qui viserait désormais les personnes déclarant plus de 250.000 euros de revenus annuels, contre les 500.000 euros précédemment évoqués), Martine Aubry n’y voit qu’une «manipulation». « «Les mêmes ou presque vont bénéficier dans le même temps d’un cadeau de 1,8 milliard avec la baisse de l’ISF.»

 

Doute sur son financement

 

Au titre de la «justice sociale» et du «pouvoir d’achat», elle préconise donc «une réforme d’ensemble de la fiscalité». Avec au menu: un «grand impôt citoyen sur le revenu, progressif et redistributif, grâce à la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu», couplé à «la suppression de nombre de niches fiscales». Et pour doper l’emploi et l’activité des entreprises, Martine Aubry envisage de raboter l’impôt sur les sociétés «à 20% pour les entreprises qui réinvestissent» et «de l’augmenter à 40% pour celles qui privilégient les dividendes». Pour la candidate, l’arme fiscale se doit aussi d’être «un levier pour la social-écologie», via la mise en place d’un «taux de TVA différencié en fonction de l’émission de CO²».

 

Côté financement, Martine Aubry compte annuler «50 des 70 milliards de niches fiscales accordées par la droite». Comme «la défiscalisation des heures supplémentaires qui coûtent 4 milliards d’euros, empêchant des embauches, sans rien apporter du tout», ou encore «le bouclier fiscal», a-t-elle égrené lundi au journal de 20 heures de France 2 . Au total, la moitié de ces 50 milliards seraient affectés à la réduction de la dette publique, et l’autre à «ses priorités». Mais cette enveloppe sera-t-elle suffisante ? La candidate botte en touche, puisqu’interrogée sur son choix de 2013 pour un retour à 3% de déficit, elle se contente d’affirmer «qu’il n’a jamais été question pour [elle] de ne pas respecter les engagements européens». Puis, à nouveau, de fustiger le «piège à la gauche» qu’elle perçoit dans le débat sur «la pseudo-règle d’or».

Le Figaro.fr



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