L’eau coule-t-elle aujourd’hui sur Mars ?

La Nasa vient de présenter des images de spectaculaires ravines sur les flans d’un cratère martien. De l’eau salée en est-elle à l’origine ?

Depuis que de l’eau a été photographiée sur Mars par la sonde Phoenix en 2008, la quête du précieux liquide est devenue une obsession. S’il ne fait aujourd’hui aucun doute que le lointain passé de la Planète rouge a été humide, les indices d’écoulements d’eau récents continuent de s’accumuler.

 

Dernière preuve présentée par la Nasa, des ravines sur les pentes du cratère Newton dans l’hémisphère sud. Les orbiteurs martiens nous avaient déjà envoyé de telles images mais pour la première fois les géologues ont constaté que ces ravines s’allongeaient au fil des saisons martiennes, comme si elles étaient alimentées par des écoulements réguliers. Des sources d’eau saumâtre pourraient jouer un tel rôle, saumâtre parce que le sel abaisse le point de congélation, permettant à l’eau de couler quelque temps à l’état liquide avant de s’évaporer. De telles traces avait déjà été observées mais attribuées à des écoulements de dioxyde de carbone (CO2), une hypothèse intenable ici à cause de la température trop élevée, qui rend ce corps gazeux. Problème : le spectromètre de MRO n’a pas détecté la présence d’eau…

 

En attendant d’autres observations des orbiteurs et du futur rover Curiosity, les géologues de la Nasa vont tenter de recréer en laboratoire des conditions proches de celles observées dans le cratère Newton pour essayer d’identifier la nature de ces écoulements et donner une explication à leur étrange couleur sombre.



Le club des AAA se réduit, quid de la France?

PARIS (Reuters) – Le club très fermé des pays notés « triple A » se réduit après la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis par Standard & Poor’s.

Le « triple A » de la France, qui lui permet de se financer à des taux avantageux sur les marchés financiers, a été confirmé ces derniers mois par les trois grandes agences de notation : S&P, Moody’s et Fitch. Ces deux dernières maintiennent le « AAA » américain.

Ciaran O’Hagan, stratégiste taux à la Société Générale, déclarait samedi à Reuters ne pas s’attendre à la disparition d’un autre « triple A » dans le monde, notamment celui de la France.

Des observateurs soulignent pourtant régulièrement que la France est le « triple A » de la zone euro affichant les moins bons ratios budgétaires, un des éléments pris en compte par ces agences pour déterminer les notes données aux dettes des pays.

Le déficit public s’est ainsi élevé à 7,1% du produit intérieur brut l’an dernier en France, un niveau supérieur à ceux des autres « triple A » de la zone euro (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg).

Pour 2011, la Commission européenne prévoit que cet écart subsistera, le déficit français s’élevant à 5,8% contre -3,7% pour les Pays-Bas et l’Autriche, -2,0% pour l’Allemagne et -1,0% pour la Finlande et le Luxembourg.

Surtout, la France est le seul de ces pays à afficher un déficit primaire important.

Ce solde, qui correspond au déficit hors coût de la dette, devrait être de -3,1% du PIB en France en 2011, selon la Commission, contre -1,6% aux Pays-Bas, -0,9% en Autriche et -0,5% au Luxembourg. L’Allemagne et la Finlande devraient afficher un excédent primaire (de 0,4% et 0,2% respectivement), l’arme la plus efficace pour réduire le ratio d’endettement.

LIGNE ROUGE

Le gouvernement français assure qu’il prendra toutes les mesures nécessaires pour tenir ses objectifs de réduction du déficit, qui permettront selon lui de baisser le ratio dette/PIB dans les prochaines années.

Il a ainsi déjà annoncé qu’il réduirait au besoin les « niches » fiscales qui amputent les recettes publiques dans une proportion supérieure aux 3 milliards d’euros prévus pour l’instant pour 2012.

« Le ‘triple A’ a été confirmé par les trois agences et on a une ligne rouge à ne pas franchir sur la réduction des déficits », a dit samedi une source proche du ministre des Finances, François Baroin. « Ça se traduira par des mesures dans le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale présentés en conseil des ministres en septembre ».

Le gouvernement prévoit de réduire le déficit public à 5,7% du produit intérieur brut fin 2011, 4,6% fin 2012, 3% fin 2013 et 2% fin 2014. Cette trajectoire devrait selon lui permettre d’inverser la progression du ratio de dette/PIB à partir de 2013 pour le mettre sur une trajectoire décroissante.

Le gouvernement estime pour l’instant que ce ratio de dette continuera d’augmenter cette année et l’an prochain à 85,4% du PIB fin 2011 et 86,9% fin 2012 puis baissera à 86,4% fin 2013 et 84,8% fin 2014.

Cette trajectoire sera actualisée en septembre, au moment de la présentation du projet de budget pour 2012, pour prendre en compte l’accroissement de quelque 15 milliards d’euros d’ici 2014 (0,75 point de PIB) de l’endettement français, du fait du nouveau plan de soutien aux pays de la zone euro en difficultés financières adopté par les dirigeants européens le 21 juillet.

« RÈGLE D’OR »

Les responsables français mettent aussi en avant la qualité de la main d’oeuvre dans le pays, la vigueur de sa démographie, la solidité de son système bancaire et un endettement privé qui reste sous contrôle.

Les agences elles-mêmes soulignent ces derniers points et ont accueilli favorablement la réforme des retraites menée par Nicolas Sarkozy et François Fillon, dans laquelle elles ont vu un signe de la capacité du pays à se réformer pour faire face à la perspective d’une explosion des comptes de retraite et de santé avec l’accroissement de la durée de la vie.

Au registre des mauvais points, en revanche : la dégradation des comptes extérieurs de la France, le déséquilibre de ses comptes courants, unique parmi les ‘triple A’ de la zone euro, et le déficit croissant du commerce extérieur qui signale une perte de compétitivité menaçant la solidité économique du pays.

En France, « plus que jamais, on considère que la stratégie qu’on a arrêtée il y a deux ans est la bonne. Tout l’enjeu est de la mettre en oeuvre dans les meilleurs conditions possibles », a déclaré la source proche de François Baroin.

Majorité et opposition se disputent en parallèle sur la « règle d’or » de contrôle des déficits que Nicolas Sarkozy souhaite inscrire dans la Constitution, ce que les socialistes refusent. Le gouvernement français considère que l’adoption de cette règle pourrait conforter les observateurs.

Les deux principaux candidats à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle de 2012, François Hollande et Martine Aubry, ont promis de respecter la trajectoire actuelle de réduction des déficits.

Jean-Baptiste Vey avec Raoul Sachs, édité par Sophie Louet



Juno est partie pour Jupiter

Une Atlas V boostée lance une sonde vers la plus grande planète du Système solaire. © Nasa

Comme prévu, l’énorme fusée Atlas V a lancé la sonde Juno vers Jupiter. Prochain épisode : juillet 2016 quand la sonde rejoindra la géante gazeuse.

 

C’est fait : la fusée la plus puissante de l’histoire a décollé de Floride. Il a fallu ajouter cinq boosters au vénérable lanceur Atlas V pour expédier dans l’espace à une vitesse supérieure à celle de la libération de la pesanteur terrestre (11 km/s) les 3,5 tonnes de l’énorme sonde Juno. Une fois ses panneaux solaires déployés, elle mesurera 20 mètres de diamètre.

 

Son voyage durera jusqu’en juillet 2016 et l’engin se mettra en orbite autour de Jupiter. Son travail sera de cartographier le champ magnétique de cette planète gazeuse géante pour mieux comprendre sa structure interne et sa formation. De quoi écrire avec davantage de précision l’histoire de notre Système solaire tout entier.



Mobilisation politique contre la chute des bourses d’Europe

L’idée de créer des obligations communes en zone euro est relancée. Le président Nicolas Sarkozy a fait le point avec Berlin, Rome et Madrid ce vendredi. Il discutera avec Barack Obama dans la soirée.

Mobilisation politique contre la chute des bourses d'Europe dans Economie coeur-

Au terme d’une semaine boursière noire sur les places européennes, les responsables politiques de la zone euro se saisissent à bras le corps de la question. D’après l’Élysée, le président Nicolas Sarkozy a ainsi eu, ce vendredi, des entretiens téléphoniques avec Angela Merkel, Silvio Berlusconi et José Luis Rodríguez Zapatero. Il doit également discuter ce soir avec le président américain Barack Obama.

 

Le chef du gouvernement italien a annoncé avoir pris la décision, en accord avec Nicolas Sarkozy, «d’anticiper à dans quelques jours la convocation d’un G7 des ministres des Finances». «La situation est très difficile et elle réclame des interventions coordonnées. Il faut reconnaître que le monde est entré dans une crise financière globale qui concerne tous les pays», a-t-il indiqué.

 

Les chefs d’États européens font le point après la chute des bourses en Europe hier. Nicolas Sarkozy a déjà évoqué ce sujet hier avec Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale europénne (BCE), qui n’est pas parvenu hier à ramener le calme sur les marchés financiers.

 

Dans leurs discussions, les chefs d’États devaient notamment évoquer l’annonce faite par Olli Rehn, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires ce matin d’une nouvelle étape dans le débat sur les obligations européennes (eurobonds). Cette nouvelle avait d’abord été accueillie favorablement sur les places financières européennes en début de journée avant une nouvelle clôture dans le rouge.

 

Olli Rehn relance l’idée de créer des obligations européennes

 

Le commissaire européen a déclaré ce vendredi lors d’une conférence de presse que les marchés n’avaient pas réagi comme espéré à l’accord du 21 juillet sur le nouveau plan d’aide à la zone euro. «La volonté politique de défendre l’euro ne doit pas être sous-estimée», a-t-il par ailleurs ajouté, expliquant que des experts travaillaient à donner corps à cet accord, et que ni l’Italie ni l’Espagne n’auraient besoin d’un programme de prêts d’urgence.

 

Pour tenter de calmer durablement l’incendie sur les places boursières européennes, inquiètes d’une contagion de la crise grecque en période de vacances des chefs d’États européens, Olli Rehn a par ailleurs fait savoir qu’il allait s’entretenir avec le nouveau ministre des Finance chypriote, pour l’inciter à accélérer les réformes structurelles et relancer la croissance.

 

Il s’entretiendra également de la situation des marchés avec le gouverneur de la Banque centrale anglaise Marvyn King, et le chancelier de l’échiquier George Osborne. Il y a peu de temps encore, George Osborne refusait de se pencher sur les problèmes de la zone euro, dont la Grande-Bretagne n’est pas membre. Il avait ainsi déclaré que «les contribuables britanniques défendent la livre. Les Européens doivent défendre eux-même leur euro», ce qui avait déclenché une polémique politique outre-Manche.

 

Divisions des Etats membres sur le projet d’«eurobonds»

 

Quelles que soient les indifférences voire les oppositions que rencontre le projet d’obligations européennes, Olli Rehn promet que la Commission européenne présentera «après l’été» un rapport sur le l’opportunité de mettre en place des eurobonds , remettant sur le devant de la scène ce débat qui agite et divise les responsables européens depuis deux ans.

 

Cette idée, qui n’est pas nouvelle en soi, propose d’émettre de titres de dette communs aux États européens. Ces titres seraient garantis par l’ensemble des Etats membres de la zone euro, afin de permettre aux pays incapables d’emprunter sur les marchés à des conditions acceptables, de pouvoir malgré tout se financer. En résumé: il s’agirait d’émettre des titres de dette au nom de l’Union Européenne, comme peut le faire le Trésor américain, afin de communautariser les dettes des pays de la zone euro. La création de ce type de titres de dette à l’échelle de la zone euro, au sein de laquelle tous les Etats membres seraientdès lors de facto solidaires, permettrait donc de lever les craintes des investisseurs concernant la solvabilité de tel ou tel Etat.

 

Outre sa dimension économique, le projet suppose donc aussi des choix politiques. Il repose en effet sur le principe d’entraide en zone euro, ce qui a heurté la sensibilité de certains pays, notamment l’Allemagne, qui ne cache pas son hostilité à ce projet. Principal grief: les pays financièrement «sains» ne pourraient que pâtir, via les euro-émissions, de leur solidarité avec les pays les plus en difficultés. En bref, l’Allemagne ne souhaite pas assumer le poids des dettes d’une partie de la zone euro. A noter toutefois que, selon le projet présenté par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker et l’Italien Giulio Tremonles, ardents défenseurs du projet, les eurobonds n’auraient pas vocation à se substituer aux dettes nationales.

 

Coup d’arrêt mi-juillet

 

Après avoir été ignoré pendant six mois le projet avait été ressorti du placard début juillet. Mais 15 jours plus tard, nouveau coup d’arrêt: Jens Weidmann, le chef de la banque centrale allemande (Bundesbank), a fustigé ce projet, estimant «qu’il n’y avait rien de mieux pour détruire rapidement et durablement une solide politique budgétaire qu’une prise de responsabilité commune des dettes des Etats. Or c’est exactement ce que certains politiques et économistes proposent avec les euro-obligations pour résoudre les problèmes de la Grèce».

Quelles que soient les conclusions du rapport de la Commission européenne à la rentrée, le débat sur l’opportunité d’un renforcement de l’engagement politique au niveau européen promet donc d’être encore agité.



Greenpeace presse l’Afrique du sud d’abandonner ses projets nucléaires

JOHANNESBURG — L’organisation écologiste Greenpeace a demandé à l’Afrique du sud d’abandonner ses projets d’investissement dans le nucléaire jeudi, à six mois de la conférence de Durban sur le réchauffement climatique, alors que le pays prévoit de se doter d’équipements nouveaux.

« L’énergie nucléaire nous détourne dangereusement du développement nécessaire de l’énergie propre pour éviter un changement climatique catastrophique. L’énergie nucléaire fournit trop peu, trop tard et avec un coût trop élevé pour l’environnement », a souligné dans un communiqué Kumi Naidoo, directeur international de Greenpeace, lui-même sud-africain.

L’Afrique du sud devrait jouer un rôle de pointe « aussi bien en ce qui concerne ses propres choix énergétiques que pour démystifier les fausses solutions énergétiques au catastrophique changement climatique telles que le nucléaire », a ajouté Kumi Naidoo.

L’Afrique du Sud, qui a connu une crise énergétique majeure en 2008 faute de pouvoir répondre à la demande d’électricité, veut se doter d’ici vingt ans de nouveaux équipements capables de produire plus de 50.000 MW supplémentaires, dont 9.600 MW par le nucléaire, un chantier global de 860 milliards de rands (89 milliards d’euros).

Le pays investit lourdement dans les énergies renouvelables, mais construit dans le même temps une centrale au charbon de 4.800 megawatts à Medupi qui sera la plus importante au monde.

Le dirigeant de Greenpeace demande à la ministre de l’Energie Dipuo Peters de réexaminer le rôle du nucléaire en Afrique du sud et de décréter un moratoire sur la construction de nouveaux réacteurs atomiques au moins jusqu’à l’évaluation complète des implications de la catastrophe de Fukushima au Japon.

La ministre avait annoncé en mai dernier que le pays n’allait pas abandonner son programme en dépit de Fukushima.

L’attention du monde envers la politique environnementale de l’Afrique du sud s’accroît à l’approche de la Conférence internationale sur le réchauffement climatique qui sera accueillie du 28 novembre au 9 décembre dans le ville portuaire sud-africaine de Durban.



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