Les propositions du Ps prennent forme



Scènes de pillage dans plusieurs villes britanniques

Scènes d?émutes dans plusieurs villes britanniques © Reuters 

Dans une rue de Birmingham. De nouvelles émeutes ont éclaté mardi soir dans plusieurs villes britanniques au quatrième jour de violences qui ont déjà fait 111 blessés dans les rangs de la police, rapportent des sources policières. /Photo prise le 9 août 2011.

Un seul mot : inadmissible !



Les émeutes de Londres vont coûter cher

Alors que la Grande-Bretagne est plongée dans une cure d’austérité, les nuits d’émeutes coûteront «des dizaines de millions de livres» aux assureurs… et à la police. Donc à l’État.

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En Grande-Bretagne, en cas d’émeutes, c’est la police qui paie les dégâts. C’est ce que rappelle Stuart White, membre du cabinet juridique Reynolds Porter Chamberlain : une loi, qui a 125 ans, rend en effet la police responsable pour les dommages causés sur les biens lors d’émeutes, puisqu’elle «échoue» dans son devoir du maintien de l’ordre et du respect de la loi.

 

Autrement dit, c’est l’État qui devra mettre la main à la poche pour payer une partie de la facture imputable aux échauffourées qui touchent Londres et d’autres grandes villes britanniques depuis samedi soir. D’après l’Association des assureurs britanniques (ABI), la facture s’élèvera à plusieurs «dizaines de millions de livres». En plein cure d’austérité, la nouvelle tombe mal : des coupes budgétaires historiques, destinées à diminuer le déficit public de la Grande-Bretagne ont été lancées en juin dernier.

 

Toutefois, quelques forces de police s’assurent elles-mêmes contre les dégâts dus aux émeutes. Est considérée comme «émeute» tout rassemblement de plus de 12 personnes, réunies «bruyamment» et dont le comportement ferait craindre à toute personne sensée une atteinte à sa sécurité.

 

Ainsi les assureurs s’attendent-ils à devoir traiter beaucoup de plaintes, alors que des magasins sont incendiés, vandalisés et pillés. «Il est trop tôt pour avoir une idée précise du coût total, surtout du coût de la fermeture des commerces, mais les assureurs travaillent dur pour s’occuper des plaintes qui parviennent», a dit Nick Starling, responsable de l’assurance et de la santé de l’ABI, dans un communiqué. Beaucoup d’assureurs proposent des «hotlines» 24h/24 et les Britanniques sont appelés à contacter leur assurance le plus vite possible, expliquant que, pour les propriétaires de magasins, les polices d’assurance incluent souvent la couverture des pertes liées à la fermeture de leur commerce ou à des dommages matériels.



La très discrète conférence de crise du G20

Le groupe des pays du G20 a tenu dimanche matin une conférence téléphonique d’urgence sur la crise de la dette en Europe et la dégradation de la note des Etats-Unis, a indiqué le vice-ministre sud-coréen des Finances. Des vice-ministres des Finances du G20, qui rassemble les principaux pays riches et émergents, ont participé à cette conférence tôt dimanche matin, à ajouté le vice-ministre Choi Jong-Ku, refusant de donner des détails sur les discussions.

 

Cette conférence intervenait après l’annonce de la dégradation, pour la première fois, de la note de la dette américaine par l’agence de notation Standard & Poor’s qui estime que les Etats-Unis auront du mal à faire face à leur déficit fiscal massif et à leur dette colossale. M. Choi a ajouté que la confiance de la Corée du sud dans le Trésor américain n’avait pas changé malgré la décision de Standard & Poor’s.

 

Samedi soir, les pays du G7 avaient déjà tenu une conférence téléphonique. Les gouvernements se sont refusés à communiquer sur son contenu.



Le triple A de la France n’est pas menacé

Après la dégradation de la note américaine, Jean-Michel Six, chef économiste Europe chez S&P, a réaffirmé ce dimanche sur France Inter que le triple A de la France restait assorti d’une perspective «stable».

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En dégradant vendredi soir la note de la dette de long terme des États-Unis, l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) a pris une décision historique qui a mis une grosse pression sur les autres pays notés «AAA», comme la France. Ainsi, invité sur les ondes de France Inter ce dimanche matin, Jean-Michel Six, l’économiste en chef de l’agence Standard & Poor’s pour l’Europe, a réaffirmé que la dette souveraine française resterait notée «AAA», puisque la perspective assortie à cette meilleure note demeure «stable».

 

Ces derniers mois, les trois plus grandes agences de notation (S&P, Moody’s et Fitch) ont confirmé la stabilité de la note de la France. Cela signifie que le risque de défaut de paiement de l’État français reste très faible malgré une croissance faible et des finances publiques dégradées. Pour Fitch, la France est «soutenue par son économie saine et diversifiée, ses institutions sociales, civiles et politiques efficaces et sa souplesse financière qui témoignent de son statut de grand émetteur souverain de benchmarks dans la zone euro».

 

Risque politique à venir

 

Malgré tout, pour Nicolas Forest, responsable taux chez Dexia Asset Management, «la France est le pays noté AAA le plus vulnérable». Si l’on regarde en effet dans les détails de la note publiée par S&P vendredi dernier sur les États-Unis, l’agence souligne que la France est le pays qui a les projections de dettes les plus élevés d’ici à 2015, comparés à d’autres pays qui ont le «AAA» comme la Canada, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

 

Outre les caractéristiques économiques, la leçon américaine doit être tirée : S&P explique principalement sa décision par le manque de consensus politique outre-Atlantique, alors que républicains et démocrates se sont tirés les cheveux jusqu’à la dernière minute sur la question de la gestion des finances publiques à venir, avant d’accoucher d’un accord a minima. Pour s’assurer le maintien du «AAA», les pays doivent donc faire preuve de discipline buddgétaire mais aussi d’unité politique. Or, il n’est pas sans rappeler que la France s’approche d’une élection présidentielle, en mai 2012. Et, à mesure que l’échéance se rapproche, la marge de manoeuvre du pays sera plus étroite en matière de rigueur.

 

Dans le club des pays notés AAA par les trois agences de notation (S&P, Fitch Ratings et Moody’s) figurent, outre la France : l’Allemagne, Pays-Bas, Finlande, Autriche et Luxembourg dans la zone euro; Norvège, Suède, Danemark, Suisse et Royaume-Uni dans le reste de l’Europe; Canada et Singapour ailleurs dans le monde.



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