Compte-rendu du conseil des ministres du 15 juin sur la formation à l’étranger.

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI

LE CONSEIL DES MINISTRES
AU PALAIS DE L’ÉLYSÉE
LE MERCREDI 15 JUIN 2011

LE PLAN DE DEVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT
FRANÇAIS A L’ETRANGER

Le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et
européennes, a présenté le plan de développement de
l’enseignement français à l’étranger.
Ce plan est l’aboutissement d’une consultation
organisée par le ministère des affaires étrangères et
européennes depuis trois ans auprès de tous les partenaires
concernés. Il poursuit trois grands objectifs :
- conforter les missions et les moyens du réseau
scolaire homologué, en consacrant des moyens significatifs
(420 millions d’euros par an pour 2011-2013) à ce réseau de
470 établissements qui accueille près de 300.000 élèves (dont
55% étrangers) dans 130 pays et qui est cofinancé par les
familles. En outre, un effort particulier est fait par l’Etat pour l’aide
à la scolarité des enfants français grâce aux bourses scolaires et
à la prise en charge de la scolarité au lycée décidée par le
Président de la République. Le rôle de la Mission laïque
française, acteur associatif historique, est conforté par la
conclusion d’une convention avec l’Etat et d’un protocole avec
l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ;
- mieux piloter la politique scolaire à l’étranger, avec
une « cartographie de l’enseignement français à l’étranger », qui
doit permettre d’élaborer une véritable stratégie de l’offre
scolaire, et associer l’ensemble des partenaires français et
étrangers de l’enseignement français dans le monde ;
- créer un nouvel instrument pour développer la
présence éducative française dans le monde, avec la création
d’un label « FrancEducation », qui sera délivré à partir de l’année
scolaire 2011-2012 à une centaine d’établissements d’excellence
étrangers. Ce label concernera les établissements qui, tout en
maintenant l’éducation de leurs élèves dans les programmes du
pays, souhaitent lui donner une dimension internationale en
l’adossant au modèle éducatif français. Enfin, la France
proposera aux bacheliers à l’étranger d’intégrer, dans les pays
d’accueil et en France, les filières universitaires d’excellence
créées par et avec les universités françaises.

 

Le compte rendu du conseil des ministres



Justice des mineurs : « C’est une justice qui renonce »

Source : Le Monde

Opposée au projet de loi portant sur le jugement des mineurs, Catherine Sultan, présidente de l’Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille et présidente du tribunal pour enfants de Créteil, craint néanmoins que cette loi du « renoncement » soit « votée dans l’indifférence générale », alors qu’elle vise à « transformer complètement la justice des mineurs, qui est l’un des points de référence de notre démocratie ».

 

Quelles sont aujourd’hui les spécificités d’un juge pour enfant ?

Tel qu’il a été inventé en 1945, le juge pour enfants constitue la clé de voûte du système judiciaire des mineurs. C’est une pratique basée sur l’accompagnement et l’engagement autour des parcours individuels des enfants et adolescents. L’objectif est de construire, dans la durée, une réponse complexe adaptée à chaque mineur.

En quoi cette loi pourrait-elle bouleverser la nature de la justice des mineurs ?

C’est la disparition du juge pour enfants tel qu’on le connaît qui est la plus préoccupante. Ce texte propose une banalisation de la fonction. Elle pourrait être votée dans l’indifférence générale alors qu’elle va complètement transformer la justice des mineurs. Dorénavant, le juge pour enfants interviendra de la même manière que le juge des majeurs : ponctuellement, sans accompagnement. Le texte préconise la mise en place d’un tribunal correctionnel des mineurs au sein duquel le juge pour enfants sera en minorité [il siégera avec deux magistrats non spécialisés]. On nous demande d’intervenir sur un jeune qu’on ne connaîtra ni avant ni après. Finalement, ce texte ne garde du juge pour enfants que le titre.

En préconisant le placement en centre éducatif fermé ou l’assignation à résidence sous surveillance électronique dès treize ans, on renonce à une justice dédiée aux enfants ?

Globalement, cette réforme vise à rapprocher, voire à calquer complètement, le traitement des mineurs au pénal sur celui des majeurs. Il est rapproché du principe des comparutions immédiates, qui est pourtant l’un des aspects de la justice pénale des majeurs le plus sujet à critiques.

Pour les jeunes concernés, quelles seraient les conséquence d’une telle réforme ?

Cette réforme conduit à un désengagement. Paradoxalement, cette réforme propose une répression beaucoup plus forte, mais un projet global beaucoup plus laxiste. On répond tout de suite et vite, mais on va être beaucoup moins exigeant à l’égard des mineurs. Certains adolescents particulièrement difficiles et rétifs à l’intervention d’un juge y trouveront un certain confort : la justice sera peut-être plus sévère et plus brutale mais une fois qu’elle aura pris sa décision ce sera terminé et le travail d’accompagnement n’existera pas. C’est une justice qui renonce.

Hélène David



Les entreprises du nucléaire recrutent à Saint-Etienne

Source : Le Progrès

L’Irup forme des étudiants en alternance pour cette filière

 

Aujourd’hui, le contrat en alternance semble être le point fort de l’enseignement supérieur. Les entreprises en sont très friandes.

Chaque année, l’institut régional universitaire polytechnique (Irup) de Saint-Étienne forme des étudiants, uniquement par alternance, dans les domaines du tertiaire, de la technique et du nucléaire. Vendredi, était organisé un forum « entreprises » destiné aux futurs étudiants en environnement nucléaire de l’Irup.

Cette journée visait à mettre en relation les entreprises du nucléaire, qui sont à la recherche de jeunes collaborateurs, avec des étudiants présélectionnés par l’Irup.

L’objectif : la signature de contrats de formation par alternance.

Près de cent étudiants ont pu s’entretenir individuellement avec une vingtaine d’entreprises prestataires du nucléaire.

Cinquante postes étaient à pourvoir.

L’Irup, en partenariat avec l’institut supérieur des techniques de la performance (Istp, école des Mines), a créé ce « pôle nucléaire » de formation supérieure qui bénéficie aujourd’hui d’une reconnaissance nationale.

Jean-Philippe Thomas, chargé de recrutement au pôle nucléaire et technique de l’Irup, précise que ce secteur est très porteur en terme d’emploi : « Toutes les spécificités du nucléaire sont représentées. Il y a actuellement une très importante demande de recrutement ! ».

Infos : www.irup.com



410 000 emplois dans le nucléaire.

Source : L’usine nouvelle.

C’est ce que précise une étude quantitative menée par PwC, pour le compte d’Areva. Dans le détail, le secteur compterait 125 000 emplois directs, soit 4% des emplois dans l’industrie. Au lendemain du référendum sur la sortie du nucléaire en Italie, ces chiffres ont un certain écho. Analyse et explications avec Jeanne Lubek, responsable de l’enquête et économiste chez PwC.

 

L’Usine Nouvelle – Après l’Allemagne, c’est l’Italie qui décide de sortir du nucléaire. Cela aura-t-il un impact sur l’industrie électronucléaire française ?
Jeanne Lubek - Cela aura un impact mais nous ne pouvons commenter ces décisions souveraines. Il faudrait une enquête complémentaire pour quantifier les conséquences de ces décisions. Notre enquête actuelle ne prend pas en compte la période après Fukushima puisqu’elle a été construite en début d’année (avant le séisme du 11 mars, Ndlr). De plus, les chiffres utilisés sont ceux produits pour l’année 2009. Il s’agit d’une photographie à un instant T. Elle pourra être comparée ensuite d’une année sur l’autre.

 

Vous dites que le secteur représente 2% du Produit intérieur brut (PIB) si l’on prend en compte la valeur ajoutée directe*, indirecte et induite. Cela revient-il à dire que la fin du nucléaire amputerait le PIB de 2% ?
Notre étude ne mène pas à cette conclusion. Elle dit simplement qu’en cas d’arrêt brusque du nucléaire, nous savons que 2% du PIB serait perdu. Mais cette énergie serait remplacée et la perte –  au moins partiellement – compensée. Grâce à cette étude, nous savons déjà ce que nous risquons de perdre.

 

Renoncer aux EPR serait une perte d’emplois importante selon cette enquête. Pourquoi ?
Il ne s’agit pas d’une perte d’emplois. Mais construire un EPR crée des emplois pérennes. 8530 emplois directs et indirect sont générés en France pendant la phase d’études et de construction d’un EPR sur le territoire national. 3 750 emplois s’il se construit à l’étranger. Puis 1 650 emplois sont ensuite générés pendant 80 ans, pour l’exploitation, l’alimentation en uranium et le démantèlement.

 

L’enquête annonce que 125 000 emplois directs sont créés par l’ensemble de la filière électronucléaire. Comment ce chiffre a-t-il été obtenu ?
Nous avons choisi d’avoir une définition restrictive de ces emplois directs. Nous avons commencé par identifier les entreprises qui sont spécialisés dans l’électronucléaire. Puis, dans les comptes de ces 454 entreprises, nous avons regardé les chiffres d’affaires correspondant exactement à la filière afin d’établir les emplois directement lié au nucléaire. Avec les emplois indirects (achats liés à l’activité) et les emplois induits (associés aux dépenses des employés directs et indirects) le poids socioéconomique est de 410 000 emplois.

 

Quelles sont les entreprises que vous avez identifiées dans l’étude ? Les géants de l’atome sont-ils prédominants ?
Il a bien sûr les grands donneurs d’ordre comme EDF et Areva. Puis des acteurs institutionnels comme le CEA qui représente 4 000 emplois dans le secteur de l’électronucléaire. Suivent les entreprises de taille importante comme Bouygues-chantiers nucléaires, ou Spie nucléaire. Puis viennent les PME qui ne sont pas négligeables puisqu’elles représentent le tiers représentent le tiers des entreprises spécialisées identifiées.

* PwC estime que la valeur ajoutée cumulée des entreprises et institutions spécialisées dans le nucléaire (valeur ajoutée directe) s’établit à 12,3 milliards d’euros, soit 0,71% du PIB.

Lire le rapport.



L’Assemblée nationale adopte la taxe sur les transactions financières

La taxe devra être « au service des financements innovants, notamment pour le développement et la lutte contre le changement climatique ».AFP/MIGUEL MEDINA

 

Les députés français ont adopté mardi 14 juin à la quasi-unanimité une résolution européenne visant à instaurer au niveau de l’Union une taxe sur toutes les transactions financières, un pas supplémentaire mais largement symbolique vers la création d’un tel instrument visant à financer l’aide au développement.

 

Issu d’une initiative conjointe du Parti socialiste français et du Parti social-démocrate (SPD) allemand, le texte prévoit l’instauration d’une taxe de 0,05 % couvrant la totalité des transactions financières, au comptant comme à terme, boursières et non boursières, qu’elles portent sur des actions, des obligations, des produits dérivés, ou des monnaies.

Il précise que cette taxe devra être « au service des financements innovants, notamment pour le développement et la lutte contre le changement climatique ». Au nom du gouvernement, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, avait approuvé jeudi l’initiative en déclarant que Nicolas Sarkozy soutenait cette idée dans le cadre de la présidence du G20. Ses promoteurs allemands ont eu moins de succès que les Français puisqu’au Bundestag, face à l’opposition de la majorité CDU-CSU, le texte a été renvoyé en commission des finances.

 

Le Parlement européen avait adopté en mars à une large majorité un rapport demandant la mise en place d’une taxe sur les transactions financières au niveau mondial ou au moins à l’échelon européen. Cette demande a été acceptée le 11 du même mois par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne, qui se sont engagés à faire avancer le dossier au niveau de la zone euro, à celui de l’Union ainsi que sur le plan international. En avril, Nicolas Sarkozy avait déclaré avoir bon espoir d’obtenir l’accord d’un premier groupe de pays, dont l’Allemagne, pour lancer une telle taxe avant la fin de cette année.

L’association Attac a salué le vote de l’assemblée mais a insisté sur le fait que « c’est au niveau européen, et d’abord à ce niveau, que la taxe Tobin est politiquement pertinente. » « Le cadre du G20, privilégié jusqu’ici par Nicolas Sarkozy, est propice aux effets de manche mais inopérant car les États-Unis, le Canada, le Japon et la plupart des pays émergents y sont encore franchement hostiles », a souligné l’organisation.



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