Areva : Luc Oursel va succéder à Anne Lauvergeon.

Matignon l’a annoncé dans un communiqué jeudi soir : l’Etat a décidé de
ne pas reconduire à la tête d’Areva Anne Lauvergeon dont le mandat
s’achève à la fin du mois, et de la remplacer par Luc Oursel, directeur
général délégué du groupe. Cette décision survient alors que la
mobilisation en faveur de Mme Lauvergeon s’était intensifiée face à la
volonté prêtée à Nicolas Sarkozy de ne pas reconduire la patronne du
groupe nucléaire, dont l’Etat est « actionnaire majoritaire » (à hauteur
de 90%), comme le rappelle le communiqué de Matignon.

A l’approche de l’échéance fin juin du deuxième mandat
d’ »Atomic » Anne, le chantier du renouvellement de la présidence du
directoire d’Areva, lancé en août 2010, s’est accéléré cette semaine.Le
quotidien La Tribune a affirmé jeudi que le président de la République
avait décidé de ne pas reconduire la seule patronne du CAC 40, avec
laquelle il entretient des relations notoirement mauvaises, et qu’à la
date de mercredi, « le choix était arrêté sur Luc Oursel », directeur
général délégué d’Areva.
De fait, M. Oursel semblait jusqu’à jeudi
bien placé pour succéder à sa patronne, prenant l’avantage sur d’autres
candidats figurant sur la liste soumise à Nicolas Sarkozy dans le cadre
du processus de nomination, tels qu’Hervé Guillou ou Marwan Lahoud,
tous deux cadres dirigeants d’EADS.
La candidature de M. Oursel,
ingénieur des Mines déjà bien ancré au sein d’Areva, était perçue comme
un moyen d’écarter Anne Lauvergeon sans heurter les salariés, inquiets à
la perspective qu’un « outsider » prenne la tête du groupe dans le
contexte difficile de l’après-Fukushima.
Le candidat à la primaire socialiste
François Hollande a pour sa part jugé qu’écarter la patronne d’Areva
« serait un symbole fâcheux », étant donné que « la France ne compte pas de
femmes reconnues à l’échelle mondiale pour leurs capacités et leur
talent » autres, selon lui, qu’Anne Lauvergeon.



Le gouvernement veut donner un coup de pouce aux PME

A l’occasion du congrès des petites et moyennes entreprises Planète PME le 16 juin, le Premier ministre François Fillon a présenté une série de mesures destinées à faire croître les entreprises de cette taille.

Pour assurer le développement des PME françaises, « nous connaissons le triptyque gagnant: il faut aider nos PME à trouver des financements, miser sur l’innovation, et bien sûr les aider à exporter », assure François Fillon.

Entre autres, le gouvernement entend mettre l’accent sur la reconduction jusqu’en 2020 de France Investissement, une structure de financement en fonds propres des PME dynamiques créées en 2006. L’organisme sera donc reconduit « pour huit ans à compter de 2012, avec un engagement public de cinq milliards d’euros sur la période, ce qui permettra une hausse de 50% du montant annuel des investissements publics réalisés dans le cadre de ce programme « .

Par ailleurs un fonds de 200 millions d’euros va être mis en place avant la fin de l’année 2011 pour investir dans les PME et les entreprises de taille intermédiaire (ETI). Le fonds sera alimenté à hauteur de 160 millions d’euros par les assureurs et de 40 millions par la Caisse des dépôts. 

« L’Etat sera très attentif à ce qu’il n’y ait pas de désengagement des investisseurs privés dans le financement de l’économie réelle, et en particulier dans le financement des PME non cotées », assure le Premier ministre. Un suivi précis des flux et des encours des crédits accordés par les banques aux très petites entreprises sera aussi mis en place d’ici à la fin du mois. C’est la Banque de France qui en aura la charge.

Sur le plan administratif, le gouvernement assure que des efforts en faveur de la simplification administrative seront faits dans les prochains mois.



Apollon 10 PW, le laser extrême de Saclay

L’immense salle souterraine ceinte de murs de béton de 5 mètres d’épaisseur est vide et désaffectée. Plus pour longtemps. Nous sommes dans le sous-sol du site de L’Orme des merisiers, au CEA de Saclay, en région parisienne. Les 5 000 m2 de ces anciennes infrastructures d’un accélérateur de particules vont accueillir ce qui sera l’un des lasers les plus puissants du monde. En soumettant la matière à ce faisceau ultra-puissant (10 Petawatts), les chercheurs pourront engendrer des particules et rayons X qui serviront à des études de physique de chimie et de biologie. Les retombées envisagées concernent la médecine (thérapie du cancer) et le contrôle non destructif des matériaux.

 

LE LABO EN CHIFFRES

Brevets 6 sont en cours de dépôt dans le cadre du projet Apollon 10 PW, qui s’appuie aussi sur des brevets déposés par les laboratoires participants.
Budget 50 millions d’euros, pour les équipements et la construction du laser Apollon 10 PW.
Effectif 35 chercheurs, ingénieurs et techniciens pour la construction d’Apollon 10 PW ; 20 à 25 personnes seront chargées de son exploitation.

 

Apollon 10 PW, c’est le nom du laser, est conçu et réalisé par l’ILE, l’Institut de la lumière extrême. Un laboratoire qui n’a pas volé son nom, car tout est hors norme dans le projet. Le laser, bien sûr, qui délivrera des impulsions ultracourtes (15 femtosecondes, ou fs) porteuses d’une énergie de 150 joules. Et qui atteindra donc une puissance crête de 10 Petawatts (10 15 W), dix fois plus que les équipements actuels. Ces performances permettront d’explorer les propriétés de la matière dans des conditions jamais atteintes et qui exigent la mise au point de technologies (lasers de pompe, cristaux, composants optiques…) en grande partie inédites. L’organisation du projet sort elle aussi de l’ordinaire : l’ILE est un institut « éclaté » entre plusieurs laboratoires du plateau de Saclay qui apportent chacun leurs compétences.
LES CLÉS DU SUCCÈS

ILE s’appuie sur plusieurs équipes en pointe sur les lasers de fortes puissances et à impulsions ultra-courtes.
Une première étape, le laser Luire (0,5 PW), permet de valider des choix technologiques.
Un site souterrain de grande taille, à l’abri des vibrations, accueillera le futur laser Apollon 10 PW.

 

À l’origine d’Apollon 10 PW, on trouve Gérard Mourou, chercheur reconnu internationalement dans le domaine des lasers et actuel directeur de l’ILE. Après une carrière aux États-Unis, il est revenu en France où il met ses compétences et son carnet d’adresses au service d’Apollon 10 PW, mais aussi du très ambitieux projet européen ELI (voir encadré, page suivante). À ses côtés, Jean-Paul Chambaret, directeur adjoint, autre spécialiste de longue date des lasers. Deux fortes personnalités qui ne sont pas de trop pour fédérer les efforts entourant le futur laser 10 PW. « Il n’est pas toujours facile pour les différents laboratoires de s’intégrer au fonctionnement d’un grand projet et, donc, d’accepter de perdre une partie de leur autonomie », reconnaît Jean-Paul Chambaret.

 

 

Une salle réservée de 700 mètres carrés

 

On imagine sans peine les inévitables rivalités entre responsables de laboratoires soucieux de défendre leur pré carré. À l’étage hiérarchique au-dessous, en revanche, tout semble se dérouler plutôt bien, si l’on en juge par la coopération étroite instaurée entre les « opérationnels » du projet. Depuis cinq ans, Catherine Leblanc, à l’École polytechnique, Gilles Chériaux, à l’Ensta et Patrick Georges, à l’Institut d’optique, ont appris à travailler ensemble. « C’est la première fois que nous sommes associés sur un projet de cette taille et sur une aussi longue durée », soulignent les trois chercheurs.

 

Si la collaboration fonctionne si bien, c’est aussi parce que les tâches ont été clairement réparties dès que l’architecture du futur laser a été définie. Chaque équipe est chargée d’une partie de la chaîne d’amplification du laser. L’Institut d’optique réalise le premier maillon, le « pilote », qui produit des impulsions très courtes (moins de 10 fs) mais de faible énergie. Ce faisceau sera réinjecté dans les étages d’amplification, confiés à l’Ensta. Et c’est le laboratoire Luli de l’X, un spécialiste des lasers de très haute énergie, qui se charge de la phase finale de compression permettant d’obtenir les 10 PW.

 

La construction de l’instrument a démarré : le premier étage du laser (le pilote) occupe presque entièrement une salle d’expérience de l’Institut d’optique. Une table antivibrations d’une dizaine de mètres y est couverte d’équipements laser du commerce et de montages de composants optiques réalisés au laboratoire. « Ce que l’on développe ici, c’est l’instrument à échelle 1 », précise Patrick Georges. Une fois assemblé dans les profondeurs du plateau de Saclay, le laser Apollon 10 PW trônera dans une salle de 700 m2. Auxquels s’ajouteront 1 000 m2 de salles d’expériences et des locaux techniques. Heureusement, tout n’est pas à réinventer. Les chercheurs peuvent ainsi tirer parti de Luire, un laser de 0,5 PW en cours de démarrage à l’Ensta. Le principe d’amplification d’Apollon est le même que dans Luire. « Mais le niveau d’énergie sera bien plus élevé, ce qui pose de nouveaux problèmes », ajoute aussitôt Gilles Chériaux.

 

Pour chaque composant hors norme, les responsables de l’ILE sont partis à la recherche des rares industriels potentiellement capables de le fabriquer et de relever le défi. « Nous mettons en place une démarche de valorisation. Nous avons en France un tissu d’une vingtaine de PME de très bon niveau capables de fournir des optiques, cristaux et composants utilisés dans les lasers de forte puissance », explique Jean-Paul Chambaret, qui planche sur ce point avec Matthieu Somekh, de la direction industrielle de l’École polytechnique. L’idée est que les développements « extrêmes » demandés aux industriels pour cet instrument unique puissent trouver des débouchés dans des lasers de plus faible puissance commercialisables en série.

 

Pour réaliser les lasers de pompe, les Thales, Quantel, Continuum… sont en lice. Le matériau amplificateur d’Apollon est connu, un monocristal de saphir dopé au titane, mais nul ne sait encore le produire de manière fiable en 20 cm de diamètre (Luire se contente de 10 cm). Les chercheurs de l’ILE y travaillent avec RSA Le Rubis, une PME de l’Isère. Quant aux réseaux de diffraction, qui recompresseront l’onde du laser, ce seront des composants optiques de… 120 kg (et de 1 m sur 50 cm), qu’il faudra changer régulièrement. « Ce type de réseaux est fabriqué au Laurence Livermore National Laboratory, aux États-Unis, qui en produit pour son propre laser. S’ils décidaient d’arrêter… », s’inquiète Catherine Leblanc. Des développements sont donc menés avec un autre américain, Plymouth Grating Lab et, en France, avec Horiba Jobin Yvon (qui doit s’installer à Saclay).

 

Un tir par minute

 

Apollon 10 PW sera mis à la disposition des physiciens pour effectuer un tir par minute. « Nous devons prendre en compte des contraintes de robustesse et de fiabilité, et il faut être capable de gérer le fonctionnement de l’installation », insiste Gilles Chériaux. C’est nouveau pour des chercheurs jusqu’alors pas vraiment préoccupés par la maintenance préventive ou la traçabilité des expériences… Une dimension supplémentaire dans un projet complexe où tout doit avancer en même temps. Y compris l’aménagement du site d’accueil. À l’Orme des merisiers, les travaux doivent commencer cet été et s’achever, pour recevoir les premiers éléments du laser, fin 2012. Objectif : premier tir en 2013.

 

LE PROJET À SUIVRE

UN AMPLIFICATEUR DE LASER TRICOLORE

Le laser Apollon 10 PW exige un monocristal de saphir dopé au titane (TiSa) de 200 mm de diamètre pour son amplification. Seul l’américain Crystal Systems serait aujourd’hui en mesure de le fabriquer. Un monopole dangereux aux yeux des responsables du laboratoire ILE, qui a financé la recherche sur un autre procédé chez la PME française RSA Le Rubis. Des résultats prometteurs – le procédé est 5 fois plus rapide – ont été obtenus sur des cristaux de TiSa de 100 mm. Mais la construction de la machine pour produire en 200 mm est en panne de financement. ILE tente, avec les industriels français, d’obtenir les 1 à 2 millions d’euros nécessaires auprès du ministère de l’Industrie.

LES PROJETS PARALLELES

VULCAN 10 PW GRANDE-BRETAGNE Le centre laser du Rutherford Appleton Laboratory (Grande-Bretagne) va faire passer de 1 à 10 PW la puissance de son laser Vulcan. La deuxième phase, lancée en avril 2010 (six ans de durée, budget de 28 millions d’euros), met au point les étages d’amplification et de compression ainsi que les équipements d’expérimentation et l’infrastructure.

PETAL FRANCE Petawatt Aquitaine laser (Petal) délivrera 7 PW. Sa puissance servira à la recherche sur la fusion nucléaire (civil) par laser, à la physique de l’extrême et à l’astrophysique. Le projet est couplé au Laser Mégajoule, destiné à simuler des tests d’armes nucléaires (à partir de 2015), qui délivrera une puissance de plusieurs centaines de Terawatts sur des cibles de 2 mm de diamètre.

ELI EUROPE Quarante institutions de 13 pays européens participent au projet ELI (Extreme light infrastructure), dont ILE est la contribution française. Trois sites ont été retenus (Hongrie, Roumanie, République tchèque) pour recevoir des lasers de 10 PW. Un quatrième, désigné en 2012, accueillera un laser de 200 PW. Le budget global est de 700 millions d’euros



« Pôle emploi doit offrir un meilleur service aux entreprises »

Le dernier document du Conseil économique, social et environnemental (CESE), présenté par Daniel Jamme (CFDT), pointe les « insuffisances » de Pôle emploi près 2 ans et demi d’existence. Le rapport exposé en séance plénière au CESE a été adopté à 200 voix pour et 5 abstentions hier, mercredi 15 juin. Daniel Jamme explique le tournant proposé par le rapport concernant le service aux entreprises.

 

L’Usine Nouvelle – Les entreprises font-elles naturellement appel au service de Pôle emploi ?
Daniel Jamme – Non. En 2010, Pôle emploi n’a recueilli que 3,3 millions d’offres contre 19 millions recensées par l’ACOSS, la caisse nationale de l’Urssaf. 12 millions des offres emplois sont pour des missions de moins d’un mois. Du coup, une grande partie va aux agences d’intérim. Mais il y a quand même un progrès à faire à Pôle emploi. L’institution est souvent perçue comme trop lourde en termes administratifs. Et les entreprises nous accusent de méconnaître leur fonctionnement. Pour y remédier, il faudrait raisonner en fonction de compétences demandées et non plus selon les codes ROME qui catégorisent les professions.

 

Dans certains secteurs, comme la sidérurgie pas exemple, il y a des offres d’emplois non satisfaites. Pourquoi ?
Il est vrai que 86% des offres d’emplois sont satisfaites dans un délai moyen de 40 jours. Mais un travail de fond doit aujourd’hui être mené pour limiter les tensions sur le marché du travail pour certains secteurs. Mais cela ne peut être fait qu’en région. Pour le moment, les instances paritaires régionales (les 5 grands syndicats et les 3 organisations patronales) n’ont pas le pouvoir de s’en occuper. Il faut renforcer leur rôle sur les métiers en tension. Pôle emploi doit fluidifier les choses et il faut arrêter de faire culpabiliser les chômeurs en leur disant qu’il existe des offres d’emplois insatisfaites. La formation des chercheurs d’emploi devrait être aussi renforcée pour combler ce manque de compétences dans certains domaines. Pour le moment, seulement 2,5% d’entre eux reçoivent une formation grâce à Pôle emploi.

Vous pensez donc que Pôle emploi, s’il souhaite être efficace, doit améliorer son service aux entreprises ?
C’est ce que nous préconisons dans le rapport et c’est ce que demandent les entreprises interrogées au cours de l’enquête. Les PME qui représentent la majorité des offres (422 000 entreprises sur 470 000 travaillant avec Pôle emploi) demandent un véritable accompagnement. Ces entreprises cotisent à l’Unedic, qui finance ensuite Pôle emploi. Il est normal de leur offrir un service en échange. Et ce sera le moyen de recevoir plus d’offres et donc d’avoir plus d’opportunités pour les demandeurs d’emploi



Pouvoir d’achat, l’assemblée a tranché sur le projet SARKOZY

L’Assemblée nationale vote la « prime dividendes »

PARIS (Reuters) – Les députés français se sont prononcés mercredi soir pour la création d’une prime obligatoire pour les salariés des entreprises d’au moins 50 personnes versant des dividendes en progression -la « prime dividendes ».

Les députés ont adopté l’article premier du projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale pour 2011 (PLFRSS) qui prévoit la création de cette disposition annoncée à la mi-avril par Nicolas Sarkozy.

Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour, la gauche a voté contre.

Cette prime sera obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés ayant versé des dividendes en hausse par rapport à la moyenne des deux dernières années. Elle devrait concerner environ quatre millions de salariés et non pas huit millions comme cela avait été évoqué initialement.

Les députés, à la demande du gouvernement, ont rejeté un amendement de l’UMP Hervé Novelli qui proposait de remonter de 50 à 250 salariés le seuil obligeant ces entreprises à verser une prime.

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a réitéré son opposition à un relèvement du seuil comme le réclamaient également les organisations patronales. Le Medef, la CGPME et l’UPA souhaitaient que cette mesure soit mise en oeuvre à partir de 500 salariés.

L’opposition de gauche a renouvelé ses critiques contre la prime.

Pour le socialiste Jean Malot, « c’est un miroir aux alouettes », pour le communiste Roland Muzeau, « c’est un mirage de plus ».

Plusieurs élus de la majorité ont exprimé aussi leurs réserves comme Hervé Novelli, chef de file des députés UMP membres du collectif des « Réformateurs » (libéraux), ou bien encore l’UMP Christian Vanneste membre de « La Droite populaire ».

L’examen du projet de loi rectificatif devait s’achever dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés devant se prononcer le mardi 21 juin par un vote solennel sur l’ensemble du texte.

Le Sénat examinera ce projet de loi début juillet, le gouvernement souhaitant voir la réforme définitivement adoptée avant la mi-juillet.

Emile Picy, édité par Sophie Louet

 



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