Fukushima: l’usine de décontamination des eaux radioactives fonctionne

Décontaminer les 100 000 tonnes d’eau radioactive qui se trouvent dans la centrale de Fukushima était devenu l’urgence. Sinon, cette eau allait se déverser en mer. Le 17 juin 2011 au soir, un responsable de Tepco l’a annoncé : l’usine de décontamination fonctionne. Quand tout sera vidé, les techniciens pourront accéder aux réacteurs.

 

C’est la course contre la pollution. La radioactivité est partout, le site est fortement radioactif, les hommes ne peuvent plus intervenir directement sur les réacteurs 1,2,3 qui sont en fusion et qui sont en train de sortir de leur enceinte de confinement pour se répandre en un magma hyper-radioactif dans le sol.

L’accumulation des rejets aériens et maritimes ont également contaminé la mer et les terres, bien au-delà de la centrale.

Aujourd’hui, l’enjeu, à Fukushima, c’est donc de traiter les 100 000 tonnes d’eau radioactive qui ont été utilisées pour refroidir les réacteurs, et que l’on n’arrive plus à stocker sur place. Soit l’équivalent de 40 piscines olympiques d’eau !

Cette eau inonde déjà le site et les techniciens espèrent pouvoir la décontaminer. Il faut éviter qu’elle ne vienne se rajouter aux 10 000 tonnes d’eau radioactives que l’on a déjà relâchées en mer.

Le groupe nucléaire français Areva et d’autres entreprises comme la société américaine Kurion sont sur place et ont aidé Tepco, l’exploitant de la centrale, à mettre au point ce système de traitement de l’eau. Lors des essais, une fuite est apparue. Tepco a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’un problème technique mais d’une erreur humaine dans la gestion des équipements américains de décontamination.

L’usine de décontamination a la capacité de traiter 50 tonnes d’effluents par heure, soit 1 200 tonnes par jour, ce qui devrait entraîner un effondrement des niveaux de radioactivité.

Aujourd’hui encore, Tepco est obligée d’injecter 500 tonnes d’eau par jour sur le site pour le refroidir.

Si l’usine de décontamination des eaux de la centrale n’avait pas été opérationnelle ce vendredi soir, trois jours plus tard, les installations n’auraient pu contenir toute cette eau radioactive qui se serait déversée en mer.

Même si les techniciens parviennent à traiter ces énormes quantités d’eau contaminée, ils seront ensuite confrontés à un autre problème : gérer les boues radioactives qui resteront après le traitement de ces eaux.



Fillon et Valls « ne peut envisager une seconde » la légalisation du cannabis

Après que de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer la dépénalisation, voire la légalisation du cannabis, sans surprise, François Fillon s’est opposé à une telle mesure.

 

Vendredi 17 juin, à Nice, le premier ministre a assuré qu’il ne pouvait « envisager une seconde » une dépénalisation du cannabis, ce qui reviendrait, selon lui, à « légitimer, justifier et encourager l’usage » de cette drogue douce.

La gauche a relancé le débat sur la dépénalisation du cannabis, y compris dans ses propres rangs, en prônant, dans un rapport parlementaire, une « légalisation contrôlée » de cette drogue.
« J’ai pris connaissance avec peine des débats ambigus qui agitent le Parti socialiste sur la dépénalisation du cannabis », a déclaré le premier ministre lors d’un meeting devant des militants UMP à Nice. « Ni sur le plan sanitaire, ni sur le plan politique, ni sur le plan moral, je ne puis envisager une seconde de voir l’Etat annoncer officiellement à sa jeunesse que le cannabis est désormais en vente libre », a expliqué M. Fillon.

Selon lui, « ce n’est pas en légalisant la drogue qu’on combattra sa toxicité, ni qu’on combattra les réseaux qui vivent de trafics de stupéfiants ». « Légaliser le cannabis, c’est légitimer, justifier et donc encourager son usage », a martelé le chef du gouvernement.

Afin de « sortir de l’hypocrisie », le groupe de travail du groupe socialiste, présidé par l’ancien ministre de l’intérieur Daniel Vaillant, préconise la « légalisation contrôlée du cannabis » et la mise en place d’une véritable « filière nationale ». A peine publiée, la proposition socialiste a suscité la polémique, y compris dans ses propres rangs. Manuel Valls (PS) a déclaré qu’elle allait à l’encontre de ses « valeurs ».



Quatre nouveaux bénéficiaires d’aides à la réindustrialisation

A l’occasion d’un déplacement dans le Roannais, le ministre de l’Industrie, Eric Besson annonce le 17 juin le déblocage de quatre nouvelles aides à la réindustrialisation.

 

Valentin Traiteur fait partie des quatre entreprises qui vont bénéficier de la nouvelle enveloppe de 7,3 millions d’euros, attribuée par le gouvernement pour réindustrialiser la France. Le groupe reçoit deux millions d’euros pour faciliter son projet d’extension de son usine de Mably, avec l’intégration de nouvelles lignes de fabrication de produits traiteurs et l’implantation d’un atelier de préparation de commandes. Au total, ce projet doit permettre la création de 55 emplois en trois ans.

Les autres sociétés concernées par cette somme sont les entreprises Gaston Cartier Technologies, Acerde, et PCAS. Le premier groupe, spécialisé dans la production de relais électriques pour l’automobile, se voit attribuer une aide de 1,5 million d’euros pour la mise en place de deux nouvelles lignes automatisées sur son site de Cluses.

De son côté, l’entreprise innovante Acerde obtient une aide de 1,8 million d’euros pour son projet d’industrialisation d’anodes pour scanners médicaux à Montmélian. Enfin, l’entreprise PCAS pourra utiliser deux millions d’euros accordés par le gouvernement pour construire une installation de fabrication de polymères à très haute performance pour l’aéronautique et le spatial sur son site de Couterne.

Au total, les aides à la réindustrialisation représentent un montant total de 20,2 millions d’euros pour des projets représentant 80 millions d’euros d’investissements et plus de 350 créations d’emplois.



EDF Energies Nouvelles se développe en Californie

EnXco, la filiale américaine d’EDF Energies Nouvelles, vient de signer un contrat de vente d’électricité avec la compagnie américaine San Diego Gas and Electric (SDG&E) pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 130 MWc en Californie.

 

Le contrat d’une durée de 25 ans porte sur la construction par la filiale d’EDF d’une centrale photovoltaïque à Catalina dans le Comté de Kern (Californie).

 

Cette centrale sera construite en deux phases successives. Les premiers 60 MWc devraient être raccordés fin 2012 et les 70 MWc restants mis en service mi-2013. La centrale de Catalina sera le plus grand projet photovoltaïque du groupe dirigé par Henri Proglio développé sur le territoire américain.

 

Pour le moment, le montant du projet n’a pas été dévoilé et doit encore être soumis à l’accord de l’organisme de contrôle des services publics de Californie (California Public Utilities Commission).



Les politiques se saisissent de l’éviction d’Anne Lauvergeon

La patronne d’Areva n’est pas reconduite pour un troisième mandat à la tête du groupe nucléaire français. L’Elysée lui préfère le numéro 2 du groupe, Luc Oursel. Plusieurs réactions à ce choix, notamment celles de la Gauche qui accusent Nicolas Sarkozy de jouer du « fait du prince » en éloignant une chef d’industrie compétente et indépendante.

 

Anne Lauvergeon part avec dignité. Dans un communiqué diffusé vendredi 17 juin, elle « demande à tous les collaborateurs d’Areva de poursuivre le travail engagé pour le développement du Groupe et souhaite que la transition se fasse dans les meilleures conditions« . Elle avoir « pris acte de la décision du Président de la République » de la remplacer par Luc Oursel, jusqu’à présent directeur général délégué du groupe.

 

Pour le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen, Nicolas Sarkozy « recommence à se croire tout permis« . Pour lui les rapports « tendus » entre la dirigeante et le Président de la république serait la cause de son éviction. Anne Lauvergeon « a refusé en son temps la mainmise d’un groupe privé sur le nucléaire français, à savoir la montée de Bouygues dans Areva« , a-t-il souligné. « Monsieur Sarkozy recommence à se croire tout permis, y compris d’écarter des gens qui n’ont le défaut que de défendre une conception indépendante de la gestion d’une entreprise de l’Etat« , a affirmé le député strausskhanien.

 

Un autre député PS monte au créneau et dénonce « une grave faute stratégique contre nos intérêts industriels nationaux« .  Arnaud Montebourg,  candidat à la primaire, évoque dans un communiqué le « limogeage » d’Anne Lauvergeon dont il salue le « patriotisme industriel magistral« . « Elle a fait travailler l’industrie française, quand le gouvernement ne s’en soucie guère« , dénonce  le président du conseil général de Saône et Loire. Ségolène Royal espère d’ailleurs que « ce limogeage n’est pas dû à son esprit d’indépendance« .

 

Plus à gauche sur l’échiquier politique, l’ancienne ministre communiste Marie-George Buffet juge que ce « débarquement sans qu’on sache vraiment la raison n’est pas acceptable« . « Il faudrait plutôt avoir un débat sur ce qu’on lui reproche, quel est le bilan de la direction qu’elle a assumée, qu’on ait un vrai débat démocratique« , propose-t-elle sur la plateau de France 2 en alternative au « fait du prince« .

 

Le patron des députés UMP Christian Jacob répond à cela : « Ca n’est pas un limogeage, elle arrive au terme de son mandat« . Il souligne que l’Etat actionnaire avait privilégié la continuité puisque « le numéro deux va prendre le relais« . Et d’ajouter au micro d’Europe 1 : « il est normal que sur le nucléaire, dans le mode de fonctionnement d’Areva, que l’Etat ait son mot à dire. C’est le contraire qui serait un comble« .

 

Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, cherche quant à lui à rassurer : Le remplacement d’Anne Lauvergeon par Luc Oursel n’est « pas un changement d’orientation stratégique » pour le groupe nucléaire, mais il y aura « un certain nombre d’inflexions« . »Il s’agit d’un renouvellement naturel« , a-t-il insisté. Il précise tout de même qu’il y aura « un certain nombre d’inflexions liées à l’activité industrielle d’Areva et au nouveau contexte international« .

 

Interrogé par l’AFP sur la nature des inflexions à venir, le ministre a expliqué que celles-ci étaient « dues au marché, à la politique industrielle, à l’évolution des marchés internationaux et des clients« . De son côté, Nicolas Sarkozy a indiqué vendredi qu’il s’entretiendrait lundi avec Anne Lauvergeon, ajoutant qu’il avait opté pour la « continuité« .



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