Nadine Morano : « L’État mettra le paquet pour la formation »

Pas de politique quand il s’agit d’emploi, tel était l’état d’esprit de l’État et de la Région.

 

Pas de politique quand il s’agit d’emploi, tel était l’état d’esprit de l’État et de la Région. (Photo Sylvie CAMBON)

 

Poignées de main chaleureuses, sourire franc pas de façade, et la promesse qu’elle reviendra en juin. En personne. Pour la signature du contrat d’objectifs et de moyens. Au grand satisfecit de Christian Bourquin, le président de la Région. Nadine Morano, ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle débutait hier son “Tour de France” des collectivités par le Languedoc-Roussillon.

 

Et ça tombait plutôt bien. Parce que justement, à Montpellier, se tenait le 4e salon du Travail avenir formation. « Lorsque j’ai établi ma feuille de route et que le préfet Claude Baland m’a informée du travail fait ici, des efforts pour l’insertion malgré le fort taux de chômage, ça m’a paru évident », confiait-elle.

 

En effet, l’apprentissage y a augmenté de 24 % en six ans, contre 15 % dans le reste de la France. Au 1er janvier, on totalisait 15 500 apprentis, avec des taux d’insertion de 68 %, de réussite aux examens de 82 %, de rupture de 6,5 %. Des chiffres encourageants.

« Nous devons continuer dans cet élan », a insisté Christian Bourquin. Or qui dit “aller de l’avant” sous-entend “moyens”. Les discussions en coulisses laissaient présager que les espoirs du président de la Région pourraient être comblés. Nadine Morano avait dans son sac une bonne nouvelle. « Nous allons mettre le paquet. » En relevant que lorsqu’il s’agit de développer l’emploi « l’ensemble de la République est unie vers un même but. Cette région l’a compris ».

1,7 md seront débloqués pour les contrats d’objectifs avec les régions. « Soit 70 M supplémentaires par an. » En Languedoc-Roussillon, on en espère 80. Une demande que Béatrice Négrier, en charge de la formation régionale, estime « réaliste face aux nombres d’apprentis souhaités et aux nouvelles recettes à trouver ».



La prime aux salariés critiquée avant d’avoir vu le jour

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy, qui avait promis d’être « le président du pouvoir d’achat », veut imposer à certaines entreprises de verser une prime à leurs salariés mais le projet est très critiqué par les syndicats et le patronat.

 

La prime devrait être obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés qui versent plus de dividendes que l’année précédente. Son montant sera négocié dans l’entreprise.

 

Elle sera facultative pour les entreprises de moins de 50 salariés, que le gouvernement espère séduire en l’assortissant d’une exonération fiscale.

 

« Il y avait beaucoup d’espoir, il y aura beaucoup de déçus », a prédit jeudi le numéro un de la CFDT, François Chérèque, soulignant l’écart entre ce dispositif et la « promesse » d’une prime de 1.000 euros dans les sociétés affichant des bénéfices.

 

Cette prime divisera les salariés et aura des effets pervers, a-t-il ajouté sur LCI, car comme elle sera seulement soumise au forfait social, à la CSG et à la CRDS, « il y aura moins d’augmentation de salaire et plus de prime ».

 

« Celui qui va y perdre, c’est le salarié, parce qu’il n’aura pas d’augmentation de salaire qui s’étalera sur sa carrière. Par contre, l’entreprise va avoir des allègements, ce sera un cadeau, ce sera un effet d’aubaine pour l’entreprise. »

 

Plusieurs syndicats ont par ailleurs souligné que l’obligation de négocier n’était jamais une obligation de conclure un accord.

 

La ministre des Finances, Christine Lagarde, a dit à cet égard sur RTL qu’ »en l’absence d’accord, il appartient, je suppose, au chef d’entreprise de décider du montant de la prime ».

 

2012 DANS LE VISEUR

 

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, « c’est plus un effet d’annonce qu’autre chose et il y a plein de salariés qui n’auront rien ».

 

« Personne ne sait aujourd’hui combien d’entreprises font des dividendes et dans combien d’entreprises les dividendes augmentent », a-t-il dit sur RTL. « C’est quasi virtuel. »

 

Politiquement, l’annonce n’a rien de virtuel relève la CGT, selon qui « le président de la République et le gouvernement bricolent une réponse improvisée, à des fins électoralistes ».

 

Battu par les socialistes dans tous les sondages pour l’élection présidentielle de 2012, le chef de l’Etat doit composer avec une hausse des prix de nombre de produits de base qui mettent à mal ses promesses sur le pouvoir d’achat.

 

Selon le politologue Stéphane Rozès, « il s’agit pour Nicolas Sarkozy d’envoyer des messages à l’électorat populaire. C’est évidemment dans la perspective de la présidentielle ».

 

Mais, a ajouté le président de Cap, « il y a évidemment une suspicion sur la parole de Nicolas Sarkozy (…) parce qu’il a fait beaucoup de promesses qui n’ont pas été tenues ».

 

« Là, il demande aux entreprises de faire ce que lui comme patron d’Etat ne fait pas », a-t-il déclaré.

 

L’organisation patronale CGPME a salué le fait que la prime soit facultative dans les entreprises de moins de 50 salariés.

 

Mais « imposer le versement d’une prime aux entreprises de plus de 50 salariés empiète sur la liberté de gestion du chef d’entreprise », déplore-t-elle dans un communiqué.

 

Cette décision créera de plus un effet de seuil supplémentaire en « faisant passer de 35 à 36 les obligations administratives et financières déclenchées par le seul fait d’embaucher un 51e salarié! », poursuit-elle.

 

Pour le Medef, il s’agit d’ »une mesure néfaste ».

 

Dans la classe politique, l’opposition de gauche comme de droite critique cette décision, qui constitue « une vaste supercherie » selon les responsables de l’économie et de l’emploi du Parti socialiste.

 

Face aux critiques, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi son projet.

 

« Quand la reprise arrive, ceux à qui on a demandé des efforts doivent être les premiers bénéficiaires de cette reprise. C’est une affaire de justice », a-t-il dit lors d’un déplacement au Havre.

 

Un texte de loi sera soumis au Parlement avant l’été.

 



Le nucléaire français fait des vagues en Inde

Jaitapur.jpgParis et Delhi ont signé en décembre dernier un accord-cadre visant à construire deux réacteurs nucléaires en Inde, à Jaitapur, au sud de Bombay. Avec, à terme, l’ambition d’en implanter six. Un contrat juteux pour Areva, le géant du nucléaire français : 10 milliards de dollars. Malgré les violentes manifestations des derniers jours, Areva n’a pas l’intention de renoncer. En Inde, après la catastrophe de Fukushima, les analystes sont partagés.  

Dès le début, Jaitapur a été un dossier difficile pour Areva. Il s’est encore compliqué après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le mois dernier, et a atteint un point culminant au début de la semaine. Lundi, les manifestations récurrentes contre la construction à Jaitapur (400 kilomètres au sud de Bombay) de six réacteurs à eau pressurisée (EPR) par le géant du nucléaire français, ont dégénéré. Un militant opposé au projet a été tué par balles alors que la police tentait de disperser les protestataires, déchaînant une vague de violence sans précédent à Jaitapur et dans les environs.

Le lendemain, la colère était loin d’être retombée. Une foule surexcitée a marché sur l’hôpital de Ratnagiri, où avait été transporté le corps de la victime. Vingt personnes ont été blessées. Depuis, un peu de calme semble être revenu. Jusqu’à quand ? Alors que le mouvement était resté jusqu’ici plutôt pacifique et orchestré uniquement par des ONG, les partis politiques commencent à s’en mêler. Le Shiv Sena (ultra-nationaliste hindou) présent uniquement dans le Maharastra, s’est fait le champion de l’anti-nucléaire. Un casse-tête de plus pour le gouvernement de centre-gauche au pouvoir à Delhi. Le Premier ministre Manmohan Singh a cependant réaffirmé à la suite du drame de Fukushima, que l’Inde ne renoncerait pas au nucléaire civil. Ses besoins en énergie sont, il est vrai, immenses.

En décembre dernier, à l’occasion de la visite en Inde de Nicolas Sarkozy, Areva a signé avec la Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL) deux accords-cadre pour la construction de deux EPR de 1650 mégawatts. L’objectif, à terme, étant d’en implanter six pour un coût de 10 milliards de dollars. Nombre d’ONG avaient alors fait valoir que Jaitapur se trouvait en zone sismique. Des affirmations sans fondement, selon la NPCIL qui ambitionne de faire de ce site « le plus grand complexe nucléaire du monde ». Le ministre de l’environnement Jairam Ramesh, qui s’était accordé un temps de réflexion avant de donner son feu vert, vient de répéter lui aussi que le gouvernement n’avait nullement l’intention de revenir sur sa décision.

Des responsables d’Areva ont, de leur côté, confié à un groupe de journalistes indiens invités par la France, qu’ils ne se laisseraient pas intimider par les manifestations de Jaitapur. « Nous espérons signer l’accord commercial avec la NPCIL en milieu d’année. Tel est notre objectif », leur a déclaré l’un d’entre eux. Soulignant qu’ « Areva respectait les normes de sécurité les plus élevées », et que les EPR étaient conçus pour résister aux tremblements de terre. En Inde, les adversaires des EPR avancent volontiers qu’aucun de ces réacteurs n’a fait ses preuves puisqu’aucun n’est encore en fonction.

Avant même l’ « effet Fukushima », la résistance au projet d’Areva et de la NPCIL était vive à Jaitapur. Les habitants font valoir qu’il y a toujours de risques à vivre près de centrales atomiques : les déchets nucléaires, la radioactivité… Certains paysans craignent pour leurs cultures. Il y a, surtout, les expropriations. La réalisation du « parc nucléaire » nécessite 400 hectares. Or, la majorité des propriétaires de la région refusent de vendre leurs terres, bien que le gouvernement ait augmenté ses prix. Delhi a sous-estimé une chose : la valeur qu’était appelé à prendre le terrain dans la « ceinture de Konkan » où se trouve Jaitapur, relève le quotidien Hindustan Times. Les prix sont montés en flèche depuis la mise en service d’une ligne de chemin de fer dans la région en 1997. Située en bord de mer, le Konkan attire aussi désormais les acteurs du Bollywood, qui y construisent des résidences secondaires. Les paysans de Jaitapur trouvent cela beaucoup plus séduisant.

Ce matin encore, dans la presse indienne, les éditorialistes étaient partagés. Il faut au moins expliquer pourquoi l’Inde a besoin du nucléaire civil, affirmaient certains. The Hindu jugeant pour sa part dans son éditorial intitulé « Halt work at Jaitapur », que l’on ne peut pas aller contre l’opinion publique.



Besancenot, NPA comme le MEDEF pro immigration versus Dupont Aignant

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Deux ministres s’attaquent à la fraude sociale

Copyright Reuters
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Qualifiant la fraude sociale de vol, Xavier Bertrand veut « passer à la vitesse supérieure » et alourdir les pénalités. Le ministre de la Santé en rajoute ainsi une couche sur un thème au sujet duquel Roselyne Bachelot est également intervenue la semaine dernière. La CGT met en garde contre une atteinte à la justice sociale. Xavier Bertrand est clair: la fraude sociale, c’est du vol. Les fraudeurs doivent donc s’attendre à être davantage poursuivis et surtout davantage punis. Voici en substance ce que le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé ce vendredi. Plus précisément, il a annoncé vouloir alourdir et « développer des pénalités financières et administratives ». A condition que toutes les branches appliquent ces pénalités. Ces pénalités devraient s’ajouter au remboursement des sommes indûment perçues par le fraudeur, a expliqué le ministre. De telle façon que passer à travers « va devenir mission impossible ».

Mais Xavier Bertrand, cette lutte n’est légitime que si elle vise « tous les fraudeurs quel que soit leur statut », mentionnant notamment « l’employeur qui fait fonctionner son entreprise avec du travail dissimulé ». Rappelons que les redressements intervenus pour travail illégal ont atteint 185 millions d’euros en 2010, un record. Autre chiffre : le travail au noir représenterait pour les caisses de la sécurité sociale » un manque à gagner compris, d’après les estimations du Conseil des prélèvements obligatoires, entre 6,2 et 12,4 milliards d’euros.

Pour rendre la lutte contre la fraude sociale plus efficace, Xavier Bertrand préfère mieux cibler les contrôles, plutôt que de les multiplier. Tout en rappelant que dans les cas les plus graves, une éventuelle pénalité administrative n’excluera en aucun cas la possibilité d’une procédure judiciaire.  En 2010, la Cour des comptes a rapporté que la fraude aux prestations sociales, toutes branches confondues, atteint « entre 2 et 3 milliards d’euros » par an pour le régime général de la Sécurité sociale.

Les allocations familiales dans le viseur de Roselyne Bachelot

Le sujet semble donc d’actualité puisque, la semaine dernière, la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale, Roselyne Bachelot, s’était elle aussi attaquée à la fraude sociale liée aux allocations familiales. Elle a même annoncé renforcer les contrôles en la matière dans les caisses (CAF) de treize départements.

Tout en se disant « opposée à la fraude avérée et organisée », « la CGT ne peut que condamner ces directives contraires à une justice sociale raisonnée et aux principes des libertés fondamentales », écrit le syndicat dans un communiqué publié ce vendredi. Il dénonce « un amalgame volontaire » qui « assimile les indûs à une suspicion de fraude pour justifier un renforcement de sanctions et de surveillance ». La CGT réclame plutôt qu’ »une véritable politique préventive soit la règle de fonctionnement des CAF pour répondre à une réglementation complexe et mouvante », ce qui exige notamment la réouverture de « tous les points d’accueil physique et téléphonique actuellement fermés au public ».

« Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans un climat d’une politique extrémiste ambiante », estime dans un communiqué la centrale de Bernard Thibault.



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