Schengen: Royal prend le contre-pied du PS

Royal prend le contre-pied du PS

Au sein du PS, seule Ségolène Royal ne se dit pas opposée à la suspension provisoire des accords de Schengen.

REUTERS/Benoit Tessier

 

Est-ce la fin de l’unité au PS? Après des mois d’accalmie, Ségolène Royal vient d’adopter une proposition bien différente de celle de son parti sur le souhait de la France de suspendre les accords de Schengen.

 

A quel jeu joue Ségolène Royal? Alors le PS juge « disproportionné » le souhait de la France de suspendre les accords de Schengen pour freiner l’arrivée de réfugiés tunisiens en France, l’ex-candidate socialiste en 2007 n’a pas fermé la porte à cette option ce mardi matin au micro de France Inter.

Même si elle critique la manière dont Nicolas Sarkozy conduit ce dossier, fustigeant notamment la tenue du sommet franco-italien, elle assure que la suspension des accords de Schengen doit être envisagée « s’il y a une menace pour la sécurité publique ».

Une position isolée au sein du PS. Ce matin, de nombreux cadres socialistes sont intervenus sur cette éventualité et tous ont invariablement livré un point de vue contraire.

Jean-Christophe Cambadélis a affirmé sur Canal + que « fermer nos frontières, ça ne règle rien ». Pour lui, il faut mettre en place « un dispositif qui permet temporairement d’accueillir ces gens ». Sur LCI, Harlem Désir a appelé à « plus de cohésion et de solidarité européennes » face à l’afflux de migrants de Tunisie et de Libye.

Même Manuel Valls, habitué à jouer sa propre partition, a assuré au micro de France Info que « suspendre Schengen serait aujourd’hui disproportionné ».

Une suspension prévue par l’article 2 de la Convention d’application de l’accord de Schengen, que Ségolène Royal a d’ailleurs rappelé, citant l’exemple de l’Allemagne qui, en 2006 lors de la Coupe de Monde de Football, avait pu rétablir des contrôles à ces frontières.

Pour l’heure, Ségolène Royal est donc la seule responsable socialiste à envisager ce recours, qui par ailleurs était au coeur de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, ce mardi matin.

Lors de son point-presse hebdomadaire, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a bien tenté de minimiser les divergences entre le parti et la présidente de la région Poitou-Charentes. Il a affirmé que Ségolène Royal « n’a pas dit autre chose » que ce que dit le PS. Sans doute a-t-il écouté l’interview de Ségolène Royal d’une oreille distraite?



En bref : Ariane 5 lance une charge utile record en orbite

Dans la nuit de vendredi à samedi, une Ariane 5 a placé sur une orbite de transfert géostationnaire deux satellites de télécommunications. La performance demandée au lanceur était de 10.065 kilos, dont 8.965 kilos pour les satellites à séparer sur l’orbite visée. Il s’agit à ce jour du record de masse satellisée sur cette orbite par un lanceur Ariane.

 

Pour son deuxième lancement de l’année, Ariane 5 a lancé avec succès les satellites de télécommunications Yahsat Y1A et Intelsat New Dawn. Le lanceur a décollé vendredi 22 avril du Centre spatial guyanais à 23 h 37, heure de Paris. Trente-cinq minutes plus tard, les deux satellites étaient séparés sur leur orbite respective avec une très grande précision. Les premières mesures des paramètres indiquent un périgée de 249,8 kilomètres pour 249,7 kilomètres visés (+/- 3), un apogée de 35.975 kilomètres pour 35.956 visés (+/- 160) et une inclinaison de 5,98° pour 6,0° visés (+/- 0,06).

 

Il y a trois semaines, Arianespace avait été contrainte d’annuler ce lancement. À quelques secondes du décollage du lanceur, alors que le moteur Vulcain tournait à plein régime, les tests effectués par l’ordinateur de bord avaient détecté un mauvais fonctionnement de la tuyère et coupé le moteur, mettant le lanceur en sécurité sur son pas de tir.

 

Le premier satellite africain de télécommunications privé

 

Construit par Astrium (qui a fourni la plateforme Eurostar E3000) et Thales Alenia Space, Yahsat Y1A sera opéré par Al Yah Satellite Communications Company, filiale à part entière de Mubadala Development Company, organisme d’investissement et de développement stratégique du gouvernement d’Abou Dhabi. Il s’agira du premier satellite des Émirats arabes unis lancé par Arianespace.

 

Ce satellite embarque des émetteurs-récepteurs en bande C (huit transpondeurs de 36 MHz et six de 54 MHz) et en bande Ku (jusqu’à 25 transpondeurs actifs), ainsi qu’une charge utile militaire en bande Ka. Il est également équipé de neuf antennes, dont quatre sont déployables et trois orientables. Sa durée de vie opérationnelle sera d’au moins quinze ans.

 

Quant à Intelsat New Dawn, il a été construit autour de la plateforme Star-2.4E d’Orbital Sciences. Opéré par New Dawn Satellite, une joint-venture entre Intelsat et un consortium sud-africain mené par Convergence Partners, il est le premier satellite africain de télécommunications privé. Doté de vingt-deux répéteurs en bande Ku, vingt répéteurs en bande C, Intelsat New Dawn sera positionné à 32,8 degrés est et couvrira l’Afrique, l’Europe de l’Ouest, le Moyen-Orient et le Pakistan. C’est également le 52e satellite lancé par Arianespace pour Intelsat.



Vaccin contre le VIH : les regards sont tournés vers TRIM5

Un vaccin contre le virus du Sida pourrait-il enfin naître ? Un facteur de défense découvert chez le singe, et dont l’Homme possède un homologue moins efficace, pourrait en effet être aidé dans sa tâche par un nouvel antiviral.

Encore une nouvelle piste pour le développement d’un vaccin contre le virus du Sida ? Après beaucoup d’attentes et autant d’échecs, la nouvelle cible est-elle la bonne ? C’est en tout cas l’espoir suscité par les recherches de scientifiques suisses des universités de Genève et de Zurich, qui ont précisément identifié le rôle d’une protéine cellulaire, dont l’homologue est connue pour conférer une résistance au virus chez certains primates comme les macaques rhésus.

Il s’agit de la protéine TRIM5, pour tripartite motif-containing protein 5 (protéine contenant un motif en trois parties), appartenant donc à la famille de protéines TRIM qui possèdent toutes une succession de trois domaines protéiques particuliers (RING finger, zinc-finger et région coiled-coil). Certaines protéines TRIM sont d’ailleurs connues pour leur action dans la restriction de l’infection cellulaire par les rétrovirus.

TRIM5 : une action digne de sa famille protéique

Elles reconnaissent de façon spécifique les virus pathogènes, ce qui les mène à modifier l’expression des gènes de défense pour renforcer les armes de protection de l’organisme. TRIM5 ne déroge pas à la règle. Chez le singe, elle est en effet connue pour reconnaître spécifiquement la capside du virus du Sida dès son entrée dans la cellule, mais aussi pour entraîner une réaction antivirale dont l’intensité est corrélée au niveau d’attraction de la protéine pour le virus.

 

Le macaque rhésus résiste à l'infection par le virus du Sida car il possède une protéine TRIM5 efficace.Vaccin contre le VIH : les regards sont tournés vers TRIM5 dans La une pt-loupe
Le macaque rhésus résiste à l’infection par le virus du Sida car il possède une protéine TRIM5 efficace. © J.M.Garg, Wikimedia, CC by-sa 3.0

 

Selon l’un des auteurs, Jeremy Luban du Département de microbiologie et de médecine moléculaire de l’Université de Genève, TRIM5 et notamment son action dans l’immunité innée serait impliquée dans la limitation de la propagation du virus dans l’organisme. Une action qui expliquerait pourquoi, même sans traitement antirétroviral, le VIH met généralement plusieurs années à entraîner les symptômes du syndrome de l’immunodéficience acquise.

D’après les nouveaux travaux des chercheurs publiés dans la revue Nature, TRIM5 reconnaîtrait le maillage dessiné par les protéines de capside du virus et s’y attacherait. Cette interaction provoquerait une stimulation de la protéine, qui induirait la production de chaînes de polyubiquitine dans la cellule. Par un processus de signalisation en cascade faisant intervenir différents acteurs protéiques au sein de la cellule, la protéine NF-kB, un facteur de transcription star dans la réaction immunitaire innée (par opposition à l’immunité acquise), serait finalement activée.

Renforcer la liaison entre TRIM5 et le virus

L’ensemble de ces processus permettrait d’éviter l’approche du virus vers le noyau de la cellule infectée, empêchant ainsi l’intégration de son génome dans l’ADN cellulaire. Cette étape étant indispensable à la multiplication du virus, TRIM5 contribue donc à empêcher le virus de se dupliquer. Malheureusement, ce processus n’est réellement efficace que chez les primates. Chez l’Homme, il semble que le blocage du virus par TRIM5 ne soit pas maintenu suffisamment longtemps.

« On peut présumer que, chez l’humain, TRIM5 bloque de façon trop faible l’avancée du virus vers le noyau de la cellule en raison du manque de force de sa liaison avec le cœur du VIH. Une voie d’investigation privilégiée actuellement, pour la conception d’un vaccin, est donc la recherche des possibilités de renforcement de cette liaison » a déclaré Jeremy Luban dans le communiqué de l’Université de Genève.



La sécheresse menace aussi la bonne marche des centrales nucléaires

Le spectre de la sécheresse plane sur la France. Huit départements ont déjà imposé des restrictions d’usage de l’eau. Pour les centrales nucléaires, celles situées en bord de rivière sont particulièrement concernées. Le niveau d’eau en baisse rend moins aisé leur refroidissement, et leur impose des baisses de puissance.

 

EDF, l’opérateur des centrales nucléaires, doit s’adapter. Plus fragiles aux aléas caniculaires que celles en bord de mer, les sites situés en bord de rivière doivent prendre des mesures. C’est le cas de celles qui jalonnent le Rhône ou la Loire, et celle de Civaux sur une rivière près de Bordeaux

La sûreté avant tout

Premier impératif pour ces centrales : mesurer le débit du cours d’eau. A plein régime, les 4 centrales françaises situées sur la Loire (Belleville, Dampierre, Saint Laurent des eaux et Chinon) puisent par exemple entre 3 et 10 mètres cubes par seconde pour refroidir leurs installations. Elles en restituent une partie au fleuve, le reste étant rejeté dans l’atmosphère sous forme de vapeur.

Comité sécheresse
La ministre en charge de l’Ecologie a annoncé hier 21 avril la convocation d’un « comité sécheresse » pour la mi-mai. Et les prévisions de Météo France laissent présager une situation tendue pour les mois à venir.

Des normes de débit minimal sont définies au cas par cas, rappelle Martial Jorel, directeur de la sûreté des réacteurs à l’IRSN. Sur la Loire, lorsque le débit descend sous 60 mètres cubes par seconde, les 4 centrales doivent par exemple se cordonner.  Pour ne pas rejeter leurs effluents radioactifs en même temps dans la rivière.

Un « Comité de gestion de débits de crise » coordonne également l’action des barrages en amont. Il planifie des lâchers d’eau afin de maintenir un niveau d’eau suffisant sur le fleuve. Par ailleurs, le préfet peut décider d’arrêter certaines activités pour préserver l’eau potable. Pour l’instant, aucune action n’a dû être entreprise, indiquent EDF et l’ASN. Voici ce qui pourrait arriver néanmoins.

effets de seuil

En-dessous de 30 mètres cubes par seconde, l’affaire se corse. Les centrales doivent stocker leurs effluents radioactifs dans des bâches et attendre que le fleuve se renfloue avant de pouvoir les rejeter. Un recours temporaire, qui leur permet de tenir plusieurs semaines. Mais si les stockages sont pleins, il faut arrêter les réacteurs. Cela n’est jamais arrivé jusqu’à présent, selon Rémy Smyslony, adjoint au chef de vision en charge du pôle REP à l’ASN d’Orléans.

Ultime seuil de sûreté sur la Loire : les 15 mètres cubes par seconde. C’est le débit minimal qui permettrait de refroidir le cœur des 12 réacteurs des centrales en cas d’arrêt brutal. Si toutes devaient s’arrêter, ce serait 20% de la puissance électrique française qu’il faudrait trouver ailleurs.

Mais les centrales s’arrêteraient bien avant pour des raisons techniques. Ainsi, en dessous d’un certain seuil (25 mètres cubes par seconde pour les centrales de la Loire), la fréquence de nettoyage des échangeurs stipulée dans le « code de la route » de l’industrie nucléaire poserait problème. Elle obligerait l’exploitant à ouvrir ses échangeurs thermiques deux fois par jour. Il n’aurait plus intérêt à faire fonctionner la centrale. A l’heure actuelle, on en est loin.

la température de l’eau compte aussi

Autre source de préoccupation pour l’exploitant des centrales : l’élévation de la température du cours d’eau, après mélange avec les eaux provenant des circuits de refroidissement. Elle ne doit pas excéder, en général, 1 à 2 °C par rapport à la température amont.

Sur le Rhône, le seuil de la norme de rejet est une valeur absolue : l’eau en aval ne doit pas dépasser 28 °C. Si le cours d’eau a déjà atteint cette température, la centrale doit réduire voire arrêter la puissance de ses réacteurs. C’est ce qui avait poussé EDF à demander des dérogations lors de la canicule en 2003. Le groupe public d’énergie les avait obtenues auprès du gouvernement « par précaution« , afin de « maintenir la sécurité d’approvisionnement en électricité sur le territoire« . Il a même dû arroser de l’extérieur les réacteurs, en raison de la chaleur ambiante.

A la recherche de plans B

A court terme, échaudé par cette expérience, EDF s’emploie à trouver d’autres moyens de produire de l’électricité en cas d’extrême urgence. Lors de la canicule de 2003, deux centrales à cogénération avaient dû être mises en route en pleine panique. Depuis, chaque année, l’électricien négocie avec Dalkia et Cofely les conditions auxquelles ces entreprises seraient disposées à redémarrer leurs installations en cas de nécessité.

Sur le papier, le prix tourne autour de 120 euros le MWh. Soit deux fois le prix de gros de l’électricité négocié sur le marché. Des petites centrales de pointe fonctionnant au fioul domestique peuvent aussi être lancées. En pratique, ce dispositif n’a jamais fonctionné depuis la canicule de 2003.



Le management militaire au profit du civil

Le management militaire : l’économie privée en tire largement profit .
Les écoles de cadres et tout particulièrement les écoles d’officiers constituent une formation en management de premier plan. De plus, la conduite de la troupe représente un exercice organisationnel et en gestion des ressources humaines relativement complexe. L’économie privée en tire un gros profit. La collaboration entre les milieux économiques et l’armée doit être intensifiée malgré l’internationalisation des entreprises. Tout le monde y gagne. De plus, ces formations militaires de niveau supérieur équivalent très largement aux formations de management civiles et ne coûtent finalement pas aux entreprises. Les milieux économiques doivent donc mieux apprécier la qualité de la formation militaire.

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