Offres d’emploi pour anciens cadres militaires dans l’industrie nucléaire



La laïcité à réaliser

Adoptée à l’initiative du député Aristide Briand le 9 décembre 1905, la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat » constitue en France le socle de la laïcité. Concept politique et principe juridique, celle-ci fonde l’espace public qui regroupe l’ensemble des citoyens (le laos, en grec). Mais encore faut-il préciser ce qu’elle signifie à l’heure où elle subit tant d’attaques. Ainsi du président Nicolas Sarkozy, dans son discours au Latran, le 20 décembre 2007 : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Le récit de Robert Deville, ancien instituteur au village de Villié-Morgon en Beaujolais, éclaire les enjeux. Dans L’Ecole au cœur, il rappelle avec beaucoup de modestie que sa longue vie professionnelle et militante fut engagée pour la défense de l’intérêt général et de la laïcité de l’école publique. Sans la loi de 1905, dit-il, l’école n’eût jamais pu réaliser son rôle d’accomplissement intellectuel, de mixité sociale et d’éducation à la liberté.

Etre instituteur, c’est aussi instituer des citoyens. « L’école laïque demeure un outil incontournable pour permettre à chacun de développer au maximum ses compétences, pour permettre aux hommes et aux femmes de vivre ensemble, de vivre dans le respect des autres, de vivre dans la paix (1). » Deville n’a eu de cesse de travailler avec des associations locales pour favoriser ce vivre-ensemble : cours du soir, création d’un cinéma, théâtre, musique, coopérative scolaire. Car, pour être pleinement effective, la laïcité doit, selon lui, naturellement s’accompagner de droits sociaux.

Dans Qu’est-ce que la laïcité ? (2), Catherine Kintzler s’attelle à un examen philosophique minutieux du concept de laïcité, lui conférant un rôle politique fondamental. « Au sens de commencement dans la pensée », elle trouve son origine chez John Locke, dans la Lettre sur la tolérance de 1689. Les Lumières, Condorcet et, bien sûr, les républicains français vont amplifier la définition qu’il en donne — un idéal de vie collective libérée de la pression religieuse — en renforçant notamment l’idée de séparation entre sphère publique et sphère religieuse.

La tolérance, qui peut supposer l’intolérance, n’est pas, en effet, une notion suffisante pour l’émancipation des citoyens. C’est plutôt la séparation des Eglises et de l’Etat, combattue par Napoléon puis enfin inscrite dans la loi après l’affaire Dreyfus, qui va permettre d’affirmer la stricte neutralité de la puissance publique en matière religieuse.

Pour la philosophe, la laïcité correspond, depuis cette époque, à une représentation générale de la vie démocratique qui désamorce le conflit théologico-politique : elle assure un lien social a priori, indépendant de toute appartenance confessionnelle entre les individus. L’école illustre cet enjeu.

Pour l’historien Jean-François Chanet (3), la laïcité n’a nul besoin d’adjectif (« nouvelle », « ouverte », etc.). Elle a besoin d’institutions sociales pour appuyer le pari d’émancipation qui est le sien — lesquelles sont aujourd’hui particulièrement défaillantes. En effet, le défi est d’importance : il s’agit, comme le pensait Jean Jaurès, de promouvoir le respect « à l’égard de la personnalité humaine et de l’esprit qui s’y développe ». La pleine application du principe laïque oblige donc les pouvoirs publics à prendre en compte la question sociale. « Savoir laïcité garder » est une clé pour résister à la décomposition de la société.

Jeremy Mercier.

(1) Robert Deville, L’Ecole au cœur, préface de Henri Pena-Ruiz, Abeille et Castor, Angoulême, 2009, p. 258.

(2) Catherine Kintzler, Qu’est-ce que la laïcité ?, Librairie philosophique J. Vrin, Paris, 2007, 128 pages.

(3) Jean-François Chanet, Une laïcité socialiste, Fondation Jean-Jaurès, Paris, 2009, 60 pages.

 

 



35 heures : la voix des PME

Que les 35 heures ne soient pas populaires parmi les dirigeants d’entreprise n’est pas vraiment une information. Qu’ils soient massivement, à plus de 70 %, en faveur d’un retour aux 39 heures, comme il ressort du sondage ViaVoice que nous publions, surprendra en revanche tous ceux qui avaient cru percevoir une certaine résignation du monde patronal aux 35 heures. Mais c’est cette surprise qui est surprenante ! Car, en réalité, chez les dirigeants de PME, sous la pression d’une concurrence sans cesse plus acérée, avec le casse-tête que sont la gestion du temps de travail ou des RTT -casse-tête que les amendements successifs à la loi Aubry n’atténuent qu’en partie -les 35 heures ne sont jamais « passées ». Les chefs d’entreprise ont saisi l’occasion pour sortir d’un non-dit trop vite considéré comme une forme d’acquiescement.

Une fois de plus, on voit dans la gestion de ce dossier les effets pervers d’une perception de l’économie influencée à l’excès par les grandes entreprises. Les groupes du CAC 40 ont à la fois les effectifs et les moyens pour s’être peu à peu accommodés des 35 heures, au point souvent de préférer aujourd’hui ne pas rouvrir la boîte de Pandore de la durée légale du travail. Dans les PME, en revanche, les aménagements de la loi Tepa, avec la défiscalisation des heures supplémentaires, révèlent plus crûment leur vraie nature : celle d’un pis-aller. Dans une vie de dirigeant, dans laquelle la quête de performance, de productivité, de marchés ne souffre pas le compromis, subir depuis plus de dix ans une politique du moindre mal est une anomalie, sinon une aberration. Nicolas Sarkozy a eu beau affirmer en début d’année que « les 35 heures uniformes et obligatoires ont disparu », le Medef peut bien souligner que la réforme des 35 heures « ne figure pas à l’agenda » du dialogue social, le temps est sans doute venu de refuser plus nettement la succession d’Henri Queuille et sa fameuse devise : « Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Certes, un tel dossier ne se rouvre pas à la hussarde. Ne serait-ce qu’en raison de la difficulté à reparler de temps de travail sans s’interroger sur les rémunérations et sur les charges. Mais il apparaît de plus en plus nettement que le débat présidentiel se focalisera sur le triptyque compétitivité des entreprises-maîtrise des dépenses publiques-pouvoir d’achat. Contourner encore longtemps la pierre d’achoppement des 35 heures, ce serait exclure les PME de ce débat national.

 

Les Echos.



Le coût des 35 heures est de plus en plus lourd à supporter

Selon nos calculs, l’application de la RTT dans la fonction publique nous coûte chaque année 3,5 milliards d’euros, dont 2,2 pour les seuls hôpitaux. Peut-on encore se payer cela ?

 

Si les socialistes eux-­mêmes s’y mettent ! Certes, en affirmant, le 2 janvier, qu’il souhaitait «déverrouiller les 35 heures», Manuel Valls cherchait surtout à se distinguer de ses concurrents aux primaires du PS. Mais il est parvenu au passage à réaliser ce dont rêvaient tout haut Gérard Longuet et Jean-François Copé : faire de la suppression de la loi Aubry l’un des débats majeurs de la prochaine empoignade présidentielle.

 

Et c’est à propos des fonctionnaires qu’il risque d’être le plus chaud. Car si beaucoup, y compris au Medef, admettent que les 35 heures ont suscité d’énormes gains de productivité dans le privé, leur application dans la fonction publique – qui, rappelons-le, n’était pas prévue au départ par Martine Aubry – a eu des effets nettement plus mitigés. Non seulement elle n’a pas accru l’efficacité des services, ni la motivation des personnels, mais elle plombe lourdement les budgets publics. Un tel sacrifice pouvait à la rigueur se concevoir au ­début des années 2000. Mais l’actuel état de délabrement de nos finances le rend de plus en plus discutable.

 

A combien, au juste, s’élève la facture pour les contribuables ? Pas facile à dire, tant est ramifiée notre administration. Les services du gouvernement semblent d’ailleurs n’en avoir eux-mêmes aucune idée, si bien qu’on en est réduit aux estimations. D’après une mission ­d’information parlementaire réalisée en 2004, près de 5 000 emplois avaient été créés à cette date dans la fonction publique d’Etat pour compenser la RTT, pas loin de 16 000 dans les collectivités locales et environ 40 000 à l’hôpital, pour un coût global de 2,5 milliards d’euros par an. Mais beaucoup d’experts considèrent que ces chiffres sont sous-évalués.

 

A cela il faut ajouter les centaines de millions d’euros dépensés chaque année pour financer les heures sup générées par la nouvelle organisation, l’embauche massive de CDD et d’intérimaires pour pallier les ­absences, et le rachat des jours de RTT non pris, souvent stockés sur des comptes épargne temps, mais qu’il faudra bien un jour solder. Si bien qu’au total la note pour les contribuables dépasse sans doute les 3,5 milliards d’euros par an. A titre de comparaison, la douloureuse politique de non-remplacement d’un agent sur deux partis à la retraite a permis, selon la Cour des comptes, d’économiser… à peine une centaine de millions d’euros.

 

Il faut dire que les pouvoirs publics n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller. Alors même que, selon le rapport Roché, commandé à l’époque par Lionel Jospin, de nombreux agents faisaient déjà moins de 35 heures – c’était le cas dans pratiquement la moitié des communes ! – ils ont signé des accords incroyablement généreux. Bien des hôpitaux ont ainsi concédé une vingtaine de jours de RTT par an, contre 12 en moyenne dans le privé. Et les ­salariés de la mairie de Paris ont obtenu mieux encore : en incluant les vacances classiques, ils peuvent prendre aujourd’hui jusqu’à… 58 jours de congé par an. Qui dit mieux ?

 

Sandrine Trouvelot.



Le CEA, pilote du nucléaire franco-chinois La revue de presse de Challenges.fr. Dans les journaux également, la nouvelle 2CV de PSA, les ambitions de Bernard Arnault pour Bulgari, les restructurations de Sanofi…

Mardi 8 mars, le tour de la presse économique, par Jérôme Lefilliâtre.

Entre Areva et EDF, l’Elysée a choisi… le CEALes Echos affirment que le Conseil de politique nucléaire a choisi le Commissariat à l’énergie atomique pour être la tête de pont française du secteur en Chine. « Pour nous, c’est un rôle traditionnel », explique, pas surpris, l’administrateur général du CEA, Bernard Bigot. La décision a toutefois étonné les deux groupes énergétiques concurrents. La priorité du CEA sera, écrivent Les Echos, « la réflexion sur le développement en commun d’un réacteur de moyenne puissance, 1.000 mégawatts environ, de troisième génération. »

Et aussi…

« Citroën ressuscite une 2CV moderne », affirme La Tribune. En l’occurrence, il s’agit de son concept de « voiture essentielle » (c’est-à-dire « simple, pratique, ludique, économique »), incarné par le modèle « C-Cactus » présenté en 2007 et un peu oublié depuis, mais sur lequel PSA travaille toujours. « Il est en route », confie même au journal le directeur de la stratégie produits et marchés Vincent Besson. « Le projet pourrait aboutir à une commercialisation en 2013″, s’avance La Tribune.

Bernard Arnault s’explique dans Le Figaro, après l’annonce lundi du rachat de Bulgari. « C’est une entreprise que nous suivons depuis longtemps, une dizaine d’années peut-être », dit le P-DG de LVMH, qui devient, grâce à cette acquisition un « leader mondial » dans la joaillerie. Le groupe LVMH permettra de son côté à Bulgari de « se développer bien davantage sur les marchés émergents et aux Etats-Unis notamment, où son potentiel est important. »

Sanofi-Aventis réorganise ses filiales européennes, « en tout discrétion », écrit La Tribune. Il n’en comptera bientôt plus qu’une dizaine, contre 30 jusque là. « nous avons répertorié plus de 700 suppressions de postes en Europe, hors France, depuis le mois de décembre 2010″, indique une source syndicale au journal.

« L’Inde est le prochain marché de Starbucks« , affirme son patron Howard Schultz dans leWall Street Journal. Il espère y ouvrir ses premières boutiques dans les 12 mois à venir.

A 20h, la « ménagère de moins de 50 ans » préfère désormais M6 à TF1, la série « Scènes de ménages » au premier JT de France. Les Echos décrivent l’ascension fulgurante du feuilleton, qui raconte l’histoire au quotidien de trois couples de générations différentes et a fait reculer le JT de TF1 de 7,4 à 7 millions de téléspectateurs, en un mois.

Cité dans Le Parisien, Jean-Louis Borloo affirme avoir « refusé les Affaires étrangères il y a quinze jours », c’est-à-dire au moment où l’Elysée cherchait à remplacer Michèle Alliot-Marie.



12345

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux