Un candidat FN fait le salut nazi sur des photos

A droite sur la photo que s'est procurée le Nouvel Observateur, Alexandre Gabriac est muni d'un couip de poing américain.
A droite sur la photo que s’est procurée le Nouvel Observateur, Alexandre Gabriac est muni d’un couip de poing américain.

 

Alexandre Gabriac, présent au second tour des cantonales à Grenoble, apparaît sur plusieurs photos le bras tendu. Il a été exclu du Front national.

Un candidat FN fait le salut nazi sur des photos dans La une coeur-

L’image parle d’elle-même. Mais Alexandre Gabriac, confronté à une photo de lui – à droite sur le cliché – faisant le salut hitlérien devant un drapeau nazi, nie farouchement : «Cela ne me dit rien du tout. De toute façon, j’avais reçu il y a quelque temps une lettre anonyme m’avertissant que des montages effectués par des anarchistes circuleraient», assure au Nouvel Observateur le jeune frontiste de 20 ans, qualifié pour le second tour des cantonales à Grenoble.

 

Rien ne prouve cependant que la photo ait été manipulée. D’autant qu’un autre cliché compromettant de ce responsable régional du FNJ – les jeunesses frontistes – en Rhône-Alpes circule sur Internet : datée de 2008, la photo aurait été prise lors d’une manifestation pro-franquiste en Espagne, et montre Alexandre Gabriac, bras tendu.

 

 

Condamné pour injures racistes en 2009

 

Un coup dur pour le FN à deux jours d’un second tour crucial. Un désaveu, aussi, pour Marine Le Pen qui a basé son succès sur la dédiabolisation du parti. Dans un communiqué, la présidente du Front national a rapidement réagi : «Il faut que chacun sache que le Front national n’admettra pas en son sein ce type de comportement inadmissible porteur d’une idéologie répugnante». Quelques heures plus tard, le secrétaire général du FN Steeve Briois, indiquait que le candidat était «suspendu du FN et d’ores et déjà, ne représente pas le FN au second tour des cantonales».

 

Contactée, la direction du parti assure ne pas connaître le jeune militant, qui serait plus proche de Bruno Gollnisch que des «marinistes». Membre du comité central du Front national et élu au conseil régional de Rhône-Alpes, Alexandre Gabriac n’est pourtant pas un «candidat fantôme». Condamné en 2009 pour pour «apologie de crime contre l’humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires», il a tout de même été investi par le FN pour les élections cantonales.

 

Réagissant à la publication de la photographie, SOS racisme a estimé dans un communiqué que le candidat du FN «montrait là le vrai visage du parti de Marine Le Pen, un parti viscéralement gangréné par le racisme et l’antisémitisme (…) nostalgique du nazisme et de ses méfaits».



Transparence sur le Nucléaire



L’électricité revient à Fukushima

Les installations des réacteurs de Fukushima retrouvent progressivement leurs alimentations électriques. La radioactivité s’élève dans l’eau de mer aux alentours. Poissons et fruits de mer sont désormais sous surveillance. Quant au panache radioactif qui s’étale sur l’hémisphère, il est extrêmement dilué et sans conséquences sanitaires.

 

Les hommes et l’électricité sont revenus dans la centrale de Fukushima Daiishi. Après l’évacuation qui a suivi les émissions de fumée (apparemment inexpliquées) dans les réacteurs 2 et 3, le personnel est retourné au labeur, les uns pour tenter de vérifier les systèmes de refroidissement des réacteurs et des piscines de stockage du combustible, les autres pour continuer à déverser des tonnes d’eau de mer lancée par des canons à eau. Les réacteurs 5 et 6 sont, eux, alimentés par des groupes électrogènes et maintenant par une ligne électrique. Les systèmes de refroidissement y sont opérationnels.

 

Alimentée en courant, la salle de contrôle du réacteur 3 peut être utilisée par le personnel. Des hélicoptères survolent les réacteurs dont le toit est effondré pour mesurer par infrarouge la température de l’eau des sept piscines de refroidissement. Entre le 20 et le 22 mars, la plus froide était à 36°C et la plus chaude à 60°C selon les données publiées dans le dernier bulletin de l’IRSN (Institut de radioprotection nucléaire). L’eau des piscines semble donc rester loin de l’ébullition, ce qui découvrirait complètement les barres de combustible et ferait grimper rapidement leur température, jusqu’à les faire fondre. En revanche, l’état du réacteur 1 inquiète l’exploitant Tepco, qui a annoncé une hausse importante de la température.

 

Pour autant qu’on puisse en juger et à part, peut-être, pour le réacteur 1, ce bombardement aqueux intensif et la mise en route de système de refroidissement portent leurs fruits.

 

Pas de danger en France

 

Les mesures de radioactivité autour de la centrale indiquent des taux parfois élevés et, pour la première fois, dans l’eau de mer jusqu’à une centaine de kilomètres de la côte japonaise. La contamination est portée par l’iode 131 et le césium 134, imposant des contrôles sur les produits de la mer.

 

Quant au panache radioactif dont on parle beaucoup, il a suivi la route prévue, c’est-à-dire un déploiement vers l’est. Après avoir traversé l’océan Pacifique, il a survolé les États-Unis et les Antilles et vogue actuellement au-dessus de l’Atlantique. La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a établi la trajectoire de ce panache et mesuré la radioactivité ambiante. Les résultats ne sont pas inquiétants, selon l’EPA (Environmental Protection Agency).

 

Hier, l’IRSN prévoyait en France pour mercredi ou jeudi des taux d’activité du césium 137 d’un millième de becquerel par mètre d’air, soit un niveau très faible. La Criirad, un institut indépendant, a réalisé des estimations. L’organisme affirme dans un communiqué (PDF) que « le risque par les masses d’air contaminé sera négligeable », précisant les doses à prévoir. « Une personne (adulte ou enfant) qui respirerait l’air contaminé 7 jours durant recevrait une dose de rayonnement inférieure à 1 μSv (microsieviert), soit un niveau de dose négligeable. En prenant une marge de sécurité par rapport à l’évaluation de l’IRSN (soit 10 mBq/m3 en césium 137 au lieu de 1 mBq/m3), les doses s’élèvent à 2 μSv pour l’adulte et à 8 μSv pour l’enfant. »

 

La Criirad conclut : « la mise en œuvre de contremesures, notamment la prise de comprimés d’iode stable, n’est pas justifiée ». Inutile de se lancer dans une course aux pilules d’iode, donc…



Résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies (18 mars 2011)

Le Conseil de sécurité,

 

Rappelant sa résolution 1970 (2011) du 26 février 2011,

 

Déplorant que les autorités libyennes ne respectent pas la résolution 1970 (2011),

 

Se déclarant vivement préoccupé par la détérioration de la situation, l’escalade de la violence et les lourdes pertes civiles,

 

Rappelant la responsabilité qui incombe aux autorités libyennes de protéger la population libyenne et réaffirmant qu’il incombe au premier chef aux parties à tout conflit armé de prendre toutes les mesures voulues pour assurer la protection des civils,

 

Condamnant la violation flagrante et systématique des droits de l’homme, y compris les détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures et exécutions sommaires,

 

Condamnant également les actes de violence et d’intimidation que les autorités libyennes commettent contre les journalistes, les professionnels des médias et le personnel associé et engageant vivement celles-ci à respecter les obligations mises à leur charge par le droit international humanitaire, comme indiqué dans la résolution 1738 (2006),

 

Considérant que les attaques généralisées et systématiques actuellement commises en Jamahiriya arabe libyenne contre la population civile peuvent constituer des crimes contre l’humanité,

 

Rappelant le paragraphe 26 de la résolution 1970 (2011) dans lequel il s’est déclaré prêt à envisager de prendre d’autres mesures pertinentes, si nécessaire, pour faciliter et appuyer le retour des organismes d’aide humanitaire et rendre accessible en Jamahiriya arabe libyenne une aide humanitaire et une aide connexe,

 

Se déclarant résolu à assurer la protection des civils et des secteurs où vivent des civils, et à assurer l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire et la sécurité du personnel humanitaire,

 

Rappelant que la Ligue des États arabes, l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique ont condamné les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui ont été et continuent d’être commises en Jamahiriya arabe libyenne,

 

Prenant note du communiqué final de l’Organisation de la Conférence islamique en date du 8 mars 2011 et du communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en date du 10 mars 2011 portant création d’un comité ad hoc de haut niveau sur la Libye,

 

Prenant note également de la décision du Conseil de la Ligue des États arabes, en date du 12 mars 2011, de demander l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne contre l’armée de l’air libyenne et de créer des zones protégées dans les secteurs exposés aux bombardements à titre de précaution pour assurer la protection du peuple libyen et des étrangers résidant en Jamahiriya arabe libyenne,

 

Prenant note en outre de l’appel à un cessez-le-feu immédiat lancé par le Secrétaire général le 16 mars 2011,

 

Rappelant sa décision de saisir le Procureur de la Cour pénale international de la situation en Jamahiriya arabe libyenne depuis le 15 février 2011 et soulignant que les auteurs d’attaques, y compris aériennes et navales, dirigées contre la population civile, ou leurs complices doivent répondre de leurs actes,

 

Se déclarant à nouveau préoccupé par le sort tragique des réfugiés et des travailleurs étrangers forcés de fuir la violence en Jamahiriya arabe libyenne, se félicitant que les États voisins, en particulier la Tunisie et l’Égypte, aient répondu aux besoins de ces réfugiés et travailleurs étrangers, et demandant à la communauté internationale d’appuyer ces efforts,

 

Déplorant que les autorités libyennes continuent d’employer des mercenaires,

 

Considérant que l’interdiction de tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne est importante pour assurer la protection des civils et la sécurité des opérations d’assistance humanitaire et décisive pour faire cesser les hostilités en Jamahiriya arabe libyenne,

 

Inquiet également pour la sécurité des étrangers en Jamahiriya arabe libyenne et pour leurs droits,
Se félicitant que le Secrétaire général ait nommé M. Abdel-Elah Mohamed Al-Khatib Envoyé spécial en Libye et soutenant ses efforts pour apporter une solution durable et pacifique à la crise en Jamahiriya arabe libyenne,

 

Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne,

 

Constatant que la situation en Jamahiriya arabe libyenne reste une menace pour la paix et la sécurité internationales,

 

Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

 

1. Exige un cessez-le-feu immédiat et la cessation totale des violences et de toutes les attaques et exactions contre la population civile;

 

2. Souligne qu’il faut redoubler d’efforts pour apporter une solution à la crise, qui satisfasse les revendications légitimes du peuple libyen, et note que le Secrétaire général a demandé à son Envoyé spécial de se rendre en Jamahiriya arabe libyenne et que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a décidé d’envoyer son Comité ad hoc de haut niveau sur la Libye sur place pour faciliter un dialogue qui débouche sur les réformes politiques nécessaires à un règlement pacifique et durable;

 

3. Exige des autorités libyennes qu’elles respectent les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés, et prenne toutes les mesures pour protéger les civils et satisfaire leurs besoins élémentaires, et pour garantir l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire;

 

Protection civile

 

4. Autorise les États Membres qui ont adressé au Secrétaire général une notification à cet effet et agissent à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux et en coopération avec le Secrétaire général, à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen, et prie les États Membres concernés d’informer immédiatement le Secrétaire général des mesures qu’ils auront prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du présent paragraphe et qui seront immédiatement portées à l’attention du Conseil de sécurité;

 

5. Mesure l’importance du rôle que joue la Ligue des États arabes dans le maintien de la paix et de la sécurité régionales et, gardant à l’esprit le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, prie les États Membres qui appartiennent à la Ligue de coopérer avec les autres États Membres àl’application du paragraphe 4;

 

Zone d’exclusion aérienne

 

6. Décide d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne afin d’aider à protéger les civils;

 

7. Décide également que l’interdiction imposée au paragraphe 6 ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire, comme l’acheminement d’une assistance, notamment de fournitures médicales, de denrées alimentaires, de travailleurs humanitaires et d’aide connexe, ou la facilitation de cet acheminement, ou encore l’évacuation d’étrangers de la Jamahiriya arabe libyenne, qu’elle ne s’appliquera pas non plus aux vols autorisés par les paragraphes 4 ci-dessus ou 8 ci-dessous ni à d’autres vols assurés par des États agissant en vertu de l’autorisation accordée au paragraphe 8 dont on estime qu’ils sont dans l’intérêt du peuple libyen et que ces vols seront assurés en coordination avec tout mécanisme établi en application du paragraphe 8;

 

8. Autorise les États Membres qui ont adressé aux Secrétaires généraux de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes une notification à cet effet, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus et faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile et demande aux États concernés, en coopération avec la Ligue des États arabes, de procéder en étroite coordination avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour appliquer cette interdiction, notamment en créant un mécanisme approprié de mise en œuvre des dispositions des paragraphes 6 et 7 ci-dessus;

 

9. Appelle tous les États Membres agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux à fournir une assistance, notamment pour toute autorisation de survol nécessaire, en vue de l’application des paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus;

 

10. Prie les États Membres concernés de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour mettre en œuvre les paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus, notamment les mesures pratiques de suivi et d’approbation de vols humanitaires ou d’évacuation autorisés;

 

11. Décide que les États Membres concernés devront informer immédiatement le Secrétaire général et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes des mesures prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et notamment soumettre un concept d’opérations;

 

12. Prie le Secrétaire général de l’informer immédiatement de toute mesure prise par les États Membres concernés en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et de lui faire rapport dans les sept jours et puis tous les mois sur la mise en œuvre de la présente résolution, notamment pour ce qui est de toute violation de l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus;

 

Application de l’embargo sur les armes

 

13. Décide que le paragraphe 11 de la résolution 1970 (2011) sera remplacé par le paragraphe suivant :  » Demande à tous les États Membres, en particulier aux États de la région, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, afin de garantir la stricte application de l’embargo sur les armes établi par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), de faire inspecter sur leur territoire, y compris dans leurs ports maritimes et aéroports et en haute mer, les navires et aéronefs en provenance ou à destination de la Jamahiriya arabe libyenne, si l’État concerné dispose d’informations autorisant raisonnablement à penser que tel chargement contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert et l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution; s’agissant notamment de mercenaires armés, prie tous les États de pavillon ou d’immatriculation de ces navires et aéronefs de coopérer à toutes inspections et autorise les États Membres à prendre toutes mesures dictées par la situation existante pour procéder à ces inspections « ;

 

14. Prie les États Membres qui prennent des mesures en haute mer par application du paragraphe 13 ci-dessus de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général et prie également l’État concerné d’informer immédiatement le Secrétaire général et le Comité créé conformément au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) ( » le Comité « ) des mesures prises en vertu des pouvoirs conférés par le paragraphe 13 ci-dessus;

 

15. Demande à tout État Membre qui procède à titre national ou dans le cadre d’un organisme ou d’un arrangement régional à une inspection, en application du paragraphe 13 ci-dessus, de présenter au Comité par écrit et sans délai un rapport initial exposant en particulier les motifs de l’inspection et les résultats de celle-ci et indiquant s’il y a eu coopération ou non et, si des articles dont le transfert est interdit ont été découverts, demande également audit État Membre de présenter par écrit au Comité, à une étape ultérieure, un rapport écrit donnant des précisions sur l’inspection, la saisie et la neutralisation, ainsi que des précisions sur le transfert, notamment une description des articles en question, leur origine et leur destination prévue, si ces informations ne figurent pas dans le rapport initial;

 

16. Déplore les flux continus de mercenaires qui arrivent en Jamahiriya arabe libyenne et appelle tous les États Membres à respecter strictement les obligations mises à leur charge par le paragraphe

 

9 de la résolution 1970 (2011) afin d’empêcher la fourniture de mercenaires armés à la Jamahiriya arabe libyenne;

 

Interdiction des vols

 

17. Décide que tous les États interdiront à tout aéronef enregistré en Jamahiriya arabe libyenne, appartenant à toute personne ou compagnie libyenne ou exploité par elle, de décoller de leur territoire, de le survoler ou d’y atterrir, à moins que le vol ait été approuvé par avance par le Comité ou en cas d’atterrissage d’urgence;

 

18. Décide que tous les États interdiront à tout aéronef de décoller de leur territoire, d’y atterrir ou de le survoler s’ils disposent d’informations autorisant raisonnablement à penser que l’aéronef en question contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution, notamment des mercenaires armés, sauf en cas d’atterrissage d’urgence;

 

Gel des avoirs

 

19. Décide que le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États Membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, et décide également que tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu;

 

20. Se déclare résolu à veiller à ce que les avoirs gelés en application du paragraphe 17 de la résolution 1970 (2011) soient à une étape ultérieure, dès que possible, mis à la disposition du peuple de la Jamahiriya arabe libyenne et utilisés à son profit;

 

21. Décide que tous les États exigeront de leurs nationaux et ressortissants et des sociétés sises sur leur territoire ou relevant de leur juridiction de faire preuve de vigilance dans leurs échanges avec des entités enregistrées en Jamahiriya arabe libyenne ou relevant de la juridiction de ce pays, ou toute personne ou entité agissant pour leur compte ou sous leurs ordres, et avec des entités détenues ou contrôlées par elles si ces États ont des raisons de penser que de tels échanges peuvent contribuer à la violence ou à l’emploi de la force contre les civils;

 

Désignation

 

22. Décide que les personnes désignées à l’annexe I tombent sous le coup de l’interdiction de voyager imposée aux paragraphes 15 et 16 de la résolution 1970 (2011) et décide également que les personnes et entités désignées à l’annexe II sont visées par le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011);

 

23. Décide que les mesures prévues aux paragraphes 15, 16, 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliqueront aussi à toutes personnes et entités dont le Conseil ou le Comité ont établi qu’elles ont violé les dispositions de la résolution 1970 (2011), en particulier ses paragraphes 9 et 10, ou qu’elles ont aidé d’autres à les violer;

 

Groupe d’experts

 

24. Prie le Secrétaire général de créer, pour une période initiale d’un an, en consultation avec le Comité créé par la résolution 1970 (2011) (le  » Comité « ), un groupe de huit experts au maximum (le  » Groupe d’experts « ) qui sera placé sous la direction du Comité et s’acquittera des tâches suivantes :
a) Aider le Comité à s’acquitter de son mandat, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) et de la présente résolution;
b) Réunir, examiner et analyser des informations provenant des États, d’organismes des Nations Unies compétents, d’organisations régionales et d’autres parties intéressées concernant l’application des mesures édictées dans la résolution 1970 (2011) et dans la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions;
c) Faire des recommandations sur les décisions que le Conseil, le Comité ou les États pourraient envisager de prendre pour améliorer l’application des mesures pertinentes;
d) Remettre au Conseil un rapport d’activité au plus tard 90 jours après sa création, et lui remettre un rapport final comportant ses conclusions et recommandations au plus tard 30 jours avant la fin de son mandat;

 

25. Engage instamment tous les États, les organismes compétents des Nations Unies et les autres parties intéressées à coopérer pleinement avec le Comité et avec le Groupe d’experts, notamment en leur communiquant toutes informations à leur disposition sur l’application des mesures édictées par la résolution 1970 (2011) et par la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions;

 

26. Décide que le mandat du Comité, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011), s’étendra aux mesures prévues par la présente résolution;

 

27. Décide que tous les États, y compris la Jamahiriya arabe libyenne, prendront les mesures nécessaires pour s’assurer qu’aucune réclamation ne soit instruite à l’initiative des autorités libyennes ou de toute personne ou entité de la Jamahiriya arabe libyenne ou par toute personne déclarant agir par leur intermédiaire ou pour leur compte en liaison avec tout contrat ou autre transaction dont la réalisation aura été affectée en raison des mesures imposées par sa résolution 1970 (2011), par la présente résolution ou par d’autres résolutions connexes;

 

28. Réaffirme qu’il entend continuer de suivre les agissements des autorités libyennes et souligne qu’il est disposé à revoir à tout moment les mesures imposées par la présente résolution et par la résolution 1970 (2011), y compris à les renforcer, les suspendre ou les lever, selon que les autorités libyennes respectent les dispositions de la présente résolution et de la résolution 1970 (2011);

 

29. Décide de rester activement saisi de la question.



Le Charles de Gaulle « en mesure » d’entamer ses opérations en Libye mardi

Les avions de chasse embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle seront « en mesure » d’entamer leurs opérations dans le ciel libyen dès mardi, après trois jours d’opérations aériennes marquées par 55 « sorties » d’avions français, a annoncé, lundi, l’état-major des armées. Le porte-avions « sera en mesure de conduire ses premières missions aériennes au-dessus de la Libye dès demain » (mardi), a déclaré le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major, lors d’une conférence de presse à Paris. Il avait « récupéré l’ensemble du groupe aérien (ses avions et hélicoptères embarqués, NDLR) (dimanche) en fin d’après-midi », a rappelé le porte-parole. Le Charles de Gaulle avait appareillé dimanche de son port d’attache de Toulon et mis le cap sur la Libye avec 2 000 marins et quatorze avions de chasse à son bord, huit Rafale et six Super Étendard.

 

Par ailleurs, depuis les bases aériennes terrestres françaises, les appareils militaires engagés par la France ont effectué 55 sorties depuis le début des opérations samedi, soit 400 heures de vol, toujours selon l’état-major des armées. Les seules frappes effectuées par les avions de chasse ont détruit samedi quatre véhicules blindés de l’armée libyenne, a précisé le colonel Burkhard. Affirmant qu’il « n’y avait pas eu de frappes dimanche », il a également dit ne pas avoir eu « connaissance » d’autres frappes effectuées lundi jusqu’à l’heure de la conférence de presse (17 h 40).

 

Zone d’exclusion

Interrogé sur l’efficacité du dispositif aérien dans la zone de Benghazi (est de la Libye), le colonel Burkhard a affirmé qu’en dépit de l’absence de tirs dimanche et lundi, « la présence des aéronefs a fait diminuer la pression et les menaces » exercées par les forces loyalistes sur la rébellion. L’officier a cependant reconnu que « l’imbrication des forces avec les populations civiles » rendait l’appréciation de la situation « extrêmement complexe et difficile » pour les pilotes auxquels il appartient en dernier ressort de décider ou non d’ouvrir le feu.

 

« L’objectif est de protéger les populations civiles en empêchant l’intrusion d’avions » dans la zone d’exclusion décrétée par l’ONU et « d’empêcher aussi que des troupes au sol s’attaquent à ces populations ». Sur le commandement des forces alliées, il s’agit d’une « opération coordonnée par les États-Unis en étroite collaboration avec les autorités françaises et britanniques et qui pourrait être soutenue par l’Otan », a spécifié le général Philippe Pontiès, porte-parole adjoint du ministère de la Défense.



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