Chômage et formation : les aides spécifiques de Pôle emploi

Prise en charge de certains frais pédagogiques, accompagnement, rémunération pendant la formation pour les demandeurs d’emploi non éligibles à l’ARE et/ou aide aux frais annexes (transports, restauration, hébergement), Pôle emploi propose une palette d’aides spécifiques aux demandeurs d’emploi. Quel est leur montant ? Comment en bénéficier ? Ce qu’il faut savoir sur les dernières mesures.

• Le plan « Rebond pour l’emploi »
Depuis le 1er juin, un « parcours d’insertion professionnel renforcé » est proposé par Pôle emploi aux chômeurs en fin de droits.
Si vous faites partie des publics concernés (demandeurs d’emploi immédiatement disponibles, n’exerçant aucune activité professionnelle, n’ayant pas droit à une allocation de solidarité ou aux minima sociaux), vous allez recevoir un courrier de Pôle emploi pour un entretien qui pourrait déboucher sur une formation rémunérée ou un contrat aidé.

Les cadres pourront se voir proposer un accompagnement renforcé.

Une formation rémunérée pour 70 000 personnes
Parmi les mesures qui peuvent être proposées aux demandeurs d’emploi en fin de droits, sont privilégiées soit les formations alternant les périodes en entreprise et en centre de formation, soit les formations de remise à niveau pour les savoirs ou les compétences de base.

 

Le demandeur d’emploi en fin de droits est rémunéré soit dans le cadre des contrats en alternance, soit dans le cadre de formations conventionnées sous statut de stagiaire de la formation professionnelle (RSP). Le dispositif prévoit :

- de mobiliser des financements disponibles existants. Dans un premier temps, les demandeurs d’emploi en fin de droits seront orientés vers les places de formations disponibles achetées par Pôle emploi au titre des outils de formation « Action de formation conventionnée » et CAF (Contrat d’accompagnement formation, parcours d’orientation et de formation pour les jeunes prescrit par Pôle emploi et/ou les missions locales/PAIO).

25 000 places de formations pourront être mobilisées dans ce cadre.
Ces formations peuvent être proposées dans 15 domaines d’activité très différents (transport-logistique, BTP, commerce, information et communication, services à la personne, services aux collectivités….). Des actions de remise à niveau sur des savoirs de base sont également possibles.

- De dégager de nouveaux moyens. Sur la base d’un bilan de cette première étape, un marché public de la formation complémentaire pourrait être lancé afin d’adapter, le cas échéant, les outils (AFC, CAF, contrat de professionnalisation, POE (Préparation opérationnelle à l’emploi) aux problématiques spécifiques auxquelles pourraient être confrontés les demandeurs d’emploi en fin de droits. Pour cette deuxième étape, la mutualisation des financements entre l’Unedic et le FPSPP sera recherchée pour 45 000 actions de formation.

• La rémunération formation de Pôle emploi (RFPE)
Depuis janvier 2009, Pôle emploi peut verser dans certains cas une rémunération de stage aux demandeurs d’emploi qui ne sont pas éligibles à l’ARE le jour où ils entrent dans une formation conventionnée par Pôle emploi ou dans une formation préalable au recrutement.

Cette rémunération présente les mêmes caractéristiques que le RSP.
Elle s’élève forfaitairement à 652,02 euros et peut être complétée par des aides aux frais associés à la formation (Afaf) de Pôle emploi. Elle est calculée en fonction du salaire antérieur si vous êtes handicapé ou stagiaire suivant une formation supérieure à un an. La RFPE couvre la durée de la formation mais ne peut excéder 3 ans comme le RSP.
Vous bénéficiez d’une protection sociale et d’une couverture accidents du travail/accidents de trajet.

• L’Aide aux frais associés à la formation (Afaf)
Pôle emploi peut financer sous certaines conditions une aide aux frais de transport (lorsque la formation se déroule à plus de 60 km aller / retour de leur lieu de résidence), de repas et d’hébergement qui restent à votre charge lorsque vous suivez une formation dans le cadre de votre PPAE : soit une AFPR (action de formation préalable au recrutement), soit une AFC (action de formation conventionnée) par Pôle emploi.

Montant de l’Afaf :

 

- frais de transport : 0,20 euros / km à partir du 61ème km,

 

- frais de restauration : 6 euros / journée complète de formation,

 

- frais d’hébergement : 30 euros /nuit.

 

Le montant des aides est limité à 665 euros par mois et 2 500 euros pour l’ensemble de la formation. L’Afaf est exonérée de cotisations sociales, de CSG et de CRDS et n’est pas imposable.

Comment en bénéficier ?

L’attribution de cette aide n’est pas automatique. Vous devez en faire la demande à Pôle emploi au plus tard dans le mois suivant la date de début de la formation.
Le remboursement des frais est effectué par Pôle emploi mensuellement. L’indemnité pour frais d’hébergement n’est pas accordée lorsque des indemnités de frais de transport sont attribuées, ces 2 indemnités sont exclusives l’une de l’autre. Vous devrez produire des justificatifs de dépenses pour obtenir vos remboursements.

• L’aide à la VAE (validation des acquis de l’expérience)
Pôle emploi peut vous accorder une aide si vous souhaitez entreprendre une démarche de VAE. (Vous devez justifier d’une expérience professionnelle minimale de 3 années.)
Elle est en moyenne de 640 euros par bénéficiaire.
Elle couvre les droits d’inscription auprès de l’organisme certificateur, le financement des prestations d’accompagnement, le financement des actions de validation proprement dites, les frais de formation en cas de validation partielle.

Les frais d’hébergement/transport sont pris en charge dans le cadre de l’Afaf.

L’aide individuelle à la formation de Pôle emploi
Une instruction de Pôle emploi vient de préciser (le 16 septembre 2010) le fonctionnement de cette nouvelle aide. Principale innovation : elle permet aux demandeurs d’emploi de bénéficier d’un complément financier pour suivre une formation dans le cadre de leur DIF portable (jusqu’à un certain montant). Elle s’adresse aussi aux bénéficiaires d’une CTP, d’une CRP, ou encore aux demandeurs d’emploi entrant dans certaines formations du secteur sanitaire et social suite à un concours. Mode d’emploi en sept questions clefs.



Une pénurie d’essence d’ici à 15 jours ?

Si pour l’heure, le ravitaillement des dépôts de carburants et des pompes à essence est toujours assuré en Paca et Languedoc-Roussillon, a annoncé vendredi le préfet de la zone de défense Sud, au 12e jour du blocus des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône), cela va-t-il durer ? La grève dans le port de Marseille pourrait entraîner des ruptures d’approvisionnement dans les stations-services en France d’ici une à deux semaines, a dit vendredi l’Union française des industries pétrolières. Les salariés des terminaux pétroliers de Fos-Lavera, dans les Bouches-du-Rhône, ont entamé vendredi leur douzième jour de grève, bloquant l’approvisionnement en pétrole brut des raffineries de la région et entraînant une pénurie de carburants en Corse. L’activité marchandise était également bloquée vendredi sur les terminaux de Fos et les bassins de Marseille. La circulation des poids lourds transportant des hydrocarbures a de nouveau été autorisée ce week-end par arrêté ministériel et préfectoral pour pallier les ruptures de stock ponctuelles.

Le ravitaillement de la Corse est de nouveau assuré par une liaison de substitution maritime depuis la Sardaigne, et la restriction de distribution à la pompe n’est maintenue que pour le seul super sans plomb en attente d’un autre ravitaillement d’ores et déjà prévu pour ce produit, a-t-elle précisé. Les syndicats du port ont échoué jeudi à rallier à leur mouvement les salariés des raffineries voisines. Cependant les salariés du raffinage ont voté vendredi en faveur d’une grève reconductible à partir du 12 octobre dans la plupart des raffineries françaises dans le cadre du mouvement national contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.



Alstom doublé par Siemens pour la fourniture de TGV à Eurostar

Eurostar Siemens
© Siemens

 

L’appel d’offres a été remporté par Siemens, le gouvernement français reproche à Eurostar de ne pas respecter les normes de sécurité.

Eurostar, filiale de la SNCF à 55%, a choisi pour la première fois un fournisseur allemand pour renouveler ses rames. Siemens devra livrer 10 trains à grande vitesse d’ici 2014, une commande de 600 millions d’euros.

Réaction des autorités françaises: la « stupéfaction ». Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau ont protesté contre ce résultat, argumentant que le train de Siemens ne respecte pas les normes de sécurité en vigueur dans le tunnel sous la Manche.

Le moteur du train allemand n’est plus dans la locomotive, mais répartit tout le long de la rame. Cela permet de gagner de la place, mais augmenterais les risques d’incendie.

Un argument étonnant pour les dirigeants d’Eurostar, qui rapellent que les Français ont participé à la commission qui a défini les termes de l’appel d’offres. Les dirigeants français « nous avaient dit six mois auparavant que ce n’était pas un problème » précise le directeur général d’Eurostar, Nicolas Petrovic. Il a ajouté qu’Alstom avait proposé l’AGV, son dernier modèle dont la motorisation est elle aussi répartie.



Sondage : DSK surclasse ses concurrents

Dominique Strauss-Kahn à Rome le 17 juin dernier.
Dominique Strauss-Kahn à Rome le 17 juin dernier. Crédits photo : ANDREAS SOLARO/AFP

Selon OpinionWay, il est, pour les électeurs de gauche, le socialiste ayant le plus de chance de battre Sarkozy.

Sondage : DSK surclasse ses concurrents dans La une coeur-

L’ordre du quarté ne change guère. À un an des primaires de désignation du candidat socialiste à la présidentielle, ils sont quatre à jouer la partie avec quelques chances d’y parvenir. «Le casting des impétrants est bien installé dans les esprits», estime-t-on au siège du Parti socialiste. Les présupposés de victoire aussi.

 

Les sympathisants de gauche, à lire notre baromètre OpinionWay, croient à une large majorité (65 %) que Dominique Strauss-Kahn « peut battre Nicolas Sarkozy ». Sont cités ensuite Martine Aubry (34 %), Ségolène Royal (23 %) et François Hollande (14 %).

 

Le classement est le même lorsqu’on demande aux personnes sondées qui des quatre a la stature d’un président : 63 % répondent DSK, 31 % Aubry, 24 % Royal et 15 % Hollande. Si le directeur du Fonds monétaire international décide d’être candidat, il sera sans doute accueilli à bras ouverts. S’il renonce, la première secrétaire du PS part avec un net avantage sur ses deux principaux concurrents : Royal et Hollande. Les autres candidats, comme Manuel Valls ou Pierre Moscovici, n’ont pas été testés.

 

La bataille est-elle déjà jouée ? Évidemment non, car, dans le détail, chaque candidat a ses forces et ses faiblesses. OpinionWay a cherché à comparer les compétences de chacun auprès de l’électorat de gauche. Au vu des résultats, les profils des candidats sont très différents.

 

Dominique Strauss-Kahn apparaît comme le candidat de la régulation. Il surclasse ses rivaux sur la capacité à restaurer le rôle de la France dans le monde avec 56 % de citations (sa fonction de directeur du FMI lui donne une aura internationale), et sur les compétences pour rétablir la croissance économique et le pouvoir d’achat (son passé d’ancien ministre de l’Économie lui donne un légitimité sur le sujet). En revanche, il apparaît éloigné des préoccupations quotidiennes des Français : seulement 26 % des personnes interrogées le jugent « proche » , derrière Martine Aubry (38 %) et Ségolène Royal (28 %). Martine Aubry incarne, elle, une candidature de protection. Elle est jugée plus efficace que les autres sur les questions de santé ou de retraites (44 % la citent en première) ou en matière de réparation des inégalités sociales, de formation ou d’emploi. Ancienne ministre des Affaires sociales, la numéro un du PS est en pointe du combat contre la réforme des retraites. Consciente de ses atouts, elle mène aussi campagne autour du concept de « société du soin mutuel », le « care ». À l’inverse, elle manque d’une stature internationale : c’est sur la restauration du rôle de la France dans le monde qu’elle obtient son plus mauvais résultat.

 

Troisième dans la course, Ségolène Royal joue sur le terrain de l’humanité. Éducation, réduction des inégalités sociales et environnement sont ses points forts. Mais c’est seulement sur ce dernier sujet qu’elle est jugée plus efficace que les autres présidentiables avec 27 % de citations. Ségolène Royal tire aussi parti de son passé ministériel et de sa campagne présidentielle marquée sous le signe de la croissance verte. Mais elle ne tire pas profit d’avoir pris position sur la sécurité plus tôt que les autres (avec 16 % contre 30 %, par exemple, pour DSK qui n’a pas pris position). Elle reste cependant la principale rivale des deux favoris. Elle leur a proposé de discuter « d’un dispositif gagnant », c’est-à-dire pourquoi ne pas s’entendre sur une candidature commune.

 

Si DSK, Aubry et Royal s’entendent, « alors je suis deuxième dans la course », s’amuse parfois François Hollande. Dernier dans toutes les catégories, l’ancien premier secrétaire incarne finalement une candidature équilibrée : sans réel point fort mais sans faiblesse relative. Sur l’ensemble des questions, il oscille entre 10 % de citations (pour le rôle de la France dans le monde) et 15 % (sur l’emploi).

 

Par rapport à la précédente enquête, réalisée en mai, chaque prétendant a plutôt progressé, signe que l’image globale du PS s’améliore. Ségolène Royal et François Hollande enregistrent les plus forts bonds, de quatre, cinq ou six points parfois (+ 6 pour Royal en matière de pouvoir d’achat ; + 5 sur l’emploi pour Hollande). Mais sur deux questions, il leur reste à tous à faire des efforts : en matière de sécurité et d’environnement, un tiers des personnes interrogées ne citent aucun des quatre candidats comme le plus performant.



AREVA voudrait vendre deux nouveaux EPR en Chine

La visite du président chinois Hu Jintao, début novembre devrait être l’occasion pour Areva de décrocher la commande de deux nouveaux EPR, écrit ce matin « La Tribune ». Le groupe nucléaire public et la Chine pourraient signer un protocole d’accord, première étape avant un contrat définitif. Les deux nouveaux réacteurs viendraient s’ajouter aux deux réacteurs nucléaires en construction à Taishan, dans le sud de la Chine. Selon le quotidien, Areva négocie ce contrat avec l’électricien chinois CGNPC, copropriétaire avec EDF des deux premiers EPR en construction.



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