Trichet : l’Allemagne peut servir d’exemple au reste de l’Europe

AFP

 

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet estime que l’Allemagne peut servir d’exemple au reste de l’Europe, ajoutant que ses performances économiques étaient bonnes pour le reste de la zone euro.
« Le fait d’être très attentif à ses coûts de production et d’engager des réformes pour rendre l’économie plus souple, peut servir d’exemple à tous ses voisins », a déclaré M. Trichet dans un entretien au journal Le Figaro.
Il a souligné que l’Allemagne était « l’économie la plus importante de l’Union européenne et le premier marché pour les exportations de la quasi-totalité des autres pays ».
« Lorsqu’elle se porte mieux c’est évidemment bon pour l’ensemble de la zone euro », a-t-il affirmé.
Rappelant que l’Allemagne étaient entrée « dans l’euro le 1er janvier 1999 avec une compétitivité médiocre » en raison de la réunification des deux Allemagne, il a salué les « efforts » de ce pays pour se redresser.
Selon lui, le succès allemand est dû d’abord à la modération des coûts unitaires de production avec des salaires qui ont augmenté moins vite que la moyenne de la zone euro.
« Ces efforts étaient nécessaires et ils ont été poursuivis avec constance sur plusieurs années. Cela suppose un haut niveau de confiance entre partenaires sociaux que l’on souhaiterait retrouver dans tous les pays de la zone euro », a-t-il ajouté.
Interrogé pour savoir s’il craignait une Europe à deux vitesses, il a répondu que les écarts entre les pays européens « n’ont rien d’anormal ».
« La zone euro a connu une longue période pendant laquelle plusieurs économies croissaient très rapidement alors que l’Allemagne était en croissance ralentie. Aujourd’hui c’est le contraire. Ces différences n’ont rien d’anormal dans une très vaste économie continentale de la taille des Etats-Unis », a-t-il dit.
M. Trichet a annoncé jeudi une révision de la prévision de croissance de la BCE en zone euro pour 2010, à 1,6% contre 1% précédemment, ainsi que pour 2011, à 1,4% contre 1,2% jusque là.



Golfe du Mexique: le puits de BP n’est plus une « menace »

 

WASHINGTON — Le puits de pétrole exploité par BP dans le golfe du Mexique, à l’origine de la pire marée noire de l’histoire des Etats-Unis a été sécurisé et « ne représente plus une menace », a indiqué un haut responsable américain samedi.

« Je suis très heureux d’annoncer que grâce au nouveau bloc obturateur posé sur le puits, grâce au ciment qui a été coulé, le puits ne représente plus une menace pour le golfe du Mexique », a déclaré l’amiral Thad Allen qui supervise les opérations de lutte contre la marée noire pour l’administration américaine.

Vendredi, BP avait retiré du puits endommagé le bloc obturateur défectueux, un dispositif de la taille d’une maison, qui n’avait pas permis d’empêcher la fuite massive de quelque 4,9 millions de barils de pétrole brut. Un bloc obturateur neuf a ensuite été mis en place.

« Nous avons éliminé la menace qu’un nouvel écoulement se produise », a ajouté M. Allen.

La marée noire s’était produite après l’explosion et le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon, exploitée par le géant pétrolier britannique, fin avril.

Le bloc obturateur, ou valve de sécurité, est une pièce cruciale dans l’enquête sur les causes de la catastrophe.

L’enquête doit déterminer pourquoi la valve n’a pas joué son rôle.

L’écoulement de pétrole a pu être contenu à la mi-juillet grâce à la mise en place d’un couvercle. Le puits avait ensuite été cimenté au cours d’une opération baptisée « static kill ».

Reste encore l’opération dite « bottom kill », qui consiste à colmater définitivement le puits par en-dessous au niveau du gisement (4.000 mètres sous le fond de la mer) grâce au forage de puits de secours. Elle pourrait avoir lieu vers la mi-septembre « en fonction des conditions météo », avait indiqué BP vendredi.



Encadrement militaire: « rien ne justifie » le refus de Morin, affirme Royal

 

PARIS — Ségolène Royal a affirmé jeudi que « rien ne justifie » le refus opposé par le ministre de la Défense Hervé Morin à sa demande d’expérimentation de l’encadrement militaire des jeunes délinquants en Poitou-Charentes, et a « insisté » pour être reçue par le ministre.

« En réponse à Hervé Morin qui déclare que l’encadrement militaire des délinquants +ce n’est pas le boulot des militaires+ », j’affirme au contraire que la sécurité est l’affaire de tous », affirme la présidente PS de Poitou-Charentes, dans un communiqué.

« Rien ne justifie le refus du ministre de la Défense d’essayer cette expérience », ajoute l’ex-candidate à la présidentielle.

Mme Royal se dit « soucieuse d’apporter des réponses concrètes aux problèmes d’insécurité ». « J’insiste pour être reçue », ajoute-t-elle.

Selon elle, « il y a une contradiction entre les déclarations du président de la République, qui prétend +faire la guerre à l’insécurité+, et le refus d’une proposition concrète et efficace ».

« Plutôt que de fermer des régiments et de faire partir des cadres formés à la transmission du respect des règles par les jeunes, je propose qu’une expérience soit réalisée dans ma région », souligne-t-elle.

Dans une démarche commune avec le maire PS de La Rochelle, Maxime Bono, Mme Royal avait demandé mardi au ministre de la Défense d’expérimenter l’encadrement militaire des jeunes délinquants, dans un régiment de La Rochelle dont la fermeture était annoncée.

Jeudi, le ministre a opposé une fin de non recevoir à cette demande, en estimant que « ce n’est pas le boulot des militaires ».



Le premier ministrable Borloo dit aimer « les missions difficiles »

 

PARIS — Jean-Louis Borloo, dont le nom est souvent cité comme un successeur possible de François Fillon à Matignon, explique aimer « les missions difficiles », dans un entretien à paraître dans le Figaro Magazine.

« La démocratie n’est pas un jeu de pronostics », explique le ministre de l’Environnement à propos de l’hypothèse de sa nomination à Matignon lors du prochain remaniement.

« Le Président a annoncé une nouvelle étape. C’est lui qui choisit les hommes et les femmes qu’il estime être le plus en harmonie avec lui et capables de mettre en place cette nouvelle étape en s’appuyant sur les réformes conduites avec courage depuis 2007″, dit-il.

Interrogé sur le poste qu’il pourrait occuper dans l’avenir, le ministre d’Etat lâche : « j’aime les missions difficiles ».

Il décline ensuite ses réalisations passées à Valenciennes et au ministère de l’Environnement. « A chaque étape, cela a été le résultat d’une méthode, concertation, mobilisation de toutes les énergies, et le travail de toute une équipe », fait-il valoir en soignant son profil de premier ministrable.

Questionné sur la nouvelle étape annoncée par le président Sarkozy après le remaniement de l’automne, le président du Parti radical explique que « le cap doit être mis sur l’accentuation de la compétitivité et l’emploi, notamment des jeunes ».

« Croissance et cohésion sociale sont donc les priorités, ainsi bien entendu que le déficit des comptes publics, auquel il faut s’atteler avec la plus grande fermeté. Tous nos référents économiques et sociaux sont à réinventer », résume-t-il.

« C’est un sujet technique, puisqu’aucune organisation humaine ne peut vivre en déficit permanent. Mais c’est aussi un sujet moral : peut-on laisser aux générations suivantes des dettes gigantesques ? Ce n’est pas concevable », dit-il.

Plaidant au plan fiscal, pour « une convergence de la fiscalité du travail et des revenus financiers », M. Borloo ne se prononce pas en revanche sur la question de la suppression du bouclier fiscal et de l’ISF. Je réserve (mes idées) au Président », dit-il.



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