GB: Areva va mener des études sur l’implantation de 2 EPR pour EON et RWE

PARIS – Le groupe nucléaire français Areva va réaliser des études de faisabilité sur la construction de deux réacteurs EPR au Royaume-Uni pour le compte d’Horizon Nuclear Power, coentreprise formée par les groupes allemands d’électricité EON et RWE, selon un communiqué.

Cette étude portera sur le site de Wylfa, situé sur l’île d’Anglesey au Pays de Galles (ouest), précise le communiqué.

Horizon Nuclear Power entend construire deux centrales nucléaires d’une capacité totale de plus de 6.000 mégawatts au Royaume-Uni. Outre Wylfa, une deuxième centrale suivra à Oldbury-on-Severn dans le Gloucestershire (sud-ouest de l’Angleterre).

La coentreprise n’a pas encore décidé quelle technologie elle choisirait entre l’EPR du français Areva ou l’AP1000 de l’américain Westinghouse (filiale de Toshiba). Une décision est attendue d’ici à la fin de l’année.

Ces deux réacteurs de 3e génération sont actuellement en cours de pré-certification par les autorités de sûreté britanniques dans le cadre du Generic Design Assessment (GDA).

« Nous sommes ravis de l’attribution de ce contrat d’études par Horizon qui conforte notre objectif de construire une flotte de réacteurs EPR au Royaume-Uni », a déclaré Jean-Jacques Gautrot, président d’Areva au Royaume-Uni, cité par le communiqué.

Le gouvernement britannique a autorisé en 2008 la construction de nouvelles centrales nucléaires pour développer la part de l’énergie issue de l’atome, alors que moins d’un cinquième de l’électricité vient du nucléaire dans ce pays contre près de 80% en France.

L’énergie nucléaire britannique est produite par une dizaine de centrales datant des années 1960 et 1970. D’où la volonté du gouvernement britannique de préparer dès maintenant leur remplacement.

E.ON

AREVA

BRITISH ENERGY

EDF



Premier bilan pour le LHC à l’ICHEP 2010

L’International Conference on High Energy Physics, ou conférence internationale sur la physique des hautes énergies, l’ICHEP, vient de se terminer et a été l’occasion de faire un premier bilan des résultats du LHC. Comme prévu, pas encore de nouvelle physique mais la vitesse à laquelle les physiciens ont retrouvé les particules du modèle standard a été sans précédent.

 

Comme nous l’avait déjà prédit, deux physiciens travaillant au LHC, Jessica Leveque et Alexandre Zabi, les détecteurs Alice, Atlas, CMS et LHCb, n’ont pas encore découvert de nouvelles particules et encore moins des signes de l’existence du boson de Higgs. Bien que la luminosité du LHC ait été multipliée par plus de mille en quelques mois, c’est encore trop peu pour espérer créer de telles particules. Comme prévu, il n’y a pas encore eu un nombre suffisant de collisions pour avoir la chance d’en produire quelques-unes qui soient détectables.

 

Les physiciens sont cependant enthousiastes devant la performance des détecteurs et la rapidité avec laquelle les moyens de calculs informatiques de la Grille leur permettent de redécouvrir, en quelques jours seulement, des particules qui nécessitaient autrefois de nombreux mois d’analyses des données. Les chercheurs ont ainsi observé dans Atlas et CMS des bosons W et Z associés à l’interaction électrofaible décrite par le modèle standard, comme ils l’ont expliqué lors des séminaires de l’ICHEP 2010.

 

Premier bilan pour le LHC à l'ICHEP 2010 dans La une RTEmagicC_lhc_ichep_2010_CMS_Collaboration__txdam15321_3c0a50pt-loupe dans La une
La production d’un boson W dans CMS, révélée par sa désintégration en un électron (trace bleue) et un neutrino invisible (flèche). Crédit : Collaboration CMS-Cern

 

En réalité, ils ont même fait mieux que cela. Les collisions produisant ces bosons se réalisent à des énergies de 7 TeV jamais atteintes auparavant. De telles valeurs rapprochant des conditions du Big Bang, les chercheurs ont pu tester le modèle de Glashow-Salam-Weinberg dans une région encore inconnue. Sans surprise, les résultats ont été conformes aux prédictions du modèle standard, déjà vérifiées au LEP à des énergies plus basses et avec grande précision.

 

Le quark top, jusqu’ici uniquement observé et mesuré dans les expériences du Fermilab, a aussi été retrouvé dans le détecteur CMS. Connaître la masse du quark top et celle du boson W pose des contraintes sur la masse du boson de Higgs.

 

Si de la nouvelle physique n’a pas encore pointé le bout de son nez, son absence est déjà, malgré la relative faible luminosité du LHC, une indication sur ce qu’elle n’est pas… En effet, certaines théories, comme la compositeness, font intervenir ce qu’on appelle des préons, c’est-à-dire des particules plus élémentaires que les quarks et les leptons. De la même manière que les différents éléments chimiques sont composés de nucléons et d’électrons, des états liés d’un petit nombre de préons pourraient expliquer les différents quarks, les masses des neutrinos et pourquoi électron, muon et tauon sont des cousins proches.

 

RTEmagicC_lhc_ichep_2010_2_CMS_Collaboration___txdam15319_f62959pt-loupe
Un candidat à la production d’une paire de quarks top dans CMS, les deux quarks top se désintégrant en un W et un quark b, et les deux W se désintégrant en un muon et un neutrino. Il en résulte 2 muons (traces rouges), 2 jets identifiés comme des jets de quarks b, et de l’énergie manquante (à cause des neutrinos qui s’échappent). Crédit : Collaboration CMS-Cern

 

De la même manière que la masse d’un atome change lorsqu’il est dans un état d’énergie excité, un quark, s’il était composé de préons, pourrait apparaître très lourd avec différents états de masse dans les expériences. Cela n’a pas été le cas au LHC où les détecteurs ont exclu une masse inférieure à 1,26 TeV pour un quark lourd.

 

Les modèles de préons sont plutôt passés de mode aujourd’hui. Mais on pourrait avoir des surprises avec le LHC. C’est pourquoi il est bon que de telles recherches se poursuivent. Pendant quelque temps, des modèles, comme celui des rishons de Haim Harari, ont eu leur heure de gloire. Deux rishons de spin demi-entier, comme les quarks, suffisaient pour générer quarks et leptons sous forme de triplets de particules ou d’antiparticules.

 

RTEmagicC_lhc_ichep_2010_LHCb_Collaboration__txdam15323_6e08dbpt-loupe
La désintégration d’un boson Z produisant deux muons (lignes blanches épaisses) à l’expérience LHCb. Les marques vertes montrent les points où les particules traversent les chambres à muons. Crédit : Collaboration LHCb-Cern

 

Quatre mois d’expériences pour retrouver quarante ans de physique

 

Du côté du détecteur LHCb, en plus de voir des désintégrations de boson Z, les chercheurs ont observé plusieurs désintégrations rares de mésons B, des hadrons contenant un quark b. Dans les mois qui suivent, les physiciens de cette expérience s’attendent donc à pouvoir explorer la physique de la violation CP se manifestant dans ces désintégrations.

 

L’étude de cette violation éclairera peut-être l’énigme de l’antimatière cosmologique. Dans l’immédiat, elle permettra de confirmer ou de réfuter les résultats inattendus concernant la différence de comportement entre matière et antimatière que croient détecter les expériences du Tevatron.

 

RTEmagicC_lhc_ichep_2010_Despina_Chatzifotiadou_txdam15322_7988f5pt-loupe
Les traces de particules jaillissent du cœur de l’expérience Alice, résultant de l’une des premières collisions à une énergie totale de 7 TeV. Crédit : Despina Chatzifotiadou-Cern

 

Bizarrement, les mesures réalisées par l’expérience Alice du nombre de particules chargées produites par les collisions de protons à 7 TeV ne correspondent pas aux prédictions des modèles théoriques. Les premiers résultats à plus basses énergies (0,9 TeV) étaient bien compatibles avec des mesures déjà effectuées au Cern mais surtout au Tevatron. Mais à des énergies de 2,36 et 7 TeV la production est plus importante que prévue. Le plus probable est qu’il s’agit d’un défaut des simulations sur ordinateur du comportement du détecteur.

 

Pendant quelque temps encore, les chercheurs du Cern vont continuer à tester le comportement de leurs détecteurs afin de vérifier qu’ils peuvent retrouver sans déformation les signaux laissés par les particules du modèle standard. Pour le moment 4 mois ont suffi pour retrouver 40 ans de physique des hautes énergies !

 

La vraie chasse à de la nouvelle physique ne devrait pas tarder et elle peut être suivie quasiment en direct.



SUEZ ENVIRONNEMENT : Résultat S1 a plus que doublé, prévisions 2010 relevées

PARIS (Dow Jones)–Le groupe de services aux collectivités Suez Environnement SA a annoncé mercredi que son résultat net avait plus que doublé au premier semestre 2010, grâce à l’acquisition d’Agbar en Espagne, à des mesures d’économies et à la croissance des volumes sous l’effet d’un rebond de la production industrielle.

 

Le groupe a par ailleurs relevé ses perspectives de chiffre d’affaires et d’excédent brut d’exploitation pour l’ensemble de l’exercice, grâce à sa solide performance semestrielle et à l’intégration plus rapide que prévue d’Agbar, acquis en octobre 2009, a déclaré le directeur général de Suez Environnement Jean-Louis Chaussade lors d’une conférence téléphonique.

 

A 10h16, l’action Suez Environnement reculait de 0,2% pour s’établir à 15,15 euros, tandis que l’indice CAC 40 perdait 0,62%. Peu après l’ouverture, le titre gagnait jusqu’à 2,9%.

 

Le résultat net du semestre clos le 30 juin est ressorti à 386 millions d’euros, contre 176 millions d’euros un an plus tôt. La prévision moyenne des sept analystes interrogés par Dow Jones Newswires était de 210,2 millions d’euros. Le bénéfice net par action s’est établi à 0,79 euro, contre 0,36 euro par action au premier semestre 2009.

 

Le chiffre d’affaires a crû de 12% pour s’établir à 6,6 milliards d’euros, contre 5,87 milliards d’euros un an plus tôt, tiré par toutes les divisions et notamment par les activités internationales hors Europe. Les analystes tablaient sur un chiffre d’affaires semestriel de 6,37 milliards d’euros.

 

Le chiffre d’affaires du segment Eau Europe a enregistré une hausse de 4,6% à 2,02 milliards d’euros, et celui du segment Propreté Europe, une progression de 10,2% à 2,87 milliards. Le chiffre d’affaires du segment international a crû de 28% à 1,7 milliard d’euros, l’Australie représentant désormais 5% des activités totales du groupe, a déclaré le directeur financier du groupe Jean-Marc Boursier lors d’une conférence de presse.

 

L’excédent brut d’exploitation a progressé de 9,5% à 1,04 milliard d’euros, contre 951 millions d’euros au premier semestre 2009 et 1,01 milliard d’euros anticipé par les analystes.

 

Le résultat opérationnel a augmenté de 11%, à 437 millions contre 394 millions d’euros un an plus tôt.

 

Pour l’ensemble de l’exercice 2010, le groupe a déclaré qu’il tablait désormais sur une croissance d’au moins 7% de son chiffre d’affaires à taux de change constants, et sur une hausse d’au moins 9% de l’EBE par rapport à 2009, grâce aux résultats du premier semestre supérieurs aux objectifs annuels, selon le directeur financier. Le groupe anticipait initialement une croissance du chiffre d’affaires allant jusqu’à 5%, et une progression de l’EBE allant jusqu’à 8%.

 

Suez Environnement a toutefois maintenu ses objectifs 2010 d’une génération de trésorerie disponible d’au moins 700 millions d’euros, et d’investissements nets inférieurs ou égaux à 1,3 milliard d’euros, à taux de change constants. Au premier semestre, le groupe a investi environ 911 millions d’euros.

 

Suez Environnement, détenu à 35% par GDF Suez SA , a également maintenu son plan d’optimisation des coûts de 250 millions d’euros sur la période 2010-2012. Ce plan a permis au groupe de réaliser 60 millions d’euros d’économies au premier semestre 2010.

 

La dette nette du groupe s’établissait à 8,29 milliards d’euros à fin juin, contre 6,3 milliards d’euros à fin décembre 2009, une hausse imputable à l’acquisition d’Agbar ainsi qu’à la dépréciation de l’euro face à la plupart des grandes devises pendant la crise de la dette souveraine en Europe.

 

-Géraldine Amiel, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; geraldine.amiel@dowjones.com;



Déchéance de la nationalité : Eric Besson prépare deux amendements

Le ministre de l’Immigration assure qu’une révision constitutionnelle est inutile.

Eric Besson annonce deux amendements sur la déchéance de la  nationalité française (c) Reuters Eric Besson annonce deux amendements sur la déchéance de la nationalité française (c) Reuters

 

Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, a précisé, mardi 3 août, comment le gouvernement comptait s’y prendre pour mettre en œuvre l’annonce de Nicolas Sarkozy sur la déchéance de la nationalité française. Interrogé sur Europe-1, le ministre a annoncé deux amendements législatifs. Contrairement aux observations de plusieurs juristes, qui soulignent que la réforme entre en contradiction avec la Constitution, Eric Besson a jugé qu’une réforme constitutionnelle était inutile.

 

Les amendements seront introduits dans le cadre du débat, normalement le 27 septembre, sur le texte relatif à l’immigration, l’intégration et l’accès à la nationalité, « qui, pour l’essentiel, est un texte qui transpose des directives européennes », a dit le ministre.

 

 

 

Un retour à l’avant 1998 ?

 

« Je vais déposer deux amendements gouvernementaux », a-t-il expliqué. Le premier concernera la déchéance de la nationalité: « il suffit de revenir à l’Etat de droit qui prévalait jusqu’en 1998: en clair, étaient passibles de déchéance de la nationalité française toutes celles et tous ceux qui avaient commis des crimes, passibles de plus de cinq ans de prison, et qui l’avaient fait dans un délai de dix ans après l’acquisition de la nationalité », selon le ministre de l’Immigration.

 

« On pouvait prononcer la déchéance, ça s’applique à ce qu’a dit le président de la République. On pourrait éventuellement l’élargir, les tentatives de crime ou les crimes contre les policiers, les gendarmes ou les personnes investies d’une autorité publique me paraissent incluses dans cette première définition. Mais pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, on pourrait l’ajouter, vous voyez, c’est relativement simple, il suffit de revenir à l’Etat de droit de 98, ça n’est pas anticonstitutionnel ».

 

Mais ce retour en arrière pourrait ne pas être aussi facile à mettre en œuvre. Dans une interview au Monde de mardi, l’historien Patrick Weil, spécialiste de l’immigration, souligne que la France a signé « sous Lionel Jospin la convention du Conseil de l’Europe qui ne permet pas de déchéance pour des motifs de droit pénal général. Cette convention la limite aux actes portant atteinte à l’intérêt majeur de l’Etat, en cas de guerre, de terrorisme ou de trahison ». Patrick Weil note toutefois que cette convention a été signée, mais pas ratifiée. « Le Conseil constitutionnel aura à juger d’un éventuel retour en arrière », estime-t-il.

 

 

 

Recourir aux « décrets d’opposition »

 

« Le deuxième amendement toucherait, lui, alors les enfants de la deuxième génération, nés en France », a dit Eric Besson ajoutant: « Le président de la République a dit quoi, qu’un jeune délinquant, multirécidiviste, ne devait pas automatiquement accéder à la nationalité française ».

 

Or selon lui, « ça existe » déjà. En effet aujourd’hui « quand il y a automaticité, ça n’empêche pas qu’il y ait possibilité de ce qu’on appelle des décrets d’opposition« .

 

Lui-même depuis qu’il est ministre « en charge de ces questions », a « contresigné avec le Premier ministre plusieurs décrets » qu’il lui a proposés, interdisant la nationalité française par le mariage, à des ressortissants étrangers, qui avaient eu des attitudes répréhensibles au regard de nos valeurs, en clair, qui imposaient le voile intégral à leur femme, qui leur interdisaient de parler à d’autres personnes ou de serrer la main de fonctionnaires qui n’étaient pas des femmes, etc. »

 

Dans le nouveau cas envisagé, le ministre a estimé qu’on peut « faire exactement la même chose » sans être « obligé de changer ni la Constitution ni nos textes en vigueur ».

 

Eric Besson n’a pas fait allusion à la proposition de Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur (UMP), qui souhaite étendre la déchéance de la nationalité aux responsables d’excision ou aux polygames.

 

 

 

« Un retour aux sources, aux fondamentaux républicains »

 

Par ailleurs, Eric Besson s’est dit « choqué » d’entendre Martine Aubry qualifier d’ »antirépublicain » le discours de Nicolas Sarkozy. Le président a opéré « un retour aux sources, aux fondamentaux républicains, au contraire », a estimé le ministre. « Ce qu’a voulu surtout le président de la république c’est rétablir l’autorité de l’Etat et les principes républicains », a-t-il insisté.

 

Lors de la campagne présidentielle de 2007, alors qu’il était encore membre du Parti socialiste, Eric Besson avait publié un ouvrage, titré « Les inquiétantes ruptures de Monsieur Sarkozy ». Il y qualifiait Nicolas Sarkozy de « ministre de l’Intérieur survolté mais peu efficace » qui parfois « enfile la combinaison d’un Le Pen », et qui « ne croit pas au modèle républicain d’intégration » qu’il veut au contraire « démanteler ».

 

 

 

(Nouvelobs.com avec AFP)



123 082 nouveaux emplois sur les 7 derniers jours

jobsearchindeedfrfr.png



1234

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux