Vladimir Poutine croit dur comme fer en l’euro

 

SOTCHI — Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a volé au secours de l’euro en exprimant sa « confiance » en la monnaie européenne, dont il juge les difficultés « temporaires ».

« Nous faisons confiance et nous avons foi, sinon nous ne garderions pas en monnaie européenne une telle quantité de nos réserves de devises », a déclaré M. Poutine à l’AFP dans une interview réalisée lundi à Sotchi (sud) et diffusée à la veille d’un voyage de deux jours en France où il sera fortement question de relations économiques et commerciales.

Les réserves de la Banque centrale de Russie étaient composées au 1er janvier 2010 de parts à peu près égales de dollars et d’euros (44,5% et 43,8% respectivement). Moscou répète en outre régulièrement qu’il souhaite que le billet vert ne soit pas la seule monnaie de réserve internationale au monde.

Cette confiance reste de mise en dépit de la tempête qui souffle en Europe sur les économies et les marchés, a déclaré le chef du gouvernement.

« Nous ne comptons pas changer notre rapport à l’euro en tant que monnaie de réserve », a-t-il assuré.

L’ancien maître du Kremlin, qui a cédé le fauteuil de président à Dmitri Medvedev en 2008 mais reste l’homme fort du pays, considère qu’il n’y a pas d’ »explication objective » à la baisse de la monnaie européenne et parie que la casse sera limitée.

« Oui, il y a quelques difficultés, mais je suis sûr qu’elles sont temporaires », a-t-il estimé.

L’Union européenne est de loin le premier partenaire commercial de la Russie. Celle-ci a jusqu’à présent été épargnée par les soubresauts de la crise grecque et de la chute de l’euro après une année 2009 très difficile qui avait vu son Produit intérieur brut s’effondrer de près de 8%.

« Dans l’ensemble, les fondements de l’économie européenne sont assez forts. Il y a de véritables leaders en matière de stabilité. Ce sont les économies de l’Allemagne, de la France et personne n’a intérêt à détruire l’UE. Je pense que Mme Merkel a raison : sans euro, pas d’UE. Ou alors ce sera quelque chose de différent ayant le nom d’UE », a poursuivi le Premier ministre russe.

Pour Vladimir Poutine, « les autorités économiques européennes agissent dans l’ensemble de manière absolument correcte ».

L’Europe toute entière tente de rassurer les marchés affolés par la crise de la dette avec une cure d’austérité qui s’étend à tous les pays et une surveillance plus sévère des budgets et des statistiques.

Les ministres européens des Finances ont trouvé cette semaine un accord de principe pour doter l’office européen des statistiques Eurostat de pouvoirs d’enquête élargis, avec des droits d’inspection dans les pays de l’UE afin de vérifier la fiabilité des données qu’ils fournissent sur leur dette.

L’euro est tombé ces derniers jours à son plus bas depuis quatre ans, sous 1,20 dollar.

Alors que les Européens s’interrogent de plus en plus sur leur avenir, le Premier ministre russe, ancien patron des services secrets et connu notamment pour avoir passé plusieurs années comme agent du KGB en RDA sous l’Union soviétique, a fait part de son admiration pour l’Union européenne.

« L’UE a été difficile à construire et a vu le jour grâce à la force de plusieurs générations, un processus positif pour le monde entier, son économie et sa sécurité », a-t-il indiqué.

Vladimir Poutine sera en France jeudi et vendredi. Il rencontrera son homologue François Fillon. Sa visite intervient trois mois après celle de Dmitri Medvedev.



Un nouveau transistor quantique… avec un seul atome !

Une équipe de chercheurs du Max Planck Institute of Quantum Optics (MPQ), à Garching en Allemagne, est parvenue à créer un transistor optique quantique en utilisant un seul atome à l’intérieur d’une cavité optique. C’est une pierre de plus dans la construction d’une technologie foncièrement quantique pour le traitement de l’information.

 

On date généralement à 1927 la constitution de la théorie quantique en tant qu’ensemble cohérent et complet. Ce choix est plus ou moins conventionnel car la majeure partie des éléments de la mécanique quantique étaient là avant et certaines de ses conséquences importantes, comme l’intrication quantique, ne deviendront vraiment visibles que durant les années 1930. En fait, cette date correspond au célèbre congrès Solvay qui a réuni les pères fondateurs de la théorie quantique, Einstein, Bohr, Heisenberg, Schrödinger, Born et d’autres parmi lesquels il faut citer Dirac, Pauli et de Broglie.

 

Depuis lors, la révolution quantique ne cesse de prendre de l’ampleur et on peut penser que l’on est encore loin d’en saisir toute la portée. En témoignent les multiples expériences d’optique quantique moderne cherchant à mieux cerner les conditions du passage de la physique quantique à la physique classique dans la description d’un système, et, surtout, l’essor des travaux sur l’information quantique.

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Une vidéo exceptionnelle du Congrès Solvay de 1927 prise par Irving Langmuir. Crédit : Nancy Thorndike Greenspan
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La lumière contrôle la lumière

 

Ces recherches ne sont pas indépendantes de ce que l’on appelle actuellement l’exploration du nanomonde, en particulier le domaine de la miniaturisation des composants électroniques. On a ainsi vu tout récemment un transistor quantique créé atome par atome à l’aide d’un microscope à effet tunnel.

 

Récemment, des membres du Max Planck Institute of Quantum Optics (MPQ) ont publié conjointement dans Nature un article décrivant la réalisation d’un transistor optique quantique avec un seul atome dans une cavité optique. Pour réussir cette prouesse, l’équipe a mis à profit un phénomène physique baptisé transparence induite électromagnétiquement, ou EIT (Electromagnetically Induced Transparency).

 

En général, l’EIT est observée au sein d’une population importante d’atomes dans un milieu dont la transparence peut être pilotée à l’aide d’une onde électromagnétique. Les expériences font le plus souvent intervenir deux faisceaux lasers. Le premier, plus intense, rend le milieu transparent ou non aux photons de l’autre faisceau, qui est plus faible.

 

Les auteurs de l’expérience décrite dans Nature utilisent une cavité optique transparente pour un faisceau laser faible. En y ajoutant un unique atome de rubidium, un couplage se produit avec cette cavité, qui la conduit à réfléchir la lumière du premier laser, laquelle, donc, ne passe plus.

 

Toutefois, si l’on soumet l’atome à un second faisceau laser incident selon une direction perpendiculaire à l’axe optique de la cavité, la transparence est rétablie. Le résultat est moins trivial qu’il n’en a l’air car, d’une certaine façon, tout se passe comme si de la lumière contrôlait de la lumière. Un tel phénomène non-linéaire n’est pas possible avec de la lumière seule à cause de la linéarité des équations de Maxwell. Ce genre de dispositif est donc un excellent moyen d’explorer les possibilités ouvertes par le contrôle de la lumière par la lumière, même si c’est grâce à un atome.

 

Les chercheurs n’en sont pas restés là et ont aussi testé les prédictions théoriques concernant l’ajout un par un d’atomes dans la cavité. Les résultats obtenus sont en parfait accord avec les prédictions de l’électrodynamique quantique.



Le taux de chômage reste stable au premier trimestre

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Crédits photo : Le Figaro

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit à 9,5% de la population active en France métropolitaine, et 9,9% avec l’Outre-Mer.

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2,7 millions de personnes étaient au chômage en France métropolitaine au premier trimestre 2010, soit 9,5% de la population active, a fait savoir l’Insee ce jeudi. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail* (BIT) n’augmente pas par rapport au trimestre précédent, pour la première fois depuis le deuxième trimestre de l’année 2008. C’est une bonne nouvelle, même s’il s’établit à un niveau élevé, équivalent à celui de l’année 1999.

 

Le taux d’emploi des personnes ayant entre 15 ans et 64 ans a également augmenté au premier trimestre 2010, à 63,8% de cette tranche d’âge. Mais cette augmentation, fait remarquer l’Insee, n’est due qu’à la forte augmentation des personnes embauchées en contrats à durée déterminée (CDD) ou en intérim. La part des contrats à durée indéterminée (CDI) dans l’emploi total ne cesse, en revanche, de diminuer. Le taux d’emploi des personnes en CDI s’établit, en baisse, à 49,3%.

 

 

Précarisation du marché de l’emploi

 

Malgré une stabilisation a priori rassurante du taux de chômage, «l’emploi continue donc de se précariser dans l’Hexagone», analyse Alexander Law, économiste chez Xerfi. «La remontée de l’intérim et des CDD au détriment des emplois à durée indéterminée n’est pas une bonne nouvelle. Elle constitue une plus forte incitation à l’épargne pour pouvoir parer à d’éventuels coups durs. Ce qui contribuera à affaiblir la consommation au cours des prochains mois», précise-t-il.

 

Le nombre des personnes en sous-emploi, qui travaillent à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage, s’inscrit également en forte hausse, à 6,1%. Un chiffre qui marque la progression du temps partiel subi.

 

Enfin, si le chômage en sens du BIT se stabilise, le nombre de demandeurs d’emploi recensé par Pôle Emploi a en revanche à nouveau augmenté de 0,8% au mois d’avril. Pas certain donc, que la tendance amorcée par les chiffres du BIT au premier trimestre se poursuivent à l’avenir.

 

 

Décélération du chômage des jeunes

 

Une bonne nouvelle en revanche, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 s’inscrit à la baisse au premier trimestre 2010, à 23,7% au lieu de 25,3%. Une décélération que la ministre de l’Economie Christine Lagarde a noté «avec satisfaction».

 

* Est un chômeur au sens du Bureau International du Travail une personne en âge de travailler, qui n’a pas travailler ne serait-ce qu’une heure au cours de la semaine donnée. Le chômeur doit être disponible dans les deux semaines et avoir entrepris des démarches de recherche d’emploi au cours du mois précédent.



État d’urgence pour la défense européenne

Pour l'amiral Guillaud on risque une «démission de l'Europe», qui  deviendrait spectatrice au lieu d'être actrice.
Pour l’amiral Guillaud on risque une «démission de l’Europe», qui deviendrait spectatrice au lieu d’être actrice.

Le patron des armées françaises redoute une «crise sécuritaire» sur le continent.

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En matière de défense et de sécurité, l’Europe a «le dos au précipice». Dans un discours de haute volée prononcé mercredi à l’École militaire à l’occasion du congrès annuel du Conseil économique de la défense (CED), le chef d’état-major des armées (Cema), l’amiral Édouard Guillaud, n’a pas usé de la langue de bois pour rappeler les défis qui attendent l’Europe.

 

 

Nouveau concept stratégique

 

Constat de base : «Les lignes bougent» entre l’Union européenne et les États-Unis. À Washington, la nouvelle Administration a défini une nouvelle stratégie de défense. En Europe, le traité de Lisbonne est entré en vigueur. Enfin, l’Otan est engagée dans l’élaboration d’un nouveau concept stratégique. Dans ce monde de «puissances relatives», au sein duquel l’influence se déplace peu à peu vers l’Asie, alors que des menaces nouvelles, comme la cybercriminalité, sont venues s’ajouter aux menaces traditionnelles et que se développent de nombreuses «zones grises», la relation transatlantique est à une «période charnière».

 

Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis ont retiré plus de 80% de leurs forces du Continent européen, qui n’est plus, vu de Washington, comme un «continent prioritaire». «L’Europe doit tenir compte de cette nouvelle vision américaine. Mais la question qui se pose est de savoir si les Européens vont réussir ou non à s’affirmer comme une puissance militaire», prévient l’amiral Guillaud. La question n’est pas seulement politique, elle est aussi stratégique.

 

Depuis le sommet de Saint-Malo, en 1998, la défense européenne a fait des progrès. Les opérations «Concordia» en Macédoine, «Artémis» au Congo et «Atalante» dans l’océan Indien sont autant d’étapes franchies. «Quand l’Europe veut, l’Europe peut», constate l’amiral. Mais ces progrès sont insuffisants, et ils ne peuvent masquer les divisions générées par la guerre en Afghanistan. «27 pays de l’Union européenne peuvent-ils être considérés par les États-Unis comme des partenaires fiables quand ils refusent de partager le fardeau afghan?», s’interroge le chef d’état-major. Il a aussi des inquiétudes relatives à la transformation de l’Otan. «L’Europe s’y présente en ordre dispersé. C’est un peu le combat des Horaces et des Curiaces», regrette-t-il.

 

 

Développer des synergies

 

La crise financière, une «surprise stratégique», est encore venue assombrir le tableau. Alors que plusieurs pays européens sont en train de raboter leurs budgets de défense, l’amiral Guillaud redoute qu’une «crise sécuritaire» vienne s’ajouter à la crise économique. Avec de lourdes conséquences : une relégation de la défense européenne au «soft power», la tentation d’un repli national, un risque de décrochage technologique et capacitaire… À moyen terme, on risque une «démission de l’Europe», qui deviendrait spectatrice au lieu d’être actrice. Ce n’est pas ce que veulent les États-Unis, qui préfèrent une Europe puissante à une Europe vassale. «Mais nous avons été bercés par les sirènes du court terme», regrette l’amiral Guillaud.

 

Pour autant, il n’y a pas de fatalité au déclin. Pour remonter la pente, l’Europe doit développer des synergies. «Depuis la fin des années 1980, aucun pays européen n’a les moyens de tout faire tout seul» dans le domaine militaire, rappelle le Cema. L’Europe doit remettre à plat sa stratégie et cesser d’éparpiller ses efforts. Mais il faut pour cela réunir trois volontés : «Celle des armées, qui est acquise. Celle des politiques. Et celle des opinions.»



A l’écoute des extraterrestres depuis déjà cinquante ans !

Il y a exactement un demi-siècle commençait la première tentative d’écoute d’un éventuel message extraterrestre à l’aide d’un radiotélescope : le projet Ozma. Pour cet anniversaire, Frank Drake, à l’origine de ce projet et, également, de Seti, est retourné écouter les ET à Green Bank, là même où il avait commencé.

 

En septembre 1959, la revue Nature publiait un article visionnaire de Giuseppe Cocconi, qui joua un rôle important dans la mise en route du Proton Synchrotron du Cern, et Philip Morrison, qui avait participé au projet Manhattan : Searching for Interstellar Communications.

 

Les deux physiciens tenaient le raisonnement suivant : si des civilisations extraterrestres avancées existent dans la Galaxie elles communiquent probablement entre elles ou avec leurs colonies à l’aide d’ondes radio. En considérant les longueurs d’onde les plus propices à la transmission lointaine de signaux clairs, malgré le bruit de fond radio galactique, ils avaient conclu que la bande radio la plus adaptée était celle, étroite, entourant la longueur d’onde de 21 cm.

 

De plus, cette bande correspond à une transition dite hyperfine dans l’atome d’hydrogène neutre, l’élément le plus abondant de l’Univers. C’était donc un bon moyen pour établir un standard de communication, naturellement adopté par toute civilisation développée.

 

Le jeune radioastronome Frank Drake était parvenu aux mêmes conclusions à peu près au même moment. Par chance, il était alors en poste au National Radio Astronomy Observatory (NRAO), plus précisément au fameux radiotélescope de Green Bank, parfaitement adapté pour écouter d’éventuels communications interstellaire dans la bande du désormais célèbre « trou d’eau » (en anglais waterhole). Cette bande de fréquences tient son nom du fait qu’elle s’étend d’environ 1,4 GHz (fréquence de l’hydrogène atomique H qui correspond à la longueur d’onde de 21 cm) à un peu plus de 1,6 GHz (fréquence du radical hydroxyle OH), H et OH étant les deux constituants de l’eau HOH.

 

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Une vue du radiotélescope de Green Bank. Crédit : NRAO

 

Des messages des Terriens

 

Intéressé par l’exobiologie de longue date, Drake lança le projet Ozma, du nom d’une princesse du pays d’Oz. L’écoute du ciel avec le radiotélescope de Green Bank commença le 8 avril 1960, dura un mois, s’arrêta pendant une durée équivalente avant de se terminer en juillet au bout d’un autre mois. Pendant ces deux périodes, Drake et ses collègues écoutèrent à raison de 6 heures par jour deux étoiles semblables au Soleil et situées à moins de 15 années-lumière, Tau Ceti et Epsilon Eridani. Le résultat fut négatif mais le contraire eût été étonnant et Drake ne s’arrêta pas en si bon chemin.

 

En effet, il ne tarda pas à publier la célèbre équation portant son nom, destinée à l’évaluation du nombre de civilisations avancées en état de communiquer avec nous dans le Voie lactée. Surtout, il fut à l’origine avec Carl Sagan du projet Seti (Search for Extraterrestrial Intelligence). Au cours des années 1970 il conçut, toujours avec Carl Sagan, la fameuse plaque équipant les sondes Pioneer 10 et 11, lancées en 1972 et 1973, et fut l’un des rédacteurs principaux du non moins célèbre message d’Arecibo en 1974, envoyé en direction de l’amas globulaire M31, à 21.000 années-lumière du Soleil environ.

 

Le projet Ozma date donc de 50 ans cette année et son initiateur, Frank Drake, qui est né le 28 mai 1930, est toujours actif. D’ailleurs, pour célébrer l’événement, il vient de se rendre il y a quelque temps au radiotélescope de Green Bank où il a à nouveau écouté Tau Ceti et Epsilon Eridani pendant une heure

 

Il est toujours difficile d’estimer le nombre de civilisations intelligentes dans la Voie lactée et le nombre en état de communiquer avec nous. En revanche, nous savons maintenant que les exoplanètes sont communes dans la Galaxie et on peut même les observer directement, comme ce fut le cas pour Fomalhaut b. Frank Drake ne peut s’en sentir que renforcé dans sa conviction que quelque part dans l’espace, une forme de vie intelligente attend que nous prenions contact avec elle.



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