Renault plus que jamais confiant dans le véhicule électrique

Renaut Fluence, la première voiture électrique commercialisée
Renaut Fluence, la première voiture électrique commercialisée

 

Cette fois, ça y est ! Les premières préséries électriques de Renault sont sorties des chaînes. Et plus précisément du site de Bursa, l’usine turque où est fabriquée la berline Fluence, premier modèle des quatre voitures de la future gamme zéro émission du constructeur français. La Fluence sera en pré-commande durant le Mondial de l’Auto de même que la Kangoo qui sera livrée quelques mois plus tard, la Zoé et la Twizy en 2012.

 

Comme nous l’avons constaté lors d’un premier essai, l’agrément de conduite et le silence sont au rendez-vous. Extrêmement douce et pourtant nerveuse, cette grosse berline de 1450 kg (dont 250 kg de batteries) invite à une conduite apaisée. Un vrai bonheur qui sera le principal argument commercial de ces voitures propres.

Pour le reste, beaucoup reste encore à faire, mais Renault et son partenaire Nissan se donnent les moyens de leurs ambitions. Alors que depuis la crise, leurs budgets R&D ont été revus à la baisse, ils consacrent 4 milliards d’euros au développement de leurs huit voitures électriques, et y ont détaché 2000 ingénieurs (1000 pour Nissan, 1000 pour Renault).

Côté technique, si, selon Renault, la technologie des batteries Lithium Ion est sécurisée, l’autonomie reste à améliorer. Sur ces premiers modèles de Fluence, elle ne dépasserait pas une centaine de kilomètres en utilisation urbaine. Nec, la filiale de Nissan qui fournira les packs depuis son usine japonaise de Zama assure que, d’ici la commercialisation en 2011, le problème sera résolu et que les voitures disposeront, comme annoncé, de 160 Km d’autonomie. Côté feuille de route commerciale,

 


Les économies d’échelle : la clé du succès

Le second challenge, et non des moindres, sera de résoudre l’équation économique.
Malgré la crise, et le succès grandissant de ses voitures low-cost, Renault continue d’être optimiste sur les perspectives commerciales, et industrielles, de ces voitures qui offrent, pour environ 15 000 euros, une utilisation limitée. Pariant sur la fibre environnementaliste des consommateurs, et sur le prix de l’électricité qui en réduit le coût d’usage, il table sur 40 000 ventes en France à l’horizon 2012, et sur une part de marché électrique de 10 % en 2020.

Directeur du développement commercial de Renault Véhicules Electriques, Christophe Chevreton est néanmoins réaliste : « Sans les 5000 euros de bonus de l’état , nous ne pourrions pas, comme nous voulons le faire, commercialiser nos véhicules électriques au prix du diesel. Comme c’est le cas pour la prime à la casse, nous savons que ses aides gouvernementales vont peu à peu se réduire. Pour conserver un prix de vente acceptable par le client, notre objectif est de baisser nos coûts de production proportionnellement à la réduction de ces dernières. » Pour se faire, la hausse des volumes, et les économies d’échelle, vont, à terme, aider à réduire le prix de revient unitaire. Mais pour l’instant, Renault maîtrise encore mal le prix d’achat des pièces spécifiquement liées à la traction électrique.Chasse gardée des constructeurs sur le véhicule thermique, les moteurs de ces véhicules sont, par exemple, aujourd’hui achetés à des équipementiers, comme Continental, qui conservent pour l’instant parfaitement le contrôle de ses prix de vente. Selon Benoit Bochard, porte-parole de la marque, « l’objectif serait, à moyen terme, de reprendre la main sur ces pièces stratégiques, et donc de développer, puis de fabriquer, en interne, nos propres moteurs électriques. »

Des recharges, sinon rien

Analysant les raisons de l’échec des voitures électriques dans les années 90, Renault sait également, qu’au-delà de ces progrès techniques, le décollage de la voiture propre dépendra du déploiement de l’infrastructure de recharge. Même si en Europe, 87 % des conducteurs font moins de 60 Km par jour (soit largement moins que l’autonomie offerte par une batterie), la clientèle veut pouvoir compter, « au cas où… », sur un réseau substantiel de points de recharge. Jean-Louis Borloo, le ministre de l’environnement, se veut rassurant. Selon lui, l’état et les collectivités locales seraient prêts à investir, d’ici à 2015, 250 millions d’euros dans l’installation de 75 000 prises (dont 15 000 à recharge rapide ). Il parle également de 400 000 prises et de 1,5 milliards d’euros pour 2020.

Il oublie juste de préciser que, d’ici là, il y aura eu d’inévitables remaniements ministériels, deux élections présidentielles et, éventuellement, quelques rigueurs budgétaires …



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