La consommation des ménages en produits manufacturés augmente de 1,2% en mars

L’indicateur, en hausse pour la première fois depuis le début de l’année, enregistre quand même une baisse globale de 1,9% sur l’ensemble du premier trimestre.

 

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Selon l'Insee, la consommation des ménages en produits  manufacturés a augmenté de 1,2% en mars. (AFP) Selon l’Insee, la consommation des ménages en produits manufacturés a augmenté de 1,2% en mars. (AFP)Selon l’Insee, vendredi 23 avril, les dépenses de consommation des ménages français en produits manufacturés ont enregistré une hausse de 1,2% en mars par rapport au mois précédent, mais sur l’ensemble du premier trimestre elles ont chuté de 1,9%.

Pour la première fois depuis le début de l’année, l’Institut national de la Statistique enregistre une hausse de la consommation en produits manufacturé après une baisse de 2,5% en janvier et de 1,4% en février. Représentant environ un quart de la consommation totale des ménages, elle constitue un bon indicateur de la tendance générale.

 

Un indicateur conforme aux prévisions

Conformément à ses dernières prévisions, l’Insee estimait que la consommation totale des ménages alors soutenue par des achats massifs d’automobiles au dernier trimestre 2009 (+0,9%), allait être confronté, cette année, à un net ralentissement (+0,1%) au premier trimestre et même à un recul au deuxième (-0,2%).

Dans l’entourage de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, la hausse enregistrée en mars est « cohérente avec la prévision de l’Insee qui table sur une progression de la consommation totale au 1er trimestre ». Cet indicateur prouve que « la demande des ménages continue de résister, au-delà des facteurs exceptionnels et donc temporaires du début de l’année », dont la réduction de la prime à la casse et les soldes d’hiver.

Traditionnel moteur de la croissance en France, ce fléchissement dans la consommation des produits manufacturés pourrait se traduire par une faible progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,2% au premier trimestre.

 

(Nouvelobs.com avec AFP)



La loi Nome préserve le monopole d’EDF

La France demeure le seul pays européen à fonctionner en dehors des règles communes de la concurrence sur le marché de l’électricité et le projet de loi sur une nouvelle régulation devrait maintenir la situation de quasi-monopole d’EDF au détriment des consommateurs. Le texte fait même peser la menace d’une double peine pour les clients d’EDF.

L’avant-projet de loi sur le nouveau marché de l’électricité en France peut légitimement inquiéter les consommateurs. Tous les observateurs s’accordent à reconnaître qu’il a été rédigé au seul bénéfice d’EDF d’une part et que les consommateurs seront privés des bienfaits de la concurrence d’autre part. Pourtant, les nouveaux entrants ne demandent pas l’impossible. Ils réclament, pour continuer à vivre, l’accès à une électricité d’origine nucléaire au juste prix, c’est-à-dire autour de 34 euros le mégawattheure. À ce prix-là, EDF gagnerait honorablement sa vie.

EDF affirme régulièrement qu’elle dégage des marges de profitabilité grâce au tarif bleu. Prenons en acte ! Depuis l’ouverture à la concurrence du secteur de la distribution d’électricité, les nouveaux entrants achètent à EDF l’électricité d’origine nucléaire à un prix très supérieur au coût de production (autour de 46 euros). L’électricité est ainsi le seul grand marché dans lequel le prix de gros est supérieur au prix de détail !

Si la nouvelle loi devait maintenir un système aussi profondément déséquilibré, aucune concurrence ne serait possible et EDF conserverait son pouvoir de marché et… de fait, son monopole. Dans les couloirs d’EDF, on affirme que l’ouverture à la concurrence s’est traduite, à l’étranger, par une augmentation des prix. C’est vrai sur la forme, mais faux sur le fond. L’ouverture à la concurrence chez nos voisins a coïncidé avec l’envolée du prix des hydrocarbures. Dans des pays qui produisent leur électricité dans des centrales thermiques, la hausse du prix du pétrole a lourdement impacté le prix du kilowattheure. Il en irait autrement en France où l’électricité de base est soit d’origine nucléaire, soit d’origine hydraulique. À la différence de l’Allemagne, nous disposons de l’avantage nucléaire et, par conséquent, d’une électricité moins chère. On ne peut donc concevoir une ouverture du marché sans un partage a minima de la rente nucléaire, financée grâce aux travaux du CEA, lui-même abondés par le contribuable, puis par les « usagers » d’EDF à travers les tarifs aux particuliers et aux entreprises.

Le projet actuel fait par ailleurs peser la menace d’une double peine sur les clients d’EDF. Prétextant l’impact de la crise financière, l’exposé des motifs du projet de loi offre un délai supplémentaire de cinq ans à EDF pour reconstituer les coûts de démantèlement de la totalité des tranches nucléaires. Ceux-ci ont pourtant déjà été payés par les clients dans le cadre de leurs factures passées. Il semble cependant qu’EDF a placé les sommes dédiées au démantèlement des centrales sur des marchés à risque et aurait, dans le sillage de la crise financière, perdu une partie de ces provisions ! Les consommateurs vont donc payer deux fois ces provisions…

Avec ce projet, la stratégie de blocage de l’ouverture à la concurrence semble particulièrement bien fonctionner et les consommateurs risquent d’être privés des avantages d’un marché disputé et pluraliste.

Dans le secteur de l’électricité, la France est le dernier pays européen à rester en dehors des règles communes de concurrence. Deux procédures européennes visent d’ailleurs Paris, dont une pour des aides d’État. Le 15 septembre 2009, M. Fillon s’était pourtant engagé vis-à-vis de la Commission à ouvrir le marché en juillet 2010. L’enjeu n’est pas mince. Dans le cas où la France ne tiendrait pas sa promesse, la Commission pourrait exiger des entreprises françaises qu’elles remboursent la différence entre le prix de l’électricité payé au Tartam (tarif aidé pour les entreprises) et le prix du marché de gros. On imagine les conséquences collatérales pour l’économie française ! Dès lors, on comprend mal les manoeuvres entreprises en coulisse pour vider la loi de son contenu et préserver le monopole d’EDF, au mépris des règles communautaires et de l’intérêt bien compris des consommateurs.

Deux explications peuvent hélas être avancées. D’une part, la schizophrénie de l’État, actionnaire de l’entreprise, pris en tenaille entre ses intérêts patrimoniaux et les intérêts des consommateurs dont le pouvoir d’achat est pourtant une préoccupation affichée. D’autre part, l’accord stratégique tacite entre l’Élysée et la CGT, très attachée au maintien de ses bastions dans le secteur public et qui gère le comité d’entreprise d’EDF (représentant une cagnotte de 400 millions d’euros) depuis la Libération. Si tel est le cas, à qui profiterait cet axe Thibault-Sarkozy ? Certainement pas aux classes moyennes françaises qui ont porté le candidat Sarkozy à l’Élysée mais plutôt aux amis de M. Thibault et aux électriciens qui vont bénéficier cette année d’une augmentation de salaire de plus de 4%. Reste à savoir si M. Sarkozy pourra compter sur eux en 2012 ?

Pascal Perri, économiste et auteur de « EDF, les dessous du scandale », éditions JC Lattès



Conductrice voilée verbalisée: Hortefeux écrit à Besson

Vendredi, la conductrice a donné une conférence de presse, où elle  affirmait éprouver un «sentiment d'injustice» pour avoir reçu une  amende de 22 euros pour avoir conduit avec un niqab.
Vendredi, la conductrice a donné une conférence de presse, où elle affirmait éprouver un «sentiment d’injustice» pour avoir reçu une amende de 22 euros pour avoir conduit avec un niqab. Crédits photo : AFP

Conductrice voilée verbalisée: Hortefeux écrit à Besson coeur-

L’affaire du voile rebondit place Beauvau. Réagissant à la verbalisation le 2 avril, à Nantes, par la police, d’une femme de 31 ans, parce qu’elle conduisait en portant un voile intégral, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a écrit vendredi à son collègue à l’Immigration, Eric Besson. Dans ce courrier, auquel a eu accès Le Figaro, il lui révèle que, selon ses informations, l’époux de cette femme «appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh et vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait eu douze enfants. Au demeurant, chacune de ces femmes bénéficierait de l’allocation de parent isolé.»

 

L’hôte de la place Beauvau poursuit : «J’ajoute, en outre, que ces quatre femmes porteraient le voile intégral.» Et le ministre de conclure : «J’ai demandé au préfet de la Loire-Atlantique de faire, sans délai, toutes les diligences utiles, auprès du parquet et des services sociaux, pour réprimer, le cas échéant, les faits de polygamie et de fraude aux aides sociales qui ont été signalées. Je vous serais très reconnaissant, en outre, de bien vouloir faire étudier les conditions dans lesquelles, si ces faits étaient confirmés, l’intéressé (NDLR : l’époux) pourrait être déchu de la nationalité française». Vendredi, la conductrice avait donné une conférence de presse, où elle affirmait éprouver un «sentiment d’injustice» pour avoir reçu une amende de 22 euros par un motard de la police qui estimait que porter un voile intégral au volant affecte la vigilance du conducteur.



L’énigme de la surfusion en passe d’être résolue ?

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

Bien que découvert par Fahrenheit en 1724, le phénomène de surfusion, illustré par de l’eau qui reste liquide au-dessous de 0°C, n’est pas très bien compris. Des chercheurs du CEA, CNRS et de l’installation européenne de rayonnement synchrotron (ESRF) viennent de montrer que le phénomène est bien relié à l’impossibilité de paver l’espace périodiquement avec un type de solide régulier…

 

La découverte que vient de faire un groupe de chercheurs utilisant les faisceaux de rayons X fournis par l’installation européenne de rayonnement synchrotron (ESRF) est fortuite. Ils étaient occupés à comprendre les processus de croissance de nanofils semi-conducteurs, prometteurs pour la nano-électronique, lorsqu’ils se sont rendu compte qu’un alliage d’or et de silicium utilisé pour les expériences ne cristallisait pas à la température attendue, mais en dessous.

 

Le phénomène leur a rappelé celui de la surfusion qui se produit lorsqu’un liquide suffisamment pur est refroidi rapidement en dessous de son point de congélation. L’absence de germe de nucléation rend alors malaisé la formation de glace mais comme on peut en faire l’expérience avec une bouteille d’eau refroidie au congélateur, le moindre choc ou le contact avec de la glace provoque la transition de phase conduisant à la solidification du liquide.

 

Le même phénomène oblige les avions volant à haute altitude à posséder un système de dégivrage. En effet, les gouttes d’eau très pure des nuages dont la température est négative se transforment brutalement en cristaux de glace au contact des parois de l’avion. Le phénomène est particulièrement dangereux car même une mince couche de glace sur des ailes modifie les caractéristiques de l’écoulement de l’air et diminue leur portance. Un décrochage peut donc survenir. De plus, les verrières peuvent aussi se couvrir de givre.

 

Comme les solides platoniciens du verre

 

Intéressés par la possibilité de produire des structures semi-conductrices à des températures de croissance faibles, les chercheurs ont donc entrepris de mieux comprendre le phénomène. Pour cela, ils ont testé la théorie voulant que tout comme le verre reste liquide du fait de l’apparition d’assemblages d’atomes formant des solides platoniciens, il devait se former dans un liquide en surfusion de telles structures.

 

On sait en effet que dans le plan et dans l’espace, il est impossible de former des pavages réguliers avec des structures possédant une symétrie d’ordre 5, c’est-à-dire des pentagones dans le plan et des icosaédres dans l’espace (notons tout de même que des pavages quasi-périodiques, comme les célèbres pavages de Penrose sont possibles dans le plan). Un cristal ne peut donc pas exister si des agrégats d’atomes avec des structures de ce type apparaissent dans le liquide.

 

La présence de ces structures pouvait être mise en évidence à l’aide des rayons X produits à l’ESRF et c’est bien ce que les chercheurs ont fait comme ils l’expliquent dans un article de Nature. L’hypothèse que dans d’autres liquides en état de surfusion, le même mécanisme d’obstruction à la formation d’un réseau cristallin est à l’oeuvre en sort donc renforcée.

Une gouttelette d'un alliage liquide de  silicium et d'or sur un substrat de silicium reste liquide même à une  température de 300°C inférieure à celle de solidification de l'alliage  en raison de la présence à sa surface d'agrégats pentagonaux d'atomes.  Crédit : M. Collignon-ESRFL'énigme de la surfusion en passe d'être résolue ? pt-loupe
Une gouttelette d’un alliage liquide de silicium et d’or sur un substrat de silicium reste liquide même à une température de 300°C inférieure à celle de solidification de l’alliage en raison de la présence à sa surface d’agrégats pentagonaux d’atomes. Crédit : M. Collignon-ESRF



« Le stratagème de Facebook pour s’emparer d’Internet »

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG du réseau social a annoncé de nouvelles technologies qui renforceraient le contrôle des données personnelles. > Cet article a été publié sur le site de l’hebdomadaire américain le 22 avril.

Mark Zuckerberg doit lire Newsweek. Depuis des mois, ce blog réclame qu’il rende public le graphe social — les données collectées par Facebook décrivant notre réseau d’amis, nos goûts et autres — et le partage avec le reste du monde. En février déjà, nous écrivions : « si la concurrence stimule effectivement l’innovation, les systèmes fermés la tuent… Personne aujourd’hui n’est en position de disputer à Facebook son efficacité à exploiter le graphe social, car il est le seul à en détenir la clé, et pour l’heure, nous sommes tous enfermés à l’intérieur ».

Facebook a toujours la clé, mais hier, il a soudain ouvert les portes en grand. Lors de la conférence annuelle des développeurs indépendants, Zuckerberg, CEO de la firme, a pris la parole pour annoncer des nouvelles technologies à même de changer la donne. La première est un bouton « j’aime » à l’échelle du web. À présent, quel que soit le site que l’on aura visité, de CNN à IMDb, on pourra indiquer que l’on a « aimé » tel ou tel petit bout de contenu qu’on y a trouvé. La connexion est automatiquement et intelligemment intégrée dans son profil Facebook — si vous avez aimé Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Facebook comprend qu’il s’agit d’un film, et l’ajoute automatiquement à votre liste de films favoris. Voici donc Facebook le coucou et son petit nid bien rempli, qui va ramasser la moindre bribe d’information concernant ses utilisateurs, quel que soit sa provenance sur le web.

 

La deuxième technologie, la plus importante, c’est le « graphe ouvert ». Pour la première fois, les développeurs indépendants pourront disposer d’un aperçu du graphe social de Facebook, et l’utiliser sur leurs propres sites. En pratique, cela signifie que, si vous vous rendez sur le site de CNN, CNN peut vous afficher une liste d’articles que vos amis ont indiqué avoir « aimé » — même si vous n’avez jamais mis les pieds auparavant sur le site, et encore moins créé un compte et vous y être enregistré.

 

La portée de cette annonce dépasse largement tout ce qui a pu arriver sur le web depuis très, très longtemps. L’information a été abondamment commentée. Sur le blog TechCrunch, un post titrait : « On dirait que Facebook vient de prendre le contrôle de l’internet« . Chez Slate, le journaliste spécialisé technologie Farhad Manjoo déclarait pour sa part « Facebook va tout bonnement prendre la place du web ».

 

Les implications sont énormes et Twitter, entre autre, a des soucis à se faire. Au cours de sa présentation, Zuckerberg s’est montré relativement critique à l’égard du service de micromessagerie et du « flux » incessant de tweets : « Le flux est éphémère. On poste quelque chose dans le flux, il y restera quelques heures, un certain nombre de gens pourront le lire, puis pour ainsi dire il disparaît. Quant aux services qui consomment ce flux, ils n’établissent pas réellement de connexion entre vous et, ils ne comprennent pas réellement la relation sémantique qui existe entre vous et la connexion que vous avez établie ».

 

Facebook va à présent constituer et stocker cette « relation sémantique », chose aussi séduisante que terrifiante. Les informaticiens envisagent depuis longtemps un Web 3.0, un Internet plus intelligent et qui comprend la différence entre objets, individus, lieux, animaux, etc. En d’autres mots, ordinateurs et serveurs devraient savoir que Eternal Sunshine of the Spotless Mind est un objet, qu’il s’agit d’ailleurs d’un film, et plus précisément d’un film de Michel Gondry, qui est une personne. Aujourd’hui, quand un ordinateur voit les mots « Michel Gondry », il ne voit que des lettres, quelconques, dépourvues de toute signification. Facebook veut tout changer – et c’est très bien. Mais la firme veut également être propriétaire de cette information — ce qui est inquiétant. Comme le dit Dave Winer, gourou du web, « Facebook a l’intention d’être le fournisseur d’identité du web. Une entreprise ? Impossible… Bill Gates lui-même n’a pas eu l’audace de le proposer ». Gates n’a peut-être pas osé, mais de toute évidence, Zuckerberg oui.

 

 

 

Par Barrett Sheridan

 

Traduction française de David Korn



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