Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sur la voie d’un accord pour aider la Grèce

 

Brxuelels, bureau européen

 

Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, doit annoncer, mercredi 24 mars, la tenue d’un sommet extraordinaire de la zone euro. La réunion aurait lieu jeudi 25 mars en début d’après midi, juste avant le Conseil européen prévu le jour même à Bruxelles.

Pourquoi ce sommet extraordinaire ? Il s’agit de dégager un compromis au sujet d’un plan d’aide à la Grèce et mettre fin au psychodrame que la question suscite entre l’Allemagne et ses partenaires de l’Union monétaire.

 

Mardi, Nicolas Sarkozy et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, ont demandé la tenue d’une telle rencontre. « Il s’agit de savoir quelle est la doctrine de la zone euro pour aider un pays membre en difficulté », dit-on à l’Elysée : « Le sujet concerne la zone euro; il doit être résolu au niveau de la zone euro. »

 

Y a-t-il eu des précédents ? En dépit des réserves de Mme Merkel, le sommet de la zone euro sera le deuxième en moins de deux ans.

 

En octobre 2008, Nicolas Sarkozy, alors président de l’UE, avait eu recours à ce format inédit pour fixer les contours d’un plan d’aide aux banques européennes frappées de plein fouet par la crise financière.

 

Il s’agissait déjà à l’époque de convaincre Mme Merkel d’intervenir en faveur du système bancaire, alors qu’elle s’était opposée, une semaine plus tôt, à toute action concertée.

 

Les positions des pays européens sur le dossier grec ont-elles évolué ? Français et Allemands ont rapproché leurs points de vue dans la journée de mardi.

 

La semaine dernière, Angela Merkel avait écarté toute perspective d’aide précipitée et exigé, en échange d’un éventuel soutien allemand, un mécanisme permettant d’exclure les pays les moins performants de l’Union monétaire.

 

Surtout, la chancelière allemande s’était prononcée pour l’intervention du Fonds monétaire international (FMI). Une perspective longtemps écartée par Nicolas Sarkozy, au profit d’une mobilisation des seuls pays de la zone euro.

 

Quelle forme prendrait le plan d’aide à la Grèce ? Si aucun accord définitif n’est encore scellé, les grandes lignes d’un compromis se dessinent. Le plan d’aide couplera les prêts bilatéraux accordés à la Grèce par les Etats de la zone euro, à une assistance financière du FMI.

 

Quel serait le calendrier ? Le dispositif serait, si besoin, déployé en plusieurs tranches, les premiers versements étant assurés par le seul Fonds monétaire, mais sans doute pas avant la fin avril.

 

Un tel calendrier pourrait permettre aux Etats de la zone euro de ne pas intervenir avant l’élection régionale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, le 9 mai.

 

A quelques semaines de ce scrutin difficile, Angela Merkel doit composer avec l’hostilité d’une majorité d’Allemands à tout renflouement de la Grèce.

 

Cette opposition est relayée au sein de sa coalition par le parti libéral FDP, lui-même partisan déclaré d’une intervention du FMI. « Il est difficile de demander davantage d’argent aux Allemands alors qu’ils comptent parmi les principaux contributeurs du Fonds », dit un dirigeant de cette formation.

 

Quel serait le montant de l’aide à la Grèce ? Aucun montant d’aide ne devrait être précisé cette semaine. Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, ne sera pas présent jeudi à Bruxelles.

 

L’évaluation précise des besoins de la Grèce serait réalisée dans la foulée du sommet de la zone euro par une mission conjointe de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI.

 

Les experts estiment que le mécanisme de soutien financier devrait au total atteindre une trentaine de milliards d’euros pour être crédible sur les marchés financiers, dont entre 10 et 12 milliards de la part du FMI.

Philippe Ricard



Pour qui travaille Sortir du Nucléaire ?

Rien ne va plus entre Hervé Nifenecker et Sortir du Nucléaire. Le physicien à la retraite met les antis face à leurs contradictions et demande des réponses : à force de diaboliser le nucléaire, les membres du réseau ne se font-ils pas les ennemis du climat? Pire, en raillant les défaites françaises, n’encouragent-ils le développement d’autres industries nucléaires au niveau mondial?


Pour qui travaille Sortir du Nucléaire ? securite%20nucleaire La réponse de SDN (Sortir du Nucléaire) à ma critique de leur communiqué sur la sûreté de l’EPR n’est guère surprenante. Avant d’articuler ma propre réponse à leur réponse il me semble utile de préciser quelques points.

Le premier est que SDN est, en quelque sorte, piégée par son objet : le nucléaire, quel qu’il soit, quels que soient les progrès dans sa sûreté, dans la gestion des déchets, dans son utilisation de la matière nucléaire ne peut qu’être mauvais. Cela ne se discute pas, c’est un dogme. Le nucléaire est le diable, un point c’est tout. Une telle attitude dogmatique et religieuse est imperméable à toute approche rationnelle. De plus SDN dispose de ressources confortables (un budget de 1,1 M€)  qui lui permettent de bénéficier du concours d’une équipe dirigeante salariée. La propagande anti-nucléaire  est, pour eux, la condition du maintien de leur revenu. Il faut bien être conscient de cet état de chose pour apprécier les motivations de leurs prises de position.

De mon côté, étant retraité, mes ressources ne dépendent en aucune manière de mes prises de position. Physicien des particules j’ai été amené à travailler auprès d’accélérateurs de particules, de réacteurs nucléaires et j’ai utilisé des sources radioactives. Je connais donc les dangers des rayonnements et de la radioactivité ; en même temps je sais que, moyennant le respect des règles de prévention, ces dangers sont maîtrisés et, donc, que les risques de ces activités sont faibles. Au bout du compte le nucléaire (dans ses applications civiles)  ne me fait pas particulièrement peur.

Une réflexion de plusieurs années sur les problèmes de l’énergie et le climat m’ont convaincu que nous devons choisir entre l’énergie nucléaire et les énergies issues des combustibles fossiles. En effet les énergies renouvelables ne peuvent contribuer à la production électrique que pour environ 30%, soit parce que les ressources hydroélectriques sont limitées (sauf exceptions dans des pays exceptionnellement dotés comme la Suède, la Suisse ou l’Autriche), soit parce que les éoliennes ne produisent pas en absence de vent et les centrales solaires en absence de soleil. Or les combustibles fossiles contribuent au réchauffement climatique (au niveau mondial, la production électrique est la première cause d’émission de CO2), et sont une cause importante de décès prématurés*. Alors oui, en attendant mieux, je préfère l’énergie nucléaire aux énergies fossiles. C’est le droit de SDN de faire le choix contraire, mais il faut au moins avoir le courage et l’honnêteté de le reconnaître.

Revenons à la réponse de SDN. Je me concentrerais sur l’objet du débat qui est la démarche de sûreté sur l’EPR.

Vis à vis de l’EPR la démarche d’EDF ressemble à celle d’une compagnie aérienne achetant un Airbus 380. A partir de l’offre d’AREVA concernant un  » réacteur EPR générique  » dont l’essentiel du concept a déjà été validé par les autorités de sûreté, EDF demande des dispositifs spécifiques, comme le RIP. Il est donc normal qu’EDF et AREVA procèdent à des compléments d’études de sûreté à joindre au Rapport de Sûreté qu’ils devront soumettre à l’ASN. L’insinuation que les ingénieurs d’EDF et d’AREVA se comportent comme des gamins cherchant à tricher et à cacher des informations à l’ASN est à la fois insultante et stupide. Ils n’y auraient aucun intérêt même s’ils manquaient de conscience professionnelle.

J’imagine que SDN fait allusion au passage suivant qu’on trouve dans le document de travail de 2009 :

« L’étude d’EDG pour l’EPR FA3 est donc réalisée sur la gestion principale plus les 4 cycles de la gestion de repli ce qui augmente le conservatisme global du dossier ; par contre dans le RdS présenté à l’ASN seule figurera la gestion principale.« 

Ce passage montre simplement que les ingénieurs pensent avoir trouver une solution qui leur donnerait satisfaction et qu’ils espèrent que l’ASN l’acceptera. Mais, l’ASN ayant son entière liberté de jugement, ils ne sont pas sûrs de son agrément et préparent des positions de repli. La seule chose qu’on puisse tirer de cela est que l’ASN est bien indépendante et que les ingénieurs d’EDF la prennent au sérieux.

Le document de 2009 est un document de travail qui marque un progrès par rapport à celui de 2007 en ce qui concerne la gestion du RIP par la réintroduction des barres grises. Mais le travail n’était  pas terminé pour autant. Une conclusion définitive  sera donnée avec la remise du Rapport de Sûreté. Au pire, si les solutions proposées à l’ASN ne satisfont pas cette dernière le RIP serait abandonné… sans que cela soit une catastrophe pour l’EPR de Flamanville.

SDN ne souhaite pas être entraîné dans  » un match de ping-pong sur les arguments techniques « . C’est pourtant bien  ce terrain qu’il avait choisi mais la réponse argumentée de Dominique Vignon (voir http://sauvonsleclimat.org/new/spip/IMG/pdf/Commentaires_DV-_Une_technologie_explosive.pdf) lui a sans doute montré qu’il valait mieux  ne pas insister….

Pour le reste, SDN  rabâche son discours habituel. Je relève toutefois un point qui consiste à se réjouir des difficultés rencontrées dans la construction de l’EPR en Finlande et de l‘échec commercial à Abu Dabi. Ces difficultés et cet échec ne peuvent être niés ; simplement je les regrette au lieu de m’en réjouir tout autant que je trouve scandaleuses les querelles d’ego entre les dirigeants d’EDF et d’AREVA. Les échecs de l’industrie nucléaire française ne mettront pas en cause le développement du nucléaire mondial, ils profiteront simplement à d’autres comme les Coréens (Abu Dabi),  Westinghouse (en Chine) ou les Russes (15 réacteurs vendus à l’Inde la semaine dernière).

Pour qui travaille réellement « Sortir du Nucléaire  » ? Voilà une question à laquelle on aimerait une réponse.

Autre question :  SDN nous dit que l’on ne sait pas quoi faire des déchets nucléaires. Libre à lui de le penser (je pense le contraire) mais, dans ce cas, que pense-t-il faire des déchets actuels ? Quelles techniques de surveillance et de stockage propose-t-il, alors qu’à suivre ses recommandations, il n’y aurait bientôt plus de compétence dans le domaine nucléaire ? 

*Pour la seule région parisienne on a estimé que le nombre de décès prématurés dus à l’usage des combustibles fossiles atteignait plus de 10000 par an, soit autant ou plus, en une seule année et pour la seule agglomération parisienne que les estimations du nombre de décès dus à la catastrophe de Tchernobyl sur 60 ans et l’ensemble de la population européenne



Meirieu ne veut pas du nucléaire en France

« Nous avons signé des accords très précis avec le PS en Rhône-Alpes, nous pouvons travailler sur cette base. » Lundi soir, dans l’émission Mots Croisés présentée sur France 2 par Yves Calvi, Philippe Meirieu et François Hollande sont revenus sur la possibilité d’une alliance pour les présidentielles de 2012. Malgré les déclarations d’accord, la réalité semble encore conflictuelle. La question du nucléaire reste un point de désaccord central entre les deux formations politiques.

Meirieu ne veut pas du nucléaire en France small_738dc06dfdc93088639d9204ea2eba59

 

Si depuis 2004, le Conseil Régional s’est prononcé défavorablement à l’installation d’un réacteur nucléaire dans la région Rhône Alpes, la position nationale du PS est loin d’être aussi claire. Lundi soir, sur France 2, l’ancien secrétaire général du Parti Socialiste, François Hollande, à réaffirmé sa volonté de dialoguer de tous les tabous entre les forces de gauches. Pourtant la partie n’a pas l’air gagné d’avance, car il affirme que la France ne peut pas se passer de son parc nucléaire, surtout dans un contexte de pénurie des énergies fossiles. Renforcer la sécurité des sites nucléaires et investir dans les énergies renouvelables, voilà les priorités du Parti Socialiste sur ce thème.
Phillippe Meirieu ne se situe pas dans le même registre. Il considère comme une urgence l’arrêt du nucléaire en France et préconise un investissement massif dans les énergies renouvelables, créatrices d’emplois durables. Difficile alors d’envisager un partenariat pour 2012. De plus, la question du nucléaire n’est pas le seul point de conflit entre les deux formations. D’autres thématiques comme les infrastructures et les transports sont, elles aussi, source de tension.
C’est dans doute pour cela que Phillippe Meirieu choisi de prendre du recul : « Europe Ecologie a besoin de temps pour travailler. Nous prenons la politique au sérieux, ce n’est pas un jeu d’anticipation électorale ». Prendre le temps de travailler sur les questions de fond avec ses alliés socialistes et du Front de Gauche au sein de la région Rhône-Alpes. La question d’un accord pour les élections présidentielles de 2012 ne se fera de manière efficace que dans le respect d’un processus de discussion long. « Inutile de brusquer les militants sur le terrain » a terminé Philippe Meirieu, qui visiblement a encore besoin de temps pour intégrer un paramètre indispensable de la vie politique, celui de la pirouette.



Seulement un tiers des Français (33%) souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente à la présidentielle de 2012.

Parmi les sympathisants UMP, 75% souhaitent que le chef de l’Etat brigue un second mandat, contre 21% qui y sont opposés.

58% des  Français ne souhaitent pas une candidature de Sarkozy en 2012

58% des Français ne souhaitent pas une candidature de Sarkozy en 2012 (c) Reuters

Seulement un tiers des Français (33%) souhaitent que Nicolas Sarkozy se présente à la présidentielle de 2012, selon un sondage Ipsos pour l’hebdomadaire Le Point, rendu public lundi 22 mars 2010 mars. D’après cette enquête réalisée avant le second tour des régionales, une nette majorité (58%) ne souhaite pas que le président de la République brigue un deuxième mandat. 9% ne se prononcent pas.
A la question « souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy soit candidat lors de la prochaine élection présidentielle de 2012″, 11% des sondés répondent « oui vraiment », et 22% « oui plutôt ». Ils sont 38% à répondre « non vraiment pas » et 20% « non plutôt pas ».
Parmi les sympathisants UMP, 75% d’entre eux souhaitent que le chef de l’Etat soit candidat, 21% y sont opposés (4% ne se prononcent pas).

- Enquête réalisée les 19 et 20 mars, avant le deuxième tour des élections régionales. Elle a été menée par téléphone auprès d’un échantillon de 952 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

(Nouvelobs.com)



Le Premier ministre François Fillon s’est défendu mardi de vouloir enterrer la taxe carbone, assurant dans un communiqué que le gouvernement mettrait en oeuvre cette mesure « qui constitue un engagement du Grenelle de l’environnement ».

Le Premier ministre « réaffirme que le gouvernement mettra en oeuvre la taxe carbone, qui constitue un engagement du Grenelle de l’environnement », a fait savoir mardi Matignon.

« Lors de la réunion du groupe UMP mardi matin, le Premier ministre a déclaré: ‘il faut que toutes les décisions prises en matière de développement durable soient analysées à l’aune de notre compétitivité. Cela vaut pour la taxe carbone. Nous voulons que les décisions soient prises en commun avec les autres pays européens’ », précise un communiqué de Matignon.

« C’est pourquoi, le Gouvernement va demander à la Commission européenne d’accélérer la mise au point d’une proposition en vue d’une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l’Union européenne », ajoute Matignon.

« L’idée que cette taxe carbone soit européenne ou ne soit pas est venue sur la table et nous sommes tombés d’accord avec le Premier ministre sur l’idée que la démarche devait être à l’échelle européenne et pas simplement française », avait expliqué Jean-François Copé, le président du groupe UMP, après la réunion du groupe. Il avait clairement laissé entendre que la taxe carbone n’entrerait pas en vigueur à la date prévue. « S’il n’y a pas d’accord européen avant le 1er juillet, ça se fera plus tard », avait-il dit.

Ce report à un hypothétique accord avait été perçu, entre autres par le PS, comme un enterrement de la taxe. AP



1...34567...14

brest2008terresetmersdebret... |
Commune de GODEWAERSVELDE |
syndicalisme |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LA GRIPPE PORCINE
| Kevin Long Production
| animaux