Médicaments : Leclerc va refaire campagne après l’arrêt favorable de Colmar

STRASBOURG – Le groupe de distribution Leclerc va relancer sa campagne sur le coût des médicaments déremboursés, après l’arrêt rendu mercredi en sa faveur par la cour d’appel de Colmar, a indiqué jeudi à l’AFP Michel Edouard Leclerc.

Le groupement d’achats des centres Leclerc (Galec) avait été condamné le 21 janvier à cesser une campagne de publicité qui dénonçait un prix des médicaments déremboursés qui « peut varier du simple au triple » et l’absence de « vraie concurrence » sur ce marché.

« Ce jugement, infirmé mardi en appel, était exécutoire mais on va repartir en campagne, en positionnant le débat à partir de la réalité des prix et des écarts de prix entre officines », a déclaré le patron du groupe.

Le distributeur prétend participer à un large débat d’interêt public sur un coût trop élevé de la santé. Il veut que les médicaments non remboursés puissent aussi être vendus dans ses 130 parapharmacies sous le contrôle de pharmaciens diplômés.

Trois groupements de pharmaciens, Udgpo, Univers Pharmacie et Directlabo, avaient porté plainte contre « une campagne déloyale dénigrant les pharmaciens sous le faux prétexte de défense de l’intérêt général du consommateur ». Cette campagne, lancée en novembre 2008 dans les médias, avait du s’interrompre en janvier.

M. Leclerc a estimé que « la ministre de tutelle, Roselyne Bachelot, est prise à revers (par l’arrêt) car elle s’était appuyée sur la décision du tribunal d’instance de Colmar » qui avait donné droit en janvier à la plainte des groupements.

Le même scénario s’était produit pour une campagne menée un an plus tôt qui avait été interrompue par le TGI de Colmar avant que Leclerc ne gagne en appel puis en cassation.

« Jamais un ministre ne fait évoluer son secteur contre l’avis de son secteur », a estimé M. Leclerc. « Si on a des parapharmacies c’est parce que nous avons gagné au Conseil de la concurrence devant l’Ordre des pharmaciens et si on a des stations-service Leclerc c’est parce que nous avons gagné ce droit dans les prétoires », a-t-il conclu.

Pour Daniel Buchinger, président d’Univers Pharmacie, « les pharmaciens n’ont pas dit leur dernier mot ». Il a évoqué un possible pourvoi en cassation ou la saisine d’une nouvelle juridiction par d’autres groupements de pharmaciens.

(©AFP / 31 mars 2010 17h33)



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