Areva et EDF profiteront du plan Obama de relance du nucléaire aux Etats-Unis

Barack Obama tourne la page de Three Mile Island – la centrale nucléaire de Pennsylvanie où l’accident survenu en mars 1979 avait entraîné un gel de l’atome civil pendant trente ans. Le président des Etats-Unis a annoncé, mardi 16 février, des mesures en faveur d’une source de production d’électricité nécessaire, selon lui, pour « réduire la dépendance au pétrole étranger », créer des emplois dans le pays, sauvegarder le savoir-faire nucléaire américain et respecter les engagements pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il espère que ce soutien au nucléaire, priorité affichée par l’opposition républicaine, l’aidera à faire voter au Congrès son projet de loi controversé sur le climat.

M. Obama a annoncé que l’Etat garantira à hauteur de 8 milliards de dollars (5,8 milliards d’euros) les prêts consentis au groupe d’électricité Southern Co., qui va construire deux réacteurs de technologie américaine (AP 1 000 de Westinghouse) en Géorgie. Ces garanties sont essentielles pour décider les banques à financer un secteur gourmand en capital. Dans son discours sur l’état de l’Union, le 27 janvier, il avait annoncé la construction d’« une nouvelle génération de centrales sûres et propres ». Aujourd’hui, 19 % de l’électricité est d’origine nucléaire.

Moins pronucléaire que celle de George W. Bush, son administration a pourtant décidé de tripler l’enveloppe de garanties prévue en 2005 : elle passera de 18,5 milliards à 54,5 milliards de dollars (budget 2011), garantissant les sept premiers réacteurs construits.

Quatre groupes d’électricité ont été présélectionnés pour bénéficier des 18,5 milliards initialement inscrits dans le budget fédéral. Notamment la coentreprise Unistar, associant à 50/50 l’américain Constellation Energy et EDF, qui prévoit la construction dans le Maryland d’un réacteur EPR de troisième génération développé par le français Areva. « Cette décision sur les garanties, on l’attendait depuis deux ans et on entre aujourd’hui dans le concret, se félicite Jacques Besnainou, président d’Areva aux Etats-Unis. C’est le véritable début de la renaissance du nucléaire. »

Associé à EDF, Areva veut vendre quatre EPR dans un premier temps. Il a aussi signé, fin décembre 2009, une lettre d’intention avec un consortium d’électriciens américains pour la construction d’un ou deux EPR en Californie – un projet encore incertain. « Nous avons dépensé 200 millions de dollars pour adapter le design de l’EPR aux exigences américaines. Nous sommes en pôle position pour obtenir le feu vert de la NRC, l’autorité de sûreté nucléaire américaine », souligne M. Besnainou. La NRC a indiqué qu’elle ne certifiera pas les premiers réacteurs avant la fin de 2011.

Pour Areva, qui emploie 6 000 personnes aux Etats-Unis, l’enjeu est considérable. Il va au-delà de la fourniture de réacteurs. Avec 104 unités en service, les Etats-Unis sont le premier pays nucléaire au monde. Et le plus gros marché du groupe français (hors France). Areva y ouvrira une usine de gros composants (cuves, générateurs de vapeur…) en 2014 et construira une usine d’enrichissement d’uranium dans l’Idaho, avec des milliers d’emplois à la clé. Un argument de poids aux Etats-Unis, qui connaissent une hausse sans précédent du chômage.

Le retour du nucléaire bute néanmoins sur la question du recyclage des combustibles usés : 60 000 tonnes sont aujourd’hui entreposées dans les « piscines » des centrales. Dans les années 1970, Washington a en effet refusé – par crainte de la prolifération – le « cycle fermé » choisi par la France. Il permet de fabriquer du combustible à partir de celui qui a été brûlé dans les centrales. M. Obama avance par étapes, conscient qu’une partie de l’opinion – surtout démocrate – restera hostile au nucléaire tant que le problème de la gestion des « déchets » ne sera pas réglé. Il a créé une commission sur « l’avenir nucléaire des Etats-Unis », qui devra « passer en revue toutes les possibilités pour stocker et retraiter les combustibles usés et les déchets nucléaires civils et militaires ».

Jean-Michel Bezat



En bref : l’éco-innovation représente 37% des brevets français

Par Grégoire Macqueron, Futura-Sciences var addthis_pub= »futurasci »; var addthis_language = « fr »; var addthis_header_color = « #ffffff »; var addthis_header_background = « #000000″; var addthis_options = ‘facebook, email, twitter, favorites, digg, delicious, myspace, google, live, technorati, linkedin, more’; var addthis_localize = { email_caption: « Email », more: « autres… », email: « Email »}; Bookmark and Share

 

Plus d’un tiers des brevets déposés en France en 2009 concernent l’éco-innovation. Dans la course aux éco-technologies, la dépollution, la production et les économies d’énergie sont les grands favoris. Mais ce sont les transports qui raflent la mise.

 

Selon le rapport de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), la part importante de ces innovations (37% des brevets) traduit les objectifs du Grenelle de l’Environnement de réduire l’empreinte écologique des activités humaines.

 

Les technologies brevetées concernent en effet la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie, renouvelable notamment et la réduction de l’intensité énergétique, c’est-à-dire de la quantité d’énergie utilisée par unité de produit intérieur brut (PIB). L’innovation en matière de dépollution est aussi en croissance en France, contrairement à la plupart des autres pays. La part des brevets liés à ces domaines a doublé depuis 2000, pour atteindre 15% en 2009.

 

Des brevets pour les transports de demain

 

Parmi les spécificités de cette moisson de brevets, on peut remarquer que les transports (automobile et aviation) sont concernés par 62% d’entre eux alors qu’ils ne représentent que 34% des émissions de CO2. Ceci peut s’expliquer par les efforts déjà réalisés dans l’industrie et la production d’énergie, mais qui restent à réaliser dans ce secteur.

 

Autre constatation, les technologies des pompes à chaleur (PAC) sont en régression tandis que celles de l’éolien et du solaire se développent. Cependant, peu de brevets sur les énergies alternatives sont effectivement utilisés.

 

Enfin, dans les technologies de la dépollution, qui semblent être une spécialité française, c’est le traitement de l’air qui tire son épingle du jeu, au contraire de la dépollution des sols.



Aircruise, navire aérien pour croisières de luxe

C’est un dirigeable. Il peut embarquer une centaine de personnes installées dans un hôtel luxueux pour une croisière aérienne au-dessus des nuages. Bien sûr il n’existe pas. Enfin pas encore. Un cabinet de design l’a présenté, en partenariat avec un poids lourd, le coréen Samsung C&T. Le concept, cependant, reste très flou.

 

Les images sont superbes et peuvent faire rêver. Elles viennent d’être présentées par le cabinet de design britannique SeymourPowell et montrent Aircruise. Pour cet énième retour du dirigeable, les créateurs ont voulu à peu près tout réinventer et imaginent un créneau original : la croisière aérienne de luxe.

 

Aircruise se présente comme un engin plutôt vertical, en forme de losange lorsqu’il est vu de côté et de fuseau vu de face. Il est semble-t-il constitué de deux enveloppes pointues, formant comme deux pétales d’une fleur qui ne serait pas encore ouverte. La partie inférieure, effilée vers le bas, renferme la zone de vie.

 

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L’Aircruise atterrit, ou plutôt vient se fixer sur un mât d’amarrage. (Cliquer sur l’image pour l’agrandir.) © SeymourPowell/Samsung C&T

 

Pour le reste, il faut se fier aux images ou aux quelques précisions données çà et là. L’engin mesurerait plus de 260 mètres de hauteur, pourrait emporter 396 tonnes et contiendrait « 330.000 mètres cubes de gaz » (contre 200.000 pour le Zeppelin LZ129 Hindenburg, inauguré en 1936 et spectaculairement crashé en 1937), ce qui en ferait le plus gros aéronef jamais construit.

 

Image de prévisualisation YouTube
Le projet est, on le comprend, très incertain. Mais rien n’empêche de s’offrir avec cette vidéo cinq minutes d’évasion. Respirez bien. Devenez zen. Lancez la vidéo et imaginez-vous en 2050, doté d’un compte en banque plantureux et dans un monde où tout va bien. © SeymourPowell/Samsung C&T

 

Aux ingénieurs futurs de résoudre quelques détails techniques…

 

Mais faut-il vraiment chercher les précisions techniques ? Les auteurs du projet veulent emplir l’enveloppe d’hydrogène, plus léger que l’hélium mais déraisonnablement inflammable et abandonné depuis la destruction par incendie du Hindenburg.

 

L’hydrogène servirait aussi à produire de l’électricité grâce à une pile à combustible alimentant un ou des moteurs électriques, dont rien n’est dit. L’appareil pourrait grimper à 12.000 pieds, soit 4.000 mètres environ, ce qui est beaucoup, d’autant que le projet ne mentionne pas de pressurisation.

 

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Le pont-promenade, apparemment ouvert sur l’extérieur, en tout cas difficile à pressuriser… © SeymourPowell/Samsung C&T

 

A l’intérieur, l’engin est un palace volant pour une centaine de passagers, avec chambres luxueuses, vue sur les nuages et ponts de promenade. Il n’est pas un moyen de transport, sa vitesse de 140 km/h ramenant aux balbutiements de l’aviation de ligne. Aircruise est bien un paquebot volant pour croisières aériennes.

 

L’idée peut faire sourire mais elle a visiblement séduit Samsung C&T (Construction and Trading), une entreprise coréenne de grande taille qui fut le principal intervenant dans la construction de la Burj Dubai (ou Burj Khalifa), la plus haute du tour du monde qui vient d’être inaugurée. Après tout, le marché de la croisière de luxe se porte très bien…



Cinquantenaire des premiers essais nucléaires : place aux victimes

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences var addthis_pub= »futurasci »; var addthis_language = « fr »; var addthis_header_color = « #ffffff »; var addthis_header_background = « #000000″; var addthis_options = ‘facebook, email, twitter, favorites, digg, delicious, myspace, google, live, technorati, linkedin, more’; var addthis_localize = { email_caption: « Email », more: « autres… », email: « Email »}; Bookmark and Share

 

Il y a précisément un demi-siècle, la France entamait son ère nucléaire avec une série d’essais en Algérie, d’abord atmosphériques puis souterrains, avant le transfert en Polynésie française. L’anniversaire arrive au moment où est publiée la première loi sur l’indemnisation des victimes. Car il y en a eues et elles sont bien difficiles à dénombrer. L’Ina met en ligne une vidéo montrant l’ambiance de l’époque, toute à la fierté d’intégrer le club très fermé des « puissances nucléaires ».

 

Le 13 février 1960, une bombe atomique « A », c’est-à-dire à fission nucléaire (méthode à implosion), explosait en plein air. Elle était française et ce n’était qu’un essai, baptisé Gerboise bleue, du nom de ces petits mammifères sauteurs (il en existe plusieurs espèces) qui vivent dans le désert. Quant à la couleur bleue, elle symbolisait la France. Les essais suivants ont d’ailleurs été baptisés Gerboise blanche et rouge puis verte.

 

L’essai avait lieu dans le sud-ouest de l’Algérie – qui était alors française –, en plein Sahara, à environ 70 kilomètres de Reggane. La bombe avait été installée à 100 mètres au-dessus du sol et la puissance de l’explosion a atteint 70 kilotonnes selon les expérimentateurs du Centre Saharien d’Expérimentations Militaires (CSEM), soit le haut de la fourchette prévue (la puissance de la bombe d’Hiroshima est estimée entre 13 et 18 kT et celle de Nagasaki à 21 kT). Après les Etats-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni, la France devenait ainsi la quatrième puissance nucléaire. Elle pouvait pavoiser et ne s’en privait pas… Le « hourra pour la France » du Général de Gaulle restera célèbre.

 

En tout, quatre essais atmosphériques Gerboise ont été menés, les trois derniers étant bien moins puissants que le premier, provoquant une série de réactions internationales. Par la suite, les essais ont été transférés plus à l’est, sur la montagne In-Eker, dans le massif du Hoggar, au sud de Tamanrasset. Les explosions déclenchées au fond d’un tunnel souterrain creusé horizontalement dans la montagne, de 800 à 1.200 mètres de longueur.

 

Cinquante ans plus tard, l’anniversaire de l’essai Gerboise bleue ne se chante plus sur la musique de la fierté nationale. Au fil des années, la déclassification de ces dossiers a éclairé ces essais d’un jour nouveau. Il est indiscutable que des soldats français et des habitants de la région ont été gravement contaminés dans les jours et les années qui ont suivi.

 

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Un dessin du site de Reggane au moment de l’essai Gerboise bleue, publié sur le site de l’Aven. (Cliquer sur l’image pour l’agrandir.) © Aven

 

Des données incomplètes

 

Peu de précautions ont été prises au moment des essais, Gerboise bleue étant d’ailleurs orienté vers l’étude des conséquences d’une explosion sur l’environnement immédiat. Si le CSEM a choisi la région de Reggane, c’est entre autre parce que la densité de population y est très faible. Mais elle est loin d’être nulle. Plusieurs milliers de militaires français, dont des appelés du contingent, travaillaient dans le camp installé à quelques dizaines de kilomètres de Reggane, un bourg regroupant à l’époque environ 2.000 habitants d’après l’Aven (Association des Vétérans des Essais Nucléaires). La région est aussi parcourue par les nomades, qui ont sillonné ces zones contaminées durant des années. Quant à l’étendue des zones affectées, les vents du désert et de la stratosphère (atteinte par les particules les plus fines) la rendent très vaste.

 

Les retombées radioactives sur les environs ont été estimées mais les valeurs mesurées sont longtemps restées secrètes. Même les tirs souterrains de In-Eker en ont provoquées. Sur les treize explosions en tunnel, quatre ont officiellement généré des fuites de matériau radioactif. Lors de l’essai Beryl, le 1er mai 1962, la galerie s’est écroulée, libérant un nuage radioactif dans l’atmosphère, qui a atteint les spectateurs de l’essai, parmi lesquels figuraient des ministres, notamment Pierre Messmer.

 

La confidentialité entourant ces essais a freiné et même empêché à la fois la reconnaissance de ces effets et l’adoption de mesures de sécurité pour les populations locales et les militaires participant à l’expérience. « Le rapport annuel du CEA de 1960 montre d’ailleurs l’existence d’une zone contaminée de 150 km de long environ et les instructions remises aux participants de l’opération Gerboise bleue précisaient bien les conditions dans lesquelles on pouvait entrer et sortir de « la zone contaminée ». Cela confirme bien que certaines régions proches du lieu du tir devaient receler une dose significative de radioactivité. » Ces remarques sont issues d’un rapport du Sénat de 1997.

 

Le débat sur les indemnisations commence

 

L’Aven réunit aujourd’hui les vétérans des essais algériens et polynésiens et veut faire reconnaître les maladies causées par l’exposition à la radioactivité. Les irradiations sont incontestables. Il reste toujours des doutes, par exemple, sur le cas de 195 soldats qui auraient investi, pour entraînement, la zone qui venait d’être dévastée par l’explosion de l’essai Gerboise verte, le 21 avril 1961.

 

Les effets ont perduré des décennies puisque aucune décontamination n’a été effectuée par la France après les essais ni par l’Algérie lorsque ces territoires lui ont été rendus. Pire, aucune interdiction d’accès n’a été mise en place sur les sites contaminés avant… 2006. Selon Mohammed Bendjebba, président de l’Association algérienne des victimes des essais nucléaires (AAVEN), interrogé par l’AFP « la radioactivité ambiante [de certaines zones] est aujourd’hui de 22 fois supérieure aux normes internationales ».

 

En 2007, un comité franco-algérien a été mis en place pour évaluer les conséquences et surtout le nombre de personnes gravement irradiées. En janvier 2010 a été votée une loi portant sur l’indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires français en Algérie et en Polynésie. Elle ne satisfait pas les associations de victimes, le litige portant sur les maladies imputables ou non aux irradiations. Le peu d’informations recueillies sur place à l’époque, l’implication de populations nomades mal dénombrées et la durée de l’exposition rendent le débat très difficile…



L’Italie approuve le retour au nucléaire

Le gouvernement italien a approuvé définitivement mercredi le décret sur le processus de retour du pays au nucléaire qui définit notamment les critères de localisation des centrales et impose aux entreprises de financer leur démantèlement futur.

« Le conseil des ministres a approuvé de manière définitive le décret qui détermine le parcours à suivre pour relancer le nucléaire », a indiqué dans un communiqué le ministère du Développement économique.

La loi portant sur le retour à l’énergie nucléaire de l’Italie, plus de vingt ans après y avoir renoncé lors d’un référendum tenu après la catastrophe de Tchernobyl, avait été adoptée en juillet dernier.

Les travaux de construction des centrales démarreront en 2013 et la production d’énergie devrait commencer en 2020, a ajouté le ministère.

AFP



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